Une étrange grenouille


Une bien drôle de grenouille, je trouve que son cri ressemble aux jouets qu’on donnent aux chiens ou aux bébés
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Une étrange grenouille

 

Un animal tout gonflé appelé « désert rain frog » existe appelée Breviceps macrops est une espèce d’amphibiens de la famille des Brevicipitidae, elle adore s’enterrer sous le sable en journée, se balader la nuit dans le Sud de l’Afrique et faire des petits cris

 

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Le Saviez-Vous ► 4 janvier 1903. Topsy, l’éléphante tueuse d’hommes, est électrocutée par Thomas Edison.


Si cet éléphant tout comme les autres qui suivront à travers le monde n’aurait jamais rencontrer l’homme et ces idées d’amusement, il n’y aurait jamais eu ce genre de spectacle morbide
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4 janvier 1903. Topsy, l’éléphante tueuse d’hommes, est électrocutée par Thomas Edison.

 

Topsy, l’éléphante tuée à l’électricité. © DR

Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos

Le 4 janvier 1903, mille cinq cents curieux sont venus à Luna Park, le parc d’attractions de New York, pour assister à l’exécution de Topsy, l’éléphante tueuse d’hommes.

Le savant et industriel Thomas Edison, qui organise l’électrocution, fait signe à son employé d’abaisser l’interrupteur. La géante bascule vers l’avant sans même avoir eu le temps de grogner et encore moins de barrir. Elle n’a pas résisté à la décharge de 6 600 volts. Les cameramen embauchés par Edison se régaler Ainsi meurt une malheureuse éléphante de 28 ans, condamnée à mort pour avoir tué un soigneur qui lui avait fait la sale blague de lui donner à manger une cigarette allumée.

Topsy est une éléphante d’Asie pour qui le rêve américain s’est borné à épater les spectateurs du Forepaugh Circus. Durant des années, elle a tourné dans le pays.. À deux reprises, elle tue des soigneurs qui lui manquent de respect. Si bien qu’en 1901 elle est virée du cirque itinérant pour être incarcérée au Luna Park de Coney Island, à New York.

Pas d’embrouille avec elle jusqu’à ce jour où un imbécile de soigneur, pour faire le malin, lui donne une cigarette allumée à manger. L’éléphante,saisit le plaisantin avec sa trompe et le balance mortellement à terre. C’est le crime de trop.

AC/DC

Les autorités demandent la mort de Topsy pour récidive. Elle est devenue bien trop dangereuse. Mais comment abattre ce monstre de trois tonnes ? Thomson et Dundy, les deux propriétaires de Luna Park, tentent de l’empoisonner en lui refilant des carottes arrosées d’une livre de cyanure..

Il faut trouver un moyen plus radical. Thomson et Dundy envisagent alors une pendaison devant un public payant,  L’association américaine contre la cruauté animale a vite fait de dénoncer la pendaison. Il faut y renoncer.

C’est alors que le célèbre inventeur Thomas Edison suggère de faire appel aux services de l’électricité. Depuis 1890, les criminels ne sont-ils pas électrocutés ? C’est une méthode jugée plus humaine que la pendaison… Le célèbre industriel-inventeur ne fait pas cette proposition par altruisme. Il y voit le moyen de faire une mauvaise publicité au courant alternatif promu par son concurrent Westinghouse en l’utilisant pour griller Topsy. Alors que sa compagnie mise tout sur le courant continu ! Ce n’est pas sa première tentative pour discréditer l’alternatif, il l’a déjà utilisé pour tuer des chiens, des chats, et même Kemmler, le premier condamné à mort électrocuté (voir la date du 6 août 1890).  Il fait aussi venir une équipe de cinéastes pour filmer l’exécution et il fera projeter le reportage dans tout le pays. En vain, puisque c’est le courant alternatif qui s’impose commercialement.

Incendie

Le jour dit, la foule se presse sur les lieux de l’exécution. Les exécuteurs passent un câble autour du cou de la vedette du spectacle, lequel est relié au poste électrique alimentant le parc. Puis les soigneurs lui demandent poliment d’enfiler des sandales en bois équipées d’électrodes en cuivre.

