Top 18 des dessins plus vrais que nature de Marcello Barenghi


Est-ce des objets photographiés ou des dessins ? Voilà, une personne qui sait manier les crayons et la couleur pour dessiner comme si ces objets étaient réels, La vidéo qui accompagne les images montre plusieurs de ces œuvres tout en démontrant son agilité
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Top 18 des dessins plus vrais que nature de Marcello Barenghi

 

Vous qui n’avez pas su dessiner une journée ensoleillée autrement qu’en posant un rond jaune avec des traits autour sur un grand rectangle bleu en haut de la feuille jusqu’à vos 18 ans (peut-être même que vous ne savez toujours pas, d’ailleurs), vous êtes un peu admiratif quand il s’agit d’art pictural.

Eh bien sachez qu’il existe quelque part un italien, Marcello Barenghi, qui réussit l’exploit de dessiner plus vrai que nature. Vous ne nous croyez pas, vos Crayola à la main, bouche bée devant une telle nouvelle ? Eh bien en voici la preuve. Y a même les vidéos pour les plus sceptiques.

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

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    Crédits photo : Marcello Barenghi

Dessine-moi un mouton, Marcel.
Source:
Site de Marcello Barenghi

http://www.topito.com

«Si je meurs ou disparais, publie ça»: il y a un site pour cela maintenant


Je n’ai pas de secret qui risquerait de mettre ma vie en danger, mais, si j’avais de tels secrets, je ne serais pas à l’aise de laisser même crypter des informations cruciales pour ma survie dans un site qui promet d’être très sécuritaire. De plus si, une personne se connecte au temps qu’il aura choisi par exemple 1 fois par mois, et qu’il tombe trop malade pendant le moment prévu alors le secret sera dévoilé. Ce n’est pas très rassurant
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«Si je meurs ou disparais, publie ça»: il y a un site pour cela maintenant

 

Reste à savoir si les potentiels lanceurs d’alerte peuvent faire confiance au service.

Vous détenez des informations confidentielles et vous vous sentez menacé? Un site hébergé par le réseau Tor, Dead Man Zero, prétend offrir la possibilité aux éventuels lanceurs d’alertes d’être assurés que leurs informations soient publiées s’ils sont assassinés, torturés ou emprisonnés, raconte Motherboard. Une idée discutable qui pourrait mettre en péril la sécurité de vos données.

Sur la page d’accueil de Dead Man Zero, à côté d’une photo de Jack Bauer, personnage principal de la série 24h, l’administration du site vous promet:

«Il devrait y avoir des conséquences si vous êtes blessé, emprisonné ou même tué pour avoir tenté de rendre un véritable service à notre société libre [en révélant des informations sensibles]. Vous êtes désormais protégé. Si quelque chose vous arrive, alors vos informations peuvent être rendues publiques.»

Avec toutes les théories du complot qui entourent certains décès médiatisés, le service arrive à point nommé. Le site garantit une utilisation très simple. Tout d’abord, vous téléchargez vos fichiers cryptés avec un mot de passe sur un réseau de stockage en ligne. Ensuite, vous copiez le lien sur Dead Man Zero qui encryptera lui-même le dossier. Vous obtiendrez alors une URL unique pour vous connecter et seulement accessible avec le réseau Tor. Le site est également accessible depuis un smartphone, en supposant que le vôtre puisse accéder à des services cachés sur le darknet. Les utilisateurs sont tenus de payer 0,30 bitcoin à l’inscription, soit 94 euros (selon les taux de change du 23 septembre 2014).

Si vous oubliez de vous connecter une fois par jour, par semaine ou par mois, selon l’option que vous avez choisie, vos documents et votre mot de passe seront publiés sur le site et envoyés à une liste d’adresses e-mails fournie à l’avance. Qu’il s’agisse de journalistes susceptibles de croire assez en vous pour révéler votre histoire, ou de votre avocat.

La rédaction de Motherboard a essayé d’entrer en contact avec les administrateurs de Dead Man Zero, en vain.

