Vieillir


Vieillir n’est pas une tare, cependant, des souvenirs reviennent et souvent des regrets. Même s’il est impossible de changer ce que l’on regrette, il est possible d’en tirer des leçons pour améliorer nos relations avec les autres
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Vieillir

 

« À l’approche de la vieillesse on est naturellement amené à jeter un regard en arrière, et c’est là que pour beaucoup de personnes commence la période des regrets.

Elles sentent qu’elles ont passé trop de temps dans des futilités, mais que même si elles essayaient de prendre une autre orientation en donnant plus de place à la vie intérieure, c’est trop tard, jamais elles ne rattraperont le temps perdu.

Évidemment, quand la vieillesse est là, il est un peu tard pour changer complètement de vie, mais il n’est pas trop tard, il n’est jamais trop tard pour commencer quelque chose de constructif.

Le pire pour ces personnes serait de passer dans des regrets le temps qu’il leur reste à vivre. Il est compréhensible qu’elles regrettent, mais il y a mieux à faire que de regretter.

Elles peuvent au moins revenir sur tous les événements de leur existence, afin d’en tirer des leçons. Une fois ces leçons tirées, qu’elles mettent en œuvre tout ce qui leur reste d’amour, d’intelligence, de volonté, pour donner à leur vie ce sens qu’elles n’avaient pas encore su trouver. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

On lui criait dessus parce qu’elle donnait des Manteaux aux Sans-abris. Comment a-t-elle réagi ? Avec brio!


Il suffit parfois de tellement peu pour changer les choses. Il y a des possibilités, il suffit  de les mettre en oeuvre pour redonner vie aux moins nantis
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On lui criait dessus parce qu’elle donnait des Manteaux aux Sans-abris. Comment a-t-elle réagi ? Avec brio!

 

 

Veronika Scott a commencé en essayant d’apporter un peu de confort aux gens dans le besoin.

Mais ce qu’elle a fini par faire, c’est changer la vie des gens.

Au lieu de solutions temporaires, elle a trouvé un moyen d’avoir un impact durable sur les gens qu’elle cherche à aider. Le Monde a besoin de BEAUCOUP plus de gens comme Veronika.

http://bridoz.com

Le Saviez-Vous ► 10 métiers de chiens


Les chiens ne sont pas juste des animaux de compagnie, ils sont réputés pour aider l’homme à diverses tâches, certaines races sont plus prédisposées à accomplir des tâches précises.
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10 métiers de chiens

Traîneau à chiens

Ils sont enjoués, affectueux. Ils réclament votre attention quotidienne. On parle bien sûr des chiens. Mais certains représentants de la race canine sont au service de l’homme. Ils travaillent de longues heures sans jamais réclamer de salaire, sauf peut-être une caresse et une petite friandise. On parle des chiens d’utilité.

Le chien guide

 

Chien guide

Peut-être le plus connu. Le chien guide aide les personnes à mobilité réduite et les non-voyants à se déplacer dans leur environnement, voire dans la rue. Dressé pour servir, il est toujours attentif à son environnement et évitera des situations fâcheuses, en plus de guider son maître à bon port. Au Canada, trois races sont privilégiées pour jouer ce rôle : le labrador retriever, le labernois et le bouvier bernois. Mais des représentants d’autres races peuvent devenir chiens guide, à condition d’être bien dressés.

Le chien de compagnie

 

Chien de compagnie

Ici, toutes les races, ou presque, sont les bienvenues. On parle de chiens dociles et affectueux, qui peuvent aider leurs maîtres… Ils sont généralement sommairement dressés et rendront de menus services. Ils deviendront même des confidents. Parfois, la relation humain-animal est tellement étroite que la bête n’hésitera pas à mettre sa vie en péril pour sauver celle de son protecteur.

Le chien policier

 

Chien policier

Ce sont des chiens qui, généralement, sont dressés pour détecter des explosifs, de la drogue, des produits inflammables (après incendie), voire immobiliser des suspects lors d’une chasse à l’homme. Après entrainement, on leur confie des missions spécifiques. Ce sont souvent de véritables enquêteurs à quatre pattes qui  rendent de fiers services à la société. Les bergers allemands, belges et de Beauce, les dobermans, les rottweilers et le golden retriever sont particulièrement adaptés pour ces missions.

