Un bébé qui bouge dans le ventre de sa maman


Malgré les aléas d’une grossesse, c’est quelque chose de vraiment extraordinaire a vivre, enfin pour ceux qui veulent avoir des enfants.
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Un bébé qui bouge dans le ventre de sa maman

 

Les joies de la grossesse ! Dans cette vidéo qui vient de refaire surface sur la Toile, le bébé de ce couple d’américains bouge avec tellement d’ardeur dans le ventre de sa maman que l’on parvient à percevoir certaines parties de son corps. Un moment que ses parents n’ont pas tardé à immortaliser.

Quelle maman n’attend pas avec impatience le moment où elle sentira pour la première fois son bébé bouger pendant sa grossesse ? Pas assez de mouvements et on s’inquiète; trop de coups de pied et on pense tout de suite que ce petit bout sera un hyperactif. Au vu du ventre de cette future mère qui en est à sa 36ème semaine de grossesse, celui-ci doit avoir de l’énergie à revendre ! Dans cette vidéo assez impressionnante, on peut voir le bébé de Ryan et Debbie Cragun se déplacer avec tellement de force que l’on arrive à repérer certaines parties de son corps comme sa tête et ses jambes. Serait-il un peu trop à l’étroit ?

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des anciennes théories scientifiques vraiment cool, mais malheureusement fausses


Depuis que l’Homme cherche des réponses a ses questions, plusieurs théories sont nés, pour expliquer ce qu’il ne pouvait pas comprendre ou qu’il n’avait pas assez de connaissances pour apporter une réponse plausible
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Top 10 des anciennes théories scientifiques vraiment cool, mais malheureusement fausses

 

source photo : susannemeyerfitzsimmons.com

Outre le fait qu’ils pratiquaient l’esclavage et qu’ils ne se lavaient pas, nos ancêtres étaient des gens plutôt sympas. Par contre, ils manquaient quand même un peu de discernement et croyaient à des théories scientifiques vraiment très connes.

  1. La terre plate

    Pendant un bout de temps, on s’est imaginé que la terre était plate. Une théorie depuis longtemps tombée en désuétude, mais qui est tout de même toujours défendue par les membres de la Flat Earth Society, une organisation créée en 1956 pour soutenir cette théorie. De notre côté, on aimerait bien que ce soit vrai, rien que pour pouvoir balancer un chat une pièce dans le vide depuis le bord de la terre.

  2. Le poids de l’âme

    Également connue sous le nom de « théorie des 21 grammes », la thèse autour du poids de l’âme a été établie par le médecin américain Duncan MacDougall en mars 1907. Celle-ci défend l’idée qu’au moment de notre mort, nous nous délestons de notre âme et que cette dernière pèse très exactement 21 grammes. Une légende qui a même inspiré Alejandro González Iñárritu pour son film 21 Grammes.

  3. Le géocentrisme

    Notamment défendue par Aristote et Ptolémée, la théorie du géocentrisme affirme que la Terre est immobile et au centre de l’univers. Une théorie juste un tout petit peu égocentrique.

  4. L’expansion terrestre

    Très à la mode dans les années 60 (oui, c’était y’a pas si longtemps de ça), la théorie de l’expansion terrestre défend l’idée que l’écartement des continents est dû à un grossissement de la planète terre et non à la tectonique des plaques. Bon, comme on aurait pu s’en douter, pas mal de scientifiques ont depuis prouvé que c’était du grand n’importe quoi.

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    Crédits photo (creative commons) : MichaelNetzer

  5. La Lémurie

    Nos ancêtres croyaient également qu’il existait un autre continent au milieu de l’océan indien. Baptisé Lémurie, ce continent était supposé être la terre d’origine des lémuriens (logique, oui). C’eut été cool, mais les vacances en Lémurie c’est pas pour demain.

