Parole d’enfant ► Gaffes d’enfants, malaises de parents!


Pour une fois, Parole d’enfant, serait quelques témoignages de parents qui ont été mal à l’aise. Ceux qui ont des enfants ont sûrement vécu un moment gênants par une parole mal placée en public ou qu’ils ont dit ce qu’ils pensaient tout haut. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Mais certains ont mal pris les réflexions et d’autres ont même rit avec l’enfant …
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Gaffes d’enfants, malaises de parents!

 

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Photo : Shutterstock

 

Marie-Claude Marsolais, Coupdepouce.com ,
 

Aussi mignons soient-ils, les enfants sont très doués pour nous mettre dans l’embarras en public! Voici quelques anecdotes de parents toutes plus drôles les unes que les autres!

«Tous mes enfants ont déjà fait des trucs drôles. Une fois, lorsqu’une personne de petite taille est passée à côté de nous, ma fille, avec son air désolé, lui dit bien fort: «Tu aurais vraiment dû manger tes croûtes, toi!» Nathalie Gauthier

«Un de mes garçons m’a déjà fait bien honte dans une salle d’attente. Il avait environ trois ans. À l’époque, nous étions propriétaires d’une ferme laitière, et nos vaches avaient des noms plutôt que des numéros. L’une d’elles s’appelait Thérèse. Un jour, alors que nous attendions à la clinique médicale, une dame s’adresse à mon petit garçon et lui demande son prénom. Après lui avoir répondu, mon fils lui demande le sien. Elle se nommait Thérèse. Mon garçon, tout surpris, se tourne alors vers moi et me dit devant la dame: ‘‘Mais… c’est un nom de vache, ça! » Quel malaise! La dame était insultée et moi, j’ai dû lui expliquer pourquoi il avait dit ça!» Carole Bourbonnais

«J’attendais avec ma fille de cinq ans à la caisse de l’épicerie quand elle a soudainement eu le réflexe d’empoigner le rebord de ma robe et de la relever d’un coup jusqu’à ma taille. Je n’ai plus jamais remis de string depuis cet épisode!»Sophie Anctil

«Ma fille de deux ans et moi étions dans l’autobus. Un Juif est venu s’asseoir devant nous. Sans que je puisse le prévoir, ma fille a tiré les deux boudins de l’homme, qui ballottaient avec le mouvement de l’autobus. Elle a tellement ri que tous les gens se sont mis à rire, même le monsieur aux boudins. Encore aujourd’hui, après 37 ans, j’entends le rire de ma fille.»  Michèle Émond

«Heureusement, son commentaire a été fait en privé, mais je me suis souvent questionnée à savoir à qui elle avait répété cette histoire. En fait, comme j’étais monoparentale, j’attendais toujours qu’elle soit endormie avant de sauter dans la douche. Un soir, vraiment très fatiguée, j’ai reporté ma douche au lendemain matin. On s’est levées tranquillement le samedi et, quand je lui ai dit que j’allais dans la douche, elle m’a répondu: « C’est la première fois que tu te laves! » Elle ne m’avait jamais entendue prendre une douche, donc pour elle, je ne me lavais jamais.»  Michèle Masson

«Pendant que j’attendais chez la coiffeuse avec mon fils, qui avait cinq ans à l’époque, une dame arrive à la caisse pour payer. Mon fils la pointe en riant et dit: « Regarde, maman, la madame a vraiment besoin d’une coiffure! »»  Christine Dugal

«On attendait dans une salle, et un monsieur, qui devait avoir des problèmes de transpiration, dégageait une odeur abominable. Mon fils de trois ans s’est exclamé haut et fort: « Pouah! Il pue, le monsieur! Hé! monsieur, va prendre une douche! » Je ne vous dis pas le malaise extrême que cela a créé! Tellement que nous sommes sortis de la salle!»  Marilyne Gigoux

«Nous sommes dans le métro, ma mère, mon frère et moi. Maman porte une perruque et, naturellement, dessous, ses cheveux sont tous attachés avec des pinces à cheveux. Pendant que le métro roule, mon frère tire sur la perruque de ma mère et dit à tout le monde: « Regardez! Ma mère a deux cheveux! » Inutile de dire que nous sommes sortis à la station suivante!» – Nathalie Deschênes

