Privés de banquise, 35.000 morses se réfugient en Alaska


Une conséquence du réchauffement climatique dans un endroit ou la température devrait  normalement être plus fraiche en été et plus froide en hiver. Cela affecte les mammifères marins qui y vivent
Nuage

 

Privés de banquise, 35.000 morses se réfugient en Alaska

 

Le réchauffement climatique a poussé plus de 35.000 morses à migrer sur la terre ferme. Photo : Corey Accardo / AP

La scène est difficilement perceptible vue du ciel. Cette grande tâche marron coincée entre la plage et les flots représente en réalité une armada de morses, plus de 35.000, réfugiés par défaut sur cette plage au nord-ouest de l’Alaska près de Point Lay. Ils ont été repérés le 27 septembre dernier pendant une étude de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) qui recense chaque année les mammifères marins de l’Arctique.

Les morses se sont échoués sur les côtes de l’Alaska dans la mer des Tchouktches.

Quatre jours avant pourtant, les pinnipèdes n’étaient que 1500 au même endroit, comme l’ont signalé des experts de l’USGS (United States Geological Survey). Les premières observations de rassemblement sur cette plage ont été recensées pour la première fois en 2007. Depuis, le nombre de réfugiés ne cesse de croître chaque année.

Les bébés plus exposés

Des constats anormaux, causés par le réchauffement climatique. La fonte des glaces de l’Arctique a entraîné la hausse de la température des mers d’été, habituellement froides. Les morses du Pacifique qui passent habituellement l’hiver sur la banquise à pêcher dans les eaux peu profondes de la mer de Béring ont dû opter pour la terre ferme, du côté des côtes américaines dans la mer des Tchouktches. Les morses ne sont en effet pas aussi bons nageurs que les phoques et ne pouvaient plus se nourrir dans l’océan Arctique, profond de 3000m. La terre ferme leur facilite la tâche, mais demande également plus d’énergie que sur la glace.

Les scientifiques ne peuvent se prononcer sur l’impact que cette migration pourrait avoir sur le développement ou la mortalité des morses. Les bébés sont pour l’instant les plus exposés, piétinés par le groupe. Selon le Guardian, le gouvernement américain a même demandé aux avions et hélicoptères de ne pas s’approcher trop près des animaux pour éviter les mouvements de panique.

 

Photo : Corey Accardo / AP

Photo : USGS / AP

Photo : Steven Kazlowski / Corbis

http://www.metronews.fr

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