En vidéo: visite au coeur du Bardarbunga en éruption


Les drones sont vraiment partout, dans certains cas, ils sont dérangeants, mais dans d’autres cas, ils sont formidables, car nous pouvons admirer l’éruption volcanique en Islande
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En vidéo: visite au coeur du Bardarbunga en éruption

 

Le Bardarbunga est les eond plus haut volcan... (PHOTO BERNARD MERIC, ARCHIVES AFP) 

Le Bardarbunga est les eond plus haut volcan d’Islande.

PHOTO BERNARD MERIC, ARCHIVES AFP

Le volcan islandais a fait des siennes à la fin de l’été entrant en activité à répétition à partir de la mi-août, perturbant ainsi le trafic dans le ciel nord-européen.

Un drone du fabricant DJI a filmé des images époustouflantes de cet immense volcan situé sous le plus grand glacier d’Islande, le Vatnajökull, et qui culmine à 2000 mètres.

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► Un automne haut en couleurs


Une mère donne un cours 101 à sa fille, qui par la même occasion permet, a tous profanes de mieux comprendre le mécanisme de l’automne d’une façon très simple. Car même, si plusieurs n’aiment pas l’hiver qui frappera aux portes de l’automne, le froid qui s’installe, l’explosion de couleur vaut vraiment le coup d’oeil
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La science avec ma fille

Un automne haut en couleurs

 

Crédits: bonjourquebec.com

 

Isabelle Burgun

L’automne est l’une des quatre saisons brodées sur mesure pour jouer dehors. Alors, nous revoilà jouant dans les feuilles mortes d’or et de pourpre. Ma fille en remplit ses manches avant de les lancer vers le ciel, tandis que moi je me contente d’y creuser un chemin avec les pieds. Et si c’était le temps d’une petite leçon de science…

 

Le Québec est sans doute l’un des endroits de la planète les plus merveilleux pour assister à la symphonie colorée des feuillus: des jaunes en bouquets, des oranges en corbeilles et des rouges en paniers, en contraste avec derniers verts de l’été qui ne veut pas mourir.

Attendue, une question se pose au creux de mon oreille:

«Dis maman, pourquoi les feuilles changent de couleur à l’automne?».

«Ma petite chérie, curieuse de nature comme tu l’es, tu dois bien avoir une piste de réponse, non?».

«Pour annoncer que l’hiver est proche?».

Bon, tu n’es pas loin. Le changement de température, les premières gelées et surtout des journées plus courtes activent un phénomène qui fera, à terme, tomber les feuilles. Pour faire simple, il se produit dans l’arbre un signal –la production d’un hormone, l’éthylène– signe que l’été tire à sa fin et qu’il est temps de tirer le rideau vert.

Ce signal va boucher l’alimentation en sève des feuilles. Un bouchon se créé à la jonction de la branche et de la feuille bloquant ainsi son alimentation en eau et en sucre. Elle va survivre quelques temps et, à la fin de ses réserves, la feuille va sécher, puis tomber.

Pour commencer, le vert

«Cela nous explique pas les couleurs. Maman, pourquoi trouve-t-on des feuilles jaunes et rouges?».

Place, au petit cours 101 sur la chlorophylle.

Pour parler du jaune et des teintes orangées, il faut bien d’abord parler du vert.

«Les feuilles tirent leur belle couleur verte de la chlorophylle, c’est un pigment présent dans toutes les plantes vertes et donc dans les feuilles».

Pas juste une belle coloration, la chlorophylle s’avère essentielle pour l’arbre car elle lui permet de se nourrir par photosynthèse –une réaction permettant de fabriquer du sucre et de l’oxygène sous l’action de la lumière du soleil.

Pour faire fonctionner cette usine intégrée il ne lui suffit que du CO2 (le méchant gaz carbonique), de l’eau et quelques beaux rayons de soleil. Le spectre lumineux sera absorbé par la feuille, sauf le vert qui sera réfléchi durant toute la belle saison.

Ensuite, le jaune

«Alors, pourquoi les feuilles virent-elles au jaune si la chlorophylle est là?»