«Mes enfants ne laissent pas leur place, mais la palme du malaise revient sans contredit au neveu d’une copine… Nous étions au salon funéraire, où la grand-maman du petit mousse en question était exposée. Une tantine, souffrant d’embonpoint, retenait l’attention de petit mousse. Il s’est dirigé vers elle, le doigt tendu droit devant et l’a enfoncé dans la bedaine de la tantine, encore, encore et encore, jusqu’à ce que presque toute sa main soit cachée. Il l’a laissée là, a regardé tantine droit dans les yeux en lui disant: « Oh… grosse, toi! Très grosse, toi! Pourquoi toi si grosse? » Malaise, dites-vous?»  – Karine Charbonneau

«Je suis à l’épicerie en file pour passer à la caisse, et mon fils de quatre ans est dans le panier et tente désespérément de toucher une dame noire en avant de nous. J’ai beau reculer le panier, mais il réussit à la toucher et avec un grand sourire s’exclame: « Maman, la madame est en chocolat. » Moi, je ne l’ai pas trouvé drôle, mais la dame concernée a bien ri!» Claudie

«Mon fils mélange parfois le sens des mots. Quand, au printemps, on est sortis sans manteau pour la première fois après le très, très long hiver, il disait « tout nus » au lieu de « sans manteau ». À la garderie, il a dit « Avec maman, on est sortis dehors tout nus! »» Geneviève Poupart

«Mon fils de quatre ans, à l’épicerie: « Regarde, maman, comme la madame a de beaux cheveux! Elle est un peu grosse, mais elle est belle pareil! »» Geneviève Boisclair

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Une justicière à moto nettoie les rues de Moscou et crée le buzz


Je ne sais pas si c’est une publicité promotionnelle, ou si c’est une initiative personnelle pour faire prendre conscience des déchets laissés sur la voie publique ou les trottoirs, elle a le mérite d’un message clair .. Mais peut-être un peu risqué pour elle, mais heureusement qu’une moto peut se faufiler partout
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Une justicière à moto nettoie les rues de Moscou et crée le buzz

 

INSOLITE – Une motarde russe est devenue la coqueluche de YouTube ces derniers jours. Sa première vidéo a récolté près de 9,5 millions de vues en trois jours.

Visiblement révoltée par les automobilistes qui jettent leurs détritus dans la rue, cette anonyme a décidé de nettoyer les rues de Moscou… à sa façon. À moto, une caméra vissée sur son casque, cette justicière poursuit les automobilistes et leur rend les déchets qu’ils ont jetés sur la chaussée.

Des mégots de cigarettes, une bouteille de soda, le sac du fast-food à emporter… Celle que les internautes surnomment « Super Woman » ne laisse rien passer.

Alors que la vidéo rencontre une audience démesurée à l’international – elle est actuellement la vidéo la plus consultée chez les utilisateurs américains de YouTube – certains spectateurs pensent qu’il s’agit d’une opération promotionnelle pour une série russe nommée « Fizruk ». Les fans de la série ont en effet reconnu la Jeep noire de l’acteur Dmitry Nagiev et la plaque d’immatriculation serait la même que dans la série.

http://www.huffingtonpost.fr

Et si sa maladie était invisible ?


Les maladies chroniques ne sont pas évidentes à gérer, et probablement plus quand elles ne sont pas visibles pour son entourage. Car ce qui est aussi frustrant, c’est quand la personne n’est pas cru, qu’on croit qu’elle fabule sur les douleurs, pour chercher l’attention, ou par paresse !!!
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Et si sa maladie était invisible ?

Et si sa maladie était invisible?

PAR LUCIE TURGEON  | PHOTO: SHUTTERSTOCK

 

Certaines affections ne sont pas perceptibles pour le monde extérieur. Les personnes atteintes ont alors beaucoup plus de difficulté à faire reconnaître leur souffrance par leur entourage.

Fibromyalgie, syndrome de la fatigue chronique, migraine, acouphènes… Nombreuses sont les affections qui ne présentent pas de «traces visibles» pour l’entourage, mais qui constituent un réel handicap pour les personnes qui en souffrent. Ces dernières se trouvent confrontées à l’incompréhension des autres, mais aussi à leurs préjugés.

«Quand quelqu’un a une jambe amputée, tout le monde accepte son handicap, explique le psychiatre Brian Bexton. Mais quand il n’y a pas de preuve en dehors de ce que la personne nous raconte, c’est plus difficile de la comprendre et, surtout, de la croire, car elle n’a pas l’air souffrante.»

Souffrir en silence

Incompréhension, suspicion, préjugés et moqueries font partie de la réalité des personnes qui sont atteintes.

