Parole d’enfant ► Carnivoire, Omnivore ou ….


Une petite discussion de famille sur les choix alimentaires très constructive. On connait certes carnivore, omnivore, crucivore, végétarien, végétalien et quoi encore!!! Mais cette catégorie-là, je suis sûr que vous ne la connaissez pas
Nuage

Carnivoire, Omnivore ou ….

 

 

Au souper ce soir:

Maman: Téa, ne mange pas que des saucisses. Faut aussi que tu manges des légumes et des patates.

Téa : Oh non! Moi, je suis carnivore. Pas omnivore…

-Miro : Moi aussi, je suis carnivore. Oh! Il y a de la salade de choux?? Yé! Ok, c’est pas vrai! Je ne suis pas carnivore, moi, je suis CARNICHOUX!!

Téa 8 ans et Miro 7 ans

Le fait divers du jour : un bébé de 10 mois forcé de participer au Ice Bucket Challenge


C’est d’une stupidité d’un grand-papa qui a fait participer sa petite-fille a l’insu de son fils, le père de l’enfant. Il y a des gens, qui ne savent plus ou est la limite d’une activité. On ne peut qu’espérer que le fils va y penser 2 fois avant de laisser sa fille aux mains de son grand-papa. J’ai aussi trouvé une autre vidéo, a la fin du billet qui montre un homme qui probablement le père d’un bébé qui lui aussi fait participer un tout petit bébé au Ice bucket challenge. L’idiotie n’a pas de limite
Nuage

 

Le fait divers du jour : un bébé de 10 mois forcé de participer au Ice Bucket Challenge

 

 

La vidéo d'un homme faisant participer sa petite-fille de 10 mois au Ice Bucket Challenge a créé la polémique.

La vidéo d’un homme faisant participer sa petite-fille de 10 mois au Ice Bucket Challenge a créé la polémique. Photo : Capture d’écran d’une vidéo du Daily Mirror.

 

CHALLENGE – Un américain a posté il y a quelques jours sur Facebook une vidéo le montrant en train de verser un seau d’eau glacée sur sa petite-fille de dix mois dans le cadre du Ice Bucket Challenge. Des images qui ont créé la polémique.

 

Metronews a fait le tour de la presse internationale et vous livre le fait divers du jour…

L’Ice Bucket Challenge a t-il atteint ses limites ? Reggie Stewart, un américain du Texas, a posté il y a quelques jours une vidéo sur Facebook dans laquelle on le voit déverser un seau d’eau glacée sur sa petite-fille âgée de dix mois seulement, dans le cadre du Ice Bucket Challenge. Des images qui n’ont pas manqué de créer une vive polémique sur les réseaux sociaux.

« Ça m’a mis les larmes aux yeux »

« J’ai été nominé pour le ALS Ice Bucket Challenge… » .

La ritournelle désormais mondialement connue depuis juillet est reprise par cet Américain de Houston, rapporte le Huffington Post. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est de faire participer un bébé de dix mois. Sur la vidéo, depuis retirée de Facebook, on voit Reggie Stewart se verser un seau d’eau glacée sur lui ainsi que sur Aria, un bambin de dix mois qu’il présente comme sa petite-fille.

« J’étais choqué, effaré. Ça m’a mis les larmes aux yeux tant j’étais en colère. C’est tout ce que je peux dire », a réagi Claude Dalcour, le père du bébé, sur la chaîne Fox26.

Avant d’ajouter : « il s’agit de mauvais traitement puisque ma fille est une enfant. Elle ne comprend pas ce qu’il se passe ».

Si la vidéo se termine avant que l’on ne puisse voir la réaction du bébé, il n’en a pas fallu plus pour attiser la colère des Internautes et alerter les autorités. La police s’est rendue chez Reggie Stewart pour s’assurer de la sécurité de l’enfant, selon le Houston Chronicle. Aucune charge ne pèserait contre le grand-père pour le moment.