Une prise de risques difficilement évaluable

Les lanceurs d’alerte en devenir devraient toutefois faire attention. Premièrement, quelle est la preuve que les administrateurs du site vont tenir leurs promesses? Joseph Cox, auteur de l’article de Motherboard, affirme:

« Une personne qui s’apprête à faire fuiter des informations sensibles est susceptible de s’y connaître en sécurité et serait sans doute plus confiante à l’idée de créer son propre service plutôt que de confier ses données à des tiers.»

A l’instar d’Edward Snowden, qui dispose de son propre «Dead Man service» quoique ce ne soit pas «la meilleure des idées», selon Bruce Schneier, expert en sécurité informatique:

«Je serais plus inquiet que quelqu’un veuille me tuer pour que les documents soient publiés que le contraire. N’importe quelle situation implique des adversaires différents, c’est important d’en tenir compte lorsque l’on développe ce type de systèmes.»

L’idée seule de télécharger les données sur un service de cloud computing pourrait poser un problème aux plus sceptiques. Et cela même si le service recommandé, SpiderOak, emploie une politique de confidentialité stricte qui les empêche d’avoir accès à votre contenu.

Enfin, si les lanceurs d’alerte oublient simplement de se connecter, ils risquent de dévoiler des données qu’ils n’auraient sans doute jamais voulu publier de leur vivant.

Selon Motherboard, à l’interrogation «comment pourrions-nous savoir si le service fonctionne toujours dans (…) dix ans?» classée dans leur Foire à questions, les administrateurs répondent qu’il est impossible d’en être sûr. Mais se veulent rassurants:

« Nous connaissons des personnes qui gèrent des services de haute-sécurité depuis 1993, soit une vingtaine d’années. Il y a donc de bonnes chances pour que vous continuiez de disposer du service dont vous avez besoin. »

http://www.slate.fr

Instruments de torture made in China


Comment peut-on faire du commerce avec des outils de tortures et qui en plus ce marché est florissant à comparer à une dizaine d’années ?
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Instruments de torture made in China

 

Sur cette photo non datée diffusée par Amnistie... (PHOTO ARCHIVES AP/AMNISTIE INTERNATIONALE)

Sur cette photo non datée diffusée par Amnistie internationale, on peut voir des menottes pour les jambes fabriquées en Chine.

PHOTO ARCHIVES AP/AMNISTIE INTERNATIONALE

Agence France-Presse
PÉKIN

La Chine favorise les violations des droits de l’homme dans divers pays d’Afrique et d’Asie en y exportant toute une gamme d’instruments de torture, dénonce mardi dans un rapport Amnistie internationale.

Des matraques électriques aux fers aux pieds, en passant par les bâtons cloutés ou les sièges immobilisant les détenus, plus de 130 entreprises chinoises profitent de ce commerce en plein essor, détaille l’organisation de défense des droits de l’homme.

Ces entreprises, pour la plupart des sociétés d’État, n’étaient qu’au nombre de 28 il y a dix ans.

Certains des articles commercialisés «sont intrinsèquement cruels et inhumains et devraient donc être bannis sur-le-champ», souligne Amnistie.

Ainsi, sept sociétés chinoises proposent dans leur catalogue des bâtons hérissés de pointes métalliques. De tels instruments ont été utilisés par la police au Cambodge et exportés aux forces de sécurité du Népal et de la Thaïlande, selon Amnistie.

Une entreprise nommée China Xinxing Import/Export a indiqué en 2012 avoir des relations commerciales avec plus de 40 pays africains.

Cette société vend notamment des poucettes (menottes à pouces) et des matraques électriques, ce dernier «outil» pouvant être utilisé pour appliquer des décharges extrêmement douloureuses sur des zones corporelles telles que les parties génitales, l’aine, la gorge ou les oreilles.

De telles matraques ont, selon Amnistie, été vues aux mains de policiers au Ghana, en Égypte, au Sénégal ou à Madagascar.

D’autres équipements, qui peuvent avoir une utilisation légitime dans un cadre de maintien de l’ordre – comme des véhicules anti-émeute, du gaz lacrymogène ou des projectiles en plastique – sont vendus à des polices connues pour commettre de graves abus.