«Comme leur problème n’est pas visible à l’œil nu, il est plus difficile pour ces personnes d’avoir le soutien, l’empathie et la reconnaissance de leur entourage, renchérit la psychologue Stéphanie Léonard. Or, ces facteurs contribuent à faire en sorte que les gens se sentent mieux.»

L’incompréhension peut amener les malades à s’enfoncer davantage dans leur souffrance.

«Ces personnes vont même avoir tendance à se remettre en question et à se demander si elles n’exagèrent pas», poursuit la Dre Léonard.

Pourtant, ces affections sont réelles et ont des conséquences négatives dans la vie quotidienne de ces gens.

«Il y a beaucoup d’éducation à faire pour faire connaître et accepter ces handicaps, d’où l’importance d’en parler», affirme le Dr Bexton.

La fibromyalgie

En 2008, Christine Cayouette a reçu un diagnostic de fibromyalgie, affection qui se caractérise principalement par la présence de nombreux points douloureux sur le corps ainsi que par un état de fatigue persistant. Elle sentait que quelque chose clochait depuis 2005.

«Il m’a fallu plusieurs consultations médicales pour comprendre ce qui m’arrivait.»

Cette affection est extrêmement difficile à diagnostiquer, parce qu’il n’existe pas d’analyse biochimique ni d’examen permettant de la reconnaître de manière certaine. De plus, les nombreux symptômes (douleur diffuse, fatigue, trouble du sommeil, raideurs matinales, maux de tête, troubles intestinaux) qui y sont associés et sa ressemblance avec d’autres affections (syndrome de la fatigue chronique, syndrome du côlon irritable, migraines) complexifient grandement  le diagnostic.

Pas dans la tête

«Avant de recevoir le diagnostic, je pensais que c’était dans ma tête», souligne Mme Cayouette.

Elle a toutefois très vite réalisé que cette maladie, qui touche environ 3 % de la population, dont une majorité de femmes, est méconnue et mal comprise. Elle entend souvent des remarques du genre: «Fais un effort!» ou «Donne-toi  un coup de pied dans le derrière!».

«On porte un double fardeau, car, en plus de la maladie, on affronte le jugement des autres.»

Pour inverser la tendance, elle a décidé de faire connaître la fibromyalgie.

«Ce n’est pas en nous taisant qu’on va aider les gens à mieux comprendre cette affection.»

Elle recommande d’ailleurs  aux personnes aux prises avec la maladie de rencontrer d’autres gens vivant la  même chose pour obtenir de l’écoute et de la compréhension.


Association québécoise de la fibromyalgie,
aqf.ca

Le syndrome de la fatigue chronique (SFC)

En 2007, Claudine Prud’homme a appris qu’elle souffrait d’encéphalomyélite myalgique (EM), maladie mieux connue sous le nom de syndrome de la fatigue chronique (SFC). Au Québec, environ 1,4 % de la population, principalement des femmes âgées de 25 à 45 ans, est aux prises avec cette affection.

«Au début, aucun des médecins consultés ne savait ce que j’avais.»

Elle éprouvait une fatigue persistante, des douleurs musculaires généralisées, des difficultés à dormir et des problèmes de mémoire et de concentration.

«Plus les semaines passaient, plus j’avais de la difficulté à exercer ma profession de vétérinaire.»

On a fini par lui diagnostiquer une dépression, ce qui est souvent le cas pour les personnes atteintes de cette affection. Convaincue qu’elle ne souffrait pas de dépression, elle a fait ses propres recherches et a fini par soupçonner qu’elle était atteinte d’EM.

Un mal silenceux

Après des mois de détresse, elle a enfin reçu un diagnostic. Les médecins spécialistes ont mis un nom sur le mal qui la rongeait. Comme il n’existe pas de traitement curatif pour ce syndrome, elle a dû apprendre à vivre avec la maladie.

«J’ai abandonné ma carrière et réduit au minimum mes activités sociales.»

Le simple fait d’aller à l’épicerie la plonge dans un état d’épuisement total.

«Au début, mon entourage ne comprenait pas ma maladie. Il a fallu que j’explique en détail en quoi elle consistait.»

Aujourd’hui, sa famille et ses proches comprennent mieux, mais elle doit souvent leur rappeler ses limites.

«Les gens surestiment ce que je suis capable de faire, car je n’ai pas l’air malade.»

Elle s’estime toutefois privilégiée d’avoir le soutien de sa famille, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes atteintes d’EM.