 

http://www.metronews.fr

Et j’ai trouvé une autre, avec un bébé plus jeune, tout aussi stupide (Nuage)

Le Saviez-Vous ► Le fou rire qui a secoué la Tanzanie pendant six mois


Il y a plus de 50 ans, une mystérieuse maladie épidémique est apparue, la maladie du rire. Étrangement, elle ne touchait qu’un certain groupe de personnes, en bas de l’échelle sociale. La cause n’est pas connue à ce jour
Nuage

 

Le fou rire qui a secoué la Tanzanie pendant six mois

 

| Christelle Henault

Dire que tout a peut-être commencé par une blague, ou un banal sourire et un échange de regards qui ont dégénéré. Plus de cinquante ans après, l’épidémie de rire la plus spectaculaire de l’histoire fait toujours fantasmer le public et passionne les chercheurs. D’autant qu’elle garde bien des zones d’ombre, à commencer par son facteur déclenchant.

Cet incroyable fou rire a secoué le Tanganyika, aujourd’hui la Tanzanie, pays de l’Afrique anglophone. Il est parti au début des années 1960 de trois écolières avant de se propager à des centaines de personnes, déstabilisant toute une communauté pendant six mois – dix-huit, selon certains. La description médicale des cas et l’investigation clinique ont été détaillées en 1963 par deux praticiens locaux, les docteurs Rankin et Philip, dans une revue médicale africaine, le Central African Medical Journal.

Ce 30 janvier 1962, à Kashasha, un village de la côte ouest du lac Victoria, « trois élèves commencent à se comporter d’étrange manière ».

La maladie s’étend vite dans ce pensionnat pour filles de 12 à 18 ans tenu par des missionnaires.

Les symptômes ? Des crises soudaines de rire mais aussi de pleurs, dont la durée varie de quelques minutes à quelques heures. Ces accès, entrecoupés de moments de répit, s’accompagnent d’agitation, voire de gestes violents lors des tentatives de contention. Les troubles peuvent durer jusqu’à seize jours, et ils sont contagieux.

 « Chaque patient a eu des contacts très récents avec un individu souffrant de la maladie », écrivent les docteurs Rankin et Philip.

UNE ORIGINE INCONNUE

Le 18 mars 1962, soit moins de deux mois après le déclenchement de l’épidémie dans l’école de Kashasha, 95 des 159 filles scolarisées sont touchées. L’établissement est fermé. Une deuxième vague de ce que la population baptise « enwara yokusheda » (« maladie du rire ») ou « akajanja » (« folie ») touche 57 élèves entre le 21 mai 1962 et la fin juin, après la réouverture de l’école. Mais à mesure que les pensionnaires sont renvoyées chez elles, l’épidémie s’étend. Leurs proches sont contaminés, d’abord les enfants et les adolescents, puis les adultes également. Dans l’agglomération de Nshamba, 217 habitants sur 10 000 sont affectés en deux mois. Plusieurs écoles doivent fermer.

Au moment de la publication de l’article, en 1963, l’épidémie est loin d’être sous contrôle.

« La maladie se propage encore à d’autres villages, cela interfère avec l’éducation des enfants et il y a une peur considérable dans la population », soulignent les deux médecins.

Face à ce phénomène inexpliqué, ils mènent une véritable enquête de santé publique : prises de sang, ponctions lombaires afin d’isoler une cause infectieuse. Sans résultat. L’hypothèse d’une intoxication alimentaire des écoliers est aussi éliminée. Dès lors, Rankin et Philip penchent pour une hystérie collective, avec une forte composante culturelle. Les trois fillettes à l’origine de l’épidémie sont toujours restées muettes quant aux raisons qui ont déclenché leur premier fou rire.