Le chien de recherche et de sauvetage

 

Chien de sauvetage

Ce chien, comme son nom l’indique, sera mis à contribution lors de disparition de personnes (en forêt et en mer, par exemple), ou lors d’effondrement, de catastrophes naturelles ou de séismes. Ils ont pour mission de retrouver des personnes égarées ou enfouies sur des débris. À maintes reprises, les médias ont démontré leur efficacité. Golden retriever, labrador et berger allemand sont souvent utilisés. Mais le prérequis est d’avoir un bon odorat.

Le chien d’avalanche

 

Chien d'avalanche

Il n’est pas donné à tous de se tremper le museau dans la neige pour retrouver une personne enfouie sous la neige. Le chien d’avalanche est souvent un berger allemand ou un malinois. Héliporté sur les lieux de l’avalanche, il se mettra rapidement à la recherche de victimes et, dès qu‘il en localise une, il se met à aboyer, remue la queue et gratte la neige.

Le chien de garde

 

Chien de garde

Sélectionnés parmi les grands chiens de berge (allemands, belges), les dogues, les dobermans ou les rottweilers, les chiens de garde ont pour mandat de protéger un lieu, une personne, contre des individus mal intentionnés. Leur utilisation est règlementée dans certains pays et de nombreuses nations en comptent dans leurs rangs militaires. En général, ils sont entièrement dédiés à la tâche qui leur est confiée et ils n’hésitent pas à se montrer menaçants, si la situation le commande.

Le chien d’attelage

 

Traîneau à chiens

Même si de nombreux grands chiens peuvent tirer un traîneau ou un kart, le husky est particulièrement adapté à cette tâche. Il tirera, parfois sur de longues distances, un traîneau pour transporter personne et objets à bon port. Il semble infatigable et s’adapte à des températures très basses. Mais ne deviens pas chien de traîneau qui veut. Il faut que la bête ait un grand sens social face à ses congénères. Quand on mène une personne, ce n’est pas le moment de se battre… entre chiens.

Le chien de chasse

 

Chien de chasse

Celui-là, ça fait longtemps qu’il travaille. Les familles des terriers, les teckels, les chiens d’élan, et les laïkas, pour ne nommer que celles-là, sont bien adaptées à cette tâche. Leur mission consiste à traquer une bête pour l’amener à portée de tir des chasseurs ou de rapporter le gibier tué par un chasseur. Et chaque race à sa spécialité.

Le chien de guerre

 

Chien de guerre

Son usage a changé avec le développement de la technologie, mais le chien de guerre est utilisé depuis l’Antiquité. On l’emploie ces grands chiens comme  chien de combat, de garde, comme « facteur » pour transporter le courrier, comme pisteur ou détecteur d’explosifs. Les Russes ont même employé des chiens pour détruire des tanks. Mais leur méthode était pour le moins barbare. À chaque tentative de détruire un tank ennemi, une bête était sacrifiée.

Le chien de berger

 

Chien de berger

Lui aussi est mis à contribution depuis des millénaires. Le chien de berger garde les moutons, les rassemble et les protège contre certains prédateurs. Ils sont de moins en moins utilisés, mais de nombreuses espèces peuvent accomplir cette mission avec succès.

Le chien truffier

 

Chien truffier

Lui, il a une tâche agréable. Comme son nom l’indique, il cherche des truffes enfouies dans la terre. Il a donc l’odorat particulièrement formé pour détecter les produits sucrés. Il ne faut donc pas le récompenser en lui donnant du chocolat… Mais il aura besoin de beaucoup d’eau.

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Les vraies maladies qu’on peut attraper aux toilettes


On ne peut pratiquement pas attraper de MST à cause des toilettes, mais par contre, il est possible que les toilettes peuvent être source d’infection directement ou indirectement
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Les vraies maladies qu’on peut attraper aux toilettes

 

On redoute souvent d’aller dans des toilettes qu’on ne connaît pas. Et même si elles sont propres en apparence, on y imagine toujours des millions de microbes qui peuvent nous rendre malades. Mais est-ce vraiment le cas ?

Medisite vous répond avec le Dr Jean-Loup Dervaux. 

La gastro-entérite, surtout si vous ne fermez pas l’abattant !