«Il y a des personnes qui perdent tout, leur famille, leur conjoint et leur travail, parce que les gens ne connaissent pas suffisamment la maladie.»  

Association québécoise de l’encéphalomyélite myalgique (AQEM), aqem.org

La migraine

Migraineuse depuis l’enfance, Barbara Levine a vu ses maux de tête s’aggraver à la suite d’un accident de voiture.

«Je suis passée de trois ou quatre migraines par mois à une à six par semaine.»

Bien plus qu’un simple mal de tête, la migraine est une maladie invalidante qui se caractérise par des «crises» pouvant durer de 4 à 72 heures. Lors de ces crises, l’intensité de la douleur est tellement importante que la personne migraineuse est incapable de fonctionner normalement.

«Toute ma vie tourne autour de la migraine!» 

En effet, celle-ci doit souvent décommander une activité ou encore quitter subitement l’endroit où elle se trouve en raison d’une crise migraineuse, cette dernière étant impossible à prévoir.

«Je ne peux rien planifier, et quand je dis oui, il se peut que je doive annuler à la dernière minute à cause d’une migraine.» 

Vivre avec l’incompréhension des autres Mme Levine se heurte souvent à l’incompréhension des autres.

«Les gens ne comprennent pas que ce n’est pas un mal de tête qu’on règle en prenant de l’acétaminophène. Le plus frustrant, c’est quand ils me disent quoi faire pour faire passer ma migraine, comme boire un verre d’eau!»

La gravité de cette affection n’est pas reconnue par la population.

«Chaque fois que j’ai un nouveau patron, je suis nerveuse, car je ne sais pas comment il va réagir par rapport à mes crises. Au travail, je suis sûre qu’il y a des gens qui pensent que c’est une excuse pour moins travailler.»

Elle ressent d’ailleurs beaucoup de pression pour ne pas avoir de migraines.

«J’ai peur de décevoir les gens, d’être étiquetée comme paresseuse ou inefficace.»

Association québécoise de la douleur chronique, 1 855 DOULEUR ou douleurchronique.org

Les acouphènes

En 1998, à la suite d’une méningite, Marie-Claire Paul est demeurée sourde de l’oreille droite.

«Depuis, j’ai des acouphènes dans mon oreille sourde.»

On estime qu’environ 1 personne sur 10 est atteinte de cette affection. Les acouphènes sont des sons parasites qu’une personne entend, mais qui ne proviennent pas d’une source extérieure.

«Au début, c’était très difficile à vivre, surtout que j’enseignais à des enfants de première année.»

Le cerveau de ceux qui ont des acouphènes doit en effet travailler plus fort pour focaliser sur la personne qui leur parle.

 «De plus, comme je suis sourde d’une oreille, je ne reconnais pas la provenance des sons. Je pensais qu’un enfant me parlait à gauche alors qu’il était situé à droite!»

Malentendus

Non seulement Mme Paul a dû s’adapter à son handicap, mais il a fallu qu’elle affronte l’incompréhension et les préjugés.

«Des gens croient qu’on est fou parce qu’on entend des bruits dans nos oreilles, mais c’est qu’ils ne connaissent pas les acouphènes. Il faut aussi que je leur rappelle que je n’entends pas bien en raison de ce problème.»

Les gens ont tendance à l’oublier, étant donné que son handicap est complètement invisible.

«Je dois toujours entendre un bruit de fond, pour pouvoir focaliser sur autre chose que ces bruits dans ma tête.»

Rencontrer des personnes qui vivent le même problème l’a beaucoup aidée.

«Cela m’a permis de comprendre que c’est possible de vivre avec ce handicap.»

Acouphènes Québec, acouphenesquebec.org

http://www.moietcie.ca

Abolir les devoirs pour mieux réussir


Au début, j’avoue avoir été septique, mais si la façon d’enseigner est adapter par l’absence des devoirs au primaire, pourquoi pas ! Il semble que les résultats sont très positifs et rien n’empêche à l’enfant de faire des devoirs en cas de besoin. Un bémol. Le secondaire !! Une transition a la dernière année du primaire pour des devoirs obligatoires de façon progressive serait peut-être une bonne chose
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Abolir les devoirs pour mieux réussir

 

Plutôt que d’apprendre des leçons par coeur, tous les élèves de l’école de la Passerelle doivent se plonger le nez dans un livre chaque soir.

