Quel est cet étrange animal dont tout le monde parle sur Facebook?


Surprenant, cela vaut la peine de bien regarder la vidéo !! Pour essayer quel est cet étrange animal qui pourrait être le dernier survivant  de la préhistoire ou pas !!
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Quel est cet étrange animal dont tout le monde parle sur Facebook?

 

Une horrible créature des abysses? Un mammifère que l’on pensait éteint depuis des siècles? Eh bien non, regardez de plus près cette vidéo.

« Voici ma nouvelle race, très exotique », commente simplement l’administrateur d’une page Facebook dédiée aux chiens. Et il a surpris plus d’un internaute avec sa vidéo.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Il y a 50 ans : les dix commandements du jeune cadre féminin


Même ce billet vient de médias Français, en Amérique aussi les femmes ont travaillé dure pour avoir leur place au travail. Encore aujourd’hui, on s’aperçoit que rien ne change vraiment même s’il y a plus de femmes au travail
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Il y a 50 ans : les dix commandements du jeune cadre féminin

 

Une femme cadre doit faire preuve d'une «organisation- famille travail- moins superficielle que celle des hommes».

Une femme cadre doit faire preuve d’une «organisation- famille travail- moins superficielle que celle des hommes». Crédits photo : SuperStock/Superstock/Rue des Archives

Par Claude Gambiez

ARCHIVES – Du 13 au 15 janvier 1965, Le Figaro réalise une grande enquête intitulée «L’autre jeunesse…celle qui travaille». Le dernier volet est consacré aux cadres féminins. Il nous liste, entre autres, dix conseils pour échapper aux débuts difficiles d’une carrière de femme cadre.

Article paru dans le Figaro du 15 janvier 1965.

1 Être en bonne santé physique et, en plus des qualités morales, intellectuelles et techniques, avoir surtout un bon équilibre nerveux…

2 Faire preuve d’une organisation – travail, famille – moins superficielle que celle des hommes.

3 Être patiente, savoir attendre les promotions. Une femme n’a la pleine confiance de ses supérieurs qu’avec le temps quand elle s’est montrée capable d’être «fidèle au poste»…

4 Être encore plus compétente, dynamique, efficace que ses collègues masculins. Il y a toujours un à priori favorable pour la jeune femme qui, hiérarchiquement, est investie d’une certaine autorité.

5 Ne pas se laisser sous-employer, sous-classer, sous-payer.

6 Ne pas se laisser surpasser sur le terrain des responsabilités. La femme apparait à certains de ses collègues la dilettante que l’on pourra éliminer facilement.

7 Ne pas réclamer, ni même se laisser imposer un régime de faveur. Une femme qui travaille à mi-temps dans une entreprise où les autres travaillent à temps complet ne sera jamais considérée comme un cadre à part entière.

8 Choisir une voie qui correspond bien à ses possibilités et à ses goûts. Une femme, encore moins qu’un homme, ne peut réussir dans un domaine qui ne lui plaît pas. S’informer à fond au départ sur les difficultés et les débouchés de chaque profession.

9 Ne pas donner prise au reproche d’instabilité, donc ne changer de situation que pour des raisons sérieuses.

10 Quant au dixième commandement, stupéfiant peut-être, innocent certainement, il est écrit textuellement dans une revue d’école: Être adulte au plein sens du mot et pour cela «ne pas négliger certaines expériences extrascolaires qui contribuent, plus que la réussite aux examens, à édifier une personnalité et une maturité fort utiles dans l’industrie».

http://www.lefigaro.fr

La sphère privée, c’est fini, selon des experts


La technologie a de bons et de mauvais côtés tout dépend pour qui et pourquoi ont l’emploi. Les drones ont changé, à mon avis, la façon de faire du Big Brothers, ils sont plus sournois pour épier et collecter des données en tous genres.
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La sphère privée, c’est fini, selon des experts

 

Les violations de la sphère privée vont se... (PHOTO FRANCISCO SECO, ARCHIVES AP)

Les violations de la sphère privée vont se faire de manière «de plus en plus pernicieuse», a prédit une professeure de science informatique à l’université Harvard.

PHOTO FRANCISCO SECO, ARCHIVES AP

RICHARD CARTER
Agence France-Presse
DAVOS

Imaginez un monde où des robots de la taille de moustiques volent autour de vous et s’emparent d’échantillons de votre ADN.