Avec le changement de saison et de température, il va justement être de moins en moins renouvelé. À sa place, apparait un autre pigment le carotène qui réfléchit les beaux jaunes et les teintes d’orange flamboyant.

«Il y a aussi des rouges de feu, pas juste des jaunes».

Tu as raison, pour la gamme des rouges apparait alors une autre famille de pigments, nommée «anthocyanes», qui va de l’orange au bleu. Ces colorants très forts en couleur pourraient jouer un rôle de protection pour la feuille –un peu comme un bouclier– lorsque la chlorophylle disparaît.

Faire rougir les arbres

Ces rougeurs automnales touchent les feuillus –érables en tête. Le phénomène varie selon les espèces végétales, la situation géographique et de l’ensoleillement.

Du côté des feuillages d’or, vous pourrez admirer la famille des bouleaux, le frêne blanc et le ginkgo biloba –l’arbre aux quarante écus.

Si vous aimez les belles teintes de vermillon, il faudra lever la tête vers certains chênes –chêne rouge d’Amérique et chêne écarlate– les liquidambar ou copalme d’Amérique.

Pour te quitter, ma fille. Laisse moi te conter d’où vient l’été des indiens.

Cette période tire son nom d’une légende indienne où le Cerf mauvais perdant d’une course aurait blessé son compère l’Ours. Les gouttes de sang auraient éclaboussé la terre et les arbres, qui tous les automnes se parent de vermillon pour rappeler le premier sang versé.

Bonnes promenades en forêts!

http://www.sciencepresse.qc.ca

Découverte d’une nouvelle maladie remontant aux Vikings


Une maladie des canadiens-français et d’un Scandinave qui vient tout droit des Vikings. Il semble qu’une mutation génétique au fil des siècles affecterait le coeur et les intestins, résultant à une lenteur des battements cardiaque une sorte d’obstruction chronique intestinale
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Découverte d’une nouvelle maladie remontant aux Vikings

 

Des médecins et chercheurs du CHU Sainte-Justine, de l’Université de Montréal, du CHU de Québec et de l’Université Laval ont découvert une maladie rare affectant à la fois la fréquence cardiaque et les mouvements péristaltiques de l’intestin.

Nommée « dysrythmie intestinale et auriculaire chronique » (DIAC), la maladie consiste en un syndrome grave causé par une mutation génétique rare. Cette découverte démontre que la stimulation rythmique du coeur et des intestins est étroitement liée par un même gène dans le corps humain.

C’est ce que révèle une étude publiée le 5 octobre 2014 dans la revue Nature Genetics.

Les équipes du CHU Sainte-Justine, à Montréal, et du CHU de Québec ont mis au point un test pour diagnostiquer cette maladie.

Le syndrome se manifeste par la présence combinée de problèmes cardiaques et intestinaux très tôt dans la vie. Du point de vue cardiaque, les malades souffrent surtout d’un ralentissement des battements du coeur, qui rend nécessaire l’implantation d’un stimulateur cardiaque une fois sur deux, parfois dès l’enfance. Du point de vue digestif, une pseudo-obstruction intestinale chronique les oblige souvent à s’alimenter exclusivement par voie intraveineuse. Plusieurs malades doivent aussi subir une intervention chirurgicale aux intestins.

En étudiant l’ADN de patients d’origine canadienne-française et d’un patient scandinave qui présentaient à la fois le profil cardiaque et le profil gastro-intestinal de la maladie, les chercheurs ont pu identifier une mutation génétique dans le gène SGOL1 commune à tous ceux qui affichaient les deux profils.

L’héritage de la mutation remonterait au 12e siècle. Elle aurait suivi la route des Vikings de la Scandinavie jusqu’en Normandie, puis celle des colons venus s’établir en Nouvelle-France au 17e siècle.

Les chercheurs avancent l’hypothèse que la mutation du gène SGOL1 réduirait la protection de certaines cellules nerveuses et musculaires de l’intestin et du coeur, provoquant ainsi une accélération de leur cycle de réplication et leur vieillissement prématuré.

http://ici.radio-canada.ca

Les «oubliettes de Dracula» découvertes en Turquie?


