Qui sont les agresseurs sexuels?


Je me demande combien d’agresseurs potentiels vont chercher de l’aide avant que l’irréparable arrive. Cependant, pour les victimes, on ne peut que souhaiter qu’elles ou ils dénoncent leur agresseur pour ces gestes qui resteront à jamais marqué dans leur vie
Nuage

 

Qui sont les agresseurs sexuels?

 

Un texte de Louis-Philippe Ouimet

Cette semaine, plusieurs femmes ont affirmé avoir été agressées sexuellement dans la foulée de l’affaire Jian Gomeshi. Si les témoignages des victimes ont fait beaucoup réagir, on a beaucoup moins parlé des agresseurs. Qui sont-ils et comment les aider à ne pas récidiver? 

Les sexologues s’entendent pour dire que les agresseurs sexuels peuvent venir de tous les horizons.

« Je ne crois pas qu’il y a un portrait type de l’agresseur, affirme la sexologue Jocelyne Robert. Les agresseurs ne viennent pas nécessairement d’un milieu défavorisé ou d’un milieu toxique. »

Dans la tête de l’agresseur

Au coeur de l’agression, il y a ce désir de prendre le contrôle et de dominer la victime, disent les spécialistes.

Selon Benoît Dassylva, médecin-psychiatre à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal, où l’on retrouve plusieurs agresseurs sexuels récidivistes et judiciarisés, le délinquant sexuel n’est pas un monstre, même s’il commet des gestes monstrueux.

« Du point de vue des agresseurs sexuels, ils ont sur le coup un grand sentiment de bien-être, de triomphe, pendant l’agression. Mais ce sentiment est très éphémère. Ils reviennent rapidement à la réalité », dit-il.

La loi est pourtant claire. « Tout contact de nature sexuel sans le consentement de l’autre personne constitue une agression sexuelle, quel que soit le contact. Si on parle de parties intimes, les seins, les fesses, c’est certainement un contact sexuel », affirme l’avocat-criminaliste Éric Sutton.

Si l’agresseur passe aux actes malgré sa connaissance de la loi, c’est en partie parce qu’il ne considère plus leur victime comme des personnes, dit Benoît Dassylva. 

« Il y a même des gens qui disent que dans des cas extrêmes, les agresseurs transforment les êtres humains en objets », ajoute-t-il. 

Les bénéfices de la dénonciation

Avant même de passer à l’acte, plusieurs agresseurs auraient des fantasmes de soumettre sexuellement une autre personne sans son consentement. Selon Benoît Dassylva, il ne faut pas hésiter à chercher de l’aide avant qu’il soit trop tard.

 « D’avoir des fantasmes déviants, des désirs de soumettre des victimes contre leur gré est le signe d’un problème et qui mériterait une consultation sur le plan clinique », explique-t-il. 

Si les psychiatres ne peuvent pas venir en aide à tous les agresseurs sexuels, ils peuvent tout de même en aider un très grand nombre. Selon Francis Laroche, sexologue à la Clinique pour les troubles sexuels de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, 90 % des agresseurs ne passent plus à l’acte après une dénonciation suivie d’une thérapie.

« Après avoir dénoncé un agresseur, il y a sa judiciarisation, la médiatisation de l’acte et une thérapie. Des éléments qui vont être suffisants pour qu’il n’y ait plus de passage à l’acte dans la majorité des cas », dit-il. 

http://ici.radio-canada.ca

8 réponses à “Qui sont les agresseurs sexuels?

  1. Ce thème est souvent abordé dans certaines séries télévisées mais ce n’est pas une référence. Les propos de Louis-Philippe Ouimet me paraissent intéressant et plus sensés.
    je n’ai pas personnellement connu de ces prédateurs dans mon entourage et j’en suis bien contente.
    Cest plus facile maintenant de les dénoncer car à une certaine époque les femmes n’osaient pas aborder le sujet.
    Amitiés

    • je dirait plutôt qu’il est plus accessible de dénoncer et non plus facile, car la femme (ou l’homme) qui se fait agresser passe par différentes étapes, plus ou moins longues … avant de dénoncer, mais beaucoup malheureusement, préfère ne pas en parler, ne pas porter des accusations

  2. Ce ne doit pas être un processus simple à gérer pour les victimes d’agression, celles qui arrivent à passer le pas et dénoncer ce qu’il leur arrive ne voient pas toujours leurs agresseurs subir des peines à la mesure de la violence subie ça doit démotiver plus d’un malheureusement. Quand à ton postulat initial je ne sais pas si quelqu’un qui subit des troubles psy se rend compte de son état, je pense que quand ça arrive, c’est déja tard dans la plus part des cas .

    • non ce n’est pas tout a fait cela .. d’après le psy, ces personnes ont des fantasmes de violences envers les femmes bien avant passé a l’acte
      C’est au moment des fantasmes que je me demande combien de ces gens vont consultés voyant que leur pulsions peuvent être difficile a gérer

      Tout le monde ont des fantasmes mais de nature très violente, de manipulations etc ,, je suis sur que ces personnes savent qu’il y a un problème a moins d’avoir en plus d’autres problèmes psychiatriques

      • c’est la ou je voulais en venir justement, à part ceux qui sont déja passé à l’acte une première fois (malheureusement) et qui après doivent normalement être suivis, je ne suis pas sûr que tous ceux qui ont ces comportements et fantasmes hors normes consultent beaucoup de psy ( du moins en Europe)

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