Ou imaginez qu’un grand magasin connaît toutes vos habitudes d’achat, et qu’il sait que vous êtes enceinte avant même que vous ayez prévenu votre famille.

Cette effrayante «contre-utopie» a été décrite jeudi par un groupe de professeurs de Harvard au Forum économique de Davos, où les participants à ce sommet de l’élite économique et politique mondiale ont appris que la sphère privée était définitivement morte.

«Bienvenue dans ce monde, nous y sommes déjà», a déclaré Margo Seltzer, professeure de science informatique à l’université Harvard.

«La sphère privée telle que nous la connaissions ne peut plus exister, la façon dont nous envisagions avant la sphère privée, c’est fini», a-t-elle ajouté.

Pour un autre chercheur de Harvard, cette fois en génétique, il est «inévitable» que des données génétiques personnelles entrent petit à petit dans le domaine public.

Sophia Roosth estime que des agents du renseignement ont d’ores et déjà été chargés de collecter des informations génétiques concernant les leaders étrangers afin de savoir s’ils sont susceptibles de contracter telle ou telle maladie, ou quelle est leur espérance de vie.

«Nous sommes à l’aube d’une ère de Maccarthysme génétique», a-t-elle dit, en faisant allusion à la chasse aux sorcières aux États-Unis contre les communistes dans les années 50.

La «génération Google» serait moins regardante

En outre, Mme Seltzer a imaginé un monde dans lequel de petits drones volent autour de vous, de la taille d’un moustique, pour extraire un échantillon de votre ADN afin de l’analyser, pour le compte d’un gouvernement ou d’une compagnie d’assurances.

Les violations de la sphère privée vont se faire de manière «de plus en plus pernicieuse», a-t-elle prédit : «Nous vivons déjà dans un état de surveillance».

Cependant, en dépit de cette vision pessimiste rappelant celle d’Aldous Huxley et de son «Meilleur des mondes», les universitaires ont relevé que les aspects positifs de ces développements de la technologie étaient plus importants que leurs aspects négatifs.

«De la même façon que nous pouvons envoyer de petits drones pour espionner les gens, nous pouvons envoyer les mêmes appareils dans les régions touchées par Ebola et supprimer les germes», a déclaré Mme Seltzer.

«La technologie est là, c’est à nous de décider comment nous en servir», a-t-elle ajouté.

«Grosso modo, la technologie a fait plus de bien que de mal», a-t-elle jugé, relevant les «extraordinaires» avancées en matière de santé dans certaines zones rurales de pays en développement, rendues possible grâce à la technologie.

Au cours d’une session consacrée à l’intelligence artificielle, les débatteurs ont semblé résignés, comme s’ils acceptaient les limites de la sphère privée, induites par la société moderne.

Rodney Brooks, président de la société Rethink Robotics, une société technologique américaine, a pris l’exemple de Google Maps que l’on consulte lorsqu’on veut théoriquement savoir où on va, mais qu’on utilise aussi à d’autres fins.

Anthony Goldblum, un jeune entrepreneur dans les hautes technologies, a déclaré devant cette même session que ce qu’il appelle la «génération Google» était beaucoup moins regardante quant à la protection de sa sphère privée que les précédentes.

«Je considère ma sphère privée en fonction de ce qui me convient, la sphère privée n’est pas quelque chose qui m’inquiète», a-t-il dit.

«De toute façon, les gens se comportent souvent mieux lorsqu’ils savent qu’ils sont peut-être observés», a-t-il conclu.

Le Forum économique de Davos réunit environ 2500 décideurs politiques et économiques mondiaux, jusqu’à samedi.

http://affaires.lapresse.ca/

Un écosystème inconnu découvert sous les glaces de l’Antarctique


L’Antarctique est le lieu le plus froid sur Terre, mais on sait, que des micro-organismes peuvent y vivre dans des conditions extrêmes des eaux froides. Ce qui est assez surprenant, c’est qu’il y a un écosystème qui comprend autre chose que des bactéries et des microbes
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Un écosystème inconnu découvert sous les glaces de l’Antarctique

 

antarctique vie

Crédits : WISSARD / NSF

Par Julie Aram

Des biologistes ont découvert l’existence d’une faune étonnamment complexe, vivant dans une obscurité perpétuelle à 740 mètres sous les glaces de l’Antarctique. Fait surprenant, cet écosystème comprend des poissons.