Le courant alternatif de 6 600 volts se rue dans son énorme masse. Une fumée à l’odeur de chair brûlée s’élève de ses quatre pieds. Après avoir hésité une seconde, l’énorme masse bascule vers l’avant. Encore quelques tremblements et voilà Topsy morte. La foule est satisfaite.

En 1944, quand Luna Park disparaît dans un incendie, certains affirment qu’il s’agit de la vengeance posthume de Topsy. On veut bien le croire…

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Une fillette de 9 ans tue son instructeur de tir avec un Uzi


C’est quoi l’idée ? Les États-Unis et leur droit à tout citoyen d’avoir une arme à feu, et même les enfants. Alors qu’est sera l’avenir de cette petite fille qui par accident a tuer celui qui lui montrait comment manier une arme automatique. Je trouve que certains américains manquent totalement de jugement avec les armes. Dire que des enfants reçoivent en cadeau des armes est inadmissible
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Une fillette de 9 ans tue son instructeur de tir avec un Uzi

 

LE pistolet mitrailleur de confection israélienne Uzi.... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

LE pistolet mitrailleur de confection israélienne Uzi.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

La Presse

Le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis garantit aux Américains le droit de porter une arme. Un droit auquel nos voisins du Sud sont, pour plusieurs, très attachés, certains allant même jusqu’à inculquer à leurs enfants cet amour des armes à feu.

Mais la manipulation de telles armes ne s’apprend pas sans risque, surtout quand il s’agit d’armes automatiques comme l’Uzi, célèbre pistolet mitrailleur de confection israélienne. En Arizona, une fillette de 9 ans a accidentellement tué son instructeur de tir qui lui montrait, lundi, comment utiliser cet engin.

C’est dans la petite localité de Dolan Springs, dans le nord de l’Arizona, que le drame s’est joué. Charles Vacca, 39 ans, a été atteint mortellement par une balle à la tête tirée par inadvertance par sa jeune élève.

 

Dans une vidéo amateur, filmée quelques instants avant le drame, on peut voir la jeune fille, Uzi à la main, atteindre la cible sous les conseils de son instructeur.

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Des moustiques transgéniques: le nouveau produit industriel du Brésil


C’est étrange quand même, on réussit a mettre des animaux en voie de disparition, des abeilles en périls, mais le moustique, cette bestiole envahissante sont hors contrôle. Peut-être que les moustiques transgéniques pourront changer les choses, mais espèrent que nous n’aurons pas de surprise en retour
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Des moustiques transgéniques: le nouveau produit industriel du Brésil

 

Il y a trois salles: dans l'une il... (PHOTO NELSON ALMEIDA, AGENCE FRANCE-PRESSE)

 

Il y a trois salles: dans l’une il y a des cages avec des femelles et quelques mâles pour la reproduction, dans la seconde des dizaines de plateaux avec de l’eau où se développent des larves (photo) et une troisième avec des flacons remplis de moustiques mâles prêts à être lâchés dans la nature.

PHOTO NELSON ALMEIDA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Natalia RAMOS
Agence France-Presse
Sao Paulo

Une usine au produit très original vient de s’ajouter au paysage industriel de Sao Paulo, au Brésil: des moustiques génétiquement modifiés pour combattre la dengue, une maladie tropicale virale qui peut être mortelle sous sa forme hémorragique.

Campinas, une ville de l’État de Sao Paulo, à 100 km de la capitale. C’est une journée tiède et sèche de l’hiver austral, mais, à l’intérieur du laboratoire de la firme anglaise Oxitec, règne une chaleur très humide qui recrée l’atmosphère tropicale d’un été brésilien.

Il y a trois salles: dans l’une il y a des cages avec des femelles et quelques mâles pour la reproduction, dans la seconde des dizaines de plateaux avec de l’eau où se développent des larves et une troisième avec des flacons remplis de moustiques mâles prêts à être lâchés dans la nature.