Chaque soir, plutôt que de noircir des pages de cahiers d’exercices, Olivier passe une vingtaine de minutes à lire des bandes dessinées. Comme la plupart de ses camarades de classe, il est bien heureux de repartir à la maison avec un sac d’école qui n’est pas plein à craquer.

«C’est une bonne chose, parce qu’on travaille toujours à l’école, alors ça nous donne plus de temps pour faire d’autres choses», lance cet élève de cinquième année.

En décidant d’éliminer les traditionnels devoirs et leçons il y a quatre ans, l’équipe de l’école de la Passerelle à Asbestos a aussi décidé d’accorder une plus grande place à la lecture, un élément-clé de la réussite scolaire selon plusieurs recherches.

Plutôt que d’apprendre des leçons par coeur, tous les élèves doivent se plonger le nez dans un livre chaque soir. En classe, des cercles de lecture sont organisés pour que les jeunes discutent de ce qu’ils ont lu, une façon de s’assurer qu’ils ont bel et bien feuilleté quelques pages.

Organisation de la classe

L’organisation de la classe a aussi été complètement revue, explique Mélanie Leroux, qui enseigne en troisième année.

«Le temps qu’on prenait pour gérer les devoirs, on le prend maintenant pour enseigner ce qui s’apprenait avant à la maison. Tout le monde est gagnant. Il n’y a personne qui est pénalisé parce qu’à la maison, ce n’est pas tout le monde qui a du soutien ou de l’aide», dit-elle.

Les mots de vocabulaire, par exemple, sont maintenant appris en classe. Lors du passage du Soleil, les élèves de Mme Leroux apprenaient des nouveaux mots en jouant avec des lettres en plastique aux couleurs vives, comme celles que l’on colle sur le frigo à la maison.

«Avant, les enfants nous recrachaient les mots de vocabulaire qu’ils devaient avoir appris à la maison. Mais le lendemain, si on  leur redemandait, ils s’en souvenaient beaucoup moins. Maintenant, on s’assure de leur montrer des façons de les étudier, on les travaille en classe, on s’amuse avec ça, et ils les retiennent plus de cette façon», affirme Mme Leroux.

Même scénario pour les fameuses tables de multiplication, qui donnent du fil à retordre à plusieurs. Les élèves qui ont plus de difficulté à les retenir sont toutefois encouragés à les répéter le soir avec leurs parents sous forme de jeux ou de quiz.

La recette porte fruit, puisque les taux de réussite des élèves sont en hausse dans la plupart des matières, indique le directeur, Alexandre Néron, qui suit attentivement les résultats de ses élèves. Aucune baisse n’a été constatée, ce qui ne l’étonne pas, puisque plusieurs recherches permettent de conclure que les devoirs et les leçons n’ont pas d’influence sur la réussite scolaire, rappelle-t-il.

Après quatre années, personne ne veut revenir en arrière, ajoute M. Néron, qui est en poste dans cette école depuis juin. «La première chose que m’ont demandée les parents et les enseignants quand je suis arrivé ici, c’est de continuer dans cette voie», lance-t-il.

«Moins de conflits»

Un avis partagé par Sylvie Fréchette, mère de deux enfants qui fréquentent l’école de la Passerelle.

«Pour moi, c’est une belle décision de l’école. Au niveau familial, il y a beaucoup moins de conflits, et ça nous permet de nous amuser plus avec les enfants le soir. Au début, on a posé des questions, mais les craintes ou les questionnements se sont dissipés avec les années», dit-elle.

Au départ, les parents ont été nombreux à craindre de perdre un lien précieux avec l’école. Comment savoir si son enfant en arrache en français ou en mathématiques, sans les traditionnels travaux à la maison?

«Les enfants repartent quand même à la maison avec un sac d’école, et on leur demande de l’ouvrir chaque soir. Les enfants ont des agendas dans lesquels on inscrit des notes, et, de cette façon, les parents savent comment ça se passe à l’école», explique M. Néron.

Contrairement à ce que certains pourraient croire, l’abolition des devoirs et des leçons est aussi une façon de responsabiliser les enfants, ajoute le directeur. L’élève qui a plus de difficulté est encouragé à faire davantage d’exercices à la maison, selon ses difficultés.

«On essaie de l’influencer pour que ça devienne son choix, plutôt qu’une obligation. Si un jour on l’amène à en prendre plus et à se responsabiliser, on pense que ça va rester. On a des élèves qui ont des difficultés et qui ont demandé d’en faire plus à la maison. Ils ont vu les résultats et ils ont compris pourquoi on leur demandait ça. Ils deviennent plus responsables face à leurs apprentissages.»