C’est une découverte pour le moins surprenante qui vient d’être réalisée par des biologistes marins de Northern Illinois (États-Unis). Et pour cause, puisque ces scientifiques ont mis au jour l’existence d’une faune étonnamment riche et complexe, vivant dans le froid et l’obscurité perpétuelle à 740 mètres de profondeur sous la barrière de Ross, cette épaisse couche de glace qui recouvre de façon permanente la moitié sud de la mer de Ross, en Antarctique.

Pour réaliser cette découverte, ces scientifiques ont creusé un trou dans la barrière de Ross, dans lequel ils ont fait descendre un robot télécommandé muni d’une caméra et d’une source de lumière, baptisé Deep SCINI (Submersible Capable of under Ice Navigation and Imaging).

A 740 mètres de profondeur, les chercheurs ont accédé à une nappe d’eau profonde de 10 mètres à peine, coincée entre la couche de la glace de 740 mètres d’épaisseur située au-dessus de la nappe, et un fond rocheux s’étendant en-dessous. Un lieu si isolé et hostile que les chercheurs s’attendaient à n’y trouver qu’une vie de type microbienne…

Mais en lieu et place de cette vie microbienne, c’est un écosystème beaucoup plus complexe que les auteurs de ces travaux ont découvert dans cette nappe d’eau :

« Je suis surpris », a indiqué Ross Powell, co-auteur de ces travaux, à la revue Scientific American. »J’ai travaillé dans cette région durant toute ma carrière [NDLR : Ross Powell a 63 ans].Vous finissez par voir ces endroits comme des lieux désolés, n’abritant que très peu de nourriture, ne pouvant héberger que très peu de vie ».

Première surprise : la présence d’une trentaine de poissons, appartenant à plusieurs espèces inconnues. Pourquoi est-ce une surprise ? Parce que l’eau y est à -2°C, et que nulle lumière n’y entre. Soit des conditions de vie si extrêmes qu’il est difficilement imaginable d’y trouver des communautés de micro-organismes suffisamment denses pour nourrir des organismes aussi larges et complexes que ceux de poissons.

Et d’ailleurs, les chercheurs ont pu constater que cette nappe d’eau ne contenait effectivement que très peu de micro-organismes, au vu de la grande clarté de l’eau. Sans compter que les sédiments présents sur le fond rocheux étaient accompagnés de quartz, un minéral qui représente une valeur nutritionnelle très faible pour les microbes.

Par conséquent, quelle peut bien être la source de nourriture de ces poissons ? Cet écosystème est probablement alimenté par l’énergie chimique venant de l’intérieur de la Terre, plutôt que de la lumière du soleil. Bactéries et autres microbes pourraient se nourrir de particules minérales situées sur le dessous de la couche de glace, ou apportées par des rivières subglaciaires. Les microbes situés en bas de cette chaîne alimentaire pourraient aussi se nourrir de méthane, dégagé par les anciens sédiments marins situés plusieurs centaines de mètres sous la fine nappe d’eau.

Maintenant, à quoi ressemblent ces poissons ? L’espèce la plus grande en taille regroupe des poissons longs d’une vingtaine de centimètres et dont le corps est étrangement translucide (voir photo ci-dessus), laissant apparaître les organes internes (taches rouges) de l’animal. Quant aux deux autres espèces détectées, il s’agit de poissons plus petits, les uns de couleur noire, et les autres de couleur orange.

Fait amusant, ces poissons n’ont pas du tout eu peur de la présence du robot télécommandé et de la lumière qu’il émettait, bien au contraire. Comme le rapporte le biologiste Robert Zook, co-auteur de ces travaux, dans Scientific American, ces poissons étaient « curieux et dociles ».

D’autres animaux ont été repérés par le robot, comme de petites crevettes rouges, et d’autres invertébrés sur lesquels les scientifiques n’ont pour l’instant pas communiqué.