  6. La théorie de l’étoile fixe

    Durant toute l’Antiquité et le Moyen Âge, les peuples étaient convaincus que toutes les étoiles (à l’exception du soleil) étaient accrochées à ce que l’on appelait à l’époque la « sphère des fixes », une voûte céleste en mouvement perpétuel. Pour votre gouverne, c’est un certain Edmund Halley qui a discrédité cette théorie avec ses recherches sur le mouvement propre des étoiles.

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    source photo : disney-badendings

  7. La télégonie

    Également appelée « imprégnation du père » (terme qui n’inspire d’ailleurs pas trop trop la confiance), la télégonie défend l’idée selon laquelle il y aurait une influence durable des caractéristiques du premier mâle sur tous les descendants d’une femelle, même ceux issus d’autres mâles. Macho vous dites Oui, bon, nos ancêtres étaient peut-être un poil machos.

  8. La théorie des miasmes

    Avant d’avoir découvert l’existence des gros méchants microbes, les gens pensaient que l’on attrapait les pires maladies du monde (choléra, peste noire, chlamydiose et tout le tralala) simplement en respirant du « mauvais air », de la pollution quoi. Une raison de plus de rester chez soi à mater des séries dans son lit.

  9. Le vitalisme

    Née dans l’Antiquité, cette philosophie considère que chaque chose de la création est animée par une force vitale. Une théorie qui s’est malheureusement avérée fausse, et qui a ainsi anéanti toutes nos chances de devenir un jour chevalier jedi.

  10. La physiognomonie

    Il s’agit d’une théorie très populaire au XIXe siècle selon laquelle on a (grosse modo) le physique que l’on mérite. Autrement dit, notre visage serait le miroir de notre âme et un violeur aurait donc une tête de violeur, un abruti une tête d’abruti, etc. Même si le cas de Francis Heaulme pourrait nous faire douter, la physiognomonie c’est du pipeau.

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    Crédits photo (creative commons) : Ras67

Après, rien ne vous empêche d’œuvrer pour la réhabilitation de ces brillantes théories.

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Les mammouths nous renseignent-ils sur la domestication des chiens ?


Comment ont disparu les mammouths ? Selon la croyance populaire, les éléphants se dirigeraient vers un cimetière à la fin de leur vie. Ces cimetières étaient-ils dans les moeurs des mammouths ? Leur fin a-t-elle été causé par une catastrophe naturelle ? À moins que l’hypothèse que les chasseurs-cueilleurs ont pu être aidé par des chiens domestiques …
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Les mammouths nous renseignent-ils sur la domestication des chiens ?

 

Les premières espèces de mammouths sont apparues il y a environ 4 millions d’années et les tout derniers spécimens ont disparu il y a moins de 4.000 ans. En une trentaine de lieux, on a retrouvé des amoncellements de squelettes, dont on pense qu’ils pourraient être le fait d’Hommes préhistoriques, épaulés par des chiens. © Tracy O, Wikipédia, cc by sa 2.0

Pourquoi, en divers endroits de l’Eurasie, trouve-t-on des cimetières de mammouths ? Les paléontologues pensent que ces pachydermes disparus ont été les victimes d’une catastrophe naturelle. Mais une anthropologue états-unienne émet l’hypothèse que ces drames sont plutôt le fait des chasseurs-cueilleurs de l’époque, et qu’en plus, ces Hommes auraient bénéficié de l’aide de canidés domestiqués, ou du moins apprivoisés, il y a plus de    40.000 ans.

Si la croyance populaire clamait que les éléphants se dirigeaient d’eux-mêmes vers un « cimetière » au crépuscule de leur vie, l’idée aurait pu être entretenue par d’étranges similitudes repérées chez leurs cousins aujourd’hui disparus : les mammouths. Car les fouilles paléontologiques ont révélé en différents points du supercontinent eurasiatique des amoncellements de restes de ces pachydermes sur des sites datés de -45.000 ans à -15.000 ans approximativement.