LE RIRE, EXPRESSION D’UNE GÊNE

Depuis, bien des chercheurs se sont intéressés à cet épisode. Et à ceux qui ont suivi. Car les hilarités collectives sont loin d’être exceptionnelles en Afrique centrale et de l’Est. Dans leur passionnant Outbreak, the Encyclopedia of Extraordinary Social Behavior (Anomalist Books, 2009), qui recense plus de 300 phénomènes de foule, l’historien Hilary Evans et le sociologue Robert Bartholomew racontent par le menu plusieurs épidémies de rire qui ont éclaté dans les années 1960 et 1970 dans des pays comme l’Ouganda, la Tanzanie, la Zambie. Au Bostwana aussi, où, en 1976, au moins 93 collégiens se retrouvent en transe, avec des accès de rire, de pleurs mais aussi de violence – ils lancent des objets sur leurs camarades et leurs professeurs. Persuadés qu’il s’agit d’un phénomène d’envoûtement, des villageois demandent à la direction de l’école de faire venir un guérisseur, mais l’administration refuse et ferme l’établissement pendant trois semaines.

Pourquoi de telles hystéries collectives émergent-elles en Afrique à cette époque ? Et si les fous rires sont un symptôme de la somatisation d’une angoisse, qu’est-ce qui pouvait stresser à ce point les jeunes Africains ? Les années 1960-1970 sont celles de la décolonisation. Or cette épidémie de rire au Tanganyika a démarré en janvier 1962, juste après la proclamation d’indépendance, le 9 décembre 1961. Des sociologues tel Bartholomew soulignent aussi l’importance des « conflits émotionnels » vécus par des enfants élevés dans des milieux hypertraditionnels, puis exposés à des idées radicalement différentes dans les écoles.

La personnalité et le profil socioculturel des individus ont sans doute aussi joué un rôle. Ainsi, le fou rire géant de 1962 a atteint des adultes, mais aucun chef de village, professeur, policier ou autre lettré, selon l’article de 1963.

« Les non-intellectuels, les pauvres et les individus très collectivistes sont davantage touchés dans les épidémies psy, note le psychiatre Patrick Lemoine. Il ne faut pas oublier que dans une foule en proie à un phénomène hystérique, c’est la capacité à être à l’unisson, c’est-à-dire à s’oublier pour se fondre dans la collectivité, qui en est un des moteurs. »

« Le rire, c’est très culturel. En Afrique comme en Asie, c’est un moyen d’exprimer une gêne », ajoute Jean-Bruno Renard, professeur de sociologie à l’université de Montpellier.

Selon lui, cette épidémie d’hilarité est à rapprocher d’une autre forme d’hystérie collective survenue plus récemment sur ce même continent.

« En 1996-1997, toute l’Afrique de l’Ouest a été saisie par une rumeur panique prétendant que des sorciers, en touchant l’épaule d’un homme ou en lui serrant la main, rétrécissaient, voire faisaient disparaître, le sexe de leur victime », rapporte le sociologue dans De source sûre (Payot, 2005), coécrit avec l’anthropologue Véronique Campion-Vincent. L’affaire avait même pris un tournant inquiétant puisque « des émeutes et même des lynchages secouèrent la Mauritanie, la Côte d’Ivoire et le Mali ».

http://www.lemonde.fr

L’amoeba, la bactérie mangeuse de cerveaux qui inquiète les Etats-Unis


Aux États-Unis, une bactérie qui préfère les lacs, mais aussi les piscines qui n’ont pas suffisamment de chlore recommandé. Elle s’intéresse fortement au cerveau de ses victimes
Nuage

L’amoeba, la bactérie mangeuse de cerveaux qui inquiète les Etats-Unis

 

C’est la dernière hantise sanitaires des Américains. L’amoeba, une bactérie qui prolifère l’été dans les lacs, les sources chaudes, les piscines, c’est-à-dire les eaux chaudes et stagnantes, si elles ne sont pas bien traitées au chlore.

