Les défauts


C’est quelque chose que nous devrions mettre en pratique. On accuse a qui mieux-mieux des gens alors que souvent, nous oublions que nous avons aussi des défauts qui peuvent être détestables pour d’autres.
Nuage

 

Les défauts

 

« Je ne m’intéresse qu’aux qualités des gens. J’ai moi-même des défauts, donc je ne me permettrais pas de juger ceux des autres. »

Mahatma Gandhi

Vidéo : un bébé phoque s’invite pendant leur séance de surf


Qui a dit que le surf est juste pour l’être humain ? Et pourquoi pas les animaux marins. Ce phoque semble beaucoup aimer ce sport
Nuage

 

Vidéo : un bébé phoque s’invite pendant leur séance de surf

 

Le jeune phoque a pass eacute; environ une heure avec les surfeurs. (Capture Youtube)

Alors qu’ils étaient en train de surfer, deux Britanniques ont eu la visite d’un bébé phoque. L’animal est resté à leurs côtés pendant près d?une heure, malgré son sens de l’équilibre plutôt approximatif.

Deux surfeurs anglais originaires du comté de Nortumberland (nord) ont vécu une expérience incroyable, filmée à l’aide d’une GoPro.

Matthew Stanley et Andrew Flounders s’adonnaient à leur sport favori lorsqu’un jeune phoque les a rejoint. L’animal est monté à de nombreuses reprises sur les planches des deux hommes, semblant profiter des sensations.

Il tombait tout le temps, mais à chaque fois qu?on attrapait une vague il nageait à côté de nous, a raconté Matthew Stanley à la BBC.

Le phoque semblait déterminé à ne pas quitter les surfeurs :

Quand nous sommes partis, ils nous a suivis. Mais les vagues étaient agréables donc nous sommes retournés dans l’eau, a-t-il ajouté.

Au total, les hommes ont passé une heure avec l’animal.

 

http://actualite.portail.free.fr/

5 conseils pour prendre de superbes photos panoramiques


Que ce soit avec un téléphone intelligent ou encore avec un appareil photo, il est possible de faire de belles photos panoramiques. Ici quelques conseils qui peut-être aideront certains a faire de meilleurs clichés
Nuage

 

5 conseils pour prendre de superbes photos panoramiques

 

5 conseils pour prendre de superbes photos panoramiques

Photo Fotolia

Stéphane Vaillancourt

 

Il vous est probablement déjà arrivé de vous trouver devant un paysage splendide, de prendre un cliché, puis de constater que la photo prise ne reflétait pas l’aspect majestueux du décor. 

Pire, vous voulez prendre un cliché, mais la chaine montagneuse, la vallée ou le décor n’entrent pas complètement dans l’objectif de votre appareil, même avec le plus grand angle possible.

Voici donc quelques conseils qui vous permettront de prendre des photos panoramiques et ainsi capter la beauté de la nature… ou simplement une scène trop large ou haute pour votre appareil.

1 – Utiliser le mode panoramique de votre appareil (ou téléphone)

De plus en plus d’appareils photo (et téléphones) offrent un mode «Panoramique», ce qui simplifie la tâche de prendre un paysage dans sa pleine largeur.

Par contre, les modes panoramiques automatisés ne vous offrent aucune latitude quant au résultat final: vous devez faire pivoter l’appareil sur le côté tout en suivant la flèche ou en restant sur la ligne, et c’est l’appareil qui détermine où la photo s’arrête.

Certains appareils prennent d’ailleurs un angle plus grand que d’autres, comme vous le constaterez dans les exemples ci-dessous.

Panorama avec un iPhone 5s:

Panorama avec l’appareil photo A7 de Sony:

Panorama réalisé avec un téléphone Windows:

2 – Utilisez un trépied ou une tête rotative

En photo panoramique, un trépied est très utile, puisqu’il vous permettra de prendre vos images à la même hauteur (alors qu’il est plus difficile de le faire à main levée, comme vous l’aurez constaté dans les exemples de la page précédente, pourtant effectués en suivant les indications du logiciel).