«Ici c’est l’ambiance idéale pour que le moustique Aedes aegypti, le principal vecteur de la dengue, se reproduise et grandisse», explique à l’AFP la biologiste portugaise Sofia Pinto, 32 ans, responsable de cet élevage.

Il s’agit de la première usine au monde destinée à commercialiser des moustiques transgéniques contre la dengue. Oxitec l’a inaugurée fin juillet et attend le feu vert de l’Agence de veille sanitaire brésilienne (Anvisa) pour vendre son produit, souligne la scientifique.

Sa capacité actuelle est de 500 000 insectes par semaine, mais sa production hebdomadaire pourra monter jusqu’à deux millions. Pour l’instant le laboratoire se fait connaître des mairies, les premières institutions à combattre la dengue au Brésil, le pays le plus touché du monde cette année.

L’entreprise britannique Oxitec a fait venir du Royaume-Uni la variété de moustiques OX513A, qu’il a développée en 2002. Ici se reproduisent mâles et femelles génétiquement modifiés, prêts à effectuer leur tâche.

Les femelles seront conservées pour la reproduction avec quelques mâles tandis que la majorité des mâles seront lâchés dans la nature en quantité deux fois supérieure à celle des moustiques non transgéniques.

Mort prématurée

«Une fois lâchés, les moustiques cherchent les femelles sauvages pour copuler. Mais grâce à cette modification génétique qui se transmet, toute leur progéniture mourra avant d’atteindre l’âge adulte et ils ne pourront ni piquer ni transmettre les virus de la dengue», explique Mme Pinto.

«L’Aedes aegypti ne pique que les humains et ce projet vise seulement cette espèce d’insecte, originaire d’Afrique et considérée comme une espèce envahissante au Brésil», ajoute la biologiste.

Son éventuelle disparition ne serait pas une perte pour l’environnement, car c’est un moustique urbain qui ne pollinise pas et n’alimente pas d’autres insectes ou animaux.

Ces moustiques ont été testés aux iles Caïmans, aux États-Unis et en Malaisie. Des tests commencés en 2011 à Juazeiro dans l’État de Bahia (nord-est) ont montré une réduction de plus de 80% de la population de moustiques sauvages.

Il existe quatre types de virus de la dengue et pas de vaccin ou de traitement spécifique contre eux. Il est important de boire beaucoup d’eau et de se reposer.

«Les symptômes varient et vont d’un léger malaise de type grippal, à la fièvre, jusqu’à sa forme plus grave, hémorragique et la mort», explique à l’AFP le médecin Esper Kallas, infectiologue à l’hôpital Syrio Libanais de Sao Paulo.

«Et chaque épidémie est une demande énorme pour les centres de santé publique qui n’arrivent pas à y faire face», ajoute-t-il.

L’eau stagnante est l’habitat de l’Aedes aegypti qui ne pique – et seule la femelle – que pendant la journée. Des mesures de prévention pour éviter les eaux stagnantes et des insecticides sont les moyens les plus courants de combattre ce moustique.

Pour Esper Kallas, le projet d’Oxitec est une «manière originale» de combattre la dengue même s’il faut attendre des résultats à plus long terme.

D’après l’Organisation panaméricaine de santé, le Cône sud est la région avec le plus de cas de dengue du monde cette année: 670 139. Et le Brésil, avec 659 051 cas et 249 morts, est de loin le plus touché de la planète, comptant au total, depuis 2000, sept millions de cas notifiés.

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Maine A lobster beyond the real


Il semble qu’il y a une chance sur 2 millions en Amérique du Nord, alors qu’en juin 2013 en Nouvelle-Écosse un homard bleu avait aussi été péché. Cette couleur quoique spécial n’est pas du a une modification génétique mais bien naturelle, et c’est aussi pour eux une protection pour ne pas finir dans une assiette
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Maine
A lobster beyond the real

(Crédit photo: courtoisie)

Des pêcheurs du Maine ont fait toute une prise, samedi matin. Jay LaPlante et sa bande ont attrapé un homard bleu près de Scarborough.

