Images troublantes captées dans une ferme d’élevage de dindes en Ontario


Normalement, ce genre de vidéo qui dénonce la cruauté animale, je suis capable de voir l’horreur, mais pas cette fois-ci. Je n’ai pas pu voir la vidéo jusqu’à la fin tellement que c’est cruel. Si ce n’est que des cas isolés, j’espère que la compagnie va prendre des mesures nécessaires pour que d’autres animaux ne soient pas martyrisés de la sorte
Nuage

 

Images troublantes captées dans une ferme d’élevage de dindes en Ontario

 

« C’est le pire cas de maltraitance sur un animal que j’ai vu », résume l’employée infiltrée qui s’est confiée anonymement à l’émission Marketplace de CBC sur les scènes troublantes dont elle a été témoin dans une ferme d’élevage de dindes en Ontario.

Membre de l’organisme Mercy for animals, la dame a été embauchée dans une ferme de Kitchener qui appartient à la compagnie Hybrid Turkeys.

Grâce à une caméra cachée, l’employée a capté plusieurs scènes choquantes, comme celle d’un collègue recommandant de battre les animaux. Les enregistrements montrent des dindes avec des blessures ouvertes et un employé qui frappe une dinde à plusieurs reprises à coups de pieds ou avec différents objets, dont une pelle, après une tentative d’euthanasie ratée.

Hybrid Turkeys est le plus important éleveur souche de dindes au monde. Les oiseaux du stock génétique de Hybrid représentent 90 % des dindes consommées au Canada. Les dindes élevées par Hybrid sont les grand-parents, arrière et arrière-arrière-grands-parents des dindes élevées dans les fermes commerciales.

Mercy for Animals a porté plainte auprès de la Police provinciale de l’Ontario, qui a ouvert une enquête criminelle. La Société canadienne pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SCPA) de l’Ontario enquête aussi.

En réaction à l’enquête de Marketplace, Hybrid Turkeys a suspendu quatre employés qui apparaissent dans le reportage, dont un cadre. L’entreprise se dit engagée à coopérer aux enquêtes.

Cas isolé ou culture de cruauté?

« Nous pensons que c’est un incident isolé », affirme Helen Wojcinski, porte-parole de Hybrid Turkeys.

« Hybrid a une politique de tolérance zéro lorsqu’il s’agit de maltraitance envers les animaux et nous avons pris des actions immédiates pour rectifier la situation. » — David Libertini, directeur général de Hybrid Turkeys

Hybrid affirme également avoir mis en place des mesures depuis la diffusion des images.

« La semaine dernière, Hybrid est devenue la première compagnie à superviser l’euthanasie de leur volaille à l’aide d’enregistrements vidéo pour l’ensemble de leurs élevages », déclare l’entreprise par communiqué.

Pour l’organisme de défense des droits des animaux, les actes filmés sont plutôt le fait d’une « culture de cruauté et de négligence », estime Olivier Berreville, biologiste et militant pour Mercy for animals.

« Les employés pouvaient frapper les animaux en pleine vue de la direction sans aucune réprimande. On voit que c’est quelque chose qui a été de longue durée dans cet établissement. » Olivier Berreville, biologiste, Mercy for animals Canada

Hybrid dit avoir ouvert une enquête indépendante sur les pratiques de qualité entre ses murs. Selon le directeur général David Libertini, Hybrid a demandé à ce qu’une copie des enregistrements clandestins lui soit envoyée afin d’« enquêter de façon plus approfondie », mais n’a toujours rien reçu.

 

Les limites de l’étiquetage

La diffusion de ces images-chocs survient alors que les programmes de certification gagnent en popularité au Canada. Selon un sondage de la Vancouver Humane Society, 72 % des Canadiens seraient prêts à payer plus cher pour consommer une viande dont les conditions de vie et d’abattage sont certifiées.

Les marques et étiquettes qui répondent à cette demande certifient que l’animal a été bien traité, mais cette garantie a des limites.

« De toute évidence, il faudrait remonter plus loin que le produit que vous achetez. Il faudrait dire que non seulement l’oiseau a été bien traité, mais que ses parents, grands-parents et peut-être ses arrière-grands-parents [aussi] », explique Ian Duncan de l’Université de Guelph.

« Je crois que si [le public] voit des choses comme ça, il sera absolument horrifié. Horrifié de voir que c’est comme cela que sa nourriture est produite. »— Ian Duncan, expert en protection des animaux à l’Université de Guelph

La cruauté envers les animaux est une infraction en vertu du Code criminel du Canada et la plupart du temps c’est aux provinces de faire respecter la loi. Dans la majorité des provinces, la SCPA en est chargée.

« Il y a un trou béant dans le système en ce qui a trait aux contrôles et aux inspections de ces fermes au Canada », explique Geoff Urton de la SCPA de la Colombie-Britannique. « En général, il faut qu’il y ait un dénonciateur et qu’il y ait des dépôts de plainte », ajoute-t-il.

En plus de s’adresser à CBC, Mercy for animals a diffusé les images captées sur son site web.

L’enquête complète de l’émission Marketplace sera diffusée ce soir à 20 h sur CBC.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

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