On parle beaucoup d’un livre qui aurait été authentifié comme vraie que la reliure a été faite avec la peau humaine. La peau d’un dos d’une femme, plus précisément. Il semble qu’il fut une époque, cette pratique était assez courante, du moins en France
Nuage
Oui ce livre est bien relié avec de la peau humaine. Mais pourquoi?
Les Destinées de l’âme par Arsène Houssaye, relié avec de la peau prélevée sur le dos d’une femme. HARVARD
par Étienne Goetz
Fascinant autant que révulsif: la bibliopégie anthropodermique. Pardon? Rien de très compliqué, il s’agit des livres reliés avec de la peau humaine.
Cette pratique est bien réelle et Harvard vient de confirmer qu’elle détient un exemplaire de cette pratique: la copie des Destinées de l’âme, une méditation du Français Arsène Houssaye, détenue par la Houghton bibliothèque est bel et bien recouverte de chair humaine, indique le site The Verge. Les tests sont formels, assure le conservateur de la bibliothèque. C’est sûr à 99%.
Note laissée par Ludovic Bouland, page 1. HARVARD
Pourquoi donc appliquer de la peau humaine sur un livre? Cette idée n’est pas le fait de l’auteur lui-même, mais d’un de ses amis, explique l’institution dans un post de blog. Au milieu des années 1880, Arsène Houssaye a présenté son livre à Ludovic Bouland, médecin reconnu et bibliophile. Comme le livre traite de l’âme et de la vie après la mort, le docteur a donc tout «naturellement» relié le livre avec la peau d’une patiente atteinte de troubles psychiatriques et morte à la suite d’une attaque. Le médecin a d’ailleurs pris soin de laisser une note pour expliquer sa démarche.
«Ce livre est relié en peau humaine parcheminée, c’est pour lui laisser tout son cachet qu’à dessein on n’y a point appliqué d’ornement. En le regardant attentivement on distingue facilement les pores de la peau. Un livre sur l’Ame humaine méritait bien qu’on lui donnât un vêtement humain: aussi lui avais-je réservé depuis longtemps ce morceau de peau humaine pris sur le dos d’une femme. Il est curieux de voir les aspects différents que prend cette peau selon le mode de préparation auquel elle est soumise. La comparer par exemple avec le petit volume que j’ai dans ma bibliothèque, Sever. Pinaeusde Virginitatis notis qui lui aussi est relié en peau humaine mais tannée au sumac.»
L’autre ouvrage auquel fait référence le médecin, De integratis & corruptionis virginum notis de Séverin Pineau, a été relié par Marcellin Lortic, un célèbre relieur parisien . A croire que la bibliopégie anthropodermique est un art français par excellence, et pas si rare que ça.
Note laissée Par Ludovic Bouland, page 1. HARVARD
Le terme de «bibliopégie anthropodermique», utilisé pour désigner le livre relié en peau humaine, apparaît au moins dès le XVIe siècle. Cette pratique était assez courante. Les aveux d’un criminel étaient parfois reliés avec leur propre peau. D’autres personnes demandaient aussi à être immortalisé sous forme de livre pour rester avec leur famille ou leur amant. Une version chic du chien empaillé.



Trrrrrrrres bizarre!
Oufff, c’est bizarre comme idée… Bise et bonne soirée!
bonjour l’angoisse !
çà me fait penser à l’extermination des juifs par les nazis : Eux aussi » exploitaient « la peau humaine pour beaucoup de choses ( on a trouvé des abats jours par exemple )
En tous cas , je ne voudrais pas d’un tel livre !
a la suite de ce billet j’ai vu des photos de petits meubles qui se tiennent dans la main, fait avec de la peau … c’est laid et trop glauque
Moi non plus,
J’espère bien :Je te vois mal avec un tel livre ! Ou alors , je ne te connais pas du tout lol
je n’aimerais pas avoir ce genre de livre entre les mains
J’aimerai bien en avoir un chez moi mais ça doit valoir une vraie fortune chez certains collectionneurs.
ah bon … les gouts ne se discutent pas semble-t-il
mais surement que cela a une grande valeur et manipulé avec soin
Très intéressant ! Je suis tout à la fois fascinée et dégoûtée. J’arrive pas à choisir 😉
Je n’apprécie pas cette commercialisation du corps humain.