L »histoire qui a longtemps hanté la Turquie se réveille encore pour révéler les noirs tunnels du château de Vlad III . Un bien sinistre personnage qui par sa cruauté s’est mérité le titre de Dracula
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Les «oubliettes de Dracula» découvertes en Turquie?

 

Les «oubliettes de Dracula» découvertes en Turquie?

Vlad III a une réputation de monstre encore aujourd’hui.Peinture Wikimedia Commons

Des archéologues affirment avoir découvert des oubliettes, des tunnels et un abri militaire en Turquie qui auraient servi à emprisonner le futur souverain Vlad III l’Empaleur, qui a inspiré le personnage de Dracula.

La découverte a eu lieu pendant des travaux de restauration du château de Tokat, situé dans le nord de la Turquie, qui avaient cours depuis 2009. C’est pendant la récente phase de restauration des remparts que les tunnels et les oubliettes ont été découverts.

«Le château est complètement entouré de tunnels secrets», a expliqué Ibrahim Çetin, archéologue sur le chantier, au journal turc Hurriyet Daily News.

L’un de ces tunnels menait à des oubliettes où Vlad aurait selon toute vraisemblance été gardé captif avec son frère Radu alors qu’ils étaient adolescents, selon Elizabeth Miller, une spécialiste canadienne de Dracula interrogée par NBC News.

Cette prise d’otages aurait été orchestrée par les Turcs ottomans afin de s’assurer la loyauté de leur père, Vlad II Dracul (le Dragon), qui régnait sur la Valachie, une région située près de la Transylvanie.

Après la mort de leur père en 1447, les deux otages ont été libérés et portés au pouvoir avec l’aide des Turcs. De nombreux conflits successifs éclatèrent alors entre des clans rivaux, Vlad et les Turcs, avant que Dracula n’assoie son pouvoir sur la Valachie.

Son règne fut marqué par l’empalement ordonné par Vlad de personnes de haut rang dans son entourage, ce qui lui valut son surnom. Il mourut en 1476 dans des circonstances qui ne sont pas confirmées. Sa tête aurait été envoyée au sultan Ottoman qui l’aurait alors empalée sur un pieu.

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Les premières momies égyptiennes


La momification en Égypte n’a pas fini de surprendre. En fait, il semble que le début de cette pratique de préserver le corps daterait encore plus loin que l’on croyait. Des cimetières anciens ont révélé d’autres informations sur les origines de la momification égyptienne
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Les premières momies égyptiennes

 

By Bobak Ha'Eri (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) or CC-BY-2.5 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.5)], via Wikimedia Commons

Figurine fabriquée par les populations où se trouvent ces plus anciennes momies
Bobak Ha’Eri − CC-BY-2.5

La momification n’est pas un produit de la civilisation égyptienne à son apogée, révèle une étude. Mais de ses devanciers mal connus, qui vivaient il y a six mille ans au centre du pays.

 

Que mon cadavre ignore la corruption !

Qu’il ne serve pas de nourriture aux vers !

Qu’ils ne viennent pas, sous leurs différentes formes

M’attaquer, me détruire !

Une obsession. Préserver son corps, coûte que coûte. On plonge le cadavre dans une substance voisine de la soude, pour le dessécher. On prélève le cœur, le foie, les organes, pour éviter la fermentation. On casse un petit bout du crâne pour retirer le cerveau. On bourre le corps de plantes, on l’enduit d’un baume et on l’enveloppe de bandelettes… À la fin, près de la momie on dépose des rouleaux de papyrus avec des incantations comme ci-dessus. C’est l’époque, autour de 2000 à 1000 ans av. J.-C., où la momification en Égypte est à son zénith et s’étend à de nombreuses couches de la population.