Pour les scientifiques, il ne s’agit pas d’une manifestation volontaire des mammouths mais plutôt de drames qui se sont joués par le passé, comme par exemple une crue soudaine ou la rupture d’un bloc de glace qui auraient emporté tout ou partie du troupeau. La nature n’est pas toujours clémente, même avec les géants… Néanmoins, l’anthropologue Pat Shipman, de l’université d’État de Pennsylvanie (États-Unis) reste sceptique car elle note de nombreux indices qui font naître en elle l’idée que l’être humain n’est pas étranger à tout cela. Et peut-être même s’est-il aidé de canidés apprivoisés pour s’aider à la chasse et à la préservation de l’intégrité de la viande de mammouths. Une hypothèse intéressante qu’elle développe dans la revue Quaternary International.

La traque et la mise à mort de pachydermes ne date pas d’hier, mais pourrait bien se perpétuer depuis un million d’années, d’après ce que suggèrent les études scientifiques. Or, étrangement, l’apparition de ces cimetières de mammouths coïncide avec l’arrivée des populations humaines modernes en Eurasie. Un point important et crucial qui a poussé la chercheuse à creuser davantage la question.

Les Hommes préhistoriques chassaient les mammouths, les plus gros mammifères auxquels ils étaient confrontés, et qui assurait à toute une tribu de nombreux repas.
Les Hommes préhistoriques chassaient les mammouths, les plus gros mammifères auxquels ils étaient confrontés, et qui assurait à toute une tribu de nombreux repas. © Charles R. Knight, Wikipédia, DP

Des embuscades tendues aux mammouths

Elle s’est d’abord intéressée à l’âge et au sexe des victimes afin de comparer la situation avec les cas de figures enregistrés actuellement pour les éléphants, les cousins des mammouths encore vivants. En cas de catastrophe naturelle, les plus jeunes et les plus âgés comptent parmi les principales victimes. Dans les autres cas de figure — effondrement d’un bloc de glace ou contrôle des populations d’éléphants —, la mort frappe de manière beaucoup moins discriminante.

Les chasseurs d’éléphants modernes, quant à eux, abattent leurs cibles une à une, dans des endroits différents. En somme, rien ne correspond à ce qui s’observe dans les cimetières de mammouths, comportant parfois les squelettes de plus de 150 individus et des dizaines de milliers d’os entassés les uns sur les autres. Alors à quoi ces pachydermes doivent-ils leur mort ?

À n’en pas douter, ces cimetières ont profité aux populations humaines, puisqu’à proximité des huttes ont été érigées à partir des os récupérés. Des marques de coupure et surtout de feu sur certaines parties du squelette confirment l’exploitation par l’Homme. Mais avec les moyens de l’époque, il est difficile de penser que des tribus de chasseurs, même aguerris, aient pu causer un tel massacre. À moins que…

Un tel regroupement d’ossements peut nous tromper et nous laisser croire que tous les animaux ont perdu la vie en même temps. Or ce n’est pas le cas et sur un même site, les mammouths ont été tués parfois à plusieurs centaines d’années d’intervalle. Était-ce des lieux particulièrement adaptés à une embuscade, exploités par plusieurs générations d’Hommes ? C’est la supposition avancée par Pat Shipman. Les animaux auraient été tués un par un et sur une longue période temporelle, de telle sorte que leurs restes se sont progressivement amoncelés. Un premier point pourrait ainsi être réglé.

Des canidés domestiques près de l’Homme

Mais l’analyse ne s’arrête pas là. Car la mort d’un mammouth est une aubaine pour toute la faune carnivore alentour, qui généralement se bat pour récupérer un morceau. Or, les paléontologues ont été surpris par la rareté des marques de dents de carnivores sur les ossements : les Hommes de l’époque auraient-ils trouvé un moyen de préserver le fruit de leur chasse en contrôlant mieux les carcasses ?