«Le système d’exportation vicié de la Chine a permis au commerce de la torture et de la répression de prospérer», déplore Amnistie internationale. «Il est urgent pour les autorités chinoises de réformer de fond en comble leur législation commerciale afin de mettre un terme à ces transferts irresponsables de matériels».

Invité à réagir sur ce rapport, le ministère chinois des Affaires étrangères l’a rejeté en bloc, en accusant Amnistie internationale d’avoir effectué une enquête à charge.

«J’ai le plaisir de vous rappeler que cette organisation internationale fait toujours preuve de partialité envers la Chine, et je doute profondément de l’honnêteté de ce rapport», a commenté Mme Hua Chunying, porte-parole du ministère.

http://www.lapresse.ca

Mauvaise haleine : que faire ?


Il arrive qu’on ait mauvaise haleine causé par la nourriture, et cela ne dure pas très longtemps, mais pour d’autres, c’est un vrai problème. Si les trucs simples ne fonctionnent pas alors mieux vaut demander l’aide à son dentiste
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Mauvaise haleine : que faire ?

 

La mauvaise haleine, également appelée halitose, peut vite devenir gênante pour soi même… et pour les autres ! Voici 4 conseils pour prévenir ou combattre la mauvaise haleine.

Miser sur les herbes aromatiques !

Miser sur les herbes aromatiques !

Le thym

Le thymol est un composé aromatique contenu dans l’huile essentielle de thym, qui permettrait de réduire la plaque dentaire et de protéger des caries ou de la gingivite 1 pouvant être responsables de la mauvaise haleine. Ainsi, l’ESCOP ou l’European Scientific Cooperative on Phytotherapy reconnaît l’usage du thym dans le traitement de la mauvaise haleine.

Utilisation : faire infuser 5 g de thym séché dans 100 ml d’eau bouillante pendant 10 minutes et laisser refroidir. Filtrer ensuite la préparation et de se gargariser à raison de 2 à 3 fois par jour.

Quelques gouttes d’huile essentielle de thym diluées un verre d’eau à utiliser en rince-bouche donneront aussi de très bons résultats sur la mauvaise haleine.

Le persil

Le persil frais diminuerait la persistance de la mauvaise haleine en capturant certains composés sulfurés qui se forment dans la bouche et dans les intestins, surtout après la consommation d’ail ou d’oignon 2. De plus, le persil est un « déodorant » naturel pour la bouche grâce à sa teneur en chlorophylle. De la même façon que pour le thym, il est conseillé de laisser infuser du persil frais, de laisser refroidir, puis de se gargariser avec la préparation, ou de mastiquer simplement un peu de persil frais.

De bonnes habitudes contre la mauvaise haleine !

De bonnes habitudes contre la mauvaise haleine !

La mauvaise haleine peut facilement être évitée grâce à des gestes simples. Il est fortement conseillé de se brosser les dents et la langue au moins deux fois par jour après chaque repas et idéalement, matin, midi et soir (Laissez au travail une brosse à dents avec un tube de dentifrice !).

N’oubliez de changer de brosse à dents tous les 3 ou 4 mois. Et, bien que ce ne soit pas toujours un réflexe, la soie dentaire (fil dentaire) est à utiliser une fois par jour pour retirer les aliments coincés entre les dents et éviter le développement de bactéries.

Pensez à boire 1,5 à 2 L d’eau par jour pour assurer l’hydratation de la bouche. En cas de bouche sèche pouvant être responsable d’une mauvaise haleine, sucer des bonbons sans sucres ajoutés peut être une bonne alternative puisque cela permet de stimuler la production de salive.

Attention : la consommation d’alcool, de café ou de tabac est déconseillée en cas de mauvaise haleine ou pour la prévenir.

Enfin, consultez un dentiste régulièrement, une à deux fois par an pour des soins éventuels et pour un détartrage régulier.