Pourquoi : Selon une étude anglaise réalisée en 2012* et publiée dans le Journal of Hospital Infection, le fait de tirer la chasse d’eau sans fermer le battant de la cuvette dissémine les bactéries et autres virus dans l’air ambiant jusqu’à 25cm au-dessus des toilettes. Par conséquent, les microbes se retrouvent sur le siège des toilettes, mais aussi sur les murs, le dévidoir du papier, le bouton de la chasse d’eau. Le virus de la gastro-entérite se trouvant dans les selles, le fait de le retrouver un peu partout et notamment sur les mains est presque une évidence !

Quelles précautions : Rien de mieux que de se laver les mains et si possible de se les sécher avec des serviettes en papier à usage unique**. De la même manière, abaisser le rabat des toilettes avant de tirer la chasse d’eau permet de prévenir ce genre de propagation.

Des infections cutanées : furoncles, panaris..

Lesquelles : Furoncles, panaris, impétigo*

Pourquoi : Ces infections sont provoquées par une bactérie appelée staphylococcus aureus, qui peut rester vivante plusieurs heures sur une surface inerte et se transmettre de peau à peau. Cela reste cependant extrêmement rare.

Que faire : Vous pouvez ajouter une barrière en papier toilette entre le siège de la cuvette et vous ou éviter de vous asseoir.

Et aussi : Il existe une allergie au siège des toilettes, déclenchées au niveau des cuisses par certaines matières plastiques comme le polyuréthane. Cela reste rare et se déclare en général plutôt en contacts répétés avec les toilettes de la maison.

* Des boutons rouges avec du pus (pustules) qui apparaissent sur une zone de peau rouge. Ils peuvent prendre très rapidement un aspect croûteux.

Peut-on attraper des MST aux toilettes ?

Est-ce possible : Oui, si vous faites l’amour dans les toilettes avec quelqu’un contaminé par une MST. Tout rapport sexuel pouvant être contaminant, que cela soit un rapport génital, anal ou oral. En dehors de cette hypothèse, les virus et bactéries responsables des maladies sexuellements transmissibles (chlamydiose, gonorrhée, herpès, hépatite B…) ne survivent que très peu de temps en dehors du corps humain qui les héberge et ne sont pas transmissibles par les voies aériennes. Il faut qu’il y ait un contact entre fluides corporels pour qu’il y ait contamination.

Quelles précautions : Le mieux est encore d’avoir toujours sur soi un préservatif, l’une des meilleures protections contre les MST.

Une infection urinaire : oui mais pas directement

Pourquoi : L’infection urinaire peut venir de façon indirecte si vous ne vous rendez pas aux toilettes quand l’envie se fait sentir. En effet, une vidange trop rare de la vessie pour toutes les femmes et petites filles qui n’osent pas s’aventurer dans les toilettes publiques et préfèrent se retenir la journée demeure une cause connue d’infections urinaires.

Quelles précautions : Y aller quand vous le sentez, puis vous laver les mains avec du savon après chaque passage aux toilettes.

Pensez à tirer la chasse… avant !

Peut-on s’asseoir sur les toilettes publiques :

« Il est préférable d’éviter sauf si un système de désinfection est prévu », explique le Dr Dervaux.

Sachez-le : L’eau qui stagne dans la cuvette est un milieu favorable à la multiplication des bacéries. Pensez à tirer la chasse au moment où vous entrez dans la cabine, l’eau entraînant une partie des bactéries.

Des objets plus sales que la cuvette des WC: Les toilettes sont beaucoup plus propres que certains objets du quotidien comme le sac à main, le téléphone, le clavier et la souris d’ordinateur, mais aussi des produits comme le maquillage ou la crème pour les mains !

* Source : Département de microbiologie au Leeds General Infirmary au Royaume-Uni et publiée dans le Journal of Hospital Infection. E.L. Best, J.A.T. Sandoe, M.H. Wilcox. Potential for aerosolization of Clostridium difficile after flushing toilets: the role of toilet lids in reducing environmental contamination risk. Journal of Hospital Infection.

** Une étude publiée en 2014 a montré que les séchoirs à air peuvent véhiculer les bactéries dans l’air vers d’autres utilisateurs à proximité. Source : Journal of Hospital Infection 2014 – Microbiological comparison of hand-drying methods: the potential for contamination of the environment, user, and bystander.

http://www.medisite.fr

Son métier vous soulèvera le coeur


Bien qu’il n’y ait pas de sots métiers, faut dire que ce métier de goûteur est assez particulier, mais probablement que le salaire est assez alléchant pour postuler sur un ce genre de métier
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Son métier vous soulèvera le coeur

 

Son métier vous soulèvera le coeur

Crédit photo : Courtoisie The Guardian

Son nom est Philip Wells; sa profession: goûteur professionnel, un métier pour lequel il est bien payé.