Il existe d’ailleurs des adaptateurs pour téléphones intelligents, si vous souhaitez surtout utiliser cette méthode.

Si vous en avez les moyens, un appareil spécialisé comme cette tête motorisée GigaPan vous permettra de prendre des clichés panoramiques plus précis, puisque la rotation sera faite directement sur l’axe où se trouve le capteur, et non «à bout de bras», ce qui crée généralement une distorsion de l’image.

3 – Attention à l’exposition!

Selon le moment de la journée, il est possible que votre photo panoramique contienne des portions d’ombre et des coins beaucoup plus éclairés.

Assurez-vous d’exposer pour l’endroit le plus éclairé (là où le Soleil se trouve) et verrouillez ces réglages. Notez que vous pouvez utiliser le mode automatique pour déterminer les réglages, puis les reproduire en mode manuel par la suite. L’important, c’est de ne pas rester en mode automatique.

Ensuite, tous les clichés que vous prendrez seront exposés avec les mêmes valeurs, et l’image finale sera plus facile à assembler que si le ciel n’est pas de la même couleur, à cause d’une variation dans les valeurs d’exposition.

4 – Assurez-vous que vos photos se chevauchent

Si vous prenez plusieurs images dans le but de les fusionner par la suite, assurez-vous que chacune de vos photos se chevauche d’environ 30 %.

Ceci permettra un alignement plus facile par la suite (surtout si vous demandez à un logiciel de faire les calculs pour vous, comme au point #5).

5 – Utiliser un logiciel spécialisé

Il existe plusieurs logiciels pour réaliser des photos panoramiques. Adobe Photoshop est l’un de ceux-ci. Photoshop offre une option intitulée «Photomerge» (ou «fusion des images»). Le logiciel vous demandera de choisir les images que vous souhaitez fusionner et selon quelle méthode.

Une fois les images et la méthode sélectionnées, Photoshop alignera les images et vous donnera le rendu final. Il est possible que vous ayez à rogner un peu le haut ou le bas de l’image finale afin d’éviter d’avoir des coins vides. Sinon, il existe des méthodes plus avancées pour «remplir les zones vides» avec le remplissage contextuel, par exemple.

Conclusion

Il existe plusieurs façons de réaliser des photos panoramiques, non seulement au niveau de l’équipement, mais aussi de la technique.

L’idéal, c’est d’en essayer plusieurs, si vous le pouvez, afin de trouver celle qui fonctionne le mieux pour vous.

Peut-être qu’une photo panoramique avec un iPhone répond parfaitement à vos besoins, peut-être qu’un angle plus fermé comme avec le Sony A7 fait aussi le boulot, grâce à sa plus grande qualité d’image.

L’important, c’est que vous sachiez ce que vous faites et de connaître votre appareil afin de tirer profit au maximum de chacun de vos clichés en panoramique.

http://fr.canoe.ca/

Obsédé par Michael Jackson, il utilise de l’acide pour lui ressembler


Triste personnage, je trouve ! En plus de vouloir imiter Michael Jackson, il efface sa propre personnalité, sa propre image pour devenir le plus ressemblant possible à son chanteur préféré. C’est vraiment se perdre autant physiquement que psychologiquement, du moins à mon avis
Nuage

 

Obsédé par Michael Jackson, il utilise de l’acide pour lui ressembler

 

 

Michael Jackson se cache au Brésil? Antonio Gleidson Rodrigues, un homme de 32 ans, est un imitateur professionnel du roi de la pop. Le Brésilien a subi plusieurs chirurgies esthétiques pour obtenir le nez bâclé de Jackson et utilise de l’acide pour décolorer sa peau, ce qui inquiète beaucoup sa famille.

Le Brésilien a dépensé plus de 3 000$ pour obtenir un nez semblable à celui du défunt chanteur, après ses nombreuses chirurgies esthétiques. Il passe plus de quatre heures par jour à pratiquer ses pas de danse et presque deux heures à se maquiller, avant de défiler dans les rues de Fortaleza, sous les cris de ses admirateurs.

«En 2009, je suis passé sous le bistouri pour corriger mon septum nasal, ce qui m’a permis d’atteindre les notes les plus hautes, comme Michael.»  