Ce canidé mort il y a 27.000 ans n’est peut-être pas l’ancêtre des chiens actuels. Néanmoins, l’os de mammouth qu’on lui a placé dans la gueule après sa mort constitue l’un des indices permettant de supposer que l’animal était apprivoisé.
Ce canidé mort il y a 27.000 ans n’est peut-être pas l’ancêtre des chiens actuels. Néanmoins, l’os de mammouth qu’on lui a placé dans la gueule après sa mort constitue l’un des indices permettant de supposer que l’animal était apprivoisé. © Anthropos Museum, Brno, République tchèque, avec l’amabilité de Mietje Germonpre

Pour trouver une explication à cette nouvelle aptitude, la chercheuse se réfère à divers travaux récents. L’un d’eux révélait par exemple la présence d’un canidé domestique précoce, âgé de 32.000 ans, et qui se distingue nettement du loup (mais qui ne serait pas, à priori, l’ancêtre de nos chiens modernes). Sur un autre site daté de 27.000 ans, dans l’actuelle République tchèque, un crâne semblable enterré avec un morceau d’os de mammouth dans la gueule probablement placé après sa mort laisse entendre un lien étroit qui existait entre l’Homme et ce chien primitif. Ces animaux avaient même un régime alimentaire différent des loups de l’époque, suggérant qu’ils étaient nourris par les humains.

Les premiers chiens sonnant l’hallali

Ces indices convaincants suggèrent donc que ces gros canidés apprivoisés ont contribué à la chute de ces mammouths. Bien que Pat Shipman n’ait de preuves formelles de ce qu’elle avance, elle suppose que ces animaux ont pris part à la chasse, en rabattant les mammouths dans le lieu de l’embuscade, où les chasseurs attendaient leur proie. De plus, chiens et apparentés ont la fâcheuse tendance à défendre assidûment leur bout de gras. Si bien que leur seule présence autour des carcasses aurait pu dissuader les autres carnivores de venir voler un morceau de viande, et en laisser suffisamment aux Hommes de l’époque.

Ces idées semblent intéressantes aux yeux de la communauté scientifique, mais elles reposent encore sur beaucoup de suppositions que trop peu de preuves concrètes confirment. Ainsi, il faudra encore creuser et excaver de nouveaux indices pour corroborer l’hypothèse de Pat Shipman. Néanmoins, elle fait voir le problème sous un jour inédit qui augure de nouvelles réflexions dirigées dans le bon sens.

http://www.futura-sciences.com

Une application pour choisir son poisson sur des critères environnementaux


Voilà une manière de s’impliquer un peu plus facilement sur notre consommation de poisson, tout en évitant les espèces en difficultés causées par la surpêche
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Une application pour choisir son poisson sur des critères environnementaux

 

L'application «Planète Océan» sera disponible sur iPhone et... (Photo archives AP)

L’application «Planète Océan» sera disponible sur iPhone et Android en français et en anglais.

Photo archives AP

Agence France-Presse

Quelle est cette espèce de poisson? D’où vient-il? Et comment a-t-il été pêché?

Pour aider le consommateur à faire des choix orientés vers une pêche durable, une application gratuite baptisée «Planète Océan» a été mise au point par l’ONG SeaWeb Europe et la Fondation Goodplanet.

L’application, disponible sur iPhone et Android en français et en anglais, «va rendre accessible l’information sur l’état des stocks des grandes espèces de poissons consommés (menacés ou gérés durablement) et permettre aux consommateurs de choisir en connaissance de cause», a expliqué vendredi à l’AFP Cédric Javanaud, océanographe à la Fondation Goodplanet.

«C’est une façon très concrète de pouvoir agir pour l’environnement», a ajouté le scientifique en rappelant que 32 % des stocks de poissons mondiaux sont surexploités et que l’avenir de ces espèces est donc compromise.

«Nous défendons l’idée qu’on peut manger du poisson, mais en faisant les bons choix», ajoute le scientifique.