Attention aux problèmes bucco-dentaires…

Attention aux problèmes bucco-dentaires…

Avant de se ruer sur des gommes à mâcher à la menthe pas toujours bonnes pour la santé ou sur des dentifrices « effet fraîcheur » dont l’efficacité n’est pas toujours prouvée, une consultation chez un dentiste peut permettre d’identifier simplement la source de la mauvaise haleine. Le plus souvent, ce sont les bactéries présentes sur la langue ou les dents qui produisent ces mauvaises odeurs. Mais des problèmes bucco-dentaires dont on ignore la présence, comme des caries négligées qui évoluent en abcès ou une gingivite (= inflammation des gencives), peuvent également en être responsables. Si vous n’avez aucun problème bucco-dentaire, le dentiste pourra tout de même réaliser un détartrage afin d’éliminer le tartre, qui peut lui aussi être à l’origine d’une halitose.

La mauvaise haleine peut cacher un autre problème…

La mauvaise haleine peut cacher un autre problème...

La mauvaise haleine peut être passagère et causée par des problèmes bénins, comme une sinusite, un rhume ou des brûlures d’estomac. Néanmoins, elle n’est pas à traiter à la légère car en plus d’être un facteur de gêne pour vous et votre entourage, elle peut aussi être le symptôme d’une pathologie plus grave comme une insuffisance des reins ou du foie, certains cancers ou un diabète. Il convient donc d’être vigilant en cas de mauvaise haleine persistante et de ne pas hésiter pas à en parler rapidement à votre médecin.

http://www.passeportsante.net/

Le Japon produirait un ascenseur vers l’espace


Je peux comprendre l’engouement de développer des technologies pour l’espace, mais à quel prix ? Tout cet argent mit dans ce projet qui peut-être fonctionnera un jour, alors que la Terre a besoin qu’on en prenne soin, que des maladies n’ont toujours pas de traitement, que des gens n’ont pas le droit a l’éducation et le manque de besoin essentiels parmi les pays les plus pauvres
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Le Japon produirait un ascenseur vers l’espace

 

Le Japon produirait un ascenseur vers l'espace

Photo Fotolia

Une entreprise japonaise a un projet qui frappe l’imaginaire: avoir un ascenseur qui fonctionnera dans l’espace d’ici 2050.

Le géant de la construction Obayashi veut ainsi révolutionner le voyage dans l’espace et transformer l’économie.

Son ascenseur aurait une portée de 96 000 kilomètres. Des voitures propulsées par des moteurs magnétiques transporteraient les gens vers une station internationale à un coût beaucoup plus bas (200 $ par kilo au lieu de 22 000 $) que les navettes et fusées.

Le trajet prendrait sept jours avec 30 personnes.

Le projet serait réaliste en raison du développement de la nanotechnologie au carbone, qui est plus robuste que l’acier, avance Obayashi. La production d’un câble assez long serait faisable en 2030.

http://fr.canoe.ca

Dans les filets de la sextorsion


Que ce soit Facebook, Avatar, le sextage, qui lui peut devenir le sextorsion, par des prédateurs qui veulent de l’argent sinon, ils font circuler la vidéo compromettante qu’ils ont réussi à prendre avec une grande manipulation d’un jeune a jouer un jeu sexuel qui probablement n’aurait jamais fait dans des conditions normales … et évidemment l’éternelle cyberintimidation, nos jeunes sont des victimes faciles et il est important d’en parler avec eux et de leur donner des ressources en cas de problèmes
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Dans les filets de la sextorsion

 

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des...

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des ados inquiète le Centre canadien de protection de l’enfance qui enregistre une hausse importante des dénonciations.

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

(Québec) Le Centre canadien de protection de l’enfance sonne l’alarme. Les jeunes d’ici sont la cible d’organisations criminelles étrangères, probablement africaines, qui tentent de les extorquer, de les «sextorquer». Et ce n’est qu’un des périls qui guettent les enfants et les ados, bien candides en pianotant sur leurs claviers, sur leurs cellulaires dernier cri…

La «multiplication des cas de sextorsion» impliquant des ados inquiète le Centre canadien de protection de l’enfance qui enregistre une hausse importante des dénonciations.

