L’homme et la maladie


On parle tellement souvent de la dépression que malgré tout, il y a encore trop de préjugés face aux maladies mentales. Chez l’homme, les préjugés sont probablement plus forts par ce qu’un homme ne pleure pas, ne montre pas ses émotions, il garde tout en dedans. Qu’est-ce qu’il faut faire pour changer les stéréotypes ?
Nuage

 

L’homme et la maladie

 

Serge Larochelle

Les préjugés envers la personne dépressive ou ayant une santé mentale fragile sont des plus persistants et virulents, et ce malgré les nombreuses campagnes publicitaires a cet effet. Ayant moi-même eu deux dépressions majeures, j’ai été aux premières loges pour constater leur puissance et les dommages qu’ils causent.

Une chose m’est apparue très clairement durant ces dernières années, ces préjugés sont encore plus ancrés quand il s’agit d’un homme qui souffre de maladie mentale.

Généralement les femmes sont portées à parler davantage et plus rapidement de leurs problèmes, de ventilé, se confier a une amie ou un proche, un spécialiste. Elles consultent et cherchent davantage à comprendre ce qui lui arrive et par le fait même, régler son problème de santé plus rapidement comparativement à l’homme qui lui, attend encore et encore que le tout se replace.

Pourquoi donc, nous les hommes, attendons-nous que le problème ou notre situation soit rendu si dévastatrice avant de consulter?

Pourquoi attendre encore et encore pour finalement dire  »je pense que j’ai un problème », vous conviendrez que juste penser que nous avons un problème alors que le bateau coule depuis déjà longtemps, qu’il y a des fissures partout, nous sommes encore bien loin de la résolution de consulter et de guérir.

Si je prends mon exemple, très jeune, comme tous ceux de ma génération, nous nous sommes, nous nous sommes fait dire à satiété: Un gars ça ne pleure pas, un gars c’est fort, ça ne montre pas ses émotions, nous devons être grand et toujours maître de soi et surtout ne jamais démontrer nos sentiments en public.

Avec un tel discours, pas surprenant que nous attendions que tout explose pour voir un spécialiste et encore là, nous n’avouerons pas d’emblée que nous sommes malades psychologiquement, nous commencerons par nos bobos physiques.

Cela n’est pas exclusif qu’aux hommes, car bien sûr, plusieurs femmes agissent de la sorte. Mes deux séjours en milieux hospitaliers m’ont quand même démontré malheureusement que cette tendance est très majoritairement une affaire masculine.

Les sarcasmes, les jugements et l’opinion que les gens ont envers la maladie sont bien présents, mais en plus de se battre pour un bon rétablissement, nous devons faire fit de ces préjugés et je sais que cela n’est pas une mince tâche, mais nous devons les vaincre. D’abord pour avancer dans notre cheminement vers la santé, mais aussi, afin de devenir à notre tour un maillon de plus a la chaine de ceux qui dénoncent ses idées préconçues.

Quand j’ai écrit mon livre maintenant, ma vie prend racine, je tenais beaucoup à faire voir la dépression du point de vue d’un homme, car il est plus rare de le lire et de l’entendre. C’était important que dans mon propos les gars s’y retrouvent, voient et se rendent compte que la maladie mentale touche tout le monde même ceux qui ce sont fait dire le contraire depuis tant d’années.

Oui la maladie mentale et principalement la dépression est mal vue de la grande majorité et nous ne serons jamais assez pour dénoncer ces faux jugements. Alors pourquoi en ce début d’année, nous n’en parlerions pas un peu plus. Dénoncé toutes ces faussetés entourant la dépression n’est-il pas une noble résolution

http://quebec.huffingtonpost.ca

14 réponses à “L’homme et la maladie

  1. La dépression est une maladie mentale ?
    Ceci dit , il me semble vrai que l’homme ( dont je fait partie …je crois lol ) parle moins, se confie moins que la femme ….
    C’est mon cas bien entendu , mais là internet et mes blogs jouent un rôle important car j’y écris beaucoup de choses de ressentis personnels ( surement trop même )

      • on traite une jambe cassé en orthopédie, des problèmes de l’ouie, en ORL, les maladies du coeur en cardiologie etc .. la dépression est certes biochimique mais résultes aussi par des aspects de notre vie, soit par notre santé en générale., des expériences pénibles, deuil, perte d’un travail etc … et en plus d’une médication, parler faire sortir nos émotions fait partie du travail des intervenants en santé mentale

          • tu ne met pas tout les dépressifs dans un hopital psychiatrique .. seulement les dépression profonde .. il faut que tu pense qu’un hopital psychiatrique a généralement un environnement favorable pour les soins qui sont différents que traiter une jambe cassé, une infection ou tout autre maladie .. c’est comme les maladies du coeur, ce ne sont pas tous qui vont dans des instituts de cardiologie

            Ils ont des séances de groupes, des activités créatifs etc .. en plus des traitements .. c’est sur qu’une personne comme toi et moi trouve cela démoralisant mais pour ceux qui sont malades c’est probablement autre chose

            j’ai travaillée comme préposée et des cas de dépressions profondes avec des risques de suicides par exemple est plus difficile a surveillée que dans un milieu protégé en un département psychiatrique

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