Jay LaPlante et sa fille Meghan sortaient leurs cages à homards de l’eau lorsque l’adolescente a vu le surprenant homard de deux livres.

C’était la première fois de leur vie que ces pêcheurs professionnels rencontraient un tel crustacé.

Meghan a nommé le homard «Skyler» et a confirmé à la chaîne WCSH6 que l’animal ne serait pas dans son assiette à l’heure du souper.

L’adolescente a plutôt décidé de donner sa précieuse prise à l’aquarium du Maine.

Selon le personnel de l’aquarium, Skyler aura beaucoup d’amis comme lui. Trois autres crustacés bleus et un orange vivent à l’aquarium du Maine.

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Santé mentale: docteur, j’hallucine!


Les hallucinations visuelles ou auditives ne sont pas juste des signes de schizophrénie, elles peuvent être présentent même chez des personnes  »normales » en bonne santé mentale. Il y a plusieurs raisons que ces hallucinations surgissent, les émotions, un deuil, la fatigue, médicaments etc …
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Santé mentale: docteur, j’hallucine!

 

Une grosse truite coincée entre les montagnes? On... (Photomontage Catherine Beaupré, La Presse)

Une grosse truite coincée entre les montagnes? On se frotte les yeux et elle a – bien évidemment – disparu! Est-ce le signe que la maladie mentale nous guette? Pas forcément. Cette hallucination peut être la conséquence d’un grand effort physique ou d’une forte dose d’émotions.

Photomontage Catherine Beaupré, La Presse

Sophie Allard
La Presse

Avez-vous déjà entendu des voix, senti une présence ou vu des petits monstres verts? Contrairement à ce que l’on croit, les hallucinations ne sont pas forcément un signe de folie. Ni de consommation de drogues, d’ailleurs. Le phénomène est bien plus commun chez les personnes dites «saines d’esprit» qu’on pourrait le croire. Sophie Allard fait le point.

Les hallucinations en 10 questions

Tantôt vues comme des messages divins, tantôt considérées comme des pathologies, les hallucinations ont longtemps été négligées par les chercheurs au-delà du folklore. Si elles recèlent encore une bonne part de mystère, on les comprend de mieux en mieux.

Qu’est-ce qu’une hallucination?

Selon la description qu’en fait le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux DSM-5, il s’agit d’«expériences de type sensoriel qui surviennent sans stimulus externe. Elles sont saisissantes et claires, avec la force et l’impact des perceptions normales, et sans contrôle de la volonté». À distinguer des illusions ou erreurs de perception ou des impressions de déjà vu.

En clair, «les hallucinations sont des choses que l’on perçoit mais qui n’existent pas, elles surviennent de façon spontanée et s’imposent à nous», explique Roger Godbout, psychologue, professeur de psychiatrie à l’Université de Montréal et chercheur au Laboratoire et clinique du sommeil de l’hôpital Sacré-Coeur de Montréal.

Les hallucinations chez les «gens normaux» sont-elles communes?

Tout un chacun est susceptible d’halluciner un jour ou l’autre.

«Une personne sur cinq aura au cours de sa vie une perception qui se rapporte au phénomène hallucinatoire», indique le Dr Luigi De Benedictis, psychiatre et chef du Programme des troubles psychotiques de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Selon les études, on parle d’hallucinations pures chez 5 à 15% de la population.

«On associe généralement les hallucinations à la schizophrénie. Or, la prévalence de la maladie dans la population n’est que de 1%. Force est de constater que les hallucinations sont loin d’être le monopole des gens qui souffrent de problèmes de santé mentale.»

Qu’est-ce qui distingue les hallucinations du schizophrène de celles de tout un chacun?

«Les phénomènes hallucinatoires associés aux maladies mentales comme la schizophrénie vont avoir une connotation extrêmement négative, ils seront extrêmement perturbants, indique le Dr De Benedictis. Souvent, le schizophrène entendra des voix qui conversent à son propos ou qui s’adressent à lui. Dans les troubles de délire, on verra plus des hallucinations olfactives et cinesthésiques. La plupart des hallucinations visuelles sont associées à des maladies non psychiatriques.»