Depuis que l’école de la Passerelle a éliminé les devoirs et les leçons, il y a quatre ans, les taux de réussite de ses élèves sont en hausse dans la plupart des matières.

Photos Le Soleil, Pascal Ratthé

À l’ère des compressions

Le téléphone sonne régulièrement dans le bureau d’Alexandre Néron, directeur de l’école primaire de la Passerelle à Asbestos, où il n’y a pas de devoirs et de leçons depuis quatre ans. Leur aventure, qui pourrait être unique au Québec, suscite la curiosité dans le réseau scolaire, particulièrement en cette période d’austérité budgétaire.

«Toutes les semaines, j’ai des appels de directions d’école ou de parents qui veulent en savoir plus, raconte-t-il. Avec les coupes dans l’aide aux devoirs, il y a plusieurs directions qui se questionnent. Tout le monde dit qu’il faut optimiser les ressources, alors si les devoirs et leçons n’ont pas d’impact sur la réussite des élèves, pourquoi les maintenir?»

Il ne suffit toutefois pas d’abolir les devoirs et les leçons sous prétexte que les écoles n’ont plus les moyens de donner un coup de pouce aux élèves qui ont de la difficulté avec les travaux scolaires, ajoute M. Néron. Celui-ci insiste sur l’importance de repenser la façon d’enseigner.

«Sinon, ça ne marchera pas», lance-t-il. 

Dans la région de Québec

Dans la région de Québec, des écoles réfléchissent aussi à la pertinence des devoirs et des leçons. À l’école primaire Charles-Rodrigue, à Lévis, les enseignants se sont demandé en début d’année jusqu’à quel point il fallait encore remplir le sac d’école des élèves, raconte la directrice Line Lachance. Il a finalement été décidé que les enfants de première année auraient uniquement de la lecture à faire le soir à la maison.

École secondaire: une marche plus haute à franchir

Comment s’en sortent les élèves qui ont eu congé de devoirs et de leçons au primaire lorsqu’ils arrivent au secondaire, où les travaux à la maison font assurément partie du quotidien?

Entre les rangées de casiers de l’école secondaire de l’Escale, où les ados se pressent avant que la cloche n’annonce le début des cours, les avis sont partagés.

D’anciens élèves de l’école de la Passerelle qui viennent d’arriver en première secondaire cette année peinent à s’habituer à leur nouvelle routine.

«On passe de 10 minutes de devoirs aux deux semaines à 10 pages à faire en même pas une semaine. C’est vraiment un gros changement», lance Xavier, qui s’estime quand même chanceux de ne pas avoir eu de devoirs au primaire.

Pour d’autres, le passage est moins difficile.

«On n’était pas vraiment habitué [à faire des devoirs], mais, après une semaine, on est correct», lance Mathilde.

De son côté, William croit que c’est une bonne idée de ne pas donner de devoirs et de leçons au primaire, mais jusqu’en cinquième année seulement.

«En sixième, on pourrait en avoir un peu plus pour s’habituer. Parce que là, c’est vraiment un gros choc», lance-t-il.

Questionnements

Le directeur de l’école de la Passerelle, Alexandre Néron, travaillera justement cette année avec une chercheuse de l’Université de Sherbrooke et l’école secondaire de l’Escale, située à quelques coins de rue de son école primaire, pour savoir comment s’en tirent «ses» élèves une fois qu’ils sont rendus au secondaire. Des questionnaires seront envoyés aux élèves et aux parents.

«Pour nous, c’est important de suivre ce projet-là et de connaître les impacts au secondaire», affirme M. Néron.

De son côté, le directeur de l’école secondaire, Daniel Champagne, ne remarque pas de différence entre les élèves venant de l’école primaire de la Passerelle et les autres, du moins jusqu’à maintenant. 

«On a regardé ça rapidement l’an passé et on n’a rien vu de significatif», affirme-t-il.

Les élèves qui ont écopé de retenues pour devoirs non faits n’étaient pas proportionnellement plus nombreux à venir de l’école de la Passerelle, d’où viennent environ le tiers des jeunes qui fréquentent l’école secondaire de l’Escale.

http://www.lapresse.ca/

Souriez, vous êtes heureux!


Sourire aux autres, cela peut-il changer leur journée ? Pour bien du monde, je crois que oui, du moins pour le moment présent. J’ai toujours en mémoire, un inconnu, le dos arqué s’était écarté du trottoir pour me laisser toute la place. Un bonjour avec un sourire, a changé carrément sa posture avec des yeux plus grands et brillant
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Souriez, vous êtes heureux!