Mais d’où vient cette pratique ? Pendant longtemps, le scénario privilégié était le suivant. Inhumant leurs morts dans de simples fosses dans le désert, les Égyptiens auraient d’abord constaté l’étonnante capacité de ce dernier à préserver les cadavres de la putréfaction. Puis l’Égypte serait devenue peu à peu un État centralisé et organisé, inventant même sa propre écriture vers 3300 ans av. J.-C.. Mais ce n’est que vers 2500 ans av. J.-C. que ses savants, sans doute, auraient constaté que différentes substances, comme les résines, permettait de mieux préserver les cadavres. C’est de cette manière que peu à peu, l’art de la momification aurait pris son envol, devenant de plus en plus sophistiquée au fil du temps.

Dans les années 1990-2000, des découvertes relancent le débat. Une équipe internationale met au jour un bien étrange cimetière, à Hiérakonpolis dans le sud de l’Égypte, datant d’environ 3500 ans av. J.-C. Leur attention est d’abord accaparée par l’abondance de victimes d’exécution ou de sacrifices (tués à la massue, décapités ou égorgés, scalpés, …) Mais ils font une autre découverte, en apparence plus modeste. Sur certains défunts, les fossoyeurs ont appliqué des linges imprégnés de quelque chose qui ressemble à de la résine. Puis ils les ont en partie emmaillotés dans du lin, et déposés sur des nattes. À l’inverse des momies usuelles, ils ne l’ont fait que sur certaines parties du corps − la tête ou les mains. Il y a même une jeune défunte, sans doute d’un haut statut social, dont les fossoyeurs ont traité de la sorte un organe, avant de le remettre en place.

Les premières momifications ? Il faudrait faire des analyses. Or le service des Antiquités égyptiennes impose qu’elles se fassent sur son territoire… qui manque cruellement de laboratoires bien équipés. En l’état, impossible de trancher, la substance pouvant avoir été naturellement exsudée par le cadavre.

Mais les chercheurs se rappelèrent alors ce qu’ils avaient lu dans un vieux livre des années 1920. Deux archéologues britanniques y relataient des emmaillotements similaires de têtes et de mains dans un autre cimetière. Par chance, ils avaient envoyé à l’époque des échantillons de ces tissus dans un musée anglais. Et au fil du temps, plusieurs égyptologues y avaient noté la présence d’une substance un peu cireuse… En outre, les textiles proviennent de cimetières a priori encore plus anciens que celui d’Hiérakonpolis. Bref, des analyses s’imposent.

Celles-ci révèlent que la substance contient bien de la résine de conifère. Et d’autres ingrédients : principalement des graisses, animales ou végétale, et un petit peu de sucre (ou de la gomme plantes), de cire végétale et de bitume.

« Les résultats sont convaincants » explique Alain Tchapla, de l’université Paris sud.

Les échantillons les plus anciens, indiquent les datations, remontent à près de 4200 ans av. J.-C. La plus ancienne preuve de momification. Et à une époque franchement inattendue pour les chercheurs.

En outre la recette est étonnamment similaire, écrivent les chercheurs, à celles des « embaumeurs égyptiens quand ceux-ci étaient au sommet de leur art, 2500 à 3000 ans plus tard ».

De là à conclure que les bases de l’embaumement étaient déjà en place à cette date et ont perduré, il n’y a qu’un pas qu’Alain Tchapla enjoint de ne pas franchir.

« Parfois, pour certaines momies, les analyses ne détectent rien d’autre que des corps gras. Il y avait visiblement une certaine diversité des pratiques de momification » (voir aussi ici, en anglais).

Les chercheurs sont encore loin de savoir comment ces dernières ont évolué au cours du temps. D’abord en raison de la difficulté de réunir un échantillon vraiment représentatif de momies, notamment pour les hautes classes sociales (pharaons, grands prêtres, etc.) Ensuite parce que beaucoup de momies ont reçu divers traitements pendant leur conservation dans les musées, qui n’ont pas toujours été notés, ce qui peut brouiller les analyses.

Reste qu’il s’agit bien de prémices de la momification. Une raison de plus de s’intéresser aux occupants de ces cimetières, des populations méconnues que les égyptologues appellent la culture Badari. C’est en 1922 qu’un des deux archéologues britanniques cités plus haut, Guy Brunton, la découvre. Alarmé par les pillages dans la région qui alimentent les antiquaires du Caire, il se rend sur place et met au jour plusieurs centaines de tombes. Ces populations, des éleveurs, chasseurs, pêcheurs, fabriquent de belles figurines en ivoire, des palettes à fard dans une pierre bleu-noire. Ils semblent constituer en Égypte les premiers frémissements d’une société organisée.