Mais les boîtes de conserve qu’il doit ouvrir, humer, et manger, sont destinées à des chiens.

En tant que goûteur en chef pour la compagnie Lily’s Kitchen pet food, Wells est formé pour identifier les saveurs que les chiens préfèrent, et celles qu’ils rejettent, nous apprend le périodique britannique The Guardian.

(Courtoisie The Guardian)

En goûtant les conserves fraîchement produites, il s’assure que les ingrédients sont en parfaite proportion.

Il fait la même chose avec la nourriture sèche, les croquettes.

Wells dit qu’il n’est pas dégoûté par son travail. La viande doit être propre à la consommation humaine, selon les règlements en vigueur en Grande-Bretagne.

Il confie cependant qu’en faisant de la recherche de marché il tombe parfois sur des odeurs à soulever le coeur.

Un métier qui paie de 30 000$ à 75 000$ par année, selon l’expérience.

http://tvanouvelles.ca

La maison de demain, intelligente et connectée


Que seront nos maisons de demain ? À côté des maisons modestes, des SDF, d’autres auront des maisons connectés ou tout est contrôlé via une bague, un cellulaire ou une tablette. Et qu’arrivera-t-il lors d’une panne de longue durée, une coupure du réseau ?? Où un pirate qui s’amusera  à pirater le réfrigérateur ??
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La maison de demain, intelligente et connectée

 

Photo Glenn Chapman / AFP

La bague connectée par Bluetooth permet de contrôler les cellulaires par un simple mouvement.

Glenn Chapman / AFP

LAS VEGAS – De la sonnette qui observe les visiteurs approcher aux machines à laver qui savent quand vous êtes présent, en passant par les lumières qui s’éteignent quand vous allez vous coucher, la maison de demain est résolument intelligente et connectée.

Nombreux sont les appareils et dispositifs anticipant les besoins et les envies de chacun à la maison, qui ont été présentés au salon de l’électronique grand public (CES) de Las Vegas (ouest des États-Unis), qui a fermé ses portes vendredi.

Le CES a été envahi cette année par les objets connectés comme des ampoules, des verrous ou des stores intelligents qui forment les «maisons intelligentes».

L’entreprise américaine d’appareillage domestique Lowe’s a même monté une maison-témoin pour faire la démonstration de son dispositif Iris, qui centralise la commande par cellulaire des lumières, thermostats et autres objets ou applications connectés.   

Ce genre d’appareil sert à centraliser l’utilisation de diverses applications connectées dans la maison et même en dehors, comme des caméras de surveillance, ou des objets qui se connectent sans fil grâce à de nouvelles technologies comme le ZigBee ou le Z-Wave.

Les objets peuvent ensuite échanger entre eux des informations à travers des applications installées sur les téléphones intelligents ou les tablettes.

Avec la maison intelligente proposée par Lowe’s, par exemple, les parents seront avertis de l’arrivée de leurs enfants, qui auront un petit badge attaché à leur porteclé. 

Les stores peuvent se baisser sur commande, et un capteur fixé sur le collier d’un chien peut envoyer un signal qui déverrouillera sa trappe dès qu’il s’en approchera. 

Lowe’s propose même un boîtier qui, lorsqu’il est connecté à l’arrivée d’eau, envoie des messages signalant s’il y a une fuite ou une rupture de canalisation.

«Tout ce que nous proposons peut être bricolé», explique à l’AFP l’un des porte-parole de l’entreprise pendant la visite.

Une bague pour tout contrôler 

Les concurrents de la marque américaine, comme le géant allemand Bosch, ne sont pas en reste. Ce dernier a présenté au CES sa version de la maison intelligente, dans laquelle les objets communiquent entre eux grâce à des capteurs ou des caméras.

On pourra même virtuellement regarder dans son frigidaire pendant que l’on fait ses courses pour vérifier ce dont on a besoin.

La société Logbar a, elle, fait sensation avec une bague connectée par Bluetooth qui permet de contrôler les cellulaires par un simple mouvement.

L’entreprise prévoit de mettre sur le marché une application qui permettra de synchroniser la bague par infra-rouge avec des télévisions, lumières et autres objets qui seront contrôlés par le geste.