Plusieurs villes du sud des Etats-Unis l’ont trouvée dans leur eau potable, notamment trois communes de Louisiane jeudi 28 août, et elle a tué une petite fille dans le Kansas. Et a gagné un surnom dans les médias, la bactérie mangeuse de cerveaux, qui n’est pas exagéré.

Un organisme qui se nourrit des tissus du cerveau

Le site Salon détaille la façon dont l’amoeba s’attaque au cerveau. Elle entre dans l’organisme uniquement quand celui-ci absorbe de l’eau par le nez. Puis elle remonte le nerf olfactif, qui relie la cavité nasale au cerveau. Elle se nourrit ensuite des tissus du cerveau qu’elle aspire avec une sorte de ventouse, que vous pouvez observer sur l’image qui illustre cet article de Buzzfeed.

C’est ce qui amène les premiers symptômes de la maladie, au bout de cinq jours : la perte du goût et de l’odorat, quand la matière grise responsable de ces sensations a été dévorée. L’amoeba s’enfonce ensuite, causant des hallucinations et des convulsions, mais c’est le gonflement du cerveau lié à la réaction du système immunitaire qui provoque en général le décès.

http://actualite.portail.free.fr/

MSN Messenger cessera définitivement d’exister dans deux mois


Vous en souvenez de MSN Messenger ? Il a quitté en silence dans bien des pays, et il s’apprête a prendre définitivement sa retraite . Il a été une porte d’entrée dans le monde extérieur pour plusieurs d’entre nous en clavardant avec des gens de différents milieux.
Nuage

 

MSN Messenger cessera définitivement d’exister dans deux mois

 

Le logo de MSN Messenger Photo :  Microsoft

Un texte de Bahador Zabihiyan

La fin de Windows Live Messenger en Chine, prévue le 31 octobre, sonnera le glas de ce service de messagerie instantanée offert par Microsoft depuis 15 ans : les internautes chinois étaient les derniers à y avoir accès.

Les trentenaires s’en souviennent sûrement, mais ne l’utilisent probablement plus. Lancé en 1999, ce service, connu d’abord sous le nom de MSN Messenger, a vécu son heure de gloire à partir des années 2000, notamment chez les adolescents.

Mais après avoir acheté Skype – un service qui permet aux utilisateurs de passer des appels téléphoniques et vidéo via Internet – Microsoft a progressivement délaissé Windows Live Messenger, qui s’est longtemps limité à l’envoi de messages écrits et de fichiers.

Aujourd’hui, seuls les Chinois y ont encore accès. Mais plus pour longtemps.

En 2009, Windows Live Messenger comptait encore 330 millions d’utilisateurs. Ce nombre a toutefois rapidement fondu avec l’arrivée de Skype, Facebook et l’avènement des téléphones intelligents.

MSN Messenger avait été lancé au tournant du siècle afin de concurrencer le service de messagerie instantanée d’AOL. Il avait ensuite gagné en popularité, jusqu’à devenir la référence mondiale en termes de clavardage. Le service de Microsoft s’était ensuite considérablement élargi, permettant la transmission de photos, d’enregistrements sonores et de vidéos.

Microsoft avait réalisé une entrevue humoristique et décalée avec un personnage incarnant MSN Messenger lorsque l’entreprise avait annoncé la fin de son service en France, l’année dernière.

« Je voudrais juste vous dire merci à tous. On s’est bien marré. Maintenant, il est temps pour moi de partir », disait le personnage, lors d’une entrevue factice.

 

http://ici.radio-canada.ca

Le chat et ses amis


Avoir un animal à la maison est une chose, mais si on pense avoir d’autres animaux de la même espèce ou de d’autres espèces mieux vaut s’y préparer pour que la cohabitation se passe sans trop de mauvaises surprises
Nuage

 

Le chat et ses amis

iStock

Par Louise Moreau

La majorité des chiens et des chats peuvent apprendre à vivre avec un autre animal. De quelle façon se développent ces liens et comment s’assurer que tout se déroule bien?