Pour ceux qui lisent l’anglais, nous vous encourageons fortement à lire le très beau récit de cette découverte, publié sur le site de Scientific American : « Discovery: Fish Live Beneath Antarctica »

http://www.journaldelascience.fr/

Grande-Bretagne Une sinistre découverte dans son thon


Je me suis fait une salade de thon ce midi, mais bon, ce n’est pas une souris, ni une autre bestiole qui aurait été totalement étrangère à l’environnement de ce poisson. Cependant, il faut avouer que cela doit vraiment surprendre de voir des yeux qui nous surveillent
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Une sinistre découverte dans son thon

 

Une sinistre découverte dans son thon

Crédit photo : Nottingham Post

Une femme de Grande-Bretagne n’a certainement pas apprécié la découverte qu’elle a faite alors qu’elle s’apprêtait à manger du thon.

Zoe Butler, 28 ans a raconté en entrevue au Nottingham Post qu’elle avait immédiatement aperçue la petite créature aux yeux globuleux dans la boîte de conserve.

«J’ai ouvert le dessus du couvercle et j’ai vu cette chose. J’ai essayé de l’enlever avec une fourchette, et je l’ai vue me suivre des yeux. Elle me regardait directement, a-t-elle raconté. Elle avait une queue avec des épines sur le dessus. C’était vraiment sinistre. J’ai laissé tomber ma fourchette et j’ai crié», a-t-elle ajouté.

(Nottingham Post)

La dame a fait une plainte formelle à la compagnie Princes. Pour appuyer sa plainte, elle a conservé précieusement ladite chose.

«Nous avons contacté Mme Butler et nous lui avons présenté nos excuses. Nous sommes en attente de recevoir le produit pour des fins d’analyses» a indiqué un porte-parole de la compagnie responsable.

Un professeur de sciences a indiqué au Nottingham post que la créature était probablement une espèce de crabe, tout simplement.

(Nottingham Post)

(Nottingham Post)

http://tvanouvelles.ca/

Vous ne devinerez jamais tout ce qu’on peut trouver dans un cheveu…


S’il y a un élément de notre corps qui pourrait tout dire de ce que nous avons consommé, si nous sommes stressés, si nous prenons bien un traitement ou encore même des renseignements sur un foetus est bien une mèche de cheveux et encore mieux qu’un test sanguin, vue les cheveux ont une mémoire de plusieurs mois
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Vous ne devinerez jamais tout ce qu’on peut trouver dans un cheveu…

 

 

Imputrescible, le cheveu est constitué majoritairement (85 %) de protéines (mais aussi d’eau, de lipides et d’éléments minéraux). Ici, gros plan au microscope. ©STEVE GSCHMEISSNER / SGS / Science Photo Library Imputrescible, le cheveu est constitué majoritairement (85 %) de protéines (mais aussi d’eau, de lipides et d’éléments minéraux). Ici, gros plan au microscope. ©STEVE GSCHMEISSNER / SGS / Science Photo Library

Par Sylvie Riou-Milliot

Consommation d’alcool ou de cannabis, stress, dopage, empoisonnement… Tout est contenu dans vos cheveux qui ont littéralement une mémoire d’éléphant.

 

CHEVEUX. Avez-vous consommé de l’alcool ou du cannabis ces trois derniers mois ? Êtes-vous stressé ? Dopé ? Est-on en train de vous empoisonner ? Voilà quelques-unes des questions dont la réponse est curieusement contenue… dans vos cheveux ! La liste des substances étrangères (xénobiotiques) que peut stocker la chevelure est en effet interminable : alcool, cannabis, ecstasy, cocaïne, médicaments, cortisol (l’hormone du stress), amphétamines, stéroïdes anabolisants, arsenic, pesticides, perturbateurs endocriniens Et si les analyses sont désormais utilisées pour le dépistage de stupéfiants et d’alcool, et reconnues par les tribunaux, d’autres applications sont possibles.

Une mémoire éléphantesque

Car le cheveu a de la mémoire ! Il se comporte toujours comme un calendrier rétrospectif de notre consommation, une petite mèche de la taille du diamètre d’un crayon à papier pouvant suffire à tout révéler. Et cette mémoire est éléphantesque… d’où son avantage sur les autres tests biologiques, sanguins et urinaires. Car si ces derniers détectent la présence des différentes substances recherchées, cette mémoire « s’efface » dans un délai de quelques heures à quelques jours après l’absorption. Ainsi une analyse sanguine doit-elle être faite dans les heures qui suivent une prise d’alcool, par exemple, sous peine de ne plus rien révéler. Or le cheveu garde la trace de ces mêmes produits pendant… plusieurs mois !