Par exemple, le saumon de l’Atlantique est surpêché, pas celui du Pacifique. Également, si la dorade rose est surexploitée, les daurades royale ou grise peuvent être conseillées.

L’application a été mise au point à partir de la base de données de l’ONG SeaWeb Europe, qui a établi un «Guide des espèces à l’usage des professionnels» (pêcheurs, mareyeurs, distributeurs, restaurateurs, etc.).

L’état des stocks de chaque espèce y est indiqué, ainsi que les techniques de pêche associées (chalut de fond, ligne, palangre, senne, filet, etc.).

Parallèlement à la mise à disposition de cette application, la Fondation Goodplanet a indiqué dans un communiqué que le film Planète Océan, réalisé par Yann Arthus-Bertrand et Michael Pitiot, serait disponible gratuitement sur Youtube à partir de dimanche.

Sorti sur les écrans fin 2012, le film, qui montre la richesse biologique des mers et rappelle leur rôle central dans le système climatique, sera disponible en plusieurs langues.

http://techno.lapresse.ca

Chats vs. chiens : les personnes préférant les félins seraient plus intelligentes que les autres


Dure, dure pour les propriétaires de chien. Il semblerait que ce ne soit pas la seule étude faite sur ce sujet et on donné les mêmes résultats.
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Chats vs. chiens : les personnes préférant les félins seraient plus intelligentes que les autres

 

C’est le résultat d’une étude de l’université du Wisconsin, qui note aussi que les propriétaires de chats seraient plus sensibles que ceux possédant des chiens.

C’est une étude qui va mettre de mauvais poil les inconditionnels des chiens. Denise Guastello et son équipe de l’Université de Caroll à Wakesha (Wisconsin) sont en effet formels : les personnes qui possèdent un (ou des) chat(s) sont à la fois plus intelligents et plus sensibles que celles préférant les canins aux félins. Elles seraient, également, plus ouvertes d’esprit et, surtout, hésiteraient moins à enfreindre les règles – ce qui n’étonne qu’à moitié connaissant le caractère indépendant des chats.

Mais les amoureux de chiens ont aussi des qualités à faire valoir. L’équipe de Mme Guastello note ainsi qu’ils sont plus dynamiques et extravertis que les autres :

« Si vous êtes plus introverti et plus sensible, vous aurez sûrement davantage à rester à la maison à lire, or un chat n’a pas besoin d’être emmené en promenade » note la chercheuse, qui a analysé pour cela les comportements de 600 étudiants.

De précédentes études, s’appliquant à des populations d’autres générations, avaient donné des résultats similaires.

Dernier motif de satisfaction pour les amoureux des chiens : ils sont majoritaires ! 60% des personnes interrogées déclarent préférer les chiens aux chats, et seulement 11% dans l’autre sens (29% sont indifférents entre les deux animaux).

Vu sur LiveScience

http://www.atlantico.fr

Être gaucher, ça change quoi ?


Être gaucher dans un monde de droitier n’est pas toujours évident. Mais l’impact d’un gaucher va plus loin que l’adaptation à la vie de tous les jours
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Être gaucher, ça change quoi ?

 

Être gaucher implique une vie quotidienne un peu différente de celle des droitiers, mais aussi un cerveau qui ne fonctionne pas exactement de la même manière.

Existe-t-il un impact sur certains problèmes de santé ou encore sur la personnalité ?

Une minorité de gauchers

Aujourd’hui, les mentalités ont évolué et utiliser sa main gauche n’est plus une tare.
Mieux acceptés et moins « contrariés », les gauchers devraient donc normalement être de plus en plus nombreux.

Ils restent pourtant une minorité : 15 % de la population est gauchère.
Pourquoi cette répartition ?