«Dans le dernier mois seulement, on a reçu quelques dizaines de signalements concernant des jeunes qui se sont fait prendre à ce piège-là», avance le porte-parole francophone, René Morin. «C’est quelque chose qui nous préoccupe depuis quelques semaines, la multiplication des cas de sextorsion pour les jeunes. […] Ces gens opèrent de l’étranger pour s’en prendre aux adolescents de chez nous.»

Des garçons et des filles dans le pétrin, déboussolés, se font menacer. La scène ressemble à ceci :

«Si tu ne nous envoies pas de l’argent, on transfère ta vidéo, celle où on te voit nu, celle où tu te livres à des gestes sexuels. Tes amis, ta famille, peut-être même tes profs et ton patron vont la recevoir.»

Généralement, on leur réclame entre 200 $ et 900 $.

Le site Cyberaide.ca recueille les signalements des internautes dégoûtés par de présumés cas d’exploitation sexuelle d’enfants. Mis en ligne par le Centre canadien de protection de l’enfance, il reçoit quelque 2200 plaintes par mois.

«C’est énorme!» balance M. Morin.

Dans le lot, on avait l’habitude de dénombrer un ou deux cas de cyberextorsion par semaine. L’objectif du criminel était souvent d’obtenir, sous la menace, des images plus osées de la victime, pour sa collection privée.

De plus en plus nombreux

Depuis quelques semaines, on observe toutefois un changement: les dossiers sont de plus en plus nombreux et les malfaiteurs veulent de l’argent. Un indice qu’un réseau criminel installé en Afrique ou en Asie mène peut-être la charge, analyse René Morin.

L’arnaque serait fréquente dans l’univers adulte. «C’est un phénomène qui n’est pas nouveau. Des tas d’adultes se font prendre.»

Le Centre canadien de protection de l’enfance observe toutefois avec crainte le virage jeunesse des «brouteurs» – c’est le nom affublé aux arnaqueurs en France et en Afrique de l’Ouest.

Le scénario. Un ado se fait aborder par un autre «jeune» sur les réseaux sociaux. Une relation se développe. Le malfaiteur, sous sa fausse identité, propose alors rapidement de poursuivre les échanges sur un service d’appel vidéo, comme Skype ou FaceTime.

«Ils sont conduits à s’exhiber sans savoir que ce qu’ils font à la caméra est en train d’être enregistré.»

Quelques jours plus tard, un individu contacte l’ado attiré dans ses filets. La victime apprend que ses actes sexuels ont été immortalisés. Il est piégé, se sent impuissant, ne veut surtout pas en parler à ses parents.

Sensibilisation

«Les parents doivent rappeler sans cesse aux ados qu’il est risqué de se livrer à des actes sexuels sur Internet et que les images peuvent être utilisées contre eux», prévient le Centre canadien de protection de l’enfance, dans une communication écrite.

«La vidéo en direct, combinée à la curiosité sexuelle des jeunes, rend les jeunes particulièrement vulnérables à la sextorsion et à la coercition. Les parents doivent savoir que cela peut arriver à n’importe quel ado.»

Que faire s’il est trop tard?

«Ne pas verser l’argent qui leur est demandé.»

Il ne faut pas faire confiance au criminel, répond René Morin. Ne pas penser qu’en décaissant, on achètera la paix. Reste à faire face, à porter plainte et à essayer de faire effacer les images. On cesse toute communication avec le criminel en le bloquant sur tous les réseaux. Puis on désactive les comptes ayant servi à communiquer avec l’arnaqueur. On en parle à un adulte et on communique avec les policiers et Cyberaide.ca. Quelques pistes ici : www.aidezmoisvp.ca

On trouve également une fiche pour les parents sur http://www.cyberaide.ca, intitulée Comment aborder l’extorsion sur Internet avec des ados. On se rend sur le site, on clique sur l’onglet «Sécurité Internet». Choisissez la section «Pour les ados». Plusieurs documents y sont offerts.

Intimidation

Armé d’un clavier

«L’intimidation peut avoir des conséquences graves.»

 Des ados se sont suicidés parce que leur estime s’était étiolée à coup de messages haineux sur les médias sociaux.

