Le Saviez-Vous ► Les Mystères de la Science : Pourquoi ressent-on la présence d’un membre amputé?


Le cerveau est très perfectionné, il communique avec toutes les parties du corps. Il arrive par contre quand un membre est amputé que les choses se compliquent et que le cerveau malgré tout n’arrive pas à décoder qu’un membre n’existe plus
Nuage

 

Pourquoi ressent-on la présence d’un membre amputé?

 

Les points sur ce moignon de bras permettent de localiser les terminaisons nerveuses.

Les points sur ce moignon de bras permettent de localiser les terminaisons nerveuses.

La plupart des personnes qui ont perdu un membre continuent à ressentir une sensation, douloureuse parfois, quand ce ne sont pas des démangeaisons insupportables, à l’emplacement du membre disparu. 

Ce phénomène, dit des membres fantômes, n’est pas une découverte. Bien au contraire. Le capitaine Achab s’en plaignait déjà dans Moby Dick :

« Tiens ! place un peu ta jambe vivante là où autrefois se trouvait la mienne à l’instant. Bon. Voila maintenant, là, une seule jambe apparemment, visible à l’œil ; et pourtant, il y en a deux pour l’âme. Là où tu sens battre et frémir ; eh bien, là, exactement là, au millimètre près, je la sens. » (trad. Armel Guerne, Phébus-Libretto, p. 663, réédition 2008).

La plupart des personnes qui ont perdu un membre continuent à ressentir une sensation, douloureuse parfois, quand ce ne sont pas des démangeaisons insupportables, à l’emplacement du membre disparu.

Jusque dans les années 1980, on affirmait que cela était dû à une illusion produite par l’irritation des terminaisons nerveuses sectionnées. Les dernières recherches suggèrent que l’origine de ces sensations se trouve dans le cerveau. Le cortex somatosensoriel possède une sorte de « carte » de notre corps ; à certaines parties correspondent les sensations procurées par les lèvres, à d’autres celles des épaules. Quand un membre est amputé, la carte contenue dans le cerveau ne correspond plus au corps perçu et il en résulte de la douleur.

Il arrive aussi que la carte cervicale soit surchargée de données. Un sujet peut ainsi tromper son cerveau en plaçant un miroir près d’un membre intact et le manipuler jusqu’à ce que le cerveau croie que le membre-fantôme remue, ce qui permet de le soulager grandement.

Par la Rédaction

http://www.nationalgeographic.fr/

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