La grippe aviaire en Antarctique


Un virus de grippe aviaire a été retrouver en Antarctique chez les manchots, même si cela ne semble pas les rendre malade, peut-on s’inquiéter à la mutation de ce virus? Peut-il se propager en dehors de ce territoire ?
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La grippe aviaire en Antarctique

 

Des manchots Adélie |© Noavokado / iStock

Des manchots Adélie |© Noavokado / iStock

Une forme inconnue du virus de la grippe aviaire a été détectée chez des manchots en Antarctique. Le virus ne semble toutefois pas rendre les animaux malades.

Selon Aeron Hurt, chercheur au sein d’un centre d’études sur la grippe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basé à Melbourne, en Australie, les résultats prouvent que « les virus de la grippe aviaire peuvent voyager jusqu’en Antarctique et se maintenir au sein de la population de manchots ».

Aeron Hurt et ses collègues ont amassé en Antarctique en janvier et février 2013 des échantillons sur 300 manchots, dans la baie de l’Amirauté et dans un lieu appelé Rada Covadonga.

Les chercheurs ont retrouvé le virus de la grippe aviaire dans huit échantillons, ce qui représente une proportion de près de 3 % des manchots. Comme indiqué plus haut, les oiseaux ne semblaient pas être malades.

Les virus retrouvés étaient tous de type H11N2, très proches les uns des autres. Mais en comparant la séquence du génome de quatre des huit échantillons avec une base de données publique contenant des virus humains et animaux, les chercheurs se sont aperçus que ce virus ne ressemblait à aucun autre virus connu.

« Tous les gènes étaient très distincts des virus de la grippe aviaire présents sur d’autres continents, que ce soit dans l’hémisphère sud ou l’hémisphère nord », indique M. Hurt.

L’étude a été publiée dans la revue de la Société américaine de microbiologie.

Un virus connu : le H5N1

Le virus de la grippe aviaire le plus connu est de type H5N1. Il est essentiellement présent parmi les volailles d’élevage et les oiseaux sauvages.

Le virus, qui peut contaminer les êtres humains, est très dangereux pour ceux-ci. On estime que le taux de mortalité du virus chez l’humain est de 60 %. Il se transmet cependant difficilement d’une personne à l’autre. Le virus a fait 360 morts environ depuis son apparition en 2003.

http://ici.radio-canada.ca/

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