Après cette intervention, Gleidson a reçu des injections d’acide hyaluronique au visage, ce qui a eu un effet de blanchiment et des injections de Botox pour améliorer la zone sous ses yeux.

Il a également subi une intervention chirurgicale pour corriger ses dents et fait tatouer ses sourcils. Il ne compte pas s’arrêter là:

«Si j’ai les moyens, j’aimerais corriger mes joues et effacer les rides autour de ma bouche. Je voudrais également avoir les sourcils plus arqués, faire tatouer mon front et avoir un nez plus petit.»

L’imitateur ne s’est jamais remis du décès de Michael, qui est survenu en 2009. Il affirme ne pas comprendre comment un homme qui ne buvait que du jus et qui évitait les boissons énergisantes a pu mourir d’une overdose.

«Il n’y aura jamais un autre homme comme lui – mais je vais faire de mon mieux pour l’être.» 

http://www.journaldequebec.com/

Un geep, mélange d’un mouton et d’une chèvre, est né en Arizona


Qu’on hybride des fleurs, des arbres, peut aller. Croiser des animaux de la même espèce comme les chiens et les chats, il y a des bons et mauvais coups, mais des espèces d’animaux différents qui naturellement, ils ne seraient pas portés à se courtiser pour perpétuer la race, j’ai comme un petit malaise avec ses apprentis sorciers
Nuage

 

Un geep, mélange d’un mouton et d’une chèvre, est né en Arizona

 

Connaissez-vous le geep ? Cet animal si particulier, né de la rencontre entre une chèvre et un mouton, est tout à fait adorable !

 

Un geep, croisement d’une chèvre et d’un mouton, est né en Arizona. Il s’agit du premier dans cet état.

Cette appellation est le mélange de « goat », qui signifie « chèvre » et de « sheep », qui signifie « mouton ».

Cet animal hybride s’appelle Butterfly et possède les pattes et la tête d’une chèvre tandis que le reste de son corps rappelle d’avantage celui d’un mouton. Cet animal aurait d’abord vu le jour en Australie en 1985, où des chercheurs de l’université de Californie-Davis auraient réussi cette « création » inattendue.

 

http://www.meltybuzz.fr/

Le «petit homme» de Florès devait être trisomique


Certain croyait l’homme de Florès était peut-être une nouvelle (ancienne) espèce d’homme, mais une hypothèse après de nouvelles études en comparant les personnes atteintes de trisomie 21 qui habitent aujourd’hui, la même région semblent probable
Nuage

 

Le «petit homme» de Florès devait être trisomique

 

 

Une nouvelle analyse des fragments d'ossements de l'homme de Florès, découverts... (Archives AFP)

Archives AFP

Agence France-Presse
Washington

Une nouvelle analyse des fragments d’ossements de l’homme de Florès, découverts en 2003 dans une caverne de l’île indonésienne, révèle des indices de mongolisme, remettant en question la théorie selon laquelle il s’agissait d’une nouvelle espèce d’hominidés.

Bien que ce spécimen baptisé «LB1» ait vécu il y a moins de 15 000 ans, une comparaison de ses traits anatomiques avec ceux d’hominidés antérieurs, dont l’Homo erectus et l’Australopithèque, a conduit de nombreux paléontologues à conclure qu’ils étaient en présence d’une nouvelle espèce.

Mais cette théorie suscite de nombreuses controverses.

Au cours de la plus récente analyse des traits de l’Homo floresiensis, les chercheurs ont constaté une erreur dans l’estimation initiale du volume de la boîte crânienne de «LB1» et une sous-estimation de sa taille.

Selon les nouveaux calculs, le crâne de l’homme de Florès avait une contenance d’environ 430 millilitres, soit près de 16% de plus que calculé précédemment.

«Cette différence est importante car elle situe la taille du cerveau dans celle d’humains modernes qui sont trisomiques et vivent dans la même région», explique Robert Eckhardt, professeur de génétique à l’Université de Pennsylvanie, l’un des principaux auteurs de l’étude parue dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS).