«Vous n’avez plus besoin d’autant de télécommandes, vous n’aurez plus besoin que d’une bague», affirme Momoko Matsuzaki à l’AFP.

De son côté, le géant sud-coréen Samsung a annoncé que prochainement presque tous les objets qu’il proposera seront connectables. Il a également indiqué qu’il allait travailler avec d’autres sociétés de développement de logiciels et de matériel informatique.

Cela permettra aux objets de toutes ces sociétés «rivales» de communiquer entre eux, et de ne plus obliger les consommateurs à choisir systématiquement tous les objets connectés chez la même marque pour qu’ils fonctionnent ensemble.

Peut-être une alternative à la «guerre fragmentée» dans le domaine des appareils connectés, décrite par Franck Gillett, analyste chez Forrester.

Car Google arrive également sur ce marché après le rachat l’an dernier de Nest, un fabricant notamment de thermostats intelligents, pour 3,2 milliards de dollars.

Nombre de ses produits étaient présentés au CES, comme une laveuse-sécheuse qui passe en mode silencieux lorsque les occupants sont à la maison.

Le directeur de l’ingénierie et cofondateur de Nest, Matt Rogers a récemment écrit sur son blog que «les choses qui arrivent comme par magie chez vous ne relèvent plus de la science-fiction».

http://www.journaldemontreal.com

Comment parler de fusillade aux enfants?


Avec les évènements malheureux de la semaine en France, il est normal que tout le monde en parle autant dans les médias et dans les réseaux sociaux, mais il faut faire attention devant les enfants. Comment réagir de l’enfance vers l’adolescence s’ils posent des questions, semblent être anxieux ? Bien sûr, j’ose espérer que devant de jeunes enfants, on essaie d’éviter ce genre de nouvelles même si l’on croit qu’ils ne comprennent pas grand chose
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Comment parler de fusillade aux enfants?

 

À la suite d'événements tragiques comme une fusillade, comment faut-il aborder... (Photothèque Le Soleil)

Photothèque Le Soleil

Nadielle Kutlu

Collaboration spéciale

La Presse

À la suite d’événements tragiques comme une fusillade, comment faut-il aborder et expliquer un tel drame à nos enfants, jeunes et moins jeunes? Comment les rassurer? Et que faire de nos propres inquiétudes? Nancy Doyon est éducatrice spécialisée, coach familial et auteure du livre Parent gros bon sens. Elle répond à nos questions pour mieux outiller les parents.

CHEZ LES PETITS

 

Comment doit-on réagir avec les tout-petits?

Avec les enfants d’âge préscolaire, on essaie de les tenir le plus loin possible de ces images. On évite de regarder les nouvelles avec eux. Car ce type d’événements risque de créer des inquiétudes chez eux. À cet âge, ils ont de la difficulté à intégrer l’information et à comprendre ce qui se passe.

Si l’enfant a été exposé à ces images, pose des questions ou semble inquiet, comment doit réagir le parent?

Chez un enfant d’âge préscolaire ou scolaire, il faut d’abord être attentif à son état émotif avant de répondre directement à ses questions pour lui permettre d’exprimer ses inquiétudes et ses questionnements. On peut lui demander :

« Est-ce que ça t’inquiète? Qu’est-ce que tu en penses? »

 On valide ensuite son émotion en disant :

« Oui, c’est vrai, ce n’est pas le fun de voir ça à la télé. Moi aussi, ça m’inquiète un peu. Je trouve ça triste. »

Sans amplifier la situation ou mentir. Ensuite, on peut expliquer et rassurer. Mais quand on rassure trop vite, comme beaucoup de parents ont tendance à faire, c’est comme si on ne leur donne pas le droit d’avoir des émotions négatives.

Lorsqu’un enfant de 3-4 ans demande à ses parents : « Mais pourquoi il a fait ça? », que doit-on répondre?

Vers 3 ans, l’enfant ne comprend pas le concept de la permanence de la mort. Alors, on peut répondre :

« Je ne sais pas. C’est bizarre, parfois il y a des gens qui font des drôles de choses dans la vie qu’on ne comprend pas. »

Si ensuite, l’enfant continue de jouer, on n’a pas à aller plus loin. Mieux vaut éviter de dire que « c’est un méchant » afin de ne pas développer la peur « des méchants ».

Comme l’imagination des enfants est très fertile, cela peut-il nuire à leur compréhension des événements?