« Comme les cheveux poussent d’un centimètre par mois, leur analyse centimètre par centimètre permet de remonter dans le temps l’histoire de nos consommations ou expositions : 3 mois pour 3 centimètres, 6 mois pour 6 cm, etc. », détaille Pascal Kintz, docteur en pharmacie et expert judiciaire à l’institut médico-légal de Strasbourg, spécialiste international renommé.

C’est d’ailleurs cet expert qui a analysé les cheveux de Napoléon et permis d’authentifier son empoisonnement par de l’arsenic minéral (mort aux rats), ou a retrouvé des traces de consommation de cocaïne dans les momies péruviennes datées de 3000 ans avant J.-C.

« Longtemps réservés à la médecine légale, les tests capillaires connaissent depuis quelques années un regain d’intérêt », poursuit le Pr Isabelle Morel, responsable du service de toxicologie au CHU de Rennes.

L’Académie de pharmacie vient d’ailleurs de proposer leur usage systématique dans le cas des restitutions du permis de conduire quand celui-ci a été retiré suite à une conduite sous l’emprise de l’alcool et pour garantir un sevrage durable. Une pratique qui pourrait en théorie être élargie au suivi de consommation de cannabis.

Comment faire parler le cheveu.

Imputrescible, le cheveu est constitué majoritairement (85 %) de protéines (mais aussi d’eau, de lipides et d’éléments minéraux). C’est tout simplement par le réseau sanguin des capillaires qui l’irriguent que se fait l’incorporation des substances étrangères en circulation dans le sang.

En pratique, il suffit de couper une mèche d’environ 60 à 100 cheveux en arrière de la tête, une zone ou la vitesse de pousse est constante. La mèche est ensuite orientée, par nouage d’une cordelette, de manière à différencier la racine de la pointe. L’étape d’analyse par le laboratoire de toxicologie fait intervenir des technologies sensibles et spécifiques, comme les spectromètres de masse, couplées à des techniques de chromatographie gazeuse ou liquide. Des équipements sophistiqués disponibles dans moins de 10 laboratoires en France.

Toutes les substances sont décelables dans les cheveux » – Dr Kintz

Mais nos cheveux recèlent bien d’autres secrets. Exemple avec la lutte antidopage chez les sportifs :

« Toutes les substances sont décelables dans les cheveux à l’exception de l’érythropoiétine, l’insuline et l’hormone de croissance en raison de leur poids moléculaire trop important, rendant impossible leur circulation dans les microcapillaires », détaille le Dr Kintz. Autre recherche possible, celle d’une consommation régulière de stupéfiants

. « Couramment réalisés aux États-Unis à l’embauche depuis plus de quinze ans dans des secteurs considérés à risque (armée, transports, énergie), ils demeurent interdits en France », note l’expert.

Pour le suivi thérapeutique aussi…

Mais l’analyse du cheveu peut aussi renseigner sur ce que les spécialistes nomment la « compliance » ou l’observance thérapeutique, c’est-à-dire la prise régulière et à bonne dose par le patient du traitement qui lui a été prescrit.

« Cela peut être très utile dans le cadre du suivi d’une maladie chronique ou d’un sevrage médicamenteux aux benzodiazépines », signale le Pr Morel. Ou bien encore aider au diagnostic ! « Comme les cheveux apparaissent in utero au 3e trimestre de la grossesse, leur analyse peut constituer une aide intéressante face, par exemple, à une malformation cardiaque complexe et rare que l’on a du mal à caractériser chez un enfant dont la mère a pendant la grossesse consommé différents stupéfiants », détaille le Dr Kintz.

Mais avec une petite mèche de cheveu, il est aussi possible d’apprécier le niveau de stress. En y dosant le cortisol – l’hormone du stress – comme l’ont montré des analyses menées aux Pays-Bas et publiées en 2013.

Enfin, dernière application possible, l’évaluation de l’exposition aux polluants, pesticides et autres perturbateurs endocriniens. En revanche, aucune chance pour que ces tests ne sortent du laboratoire et soient un jour d’usage domestique, dits home test.

« Les étapes de décontamination des cheveux, d’extraction et d’analyse nécessitent un savoir-faire et du matériel très spécialisé et sophistiqué, mais surtout l’interprétation des résultats requiert les capacités d’expertise d’un spécialiste », conclut le Pr Morel.

http://www.sciencesetavenir.fr/