Le cerveau préfère la malbouffe


Il semble que notre cerveau, nous aide pas vraiment pas pour nos choix alimentaires. Il préfère choisir des aliments plus riches, plus caloriques. Si en plus, la malbouffe est plus facilement disponible et moins cher par rapport a la quantité et l’effet de satisfaire une faim, il faut vraiment être conditionné à vouloir changer notre comportement alimentaire
Nuage

 

Le cerveau préfère la malbouffe

 

Lorsque vous lisez un menu ou parcourez les... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Lorsque vous lisez un menu ou parcourez les allées d’un supermarché, votre cerveau prend des décisions basées davantage sur le contenu calorique d’un aliment.

Archives La Tribune, Jessica Garneau

La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Décider de ce que l’on mange n’est pas seulement affaire de goût, concluent des chercheurs dans une nouvelle étude réalisée à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal de l’Université McGill et du Centre universitaire de santé McGill.

Lorsque vous lisez un menu ou parcourez les allées d’un supermarché, votre cerveau prend des décisions basées davantage sur le contenu calorique d’un aliment.

L’étude, publiée dans Psychological Science, repose sur des scintigraphies du cerveau de participants sains qui étaient invités à examiner des photographies de divers aliments. Les participants devaient coter les aliments qu’ils aimeraient consommer et estimer le contenu en calories de chaque aliment.

Contre toute attente, ils n’étaient pas doués pour évaluer avec précision le nombre de calories des divers aliments, mais leur choix et leur consentement à payer restaient centrés sur les aliments plus riches en calories.

«Selon des études précédentes, les enfants et les adultes ont tendance à choisir des aliments riches en calories», a dit par voie de communiqué le docteur Alain Dagher, neurologue à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal et auteur principal de l’étude.

«La grande disponibilité et le faible coût d’aliments riches en calories ont été mis en cause dans la progression de l’obésité. La consommation de ces aliments dépend en grande partie de leurs effets anticipés, vraisemblablement acquis par l’expérience. Notre étude visait à déterminer comment la connaissance du contenu calorique influe sur les zones du cerveau connues pour être associées à l’évaluation des options alimentaires. Nous avons découvert que l’activité cérébrale repérait le contenu calorique réel des aliments», a-t-il ajouté.

Les décisions concernant la consommation d’aliments et la densité calorique sont liées à une partie du cerveau appelée cortex préfrontal ventromédian qui code la valeur de stimuli et prédit la consommation immédiate.

Comprendre les raisons motivant nos choix alimentaires pourrait aider à contrôler les facteurs qui entraînent l’obésité, un trouble affectant un adulte sur quatre et un enfant sur dix au Canada.

L’obésité est liée à plusieurs problèmes de santé, dont l’hypertension artérielle, la cardiopathie et le diabète de type 2. Le traitement des Canadiens ayant ces problèmes coûte des milliards en fonds publics affectés à la santé.

Ces travaux ont été subventionnés par les Instituts de recherche en santé du Canada.

http://www.lapresse.ca

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