Le trauma de l’éléphant


Cela s’est passé, il y a quelques années, même sans études, il me semble évident qu’ils ont fait grands tords aux éléphants en tuant les plus vieux et déplaçant les plus jeunes. Ils vivent en groupe et transmettent leurs connaissances à la génération suivante … Et de toute manière, c’est cruel. Cela me fait penser à un reportage d’une jeune mère éléphante qui essayait d’aider son éléphanteau à se sortir d’un piège de boue. Son poids ne faisait qu’enfoncer son petit. Alors, la grand-mère est venue l’aider et par son expérience, elle a réussi à sortir le bébé. Voilà ce qui forme la force d’un groupe d’éléphant
Nuage

 

Le trauma de l’éléphant

 

Des éléphants traversent le lit d'un lac, dans le parc national d'Amboseli, au Kenya. Là, transferts et abattages n'ont pas affecté les liens familiaux. Crédit photo: Nick Brandt

Des éléphants traversent le lit d’un lac, dans le parc national d’Amboseli, au Kenya. Là, transferts et abattages n’ont pas affecté les liens familiaux. Crédit photo: Nick Brandt

Les prélèvements sélectifs qui consistent à tuer les éléphants les plus âgés d’une population et à déplacer les plus jeunes ont des impacts à long terme.

Graeme Shannon et Karen McComb (université du Sussex, Royaume-Uni) ont étudié des éléphants laissés orphelins par des opérations d’abattage sélectif et de transfert, dans le parc national du Pilanesberg, en Afrique du Sud. Leur constat : cette pratique a un lourd impact sur le comportement des survivants et induit des symptômes pareils à ceux du stress post-traumatique chez les humains.

Des années 1960 à 1995, l’Afrique du Sud a effectué des prélèvements pour contrôler les populations d’éléphants. Afin d’en évaluer les effets, Shannon et McComb ont comparé des groupes familiaux du Pilanesberg avec d’autres du parc national d’Amboseli, au Kenya, où cette solution n’a jamais été utilisée.

Les chercheurs ont diffusé aux populations des deux parcs des enregistrements d’éléphants connus et inconnus, de différents âges. Quand ils percevaient une grande menace, les éléphants d’Amboseli se blottissaient les uns contre les autres, mais se détendaient aux cris moins inquiétants. Au Pilanesberg, la réaction des éléphants ne montrait aucun lien clair avec le niveau de menace. Les scientifiques attribuent ces comportements inadaptés au traumatisme initial, ainsi qu’à la perte des figures tutélaires provoquée par les prélèvements.

« Des aspects fondamentaux du fonctionnement social complexe des éléphants peuvent être fortement modiés à long terme », conclut l’étude.

Or les éléphants transmettent leurs connaissances à leurs petits. Les problèmes pourraient donc se répercuter d’une génération à l’autre.

Par Lindsay N. Smith

http://www.nationalgeographic.fr/

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