Nicolas Constans

 

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Aux populations de la culture Badari succèdent celles de Nagada, qui s’étend à l’ensemble du pays. Sur leurs images commencent à apparaître des personnages beaucoup plus importants que les autres, pour aboutir en 3200 ans av. J.-C., à la première représentation d’un pharaon, identifiée récemment sur une gravure rupestre (explication et photos). Sur l’histoire du pays avant la période pharaonique, voir le livre de Béatrix Midant-Reynes, Aux origines de l’Egypte, Fayard 2003.

La publication scientifique : J. Jones et al., PLoS ONE, 9, e103608, 2014.. La citation en exergue est tirée du Livre des morts des anciens égyptiens, (trad. Paul Barguet).

Tabac et cocaïne En 1976, l’État égyptien confie la momie de Ramsès II attaquée par les champignons, aux scientifiques français. La momie est reçue avec les honneurs dus à un chef d’état par le président d’alors, Valéry Giscard d’Estaing. Chargée de l’étudier, une botaniste du Muséum national d’histoire naturelle est obligée de se rendre à l’évidence : elle trouve dans l’abdomen du pharaon des minuscules fragments de feuille qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à du tabac. Quoi ? Ce dernier n’aurait pas été ramené d’Amérique après la conquête espagnole ? Faudrait-il imaginer d’extravagantes connexions entre l’Égypte ancienne et l’Amérique ? Le tollé est général. Mais la chercheuse française ne se démonte pas et fait analyser ses échantillons par un autre laboratoire, qui confirment ses conclusions. Le mystère aujourd’hui, reste entier. Il existait peut-être en Afrique à l’époque, une plante cousine du tabac et qui aurait disparu aujourd’hui. Les embaumeurs de Ramsès l’aurait utilisé, peut-être comme insecticide. Mais la momie ayant connu de multiples déménagements au cours des siècles, des contaminations à l’époque moderne ne sont pas totalement exclues, quoique assez improbables.

Une polémique similaire se répète en 1992, quand des analyses détectent des traces de cocaïne, de nicotine et de haschisch sur des momies d’un musée de Munich. Du haschisch, qui vient du cannabis, plante eurasiatique, passe encore… Mais la cocaïne est issue des feuilles de coca, que personne n’a vu pousser hors d’Amérique du sud avant le XXe siècle. Mais là encore, le travail des scientifiques est mis hors de cause. Ce qui n’est pas le cas de l’usage de drogue par ceux qui ont approché ou manipulé les momies, des archéologues au personnel du musée…

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Nos Abîmes


Nous sommes beaucoup portés vers l’extérieur, de ce qui parait et non de ce qui est l’origine de nos maux. Ce qui serait bien, si nous apprenons a mieux nous connaitre, de savoir vraiment ce que l’on veut dans ce qui est possible, nous pourrions sûrement mieux affronter ce qui est impossible
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Nos Abîmes

 

« L’homme doit prendre conscience de ses abîmes pour mieux les contourner. »

Gilles Archambault

Consommez-vous la pelure des fruits?


C’est rare que j’épluche mes fruits, car maman nous disait que les vitamines étaient juste en dessous de la pelure. Aujourd’hui, à cause des pesticides, on a peut-être tendance a tout enlever, mais mieux vaut les laver que de perdre cette source de vitamines
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Consommez-vous la pelure des fruits?

 

Consommez-vous la pelure des fruits?

Les pelures ont leurs points forts. Photo Fotolia

On recommande de nos jours d’éplucher les fruits à cause des pesticides. Pourtant, la pelure est celle qui contient souvent le plus de vitamines.

Améliore ta santé recommande donc de se procurer des fruits certifiés biologiques, tout en frottant et râpant un peu la peau avec de l’eau et du bicarbonate de soude.

Voici les bienfaits pour votre santé de certaines pelures de fruits:

Propriétés antioxydantes: poires, agrumes, raisins.

