Internet : Le crime en ligne entraîne 3,3 milliards $ de pertes


 

Le vol d’identité, les vols de cartes de crédit, les informations personnelles que l’on met sur les réseaux sociaux tels que numéro de téléphone, adresse etc .. Des conversations qui peuvent intéresser dans le domaine de la cybercriminalité finissent par couter cher. On ne peut pas tout protéger, mais sur Internet, on peut limiter les risques
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Le crime en ligne entraîne 3,3 milliards $ de pertes

 

Photo AFP

Le crime en ligne, qui prend souvent la forme de cartes de crédit clonées, entraîne des pertes de 3,3 milliards $ au Canada. Plusieurs experts s’attendent à ce qu’il continue de gonfler.

La société de sécurité informatique McAfee, qui appartient au fabricant de processeurs Intel, vient de lever le voile sur une étude à ce sujet.

Selon McAfee, les pertes atteignent 445 milliards $ dans le monde. Celles du Canada équivalent à 0,17 % du produit intérieur brut, soit 3,3 milliards $.

Les pertes réelles sont probablement plus grandes, a indiqué Messaoud Abda, directeur du programme sur la criminalité économique à l’Université de Montréal.

«Les chiffres sont conservateurs en sachant que l’économie passe de plus en plus par internet. C’est inquiétant et alarmant parce qu’ils ne cessent d’augmenter.»

Le danger est dans les mains du commun des mortels, démontrait un sondage de Norton Symantec en octobre dernier. Près du tiers des gens qui ont un téléphone mobile ont été exposés au cybercrime. Environ 56 % suppriment des messages provenant d’inconnus. Par contre, 42 % de ceux qui vont sur les réseaux sociaux négligent de se déconnecter une fois qu’ils ont terminé.

Un crime caché

Le crime numérique est sournois car il ne fait pas peur, contrairement à un voleur en chair et en os.

«La technologie est rendue tellement banale que les gens ne sentent plus la menace, a indiqué M. Abda. Une perte de 100 $ ou une commande sur internet qui n’est pas livrée, ça ne semble pas gros. Une fois que les pertes sont chiffrées collectivement en temps, argent, productivité et intrusion dans la vie privée, elles sont énormes.»

Le vol d’identité est la fraude ultime pour le consommateur qui n’en est pas conscient au quotidien.

«Les gens sont d’une naïveté sans borne lorsqu’ils échangent avec leurs amis sur Facebook, a indiqué Michel Picard, expert en crime économique chez Analys6 Groupe Conseils. Même en personne, ils ne réalisent pas que d’autres personnes peuvent écouter la conversation. Pour le bon fraudeur, il s’agit seulement de connaître les questions de sécurité posées à la banque.»

De plus, un numéro de carte de crédit volé peut voyager vers un autre continent et servir à fabriquer une fausse carte en 24 heures. Le travail des services policiers devient ainsi plus ardu.

«Ça prend effectivement des équipes et de moyens importants pour traquer ces réseaux, a souligné Michel Picard. Mais nous sommes rendus là parce que beaucoup de gens se sont fait avoir.»

Comment sensibiliser le public ? Messaoud Abda suggère la publicité négative, qui a un impact psychologique.

«Il faut montrer aux gens ce qui arrive lorsqu’ils ne font pas attention, un peu comme le fait la SAAQ avec les accidents automobile», croit-il.

Comment se protéger contre la fraude en ligne

Une simple dose de prudence injectée dans le quotidien érige une barrière entre le consommateur et le cybercriminel.

Deux experts ont indiqué à Argent que les solutions sont souvent simples. Il s’agit de Messaoud Abda, directeur du programme sur la criminalité économique à l’Université de Montréal, et de Michel Picard, expert en crime économique chez Analys6 Groupe Conseils.

Question: Quelle est la première mesure à prendre ?

Messaoud Abda: «Revenons à la base. Si je n’utilise pas mon téléphone le soir, j’éteins. Je n’ouvre pas mon accès Wi-Fi n’importe où. Les fabricants fournissent des piles de durée imbattable pour dire que leurs produits sont de qualité, pour que nous soyons toujours branchés [mais c’est dangereux].»

Q: Le fabricant peut-il protéger ses clients en sécurisant ses appareils ?

Messaoud Abda: «Le problème est l’utilisateur. Beaucoup ne mettent pas de mot de passe sur leur téléphone. Ils n’activent pas de pare-feu. Les clients doivent se discipliner.»

Q: Est-on en sécurité si l’on utilise un mot de passe familier ?

Michel Picard: «Ceux qui utilisent le nom de leur chien vont finir par se faire avoir. C’est une question de gros bon sens.»

Q: Quelles sont les habitudes à adopter sur les réseaux sociaux ?

«Tout le monde trouve que l’information que l’on échange est banale. La personne qui a un intérêt va les croiser. Prenez un nom et un numéro de téléphone. Allez sur Facebook et vous avez sa date de naissance, ses amis et sa mère. Vous créez une identité. Vous allez à la banque et pouvez remplir une carte de crédit.»

Q: Comment répondre aux commerçants qui demandent des renseignements personnels ?

Michel Picard: «Je ne comprends pas pourquoi je dois donner mon code postal lorsque j’achète des piles. Je dis toujours non.»

http://www.journaldequebec.com

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