Des animaux de différentes espèces peuvent passer de longs moments à se coller, à se bécoter et à se lécher, sans qu’ils paraissent être dérangés par la présence des humains qui les observent. Leurs maîtres les décriront comme des inséparables. Bien qu’on qualifie souvent d’amitié de tels liens entre différentes espèces, la spécialiste en comportement animal Jacinthe Bouchard ne croit pas qu’il s’agisse véritablement d’amitié.

«Dans des relations d’amitié entre deux humains, l’un d’eux peut penser à l’autre même s’il n’est pas présent. Or un tel sentiment n’existe pas chez les animaux.»

C’est pourquoi, selon la spécialiste, il faut plutôt parler d’«entente». Et, en général, quand il existe une véritable entente entre deux animaux vivant sous le même toit, celle-ci peut durer toute la vie!

Le chat et le chien

«On entend l’expression “être comme chien et chat” depuis tellement longtemps qu’on a fini par y croire, explique Caroline Bibaud, qui est spécialiste en comportement canin. Et pourtant, c’est tout le contraire! Le chien et le chat sont les deux espèces qu’on voit le plus souvent vivre en harmonie. Et il n’est pas rare qu’un chien vive sous le même toit que deux ou trois chats!»

«Le chat et le cheval sont aussi d’excellents compagnons, ajoute Jacinthe Bouchard. On aperçoit souvent, dans le box du cheval, un chat couché sur son dos!»

L’âge idéal pour les rencontres

Si on veut adopter un animal et qu’on possède déjà un chien, un chat ou toute autre espèce d’animal, il faut bien y réfléchir. Car, avant d’introduire un nouvel animal au logis, il faut surtout penser à celui qui s’y trouve déjà et qui partage notre quotidien. Après tout, il est le premier arrivé! N’y a-t-il pas des privilèges liés à son ancienneté?

Selon Jacinthe Bouchard, l’âge de l’animal est un facteur qu’on doit considérer.

«Comme la période de socialisation du chien se situe de 0 à 4 mois, si le chien est très jeune, il y a 99,9 % de chances pour qu’il s’entende bien avec le nouveau venu.»

Dans ce cas, on peut opter pour un petit rongeur (hamster, gerboise, souris, etc.) ou un cochon d’Inde. Si le nouveau venu est tout aussi jeune (un chaton, par exemple), les chances de réussite sont très bonnes.

«Si le chien a été socialisé avec des congénères, mais qu’il n’est plus un chiot, il est aussi possible que cela fonctionne très bien.»

Par contre, pour un chien âgé dont les habitudes sont ancrées ou pour un vieux chat qui a déjà établi son territoire, ce sera beaucoup plus difficile. La période d’adaptation risque d’être longue et laborieuse. Qui voudrait céder sa place aussi facilement?

Des risques plus élevés

«Si le chien a tendance à protéger son bol de nourriture, il risque d’y avoir plus de conflits, affirme Jacinthe Bouchard, puisque les animaux vivant sous le même toit ont parfois le réflexe de manger dans la gamelle de l’autre. Ce comportement peut donc vraiment poser un problème. Si on veut tout de même aller de l’avant, il faut alors songer à consulter un spécialiste.»

Votre animal adopte-t-il parfois un comportement de prédation? Peut-il attaquer le nouveau venu?

«Certains animaux voient une proie dans tout ce qui bouge, soutient Mme Bouchard. Heureusement, ils vont rarement jusqu’à l’ingestion, car c’est souvent juste un jeu», nous rassure-t-elle. Par exemple, les chats sont naturellement de grands prédateurs.

Alors, si vous adoptez un petit animal qui se sauve aussitôt qu’il voit le chat, celui-ci aura irrésistiblement envie de le pourchasser, ce qui est normal.

