Métaphore : Les hommes enchaînés dans leur caverne


Nous habitons probablement dans une caverne au sens figuré. Nous percevons le monde avec nos yeux et notre perception peut être faussée, par nos habitudes, notre routine, nos peurs. Si nous n’allons pas au-delà de notre propre vision, nous restons cambrés dans notre position.
Nuage

Métaphore : Les hommes enchaînés dans leur caverne

Dans une demeure souterraine, en forme de caverne, des hommes sont enchaînés. Ils n’ont jamais vu directement la lumière du jour dont ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu’à eux. Des choses et d’eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux. Des sons, ils ne connaissent que les échos.

« C’est à nous qu’ils sont pareils! »

Si l’un d’entre eux serait libéré de ses chaînes et accompagné de force vers la sortie, il sera d’abord cruellement ébloui par une lumière qu’il n’a pas l’habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l’on veut lui montrer. Alors, Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S’il persiste, il s’accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité.

Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n’est qu’en se faisant violence qu’il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d’imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire :

 « ne le tueront-ils pas ? »

Que suggère Platon au travers de cette allégorie ?

Nous pouvons tous donner une interprétation personnelle de cette métaphore. Il n’est pas important de savoir qui sera capable d’offrir la plus belle interprétation, mais qui pourra en tirer la plus belle leçon de vie pour soi même. C’est en ça que les métaphores sont puissantes : elles sont des enclencheurs et génère des prises de conscience qui poussent à l’action qui mène au changement.

La caverne peut symboliser le monde dans lequel nous vivons individuellement, le monde que nous créons par nos perceptions. Elle représente notre « monde », notre vision, notre perception, notre réalité dictée par nos sensibilités, nos sens et notre histoire de vie. Telle une caverne, nos perceptions limitantes nous emprisonnent. Habitués à l’obscurité (nos habitudes) un « monde de lumière » (envisager qu’il existe autre chose, d’autres moyens) peut faire peur pour ceux qui ne le connaissent pas. Cette caverne peut aussi représenter notre zone de confort, si difficile à quitter.

Elle peut aussi représenter les croyances : nous sommes convaincus que la vie que nous menons est celle qui nous convient sans même se donner la possibilité de voir au delà de cette croyance. Il y a peut-être mieux au delà de ce que nous pensons ! Comment savoir  ce que la vie vous réserve si vous n’allez pas à sa rencontre ?

Pour d’autres, cette caverne représente tout ce que l’on connaît. Et parfois, nous nous sommes tellement habitués à l’adversité, à l’obscurité, que nous préférons rester dans une zone connue plutôt que de prendre le risque de se tromper. Quel dommage…

Se tromper, c’est justement progresser, avancer…

De plus, Platon partage un message de vie essentiel : le changement, ça demande de l’effort, ça peut être douloureux. Si on résiste à ce changement, nous ne pourrons jamais comprendre tout le bien qui peut nous arriver. Et, inévitablement, on préfère faire un retour en arrière et retourner dans la situation misérable et limitante que nous connaissons. En revanche, à l’inverse, si on persévère dans le changement, progressivement, pas à pas, le changement va s’installer pour devenir une nouvelle habitude.

Quand le changement s’opère, de nouvelles craintes peuvent apparaître :

« que vont penser ceux qui étaient avec moi dans cette caverne ? »…

Comment réagirez-vous au changement ? Votre entourage peut ne pas comprendre et vous juger. Comment allez-vous y faire face ?

Et vous ? Osez-vous aller vers la lumière et sortir de « votre caverne » ?

Michel POULAERT

http://www.sourcedoptimisme.com

Une réponse à “Métaphore : Les hommes enchaînés dans leur caverne

  1. La caverne symbolise le monde sensible où les hommes vivent et pensent accéder à la vérité par leurs sens. Mais cette vie ne serait qu’illusion. Le philosophe vient en témoigner par une interrogation permanente, à laquelle Platon se livre tout au long de l’œuvre, ce qui lui permet d’accéder à l’acquisition des connaissances associées au monde des idées comme le prisonnier de la caverne accède à la réalité qui nous est inhabituelle. Mais lorsqu’il s’évertue à partager son expérience avec ses contemporains, il se heurte à leur incompréhension conjuguée à l’hostilité des personnes bousculées dans le confort (illusoire) de leurs habitudes.

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