Au Royaume-Uni, les plantes à fleur témoignent du réchauffement


Il n’y a pas juste au Québec, que le début de l’hiver a été bizarre, dans ma région, fin décembre jusqu’au 2 janvier, nous étions sur la pelouse et non sur la neige. Ailleurs, en Europe, ce sont les fleurs cultivées que leurs fleuraisons a été plus longues. Et sûrement que cela ne sera pas une exception dans les années à venir
Nuage

 

Au Royaume-Uni, les plantes à fleur témoignent du réchauffement

 

 

Les marguerites comme 367 autres plantes étaient encore en fleurs le 1er janvier en Grande-Bretagne. Sojka Libor/AP/SIPA Les marguerites comme 367 autres plantes étaient encore en fleurs le 1er janvier en Grande-Bretagne. Sojka Libor/AP/SIPA

Par Joël Ignasse

Un nombre anormalement élevé de plantes à fleurs étaient encore en floraison le premier janvier. Les botanistes y voient une conséquence du record des records de chaleur enregistrés en 2014.

FLEURS. Arbousiers, genêts, marguerites, pissenlits… Ils étaient nombreux, ce premier janvier 2015, à être encore en fleurs dans certaines régions du Royaume-Uni. C’est que révèle une vaste enquête menée par la Société botanique de Grande-Bretagne et d’Irlande (BBSI). Un état de fait qui témoigne de l’hiver particulièrement doux au-dessus de la Manche qui conclut une année qui a battu tous les records de chaleur.

15% des plantes en fleurs

Le BBSI organise depuis quatre ans maintenant une campagne de recensement des plantes à fleurs à travers toute la Grande-Bretagne et l’Irlande. Pour ce faire, des dizaines de volontaires sont mis à contribution pour crapahuter dans les campagnes et les villes entre le 1er et le 4 janvier. En tout, les botanistes amateurs ont identifié 2908 plantes à fleurs. Sur ce total, 368 étaient en floraison au moment de l’enquête. Soit environ 15% des espèces. Un chiffre très élevé et largement au-dessus des normes :

« Les manuels nous apprennent qu’il devrait y avoir entre 20 et 30 espèces en floraison à cette époque » révèle Tim Rich du BBSI.

CLIMAT. « C’est extraordinaire » renchérit le botaniste qui attribue en partie ce comptage exceptionnel au nombre croissant de volontaires. Mais il y voit principalement une des conséquences du réchauffement climatique et de l’hiver particulièrement doux que connaît la Grande-Bretagne.

Ce sont dans les zones urbaines que le plus grand nombre d’espèces en fleurs ont été découvertes.

« C’était à prévoir, en ville il y a des coins plus abrités et des sols remaniés qui accueillent des espèces sauvages à croissance rapide » ajoute Tim Rich.

 Autre constat, environ 30% des plantes en fleurs ne sont pas des espèces indigènes mais de variétés importées et cultivées en jardin qui ont prospéré.

« Elles peuvent profiter des automnes doux avant d’être frappées par l’arrivée du gel » conclut le botaniste.

http://www.sciencesetavenir.fr

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