Selon Jacinthe Bouchard, dans un tel cas, le lapin s’avère un bon choix, car «il aura peur et figera sur place. Comme il ne se sauvera pas, le chat ne s’y intéressera pas.»

Le chat et l’oiseau

Le chat ne peut cohabiter avec un oiseau que s’il y est initié alors qu’il n’est âgé que de quelques mois. On ne peut imposer à un chat adulte un nouveau compagnon ailé. Il faut être conséquent!

Une question d’antécédents

Si votre nouveau compagnon provient d’un refuge, on vous donnera probablement des renseignements utiles quant à son caractère et à son comportement, qui vous aideront à partir du bon pied.

Caroline Bibaud précise que «si les deux espèces ont un instinct maternel ou grégaire, les chances de succès sont très bonnes. Par contre, si on accueille un chat habitué à vivre en toute liberté, il y aura sûrement de la friction dans l’air lorsqu’il rencontrera le chien.

N’oublions pas qu’ils viennent de deux mondes complètement différents! On ne devrait pas imposer à un chien dominant, qui n’a jamais vécu avec d’autres animaux, l’arrivée d’un chat adulte. Cela pourrait mal tourner, nous avise-t-elle.

Toutefois, les chats et les chiens peuvent sympathiser, sans pour autant se faire des câlins. Ils arriveront à se tolérer, tout simplement, sans qu’il y ait de friction. Il est normal que de petites altercations se produisent, au début, mais ça ne devrait pas être trop grave.

Patience et persévérance

Que votre animal ait un bon caractère ou qu’il soit soumis, l’acceptation de «l’intrus» ne se fera pas du jour au lendemain. Peu importe l’animal, une période d’adaptation est toujours nécessaire. Il n’y aura probablement pas de coup de foudre entre eux! Mais, chez certains animaux, l’adaptation se fait tout en douceur et assez rapidement.

«Si le maître gère bien la situation et s’y prend de la bonne manière, il ne devrait pas y avoir de problème, insiste Caroline Bibaud. Le maître a aussi un rôle à jouer dans tout ça!»

Selon Jacinthe Bouchard, le meilleur conseil qu’on puisse suivre pour que le résultat soit positif, c’est «de faire les présentations ailleurs que dans le salon, sur un terrain neutre, par exemple à l’extérieur. Vous devez faire preuve de patience, et toujours donner beaucoup d’affection à l’animal qui est chez lui, afin qu’il ne développe pas un sentiment de jalousie à l’égard de l’autre.»

http://fr.canoe.ca/

Si vous êtes attachés à la musique de votre adolescence, c’est à cause de votre cerveau


Nous avons toutes des préférences en musique et chansons, cela serait dans l’adolescence que la musique viendrait ce coler à nos neurones pour diverses raisons, Mais en vieillissant, nous ne suivons plus la même musique que nos jeunes, bien au contraire, il se peut qu’elle nous soit plus agressante
Nuage

 

Si vous êtes attachés à la musique de votre adolescence, c’est à cause de votre cerveau

par Mark Joseph Stern,

La joie qui nous assaille en réécoutant nos chansons préférées n’est pas juste un phénomène culturel: c’est une commande neuronale.

Alors que je m’approche péniblement de la trentaine, voici qu’un étrange phénomène s’impose à moi: plus j’avance dans la vie, plus la musique que j’écoutais lorsque j’étais adolescent me touche –alors que plus les années passent, plus les nouvelles chansons que j’entends à la radio résonnent à mes oreilles comme de cacophoniques inepties.

Objectivement, je sais que ça n’a aucune logique. Je ne peux pas sérieusement affirmer la supériorité artistique du Rollout de Ludacris sur celle du Roar interprété par Katy Perry, et pourtant je chéris chaque seconde de l’un et rejette totalement l’autre, qui n’est à mon sens qu’une glapissante bouillie. Quand j’écoute le Top 10 des tubes 2013, j’attrape une migraine. Et quand j’écoute celui de 2003, je suis heureux.

