Le plus ancien décès au cours d’un accouchement découvert en Sibérie


Accoucher a toujours été un risque pour la femme, peut-être moins aujourd’hui quoique environ toutes les deux minutes une femme meurt en donnant la vie ou du fait de sa grossesse dans le monde.
Nuage

 

Le plus ancien décès au cours d’un accouchement découvert en Sibérie

 

Squelette la plus ancienne preuve d’un accouchement ayant entraîné la mort de la mère et de l’enfant ©Antiquity

Squelette la plus ancienne preuve d’un accouchement ayant entraîné la mort de la mère et de l’enfant ©Antiquity

Par Bernadette Arnaud

Une sépulture datant de 8000 à 7000 ans abritait le corps d’une jeune femme décédée à la suite d’une difficulté mécanique survenant lors de la naissance de son enfant.

UNIQUE. Les archéologues n’avaient encore jamais fait une découverte pareille. La plus ancienne preuve d’un accouchement ayant entraîné la mort de la mère et de l’enfant a été trouvée en Sibérie à Lokomotiv, près du Lac Baïkal.

Dans un cimetière préhistorique de chasseurs-cueilleurs datant de 8000 à 7000 ans, une sépulture recélait en effet le corps d’une jeune femme d’environ 25 ans décédée à la suite d’une dystocie fatale, c’est-à-dire d’une difficulté mécanique survenant lors de la naissance d’un enfant comme le rapporte la revue Antiquity.

Les squelettes partiels de deux fœtus arrivés à termes ont été retrouvés : l’un était encore présent dans la région pelvienne de la mère, l’autre en cours d’expulsion. Preuve que le décès des trois individus est survenu pendant des complications liées à l’accouchement. Il s’agit également de la plus ancienne découverte archéologique de jumeaux. Les analyses ont été réalisées à Irkoutsk par Angela Lieverse, une archéologue de l’université de Saskatchewan (Canada).

Le squelette de la mère et ses deux foetus découvert à Lokomotiv. ©Antiquity

L’accouchement a toujours été un moment extrêmement risqué pour les femmes. C’est d’ailleurs pour éviter qu’une femme morte en couches ne soit enterrée avec son fœtus encore vivant que les Romains, bien plus tard,édictèrent une loi dite Lex Regia de Numa Pomilius (715-673 av. J.C) (renommée Lex Caesarea), ordonnant la pratique de la « césarienne » sur les femmes enceintes défuntes.

« Les césariennes pratiquées dans l’Antiquité étaient bien plus souvent post-mortem avec des résultats relativement hasardeux. Le but était de sauver l’enfant lorsque la mère était perdue » explique le paléopathologiste français Philippe Charlier.

Jusqu’au Moyen Age, la césarienne sera toujours effectuée post-mortem. Elle n’a commencé a être pratiquée sur des femmes vivantes qu’à l’orée du XVIe siècle…

http://www.sciencesetavenir.fr/

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