Digestion, constipation, cholestérol: les pelures de pommes et de poires contiennent des fibres solubles, celles des agrumes et de l’ananas sont excellentes pour la digestion.

Élimination de virus ou toxines: si vous souhaitez purifier votre système, consommez la pelure des agrumes, et si vous recherchez un effet antibiotique, c’est celle de la banane, crue ou cuite, que vous devriez consommer.

Le saviez-vous?

 

La pelure de l’ananas se consomme sous forme d’infusion ou de boisson fermentée. Quant à la pelure de la banane, si vous frottez quotidiennement l’intérieur de celle-ci sur vos dents, elles blanchiront.

Pour les raisins, ses propriétés sont aussi contenues dans les pépins. Préférez donc les raisins avec plutôt que sans pépins

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5 mythes au sujet du bégaiement


Le bégaiement touche 5 % d’enfant et 1 % chez les adultes, et qu’importe ou on se trouve dans le monde, les statistiques sont similaires. Il existe un traitement qui donne de très bons résultats chez les enfants, et adolescents, alors que chez le adultes c’est un peu plus compliqué
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5 mythes au sujet du bégaiement

 

    Le bégaiement est un trouble neuromusculaire de la parole qui apparaît le plus souvent à l’âge préscolaire, entre 2 et 5 ans, et qui touche quatre fois plus de garçons que de filles.

     Il se caractérise par des disfluidités ou « accrochages » de durée variable au niveau du discours. Ces disfluidités peuvent prendre différentes formes: répétitions de mots, de syllabes ou de sons, blocages, prolongement de sons ou ajout de sons ou de mots superflus. Certains individus présentent des mouvements associés ou une tension musculaire en lien avec leur bégaiement, par exemple, des coups de tête ou des clignements d’yeux.

    Un enfant qui hésite en exprimant certains mots ou répète des mots en entier (ex: Mais mais mais maman je veux du lait) ne présente pas nécessairement du bégaiement. Certaines disfluidités sont considérées normales et se manifestent quand l’enfant tente de structurer sa pensée, organiser ses idées ou trouver ses mots.

    D’autres disfluidités sont plus typiques du bégaiement: blocages sur certains sons (ex: Où est P….(pause)…Papa ?), prolongement de sons (ex: Aaaaaaalice est partie à la garderie) et répétition de parties de mots (ex: Regarde Maman le ca-ca-camion !). Plusieurs mythes sont véhiculés à propos du bégaiement, un phénomène toujours mal compris, dans la population en général. Voici ceux que j’ai le plus entendus dans le cadre de ma pratique en orthophonie:

  1. Le bégaiement est causé par un événement marquant ou traumatisant dans l’enfance. FAUX. Un divorce, un déménagement ou la naissance d’un frère ou d’une soeur ne peut causer le bégaiement. Toutefois, ces facteurs peuvent agir à titre de déclencheur ou contribuer à aggraver le bégaiement en interférant avec un système de parole plus fragile. En effet, l’anatomie et la physiologie du cerveau des personnes bègues présentent certaines fragilités, entraînant une difficulté de synchronisation des mécanismes impliqués dans la production de la parole (respiration, voix, articulation).

  2. Le bégaiement est causé par la gêne. FAUX. Contrairement aux croyances populaires, le bégaiement n’est pas causé par la gêne, la nervosité ou un problème affectif. Il n’y a d’ailleurs pas plus de bègues parmi les gens qui ont souffert de violence physique, de névroses ou d’autres types de problèmes psychologiques. Néanmoins, le bégaiement peut causer de la peur et de l’anxiété, qui à leur tour, peuvent aggraver le problème. La recherche actuelle n’a pas encore permis d’identifier une cause exacte au bégaiement. Cependant, plusieurs études tendent à démontrer que les aspects héréditaire et neurophysiologique jouent un rôle important. Ainsi, un individu a davantage de risques de bégayer si un autre membre de sa famille proche ou éloignée bégaie ou a déjà bégayé (prédisposition génétique).