Le phénomène hallucinatoire touche-t-il les femmes et les hommes également?

Il semble que les femmes soient environ 5% plus nombreuses que les hommes à connaître au moins un épisode d’hallucinations dans leur vie. Est-ce parce qu’elles sont moins gênées d’en parler? Est-ce parce qu’elles vivent plus longtemps? On sait que plus on avance en âge, plus on risque d’avoir des hallucinations et plus les hallucinations se font constantes et proéminentes. Néanmoins, les hommes (2% par année) auraient légèrement plus d’hallucinations visuelles que les femmes (1,3% par année) jusqu’à l’âge de 80 ans, selon certaines études.

Les rêves sont-ils des hallucinations?

Oui et non. Le psychologue Roger Godbout explique les hallucinations à partir des rêves.

«Nous rêvons principalement durant le sommeil paradoxal. Celui-ci est produit par divers réseaux neuronaux qui doivent être actifs et coordonnés: un système nous paralyse, un autre nous coupe du monde extérieur, un autre encore fait fonctionner les régions du cerveau responsables de nos perceptions sensorielles.»

Or, il arrive que le système lié à l’imagerie ou à l’audition du rêve se manifeste seul, pouvant donner lieu à des hallucinations, précise-t-il.

Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que bien des hallucinations surviennent durant la transition entre l’éveil et le sommeil.

«On se trouve alors dans un état de double conscience, on est donc endormi mais réveillé.» Par exemple, dans le cas du phénomène de paralysie du sommeil (ou witch riding), on peut sentir ou voir une présence, tout en étant incapable de bouger. «Autrefois, on pensait que les gens étaient fous, mais on sait aujourd’hui qu’ils ont des signes dissociés du sommeil paradoxal.»

Plus du tiers (37 %) de la population a tendance à avoir des hallucinations hypnagogiques (à l’endormissement) et 1 personne sur 10 manifeste des hallucinations hypnopompiques (à l’éveil).

Pourquoi? On ne sait pas vraiment.

«Les dernières théories du sommeil suggèrent qu’on ne dort jamais au complet, des parties du cerveau dorment et d’autres ne dorment pas. Chez des personnes qui souffrent de démence, par exemple, le sommeil paradoxal peut apparaître à n’importe quel moment», note M. Godbout.

Le corps, lorsque soumis à un stress intense, nous rend-il plus sujets aux hallucinations?

Assurément. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre des athlètes raconter, après un exploit sportif extrême comme le Vendée Globe ou un ultramarathon, avoir vécu plusieurs épisodes hallucinatoires. Le mélange de fatigue, de faim et de douleur joue de vilains tours au cerveau.

Mais même un stress plus commun peut être hallucinatoire. Quelle nouvelle maman n’a jamais halluciné des pleurs de bébé? Halluciner après de longues heures de travail n’est pas rare non plus.

«Un jeune neurologue de garde pendant plus de 30 heures m’a écrit avoir halluciné les alarmes des cardiomètres et des respirateurs artificiels de son hôpital – il lui est même arrivé de continuer à entendre la sonnerie du téléphone après avoir regagné son domicil», raconte le neurologue et écrivain Oliver Sacks dans L’odeur du si bémol, l’univers des hallucinations, publié en français ce printemps.

Vous connaissez le syndrome de la sonnerie fantôme? Parce qu’on anticipe un appel prochain, on se met à sentir son téléphone vibrer alors qu’il n’en est rien. Cette vibration fantôme se manifeste même en l’absence de l’appareil. Ce syndrome touche deux personnes sur trois (67%), selon des chercheurs de Boston. Et parmi celles-ci, 87% ressentent le syndrome chaque semaine et 13% tous les jours.

En est-il de même lorsque les émotions sont trop fortes?