Pourquoi les chansons que j’ai entendues adolescent me sont-elles plus agréables que tout ce que je peux écouter en tant qu’adulte? Je suis soulagé de pouvoir affirmer que le phénomène n’est pas entièrement imputable à mon manque de discernement dans le domaine de la critique musicale.

Ces dernières années, psychologues et experts en neurosciences ont confirmé que ces chansons exerçaient sur nos émotions un pouvoir disproportionné. Et ces chercheurs ont découvert des preuves montrant que notre cerveau crée un lien plus étroit avec la musique que nous écoutons lors de notre adolescence qu’avec tout ce que nous pouvons entendre une fois adultes –connexion qui ne faiblit pas avec l’âge. En d’autres termes, la nostalgie musicale n’est pas juste un phénomène culturel: c’est une commande neuronale. Et peu importe le degré de sophistication que nos goûts peuvent atteindre plus tard, nos cerveaux restent parfois bloqués sur ces chansons qui nous ont obsédés pendant la période si hautement théâtrale de notre adolescence.

Pour comprendre pourquoi nous nous attachons à certaines chansons, il est utile de commencer par nous pencher sur la relation entre cerveau et musique en général. La première fois que nous entendons une chanson, elle stimule notre cortex auditif qui convertit les rythmes, les mélodies et les harmonies en un tout cohérent.

À partir de là, notre réaction à la musique dépend de notre manière d’interagir avec elle. Si en écoutant une chanson, vous la chantez dans votre tête, vous activez votre cortex prémoteur, dont le rôle est de planifier et de coordonner les mouvements. Si vous vous mettez à danser, vos neurones assureront la synchronisation avec le rythme de la musique. Si vous vous concentrez sur les paroles et l’instrumentation, vous activez votre lobe pariétal, qui vous aide à passer d’un stimulus à l’autre et à concentrer votre attention. Quand vous écoutez une chanson qui déclenche des souvenirs, votre cortex préfrontal, qui garde les informations relatives à votre vie personnelle et à vos relations avec les autres, se met en action.

Mais sans émotions, les souvenirs n’ont aucun sens –et mis à part l’amour et la drogue, rien ne déclenche une réaction émotionnelle aussi efficacement que la musique. Les travaux sur l’imagerie cérébrale montrent que nos chansons préférées stimulent les circuits du plaisir, qui libèrent un flot de dopamine, de sérotonine, d’ocytocine et autres hormones qui nous font nous sentir bien. Plus nous aimons une chanson et plus nous entrons en état de béatitude neurochimique grâce aux neurotransmetteurs qui se déversent dans notre cerveau, et dont certains sont les mêmes que ceux que sollicite la cocaïne.

Festival pyrotechnique

Si la musique allume ces étincelles d’activité neuronale chez tout le monde, chez les jeunes, elles se transforment en festival pyrotechnique. Entre 12 et 22 ans, notre cerveau connaît un développement neurologique rapide, et la musique que nous aimons pendant cette période semble s’incruster définitivement dans nos lobes. Lorsque nous formons des connexions neuronales en écoutant une chanson se crée une forte trace mnésique qui se charge d’émotions exacerbées dues en partie à un déferlement d’hormones de croissance propre à la puberté. Ces hormones disent à notre cerveau que tout est d’une extrême importance –et surtout les chansons qui composent la bande-son de nos rêves (et de nos hontes) d’adolescents.

Ce feu d’artifice neuronal suffirait à lui seul à imprimer certaines chansons dans notre cerveau. Mais d’autres éléments interviennent pour graver pour toujours ou presque dans votre mémoire cette chanson passée pendant la boum de 4e. Daniel Levitin, auteur de De la note au cerveau, souligne que la musique de nos années d’adolescence est fondamentalement liée à notre vie sociale.

