Lettre à la femme qui était derrière moi dans la file du supermarché


Au lieu d’une citation, voilà un hommage d’une dame à une inconnue qui par générosité et sans jugement a payer la note de l’épicerie. On ne sait jamais comme une aide peut changer la vie d’une personne et cette lettre apporte une bonne réflexion sur l’entraide, la compassion.
Nuage

 

Lettre à la femme qui était derrière moi dans la file du supermarché

 

Cet hommage a été publié à l’origine sur le blog d’une femme qui se prénomme Andréa. Nous l’avons traduit pour vous. Si vous décidez de le lire, lisez-le jusqu’à la fin.

Chère madame, qui étiez derrière moi dans la file du supermarché,

Vous ne me connaissez pas. Vous ne savez pas à quoi ressemble ma vie depuis le premier Octobre 2013. Vous ne savez pas que ma famille a connu la misère. Vous ne savez pas que nous avons dû faire face à des choses extrêmement dures. Vous ne saez pas que nous avons été humiliés, rabaissés, destitués.

Vous ne savez pas que j’ai pleuré plus d’un jour sur deux; que je me bats constamment contre la dépression qui veut prendre le contrôle de mon coeur. Vous ne savez pas que la fierté de mon mari a été brisée en morceaux, piétinée. Vous ne savez pas que mes enfants ont dû porter les soucis normalement réservés aux grandes personnes sur leur dos. Vous ne savez pas que leur innocence leur a été arrachée sans aucune raison. Non, vous ne savez rien, rien du tout de cela.

Ce que vous savez, en revanche, c’est que j’ai voulu acheter de la nourriture à mes enfants  et que je n’ai pas pu acheter cette nourriture. Je n’avais aucun argent ni sur moi, ni sur ma carte bancaire. Je n’avais que ma carte SNAP, et la machine était hors-service (Supplemented Nutrition Assistance Program : Programme d’aide à la nutrition, qui fournit une pension alimentaire aux familles à très faible revenu aux Etats-Unis et au Royaume-Uni — NDLR)

Tout ce que vous avez entendu,

c’était moi qui disait « S’il vous plaît…Je vous en prie… Mes enfants ont faim et je n’ai pas d’autre moyen de payer cela. » Vous ne m’avez pas jugée. Vous n’avez pas dit entre vos dents « Peut-être que tu devrais avoir moins d’enfants ! » Vous n’avez pas dit « Vas te trouver un boulot et apprends à te prendre en charge toute seule. »

Vous n’avez pas non plus détourné le regard de gêne, ou de honte pour moi. Vous n’avez eu aucun de ces aprioris.

Ce que vous avez fait, c’est que vous avez payé les 17.38$ de courses pour nous. Vous avez donné à mes enfants des bananes, du yaourt, du jus de pomme, du fromage, et un Ice Tea pour moi. Vous m’avez laissé vous embrasser, vous serrer fort dans mes bras et vous promettre à travers mes larmes que je rembourserai tout cela, un jour. Un jour, je paierai moi aussi le repas de quelqu’un. Ces 17.38 $ n’etaient peut-être pas grand chose pour vous, mais pour nous cela n’avait pas de prix.  En rentrant, mes enfants n’arrêtaient pas de vous couvrir de tous les éloges possibles et imaginables.

Notre « ange déguisé en femme ».

Ils vous ont louée. Ils vous ont bénie. Vous avez restauré un peu de notre foi en l’humanité, que nous avions perdue. Une chose si simple, si petite a changé nos vies.

Vous nous avez peut-être déjà oubliés à l’heure ou j’écris ces lignes, mais nous, nous ne vous avons pas oubliée. Nous n’oublirons pas, jamais. Vous resterez à jamais dans nos coeurs, alors que nous ne connaissons même pas votre nom.

Vous n’avez pas idée à quel point j’éprouve de la gratitude (et de la honte) de pouvoir subsister grâce aux pensions alimentaires du gouvernement. Nous mangeons à notre faim, grâce aux aides sociales. Je suis heureuse que le gouvernement prenne soin de mes enfants. Je n’en suis pas fière pourtant, et j’ai honte. Lorsque je dis aux gens que nous vivons grâce à cela, je le fait de manière défiante, parce que je m’apprête à ce qu’ils me jugent.

Pourtant, seuls quelques personnes vraiment très proche de nous savent pourquoi nous bénéficions de la SNAP. Ils savent que mon mari travaillait dur, et qu’il a été remercié de la compagnie dans laquelle il avait une position de manager, après 17 ans de loyaux services. Ils savent que nous avons dû déménager de notre ancienne maison pour un autre état, seulement pour être laissés à la rue, étant donné que la maison dans laquelle nous avions emménagé était un logement de fonction. Ils savent que mon mari travail à mi-temps, tout en cherchant sans relâche un emploi stable; qu’il passe ses journées à envoyer des c.v et a passer des entretiens d’embauche. Ce n’est pas facile pour un homme de 40 ans de trouver un travail pour nourrir sa famille.

Mais vous, vous ne saviez rien de tout cela. Pourtant, cela ne vous a pas empêchée d’éprouver de la compassion et de la générosité pour une personne que vous n’aviez jamais rencontré auparavant.

À vous, la dame qui etiez derrière moi dans la file du supermarché, vous ne savez pas à quel point nous apprécions cela. Vous n’avez pas idée de l’impact que vous avez eu sur mes enfants. Vous n’avez pas idée. Votre geste était peut être petit, mais pour nous, c’était quelque chose de monumental. Merci.

Merci de ne pas nous avoir jugés. Merci d’avoir donné quelque chose à manger à mes enfants. Merci. Simplement, merci.

Avec toute ma reconnaissance éternelle,

Andréa, la dame qui était devant vous dans la file du supermarché, avec le chariot plein d’enfants qui n’ont désormais plus faim.

http://www.demotivateur.fr

5 réponses à “Lettre à la femme qui était derrière moi dans la file du supermarché

  1. Quelle belle hommage que vous faite à cette Dame.
    Quelle générosité de votre part.
    IL y a des gens qui ne condamne pas les autres, car personne ne peu comprendre tant que tu n`as pas marcher dans ses souliers.
    Moi aussi j`ai croisé des Dames généreuses dans ma vie , pas pour ces dons là .
    Mais une grande générosité .
    Heureuse de voir cette hommage

    Johannejo

  2. La dame derrière d’elle, est-ce qu’elle a reçu cette lettre ? Et… la photo avec le squelette en file, elle ne va avec l’histoire, n’est pas ?
    Cheers,
    Michel 🙂

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s