Devant leur clavier, les jeunes se sentent anonymes, se sentent totalement détachés, observe l’agente Marie-Ève Painchaud, affectée aux communications du Service de police de la Ville de Québec.

«Ils ne réalisent pas la portée.»

Que les insultes soient balancées au visage de la victime ou que les commentaires désobligeants soient publiés en ligne, l’effet dévastateur est le même, fait remarquer Mme Painchaud.

Avant de proférer des menaces ou de déprécier, photo à l’appui, un camarade de classe, mieux vaut prendre une pause : face à face, dans le blanc des yeux, lui dirais-tu?

La parole, les écrits, deviennent une arme. La répétition des insultes mine la victime. La détresse est réelle, note Mme Painchaud.

Pour que ça cesse, elle invite à la dénonciation. Pas seulement les victimes, tous les témoins silencieux aussi.

Selon l’organisme Jeunesse, J’écoute, «la plupart des témoins ne font rien lorsqu’ils voient de l’intimidation».

Pourtant, «60 % du temps, l’intimidation cesse dans les 10 premières secondes lorsque des témoins interviennent», lit-on sur le site Web.

La cyberintimidation est particulièrement insidieuse, ajoute la Gendarmerie royale du Canada.

«Contrairement à l’intimidation traditionnelle, la cyberintimidation suit sa victime en tout temps, de l’école au centre commercial et jusqu’à la maison, où la victime serait à l’abri de l’intimidation traditionnelle», explique-t-on en ligne, sur une page dédiée à cette problématique. «Les jeunes qui sont victimes d’intimidation sont plus susceptibles de souffrir de maux de tête et de ventre, de dépression et d’anxiété. Les problèmes de santé mentale associés à l’intimidation peuvent troubler la victime pendant de nombreuses années.»

Si tu es victime, ne réponds pas. Conserve les preuves et parle à un adulte. Tu peux contacter Jeunesse, J’écoute au 1 800 668-6868. Il y a aussi des informations pertinentes ici : www.aidezmoisvp.ca. Ensuite, on demande au fournisseur du service téléphonique de bloquer le harceleur et on écrit à Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux pour que ses comptes soient fermés. On avertit également l’école et les policiers.

Sextage (sexting)

 

«C’est en train de prendre des proportions démesurées.»

Le sextage foisonne :

«C’est en train de prendre des proportions démesurées.»

Deux ados se fréquentent, s’amourachent. Mais l’idylle s’effondre, il y a rupture. Et il y a ces photos sexuelles échangées par les amants, stockées. Un matin, un des coeurs brisés envoie les plus osées à ses amis, qui transfèrent aussitôt à tous leurs amis, qui s’empressent de faire suivre…

«Ça se voit couramment dans les écoles du Québec. C’est un problème qui prend de court les familles, les jeunes, les écoles et les corps policiers», explique le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin. «Ça vient avec la popularité des téléphones intelligents.»

«Lorsque des images intimes de vous-même sont en circulation sur Internet, vous perdez le contrôle», enchaîne-t-il.

Du jour au lendemain, des dizaines d’élèves, voire des centaines, se promènent avec vos photos, vos vidéos, dans leur poche.

«Psychologiquement, ça peut être très, très dur.» Certains jeunes craquent, se suicident.

Dans le feu de l’action, les victimes s’effondrent en pensant aux conséquences sociales de la diffusion de leur intimité, ajoute M. Morin. Elles ne pensent pas à l’aspect légal, elles ne pensent pas à contacter Facebook pour faire retirer ces photos de pornographie juvénile. Car c’est souvent de la pornographie juvénile.

L’ancien amoureux qui diffuse pourrait se retrouver dans de beaux draps.

«Les jeunes ne réalisent pas qu’ils deviennent eux-mêmes des producteurs de pornographie juvénile.»

«Il est illégal de produire, posséder ou distribuer de la pornographie juvénile», acquiesce Marie-Ève Painchaud, agente aux communications du Service de police de la Ville de Québec. «À partir de 12 ans, ils peuvent être reconnus coupables.»