Ça peut à la fois nuire et aider. Quand l’enfant ne comprend pas quelque chose, il a tendance à combler ce vide avec son imagination et ça peut le rendre plus anxieux. Si on sent son enfant tendu, on n’hésite pas à revenir sur le sujet à différents moments pour clarifier la situation en lui demandant s’il y a des choses qu’il ne comprend pas ou qui l’inquiètent. Souvent, c’est aussi à travers son monde imaginaire que l’enfant exprime et évacue ses inquiétudes, comme par des jeux de rôles avec des poupées, des bonshommes ou des dessins. On peut l’encourager à dessiner ce qui l’inquiète, discuter du dessin puis le jeter.

Comment gérer ses propres inquiétudes devant les enfants?

Les enfants vont beaucoup se fier à la réaction des adultes pour évaluer la dangerosité d’une situation. Si on en parle sans arrêt devant eux, qu’on se dit inquiet, ils risquent de développer des craintes démesurées. Attention aussi au ton que vous employez. Et il faut savoir que c’est quand on ne s’adresse pas directement à eux que les enfants nous écoutent le plus ! Dès 2 ans, ils sentent d’instinct que ce qu’on leur dit directement peut sonner faux et n’est pas toujours le reflet de ce qu’on pense.

CHEZ LES PRÉADOS ET LES ADOS

 

Avec les enfants plus âgés, est-il préférable d’amorcer la conversation?

Oui, dès que l’enfant a environ 9 ans, il faut vraiment aborder la discussion avec lui, même s’il n’en parle pas. Ne serait-ce que pour avoir une discussion sur nos valeurs familiales, sociales, sur l’actualité internationale et vérifier la compréhension de l’enfant. Malheureusement, comme beaucoup d’adultes, les enfants mélangent un peu tout. Les ados et préados ont aussi tendance à déformer la vérité et généraliser les choses. Alors, ces discussions peuvent aider à nuancer leur jugement, à différencier dans ce cas un islamiste intégriste d’un musulman au sens large, et éviter l’intimidation à l’école auprès d’enfants musulmans.

Comme ils passent beaucoup de temps sur le web, certains adolescents qui se remettent en question peuvent être une proie facile pour les intégristes.

Comment les parents peuvent-ils s’assurer que leurs enfants ne tombent pas dans les idées des extrémistes?

Comme parent, initier la discussion peut nous donner une idée de la pensée de l’adolescent. Avec nos plus vieux, il est donc important de parler de la violence en général. Et d’en discuter à différents moments. Jaser avec nos jeunes, ça ne se fait pas en 20 minutes la seule journée où il se passe une tragédie. Ce sont des petites discussions ici et là, au quotidien. Beaucoup de parents oublient de le faire et ne s’adressent à leurs jeunes que lorsqu’il est question de leur dire quel comportement adopter. Ils n’ont pas vraiment de discussions philosophiques, éthiques ou psychologiques de façon régulière.

Si l’ado ne veut pas nous parler, comment doit-on réagir?

Si on sent notre ado inquiet, perturbé et qu’il refuse d’aborder le sujet, on peut réagir de deux façons.

D’abord, on peut lui exprimer nos propres inquiétudes par rapport à la fusillade. Si elles reflètent les siennes, il aura peut-être envie d’en parler un peu. Attention de ne pas trop le questionner ! S’il se sauve quand on veut lui parler, on peut aussi communiquer par écrit, par courriel ou même en laissant une note dans sa chambre. Même s’il ne répond pas, il saura qu’on se préoccupe de son état émotif et que la porte est toujours ouverte s’il veut discuter.

La deuxième option : on peut demander à une autre personne en qui il a confiance de lui parler, une tante, l’éducateur spécialisé de l’école, un enseignant. Les parents ne doivent pas laisser tomber juste parce qu’il s’enferme dans sa chambre et refuse de nous parler.

Quand demander de l’aide?

Mieux vaut consulter un psychologue si on se rend compte que notre jeune commence à avoir des symptômes d’anxiété ou de stress élevé durant plusieurs jours, des troubles de l’appétit ou des difficultés de sommeil. Aussi, si l’enfant parle de ces événements sans arrêt, pose trop de questions, se plaint de maux de tête, de ventre ou s’empêche de faire des choses qu’il aime normalement, car il manifeste ses craintes, il est préférable d’aller chercher de l’aide d’un professionnel.

http://www.lapresse.ca