L’estimation initiale «erronée» de la taille de l’homo floresiensis estimée à environ un mètre. Elle a également été revue à la hausse à 1,26 m.

Cette erreur s’explique par une extrapolation basée sur la taille plus courte du tibia du spécimen à partir d’une formule dérivée d’une population de pygmées en Afrique.

Cette taille correspond également aux tibias plus courts de personnes aujourd’hui diagnostiquées de trisomie 21, précisent les chercheurs.

Un homme préhistorique trisomique?

Crédit photo : Archives AFP

Le crâne de l’homme de Flores à gauche, et celui d’un humain moderne à droite

Ils ont aussi constaté une asymétrie cranio-faciale typique des trisomiques.

Tout en concédant que les traits anatomiques de l’homme de Florès sont inhabituels, M. Eckhardt relève «qu’ils ne sont pas pour autant uniques et aussi rares pour en conclure qu’il s’agit d’une nouvelle espèce d’hominidé».

Selon les descriptions faites jusqu’alors, l’Homo floresiensis est doté d’une tête anormalement petite par rapport à son corps, contenant un cerveau d’une taille similaire à celui d’un chimpanzé.

Parfois surnommés «Hobbits» comme les personnages du Seigneur des anneaux de Tolkien, leur origine et leur anatomie reste ainsi au coeur d’une vive controverse depuis la découverte de ces fossiles.

Selon des chercheurs japonais, qui ont notamment passé au scanner 3D le crâne de ce spécimen, l’homme de Florès serait un descendant perdu d’Homo erectus («homme debout») qui aurait progressivement rapetissé au fil des générations pour adapter ses besoins à des ressources peu abondantes.

http://www.lapresse.ca

Le racisme, ancré dans les crises économiques ?


Cette étude ne me surprend pas du tout. D’ailleurs, nous avons plusieurs preuves dans l’histoire que le racismes est plus fort dans des situations économiques difficiles. Aujourd’hui, encore, on voit des manifestations contre les étrangers, les ethnies d’adoptions …
Nuage

 

Le racisme, ancré dans les crises économiques ?

 

Files de chômeurs en Allemagne en 1930. La crise de 1929 fait passer en trois ans le nombre de chômeurs de 1,9 millions à 5,6 millions… La création d’un exogroupe devient presque inéluctable.

Selon une étude récente, les périodes de difficulté économique semblent accentuer les phénomènes de discrimination raciale.

En 1929, une crise financière mondiale ébranle la planète, avec des effets dramatiques notamment en Allemagne. Quatre ans plus tard, le parti national-socialiste accède au pouvoir et entreprend une politique de stigmatisation des minorités, d’exaltation nationaliste et d’interventions belliqueuses.

En 1954, la guerre est passée et le monde s’interroge sur ce qui pousse les peuples à stigmatiser les étrangers est les minorités en période de crise. Le psychologue Muzafer Sharif conclut une série d’expériences montrant qu’en situation de manque de ressources économiques ou alimentaires, des groupes humains antagonistes se forment, chaque individu favorisant les membres de son groupe (endogroupe) au détriment des autres (exogroupe), un phénomène désormais baptisé biais d’endogroupe.

Et nous voilà en 2014. Le Front National, après s’être installé dans le paysage politique français grâce au concept de préférence nationale (la formulation politique du biais d’endogroupe), remporte les élections européennes et brigue le statut de premier parti de France. Le tout, comme par hasard, dans un climat de crise économique mondialisée où pèsent plus d’incertitudes que jamais.

Toujours 2014… Juin, plus précisément. Dans cet article publié dans la revue PNAS, des psychologues américains présentent le résultat d’expériences troublantes. Il semble, selon ces recherches, que lorsque nous manquons de ressources économiques, nous devenions plus racistes.