Tout à fait. Un accident, une dépression sévère ou une euphorie incomparable peuvent occasionner des hallucinations. Lors d’un décès d’un proche, c’est tout simplement flagrant. Près de la moitié des veufs ou veuves manifestent des hallucinations concernant leur douce moitié disparue, et ce, principalement dans les 10 années suivant le décès. Ces hallucinations font partie du processus de deuil et ne surviennent pas nécessairement chez les personnes endeuillées les plus dépressives. Selon des chercheurs américains, l’occurrence de ce type d’hallucinations est plus grande si le mariage a été long, que la relation a été harmonieuse et source de bonheur et si, de surcroît, les époux ont eu des enfants.

À l’inverse, la privation sensorielle est-elle aussi hallucinatoire?

Oui, même lorsqu’elle est partielle.

«Les personnes qui ont perdu la vue, l’ouïe et même l’odorat sont plus susceptibles de manifester des phénomènes hallucinatoires, peut-être parce qu’elles sont moins capables de discriminer certains stimuli», indique le Dr De Benedictis.

Jusqu’à 80% des individus ayant des troubles visuels manifesteraient des hallucinations simples, soit des formes ou des couleurs.

«Il n’est pas nécessaire que la privation sensorielle soit totale pour que des hallucinations se manifestent – la monotonie visuelle tend à produire des effets largement similaires», écrit Oliver Sacks.

L’auteur fait allusion au cinéma du prisonnier. «On sait depuis longtemps que les navigateurs qui scrutent des mers étales à longueur de journée « voient des choses » (en entendant éventuellement des bruits), et il en va de même des voyageurs qui parcourent des déserts où rien n’accroche le regard, ou des explorateurs polaires qui cheminent sur de mornes étendues glacées.»

Sacks explique: «L’hallucination résulte de l’activation ascendante directe de régions de la voie visuelle ventrale où le manque d’inputs sensoriels normaux induit une hyperexcitabilité.»

Y a-t-il d’autres conditions propices aux hallucinations?

«L’épilepsie, la maladie de Parkinson, un AVC ou un traumatisme crânien provoquent parfois des hallucinations, dit le Dr De Benedictis. Le type d’hallucinations va nous indiquer dans quelle région spécifique du cerveau loge l’atteinte.»

 Une chirurgie, une forte fièvre ou un sevrage peuvent également provoquer un delirium.

«On comprend mal, mais on pense qu’il peut s’agir d’un déficit dans l’apport de sang au cerveau. En stade postopératoire, les patients ont perdu du sang ou, en raison de l’anesthésie, la tension est plus basse et les sens deviennent mélangés.»

Cela dit, même un épisode de migraine peut donner lieu à des hallucinations impressionnantes!

Potentiellement hallucinatoires, les médicaments?

«Les médicaments antigrippaux provoquent parfois des deliriums, des hallucinations visuelles extrêmement complexes, comme des infestations d’insectes. Un patient disait voir des truites arc-en-ciel voler autour de lui, raconte le Dr De Benedictis. Certains corticostéroïdes provoquent des hallucinations spectaculaires, au point de converser avec des personnes imaginaires.»

Pris à fortes doses, l’anxiolytique benzodiazépine, certains hypertenseurs, les narcotiques et les opiacés sont aussi hallucinatoires.

Je suis victime d’hallucinations, dois-je consulter?

Pas nécessairement. «Il faut s’inquiéter lors d’une souffrance associée, avance le psychiatre. Si les hallucinations sont incommodantes, causent de la frustration, de la détresse et donnent des idées noires, mieux vaut consulter. Une personne qui hallucine de la musique classique pourra très bien vivre ainsi toute sa vie.»

Sources: Cerveau & Psycho, Darmouth Undergraduate Journal of Science, The Neuroscience of Hallucinations, London Review of Books, LiveScience.com, Maxisciences.com.

Petit lexique des illusions

Macaire l’Ancien

C’est en l’an 350 que l’on signale le premier cas documenté d’hallucinations. Macaire l’Ancien, un ermite dans le désert, disait recevoir la visite de «petits étrangers».