 

Agence Science-Presse

(Agence Science-Presse) Si nous sommes heureux, cela nous fait sourire. C’est logique. Mais est-ce que le simple fait de sourire… peut nous rendre heureux? C’est le raisonnement contre-intuitif que proposent — sans rire — des psychologues.

C’est que le bon sens veut que, dans tous les domaines, les émotions influencent l’action, et non le contraire. Nous avons peur, donc nous fuyons. Nous entendons une blague, donc nous rions. Or, le chemin inverse existe bel et bien. Il a toutefois ses limites.

Dans une édition récente du Journal of Experimental Social Psychology, trois chercheurs rapportent des résultats mitigés : certains des sujets parmi les plus souriants ont rapporté se sentir de mieux en mieux à mesure que progressait l’expérience. Pour d’autres en revanche, l’impact était… négatif.

Le truc est-il de sourire sans s’en rendre compte… c’est-à-dire spontanément, sans des chercheurs qui nous observent et prennent des notes? (Scientific American)

http://www.sciencepresse.qc.ca/

8 bonnes raisons de méditer


Je ne suis pas une adepte de la méditation, mais je suis pourtant convaincu de ses bienfaits. Et sûrement, que cela ne doit pas être si compliquer que cela de prendre du temps a contrôler notre respiration et guider notre esprit
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8 bonnes raisons de méditer

 

Photo : Shutterstock

Julie Leduc, Coupdepouce.com

 

Les études scientifiques démontrent ce que plusieurs adeptes de la méditation savent depuis belle lurette: méditer, c’est bon pour la santé.

Voici huit bonnes raisons de s’y mettre.

1. Réduire notre niveau de stress et d’anxiété

«La pratique régulière de la méditation aide à mieux vivre avec le stress et à réduire l’anxiété», indique Laurence De Mondehare, assistante de recherche pour le Groupe de recherche et d’Intervention sur la présence attentive (GRIPA) de l’UQAM, qui propose des ateliers de gestion du stress par la méditation de pleine conscience.

On ne peut pas éliminer les situations stressantes de notre vie, mais méditer permet de prendre du recul par rapport aux événements et de mieux gérer le stress. La respiration abdominale associée à la méditation donne aussi un coup de pouce puisque ce type de respiration stoppe la sécrétion du cortisol, l’hormone du stress.

2. Améliorer notre humeur et notre sommeil

Une étude effectuée auprès de 3 500 patients d’un hôpital américain a révélé que 30 minutes de méditation quotidienne pendant huit semaines aidaient à améliorer les symptômes de dépression. Un essai clinique, dirigé par des chercheuses de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine, a aussi démontré que la méditation pouvait améliorer l’humeur et le sommeil d’adolescents atteints de cancer.

3. Mieux gérer nos émotions

«La méditation nous apaise parce qu’elle permet d’observer ce qui se passe sans jugement, dit Nicole Bordeleau, auteure, professeure de méditation et fondatrice du studio YogaMonde. Quand on médite, on fait la paix avec notre esprit critique.»

On prend une distance avec les situations, on devient moins réactive, on se laisse moins submerger par nos émotions et on arrive à mieux les gérer.

4. Améliorer notre capacité d’attention

Quand on médite, on se concentre sur le moment présent et on s’exerce à ramener nos pensées sur cet instant chaque fois qu’elles s’échappent.

«Ainsi, on entraîne notre esprit à ne pas se disperser, dit Nicole Bordeleau. Cela contribue à renforcer notre attention et notre capacité de concentration.»

5. Être plus productive

«Les études indiquent que la pratique de la méditation accroît le mieux-être au travail en plus de réduire les symptômes de l’épuisement professionnel. Cela peut aussi avoir un effet positif sur la productivité au travail, le taux d’absentéisme et les interactions entre collègues, souligne Laurence De Mondehare. Aux États-Unis, de nombreuses entreprises, dont Google, Apple, Starbucks et General Motors, ont instauré des programmes permanents de méditation pour assurer le bien-être de leurs employés.»

6. Apprendre à gérer la douleur

La méditation est aussi un outil thérapeutique qui améliore la qualité de vie des gens malades, note Nicole Bordeleau.