Pénurie de ressources et discrimination

Dans ces expériences, des photographies de noirs américains, de blancs ou de métis étaient montrées à des volontaires blancs américains. Ceux-ci devaient décider si le visage métis était plus proche d’un noir ou d’un blanc. Dans ces conditions, 50 pour cent des personnes interrogées ont répondu noir, et 50 pour cent blanc. Ensuite, les sujets devaient participer à des jeux faisant intervenir des sommes d’argent, lesquelles étaient progressivement diminuées par les expérimentateurs de façon à faire ressentir une sensation de pénurie. Le test des visages, passé une nouvelle fois, a alors révélé que le visage métis était vu comme noir par 75 pour cent des participants.

Cette expérience montre ainsi qu’en situation de difficulté économique, des sujets blancs voient des sujets noirs comme « plus noirs ». Pourquoi ? Replacé dans le cadre du biais d’endogroupe, ce mécanisme semble indiquer que l’être humain radicalise les frontières entre son endogroupe et les groupes extérieurs, en accentuant les traits d’appartenance à l’endo- ou à l’exogroupe. Sans expliquer à elle seule la montée des nationalismes, cette expérience nous engage à réfléchir aux mécanismes inconscients qui pèsent sur les scrutins nationaux en période de crise.

http://www.pourlascience.fr/

Le radiologiste des routes


Les routes du Québec n’ont pas vraiment une bonne réputation, avec le transport lourd, les gels et dégels qui n’aident pas à éviter les ballonnements, les trous et fissures. Avec cette nouvelle technologie plus précise, les routes seront probablement mieux entretenu. Mais, malheureusement, ce n’est que pour les grandes routes provinciales et aéroports … Certaines villes, auraient bien besoin d’un petit coup de pouce
Nuage

 

Le radiologiste des routes

 

La fourgonnette utilisée par le ministère des Transports... (Le Soleil, Erick Labbé)

La fourgonnette utilisée par le ministère des Transports du Québec pour documenter l’état des routes.

Le Soleil, Erick Labbé

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Il fut un temps où les techniciens du ministère des Transports du Québec sortaient leur ruban à mesurer et leur tablette à dessin pour documenter l’état des routes. Aujourd’hui, ils roulent à 100 km/h à bord d’une fourgonnette équipée de lasers et de caméras qui génèrent des images d’une précision à faire rêver un chirurgien.

Benoît Petitclerc est ingénieur et responsable du secteur du soutien technique au MTQ. Ce camion – le véhicule de mesure de l’état des chaussées,VMEC de son petit nom -,il en parle comme d’une révolution. Alors que la collecte de données manuelle était longue et comportait une part d’imprécision, le VMEC gobe une multitude d’informations aussi vite que le permettent les limites de vitesse sur les routes du Québec.

Ces informations permettent non seulement de localiser les ornières, les fissures et les autres défauts de chaussée, mais d’en connaître le profil exact en longueur et en largeur comme en profondeur. Le traitement informatique les reproduit en trois dimensions et colore même les sections problématiques en fonction du défaut et de sa gravité.

«Ça vient dire précisément c’est quoi le bobo», résume M. Petitclerc.

Toutes les routes provinciales, incluant les pistes d’aéroports provinciaux, sont ainsi auscultées aux deux ans. Le réseau supérieur en soutien au commerce extérieur, composé des principales autoroutes et routes en lien avec les provinces voisines, est roulé tous les étés.

Bon an, mal an, le camion prend ainsi des images de 16 000 à 20 000 kilomètres de chaussée. En comptant les essais, les correctifs et le temps de déplacement, les opérateurs doivent toutefois avaler trois fois plus de kilomètres sur une période de quelques mois à peine, généralement d’avril à octobre, puisque le sol doit être complètement sec pour que l’équipement fonctionne bien. Le réseau routier québécois compte 30 613 kilomètres de chaussée.

Cette régularité permet non seulement de connaître l’état, mais également l’évolution de la chaussée. L’information est utile quand vient le temps de planifier les investissements routiers. Les gestionnaires s’y réfèrent pour prioriser les chantiers. Les ingénieurs affectés à un projet particulier s’en servent pour déterminer les travaux requis.

Si une fissure suit la piste de roue sur une bonne distance, il y a ainsi de fortes chances que le sous-sol flanche et «ça va coûter plus cher», donne en exemple M. Petitclerc. S’il y a des craques un peu partout, c’est probablement la couche supérieure d’asphalte qui est à blâmer.