1838

Année où le mot «hallucination» entre dans le vocabulaire médical, défini par le médecin français Jean-Étienne Esquirol.

Jusqu’à 60%

Pourcentage des gens «normaux» qui entendent des voix et pensent qu’il s’agit de voix externes, surtout des anges gardiens!

À chacun ses hallucinations!

  • Syndrome de Charles Bonnet: hallucinations complexes, lilliputiennes et souvent exotiques (souvent combinées au réel)
  • Migraine: formes géométriques
  • Parkinson: étrangers, animaux domestiques
  • Trouble du déficit de l’attention et hyperactivité (TDAH) (médication): hallucinations visuelles ou tactiles d’insectes, de serpents ou de vers

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SeaWorld touché coulé par le documentaire  »Blackfish »


Je n’ai pas vu le documentaire, mais la vidéo-annonce est quand même assez édifiante. Pourquoi qu’on ne laisse pas les animaux marins et terrestre en liberté. Les zoos, parc aquatique sont des prisons pour ces animaux et qui peut provoquer chez eux des comportements agressifs
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SeaWorld touché coulé par le documentaire  »Blackfish »

 

 »Blackfish » a bouleversé nombre de téléspectateurs. Photo : DR

MAUVAISE PUB – Les parcs aquatiques américains subissent actuellement une chute de leurs revenus. Pour la première fois, ils reconnaissent l’impact négatif du film consacré à Tilikum, l’orque tueur.

Dans le milieu des parcs d’attractions, SeaWorld ne se sent plus vraiment comme un poisson dans l’eau. Mi-août, le groupe américain a révélé que ses revenus avaient baissé de 5% sur les six premiers mois de l’année. Pour 2014, la chute devrait atteindre les 7%. Le premier trimestre a été particulièrement mauvais avec une chute de la fréquentation d’environ 13% en moyenne sur les onze parcs. A la suite de la publication de ces chiffres, les actions SeaWorld ont dégringolé, perdant 30% de leur valeur.

Jusqu’à présent, SeaWorld mettait cette crise sur le compte de la concurrence féroce entre les parcs de loisirs. En Floride, les nouvelles attractions de Disney World et l’extension de la zone consacrée à Harry Potter au sein du parc Universal auraient notamment impacté le nombre de visiteurs du SeaWorld d’Orlando. Mais pour la première fois, l’entreprise évoque également l’impact négatif du documentaire  »Blackfish ».

Des bassins plus grands pour les orques

Réalisé par Gabriela Cowperthwaite, ce film retrace l’histoire de Tilikum, un des orques de SeaWorld impliqué dans trois accidents mortels. Edifiante et bouleversante, cette enquête pointe du doigt les conditions de détention de ces grands mammifères marins. De fait, la diffusion de  »Blackfish » en octobre 2013 sur CNN (en France, les téléspectateurs ont pu découvrir fin juin sur Arte cette œuvre rebaptisée  »L’orque tueur ») a réveillé la conscience d’une partie du public. En mars 2014, une proposition de loi visant à interdire l’utilisation d’orque dans les spectacles a même été émise en Californie. A la suite d’une pétition, la compagnie aérienne Soutwest Airlines a, par ailleurs, mis un terme à son partenariat commercial avec SeaWorld.

SeaWorld a contre-attaqué sur son site Internet avec une page  »La vérité sur Blackfish ». Le groupe accuse la réalisatrice de mensonge et de propagande. Il réfute notamment l’idée que l’orque tueur Tilikum soit devenu psychotique et agressif à cause de sa détention. A San Diego, l’entreprise a tout de même décidé de doubler la taille du bassin réservé aux orques dont la profondeur passera à 15 mètres. Un puissant courant sera également aménagé pour permettre aux mammifères d’évoluer à contre-courant. Si Gabriela Cowperthwaite y voit là une réponse à son documentaire, Sea World a répliqué que ces travaux étaient prévus depuis longtemps. Ils devraient être achevés courant 2018. D’ici là, les orques continueront de nager en rond.

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