  3. Les personnes qui bégaient sont des personnes simples d’esprit, moins intelligentes que la moyenne. FAUX. Il n’y a absolument aucun lien entre cette problématique de parole et l’intelligence.

  4. Les personnes qui bégaient le font parce qu’elles parlent trop vite. FAUX. Certaines personnes vont faire des remarques à une personne bègue, telles que « Prends ton temps, parle plus lentement, répète ». Ces conseils peuvent s’avérer gênants ou frustrants pour la personne bègue, en plus de ne pas entraîner une diminution du bégaiement. Le fait de diminuer le débit de parole n’est pas une stratégie aidante pour toutes les personnes bègues, de la même façon que ce ne sont pas toutes les personnes qui bégaient qui parlent plus vite que la moyenne.

  5. Le bégaiement persiste pour toute la vie, il n’y a rien à faire pour le traiter. FAUX. Le pronostic est généralement favorable lorsque le bégaiement est pris en charge à l’âge préscolaire. Les enfants qui bégaient peuvent atteindre une fluidité normale suite au traitement orthophonique. Le programme Lidcombe, un traitement élaboré en Australie et fondé sur des données probantes, est traditionnellement utilisé au Québec avec des jeunes d’âge préscolaire (entre 3 ans ½ et 6 ans), mais il peut être appliqué aussi avec des enfants d’âge scolaire et des adolescents de 7 à 12 ans.

    Il s’agit d’une approche comportementale, c’est-à-dire qu’on ne montre pas à l’enfant une nouvelle manière de parler, mais on utilise plutôt des renforcements positifs de la fluidité (commentaires au sujet de la parole) pour que ce comportement se généralise. L’orthophoniste guide les parents dans l’application et la progression du traitement. Beaucoup de jeunes traités en bas âge ne présenteront plus de bégaiement plus tard et ne se rappelleront même plus qu’ils ont déjà bégayé! Dans d’autres cas, le bégaiement peut disparaître naturellement, sans intervention, dans les 6 à 12 mois suivant son apparition. C’est pourquoi plusieurs recherches démontrent que l’on retrouve un problème de bégaiement, dans la population, chez environ 5% des enfants, mais seulement 1% des adultes. Ces chiffres sont sensiblement les mêmes partout à travers le monde, dans toutes les cultures. Cependant, à partir de l’adolescence, il est plus ardu de traiter le bégaiement. Le traitement du bégaiement chez l’adolescent ou l’adulte est souvent plus exigeant et bien que des progrès soient possibles, le pronostic est moins favorable, car souvent, beaucoup d’émotions négatives sont associées au bégaiement. La stabilité de la fluidité atteinte est difficile à maintenir.

Pour en savoir davantage sur le bégaiement

> L’Association des Jeunes Bègues du Québec (AJBQ) a pour mission d’informer la population au sujet du bégaiement et d’offrir du soutien aux jeunes ayant un problème de fluidité ainsi qu’à leur famille. L’AJBQ offre des thérapies intensives de fluidité pour les personnes qui présentent du bégaiement, enfants (à partir de 8 ans) comme jeunes adultes. Il est possible d’entrer en contact avec d’autres jeunes qui bégaient.
> Le livre
Mon nom c’est c’est Olivier de Brigitte Marleau (Éditeur Boomerang) est excellent pour aborder le bégaiement avec un enfant.
>
Goodbye bégaiement , conseils pour en sortir et Je bégaie ! Le vidéoblog du bégaiement 2.0 Blogues de personnes bègues qui partagent leurs connaissances et leurs expériences. Les deux blogueurs s’unissent dans un vidéo pour répondre à la question « Guérir du bégaiement, mythe ou réalité? »
> The Stuttering Foundation of America (en anglais)
>
National Stuttering Association (en anglais)
>
Canadian Stuttering Association (en anglais)
> Le film
The King’s speech, qui raconte le combat personnel du père d’Élisabeth II a grandement contribué, en 2010, à sensibiliser la population au bégaiement. Le réalisateur a abordé la relation entre le futur roi George VI et un orthophoniste à qui il a fait appel pour traiter son problème de bégaiement.

http://quebec.huffingtonpost.ca/