«C’est à cette période de notre jeunesse que nous découvrons de la musique seuls pour la première fois», m’a-t-il expliqué. «Souvent par le biais de nos amis. Ecouter la musique qu’ils écoutent est une forme de revendication, une marque d’appartenance à un certain groupe social. Musique et sentiment d’identité fusionnent.»

Petr Janata, psychologue à l’université de California–Davis, abonde dans le sens de cette théorie de la sociabilité et explique que notre musique préférée «s’incruste dans les souvenirs particulièrement émotionnels de nos années formatrices».

Il ajoute qu’un autre facteur entre peut-être en jeu: le pic de réminiscence, phénomène selon lequel nous nous rappelons bien mieux de nos années de jeune adulte que des autres et conservons ces souvenirs bien avant dans notre sénescence. Selon la théorie du pic de réminiscence, nous disposons tous d’un «scénario de vie» conditionné par notre culture, qui, dans notre mémoire, nous sert à raconter notre histoire. Lorsque nous nous tournons vers notre passé, nous constatons que les souvenirs qui dominent ce récit de vie ont deux choses en commun: ils sont heureux et sont regroupés autour de la période de notre adolescence et de notre vie de jeune adulte.

La bande-son de nos années les plus vitales

Pourquoi les souvenirs de ces années sont-ils si vivaces et persistants? Les chercheurs de l’université de Leeds ont proposé en 2008 une explication assez séduisante: les années mises en relief par le pic de réminiscence coïncident avec «l’émergence d’une identité stable et durable». En d’autres termes, c’est entre 12 et 22 ans que vous devenez qui vous êtes. Il est par conséquent logique que les souvenirs qui contribuent à ce processus prennent une importance hors du commun pour le restant de votre vie. Ils ne font pas que contribuer au développement de l’image que vous avez de vous-même; ils deviennent une composante de cette image –ils font partie intégrante de votre sentiment d’identité.

La musique joue un double rôle dans ce processus. Tout d’abord, certaines chansons deviennent des souvenirs par et pour elles-mêmes tant elles s’immiscent avec force dans notre mémoire. Nombre d’entre nous se souviennent très bien de cette première chanson des Beatles (ou des Backstreet Boys) que, des décennies plus tard, nous continuons de chanter à chaque soirée karaoké.

Ensuite, ces chansons forment la bande-son de ce qui semble être, sur le moment, les années les plus vitales et capitales de notre existence. La chanson de notre premier baiser, de notre première boum, de notre première taffe, reste attachée à ce souvenir et s’approprie une parcelle de sa profondeur. Certes, avec le recul, on peut admettre que cette boum n’était pas si profonde que ça. Mais si le souvenir en lui-même finit par perdre de son importance, l’écho émotionnel qui colle à la musique persiste.

Un tunnel spatiotemporel neurologique

Aussi sympathiques que soient ces théories, leur conclusion logique –vous n’aimerez plus jamais une chanson comme vous avez aimé la musique de votre jeunesse– est un tantinet déprimante.

Naturellement, on peut aussi voir le côté positif des choses: ce n’est pas que nos goûts d’adultes soient plus fades; en réalité, ils sont plus mûrs et nous permettent d’apprécier la beauté esthétique complexe à un niveau intellectuel. Quel que soit le niveau de maturité que nous pouvons atteindre, la musique reste pour nos cerveaux d’adultes une issue de secours qui nous permet de replonger dans la passion brute et sans mélange de notre jeunesse.

La nostalgie qui accompagne nos chansons préférées ne se réduit pas au souvenir fugace d’une époque révolue; c’est un tunnel spatiotemporel neurologique qui nous offre un aperçu de l’époque où notre cerveau bondissait de joie en entendant la musique qui en est venue à définir qui nous sommes. Ces années sont derrière nous, c’est vrai. Mais à chaque fois que nous entendons les chansons que nous aimions, la joie qu’elles nous procuraient autrefois nous inonde à nouveau.

http://m.slate.fr/