«En Amérique du Nord, près de 240 cliniques antidouleur utilisent la méditation pour aider les patients qui vivent avec une douleur chronique. Méditer ne guérit pas, mais cela permet de mieux vivre avec la douleur en apaisant les émotions fortes qui l’accompagnent.»

7. Avoir une meilleure santé cardiaque

Méditer réduit notre réponse au stress, ce qui apporte des bienfaits pour la santé de notre cœur. La méditation abaisse aussi notre tension artérielle et ralentit notre rythme cardiaque.

8. Apaiser les tensions

Méditer soulage divers problèmes du quotidien, ajoute Nicole Bordeleau. «Cela relâche des tensions aux épaules et à la nuque, réduit les migraines et les douleurs articulaires comme les maux de dos», dit-elle.

Pour en savoir plus

  • Zénitude et double espresso, par Nicole Bordeleau, Les Éditions de l’Homme, 2014, 255 pages, 26,95$.
  • Où tu vas, tu es: Apprendre à méditer pour se libérer du stress et des tensions profondes, par Jon Kabat-Zinn, J’ai lu, 1996, 282 pages, 11,95$.

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Si les abeilles disparaissaient, ces 6 repas ne seraient jamais plus les mêmes


On dit souvent que les images valent mille mots, c’est le cas ici des gifs qui démontrent des repas avec et sans les pollinisateurs tel que les abeilles. La variété des aliments seront compromis, mais aussi les aliments de base importants pour notre survie
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Si les abeilles disparaissaient, ces 6 repas ne seraient jamais plus les mêmes

 

Que mangerions-nous si les abeilles disparaissaient? | Morten Falch Sortland via Getty Images

Un tueur silencieux affecte notre système alimentaire: le déclin des pollinisateurs. Selon de nombreuses recherches, abeilles et autres pollinisateurs disparaîtraient pour de nombreuses raisons telles que le Syndrome d’effondrement des colonies (CCD), une épidémie mondiale affectant les abeilles identifiée en 2006. Les causes sont assez floues, mais les experts ont cité entre autres la prolifération de varroa, la malnutrition, les pesticides ou même les téléphones cellulaires.

Si le problème venait à persister, notre réserve alimentaire serait en sérieux danger. Les abeilles fécondent 70 des 100 cultures humaines, qui fournissent 90% des repas dans le monde. De fait, l’Apis mellifera est à l’origine d’un tiers des bouchées que nous avalons.

Mais comment la disparition des abeilles affecterait-elle notre façon de manger? Nous nous sommes associés avec Cascadian Farm pour vous l’expliquer.

1. Le repas des Actions de grâce:

Turkey Dinner

Sans les abeilles, les récoltes seraient moins fiables. Pas de canneberges, de choux de Bruxelles, de courges, de citrouilles ou de tartes aux pommes.

2. Le barbecue:

Fourth of July

En cas d’extinction des abeilles,il n’y aurait pas de melons d’eau, de baies, ou de salade de concombres.

3. Les repas mexicains:

Mexican Meal

Les tortillas, le riz et les haricots seraient incomplets sans les avocats fécondés par les abeilles ainsi que les tomates, poivrons et fromages produits par les vaches brouteuses d’alfalfa et de trèfles, deux plantes fécondées par les abeilles.

4.La nourriture du Moyen-Orient:

middle eastern

Les végétariens adorent la nourriture du Moyen-Orient. Mais sans pollinisateurs, la plupart des ingrédients régionaux classiques comme l’aubergine, la fève, le kale, la menthe, le percil, et un grand nombre de noix et épices disparaîtraient.

5. Les dîners italiens:

Spaghetti

De la sauce tomate aux légumes, les plats italiens comme la pizza ou les pâtes ne seraient pas les mêmes sans nos précieux pollinisateurs. Et oubliez aussi les épices classiques comme le basilic ou l’origan.

6. Les en-cas pendant la nuit:

Cookies and Milk

À la fin d’une longue journée, rien n’est plus satisfaisant que du chocolat, du lait ou une bonne tasse de café. Mais sans les abeilles, seuls les cookies nous permettraient de tenir jusqu’au souper.

Bonne nouvelle: la situation peut s’améliorer. Même si presque un quart des colonies d’abeilles d’Amérique du Nord se sont éteintes cet hiver, c’est beaucoup moins que l’année précédente et ses 30% de pertes.

Pour plus d’informations, renseignez-vous auprès d’organisations telles que Beeinformed.org, Pollinator.org, Backyardbeekeepers.com ou The Xerces Society.

http://quebec.huffingtonpost.ca