Pris dans le tourbillon? Il faut en parler à un adulte, à ses parents. Et pour savoir comment faire cesser la diffusion, comment faire retirer une photo ou une vidéo des sites sociaux populaires, comment déposer une plainte, comment prendre soin de soi durant la tempête: http://www.aidezmoisvp.ca ou Jeunesse, J’écoute 1 800 668-6868.

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Mon «ami» de jeu en ligne veut me rencontrer

La popularité des jeux vidéo en ligne est grandissante chez les internautes. Et là où on retrouve beaucoup de mineurs, quelques prédateurs chassent.

L’activité semble banale : un jeune met son casque d’écoute, se branche sur la Toile pour y retrouver ses amis de jeu. Mais ces «amis», aux noms fort inventifs, ne reviennent pas tous de l’école. Selon les dernières données disponibles auprès du CEFRIO, un centre de recherche et d’innovation, environ 36 % des internautes adultes sont adeptes de jeux en ligne.

Dans la capitale, treize policiers sillonnent les écoles. Durant leurs rencontres avec les jeunes, un message:

«Ne pas donner de renseignements personnels, ne pas rencontrer les autres joueurs», explique Marie-Ève Painchaud, agente aux communications du Service de police de la Ville de Québec. On ne sait pas qui se cache derrière l’avatar, le pseudonyme.

Du haut de leur adolescence, les jeunes ne saisissent pas tout le danger potentiel. Les policiers doivent leur rappeler qu’il est aisé de modifier son identité, de se bâtir un profil imaginaire.

«On peut faire face à des gens mal intentionnés.»

Les conseils de l’agente Painchaud: ne pas utiliser de pseudonyme qui donne son âge afin d’éviter de devenir une cible, ne pas donner d’informations personnelles aux autres joueurs sans en parler à un adulte de la maison. Surtout, toujours avertir ses parents si on planifie une rencontre avec ses «amis» et s’assurer d’y être accompagné. Ne pas y aller seul.

«On ne sait jamais à qui on a affaire», renchérit le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin. Toute personne qui a un attrait sexuel pour des enfants va se tourner vers des endroits où se regroupent les jeunes. On en retrouve chez les bénévoles d’équipes sportives, par exemple. Et maintenant dans le cyberespace, sur les sites de réseautage les plus populaires. «Ce qui se passe sur Internet est un peu le miroir de ce qui se passe dans la vie.»

Facebook

Ma vie, ce livre ouvert

«Les jeunes dévoilent sans souci une quantité phénoménale d’informations à leur sujet au vu et au su de tous. Ça les expose considérablement à des dangers qu’ils ne soupçonnent même pas.»

Quand la popularité se mesure en nombre d’amis sur Facebook, on comprend que plusieurs jeunes les accumulent à un rythme accéléré : ils acceptent «un peu n’importe qui», observe le porte-parole francophone du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin.

Le problème, c’est que les 3000 abonnés voient tout. Ces relations reçoivent les publications du jeune, peuvent en apprendre beaucoup sur ses intérêts, ont accès à ses autres «amis».

Le cyberprédateur reste à l’affût, guette les signes de vulnérabilité. Un jeune criant sa solitude sur les médias sociaux, par exemple.

«Il y a un conditionnement pour gagner sa confiance, sexualiser lentement les échanges, puis banaliser la question du sexe adulte-enfant…»

Le printemps dernier, nous avions d’ailleurs relaté le stratagème élaboré par un conseiller en assurances de Cap-Rouge, père de deux petits, pour séduire sept enfants de 10 à 12 ans sur Facebook. Il avait utilisé trois identités fictives de jeunes pour tisser des liens intimes, avoir une relation sexuelle avec une fille prépubère.

René Morin recommande donc aux jeunes de n’accepter comme amis que les personnes qu’ils connaissent dans la «vraie» vie.

L’agente Marie-Ève Painchaud, du Service de police de la Ville de Québec, rappelle l’importance de modifier ses paramètres de confidentialité dans les réseaux sociaux virtuels. Cela permet de déterminer qui peut voir les informations diffusées. Tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit néanmoins de lieux publics : «Il faut rester prudent.»

http://www.lapresse.ca