« Bien que des facteurs génétiques aient pu être mis en évidence, on ne sait toujours pas pourquoi la proportion de droitiers reste plus importante », explique le Pr Patrik Vuilleumier, neurologue au CHU de Genève.

Êtes-vous droitier ou gaucher ?

 

Mais être gaucher c’est quoi ?

On considère généralement que le gaucher est celui qui utilise de préférence sa main gauche pour effectuer des actes de la vie quotidienne.

Vous avez un doute ? La main dominante est en général celle qui est intuitivement utilisée pour distribuer les cartes. Attention, les choses peuvent pourtant être un peu plus compliquées… Il est par exemple possible d’utiliser préférentiellement sa main gauche mais d’être droitier au niveau du pied et/ou de l’œil… et inversement.

Un cerveau moins spécialisé

La différence entre gaucher et droitier se situerait également au niveau cérébral.

On a longtemps considéré l’hémisphère gauche comme la partie dominante du cerveau. Chez les droitiers, c’est en effet dans cet hémisphère que se trouvent les zones du langage ou de l’écriture, compétences « nobles » en comparaison aux aspects émotionnels qui sont géré par le côté droit du cerveau.

Or, chez le gaucher cette répartition n’est pas toujours aussi marquée. Chez la majorité d’entre eux, le partage des compétences entre les deux hémisphères du cerveau n’est pas aussi clair. « La zone du langage peut par exemple se trouver à gauche, à droite ou encore des deux côtés. Les hémisphères sont donc moins spécialisés. » explique le Pr Vuilleumier.

Être gaucher a un impact sur la santé

Cette construction cérébrale atypique a-t-elle un impact sur la santé ?

On trouve un peu plus de gauchers dans certaines pathologies liées au cerveau, chez les épileptiques ou les autistes par exemple. 41 % des schizophrènes seraient par exemple gauchers (1) alors qu’ils ne représentent que 15 % de la population générale.

Un cerveau moins latéralisé pourrait toutefois offrir un avantage face aux lésions consécutives à un accident vasculaire cérébral (AVC) par exemple. Puisque les différentes fonctions sont mieux réparties dans le cerveau, les gauchers peuvent en effet mieux récupérer – ou compenser – face à des lésions localisées.

Les gauchers vivraient toutefois en moyenne moins vieux que la population générale, deux ans de moins selon une étude (2). En cause : le risque d’accidents. Les gauchers ne sont pas plus maladroits mais doivent par contre évoluer dans un monde taillé sur mesure pour les droitiers et utiliser leur main la moins habile ou adopter des postures inadéquates pour utiliser certaines machines par exemple.

Des personnalités atypiques ?

Qu’il s’agisse de poinçonner le ticket de métro ou de boutonner une chemise, le monde est généralement conçu pour les droitiers. Les gauchers doivent donc s’adapter et réfléchir un peu autrement. De là à penser que cela peut leur offrir une autre façon de voir le monde, il n’y a qu’un pas.

« On estime d’ailleurs qu’il y a plus de gauchers dans les milieux créatifs, chez les architectes ou les artistes par exemple », précise le Pr Vuilleumier. Mais cette tendance pourrait également s’expliquer par une particularité cérébrale. « Comme le cerveau est généralement moins bien latéralisé, les deux hémisphères communiquent plus. Le corps calleux, la structure qui relie les deux parties du cerveau, est donc plus développé. »

Une particularité qui permettrait aux gauchers de mettre en rapport plus facilement certaines compétences ou encore les parts rationnelles et émotionnelles du cerveau, et donc d’être plus créatifs.

par Thomas Coucq, journaliste santé

Sources : Merci au Pr Patrick Vuilleumier, neurologue au CHU de Genève et Pr de neurosciences fondamentales à l’Université de Genève.
(1) Jadon R. Webb et al., SAGE Publications. Published online October 30, 2013.
(2) John P. Aggleton et al., Journal of Epidemiology and Community Health. 1993; 47: 206-209.

http://www.e-sante.fr