Création québécoise

Le VMEC est une création québécoise. Ce sont les ingénieurs et les techniciens du MTQ qui ont imaginé, testé et amélioré les composantes. Le système LCMS, pièce maîtresse située à l’arrière du véhicule, est d’ailleurs vendu à travers le monde par une entreprise de Québec, Pavemetrics, une spin off de l’Institut national d’optique (INO) qui l’a développé.

«On est une référence mondiale», ne se gêne pas pour dire Benoît Petitclerc. Le modèle actuel, un Mercedes Sprinter diesel dont la configuration date de 2008, vaut 650 000 $ avec tous ses équipements de pointe.

L’arrivée du VMEC ne veut pas dire que les fonctionnaires ne se fient qu’à la technologie. Les équipements sont vérifiés et calibrés chaque printemps, puis lors de chaque sortie. Une comparaison est faite avec les données historiques. Si des écarts importants sont constatés, les images vidéo du terrain ausculté sont ressorties pour s’assurer qu’il y a concordance.

«L’ultime personne qui dit si les données sont bonnes ou pas, c’est le représentant de la direction territoriale parce qu’il connaît son réseau», lance M. Petitclerc, fier de ce travail d’équipe.

Comme quoi l’oeil humain a encore un bel avenir devant lui.

LCMS... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

LCMS

Le Soleil, Erick Labbé

LCMS

LCMS, c’est pour Laser Crack Measurement System. Ce système imaginé par le ministère des Transports et amélioré par l’INO mesure les ornières, les fissures et la texture des routes balayées. Il est composé de deux lasers très puissants, situés de part et d’autre du véhicule à l’arrière, qui sont juxtaposés à des caméras afin de reconstituer l’état de la chaussée en trois dimensions. La précision est telle qu’un caillou d’un demi-millimètre peut être capté.

Caméra numérique arrière... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

Caméra numérique arrière

Le Soleil, Erick Labbé

Caméra numérique arrière

La caméra numérique située à l’arrière du véhicule filme la surface de la chaussée. Les images servent à valider les mesures prises par les instruments. S’il y a une fissure sur l’image qui n’est pas reproduite dans les données, ou vice versa, le personnel effectuant la validation sait qu’il y a un problème.

Encodeur optique... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 4.0

Encodeur optique

Le Soleil, Erick Labbé

Encodeur optique

L’encodeur optique attaché à la roue arrière gauche est le coeur de ce corps technologique. C’est lui qui donne la cadence à tous les équipements, de façon à ce qu’ils se déclenchent à un moment très précis, tous en même temps. L’encodeur optique émet 4000 impulsions par tour de roue, donc sur une distance de 2,2 mètres.

Antenne GPS... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 5.0

Antenne GPS

Le Soleil, Erick Labbé

Antenne GPS

Un système de positionnement GPS permet de donner la localisation du véhicule (latitude, longitude et élévation) avec une marge d’erreur maximale d’un mètre. Ces données sont ensuite couplées aux numéros de routes du Ministère. Il est possible de mettre en marche simultanément les nombreux équipements dès qu’un point GPS préidentifié est atteint.

Caméra numérique avant... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 6.0

Caméra numérique avant

Le Soleil, Erick Labbé

Caméra numérique avant

La caméra numérique installée à l’avant capte l’environnement de la route où circule le véhicule. C’est une référence visuelle pour les employés du MTQ, qui peuvent plus facilement identifier des endroits que des points GPS.

Profilomètre inertiel

Le Soleil, Erick Labbé

Profilomètre inertiel

Ce système est aussi composé de deux lasers installés sur un support à l’avant du véhicule. Ils suivent les pistes de roue de façon à établir l’indice de rugosité international. Cet indicateur est utilisé pour apprécier le confort de roulement et donc la qualité de la chaussée perçue par les automobilistes. Le profilomètre inertiel vit peut-être ses dernières heures puisque le LCMS peut maintenant faire le même calcul, mais les ingénieurs veulent être absolument convaincus que les données concordent avant de le retirer.

http://www.lapresse.ca