Sortir des sentiers battus


Nous avons des rêves, des espoirs, des défis, certains sont réalisables et s’ils sont vraiment omniprésents dans notre tête mieux vaut aller devant que regretter plus tard
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Sortir des sentiers battus

 

«Dans 20 ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’as pas faites que par celles que tu auras faites. Alors, sort des sentiers battus. Mets les voiles. Explore. Rêve. Découvre.»

– Mark Twain 

Un chien et un laser, le duo idéal pour un réveil efficace mais mouvementé


C’est tout à fait génial. Je ne suis pas certaine que la victime soit de bonne humeur au réveil, mais bon. À noter qu’à défaut d’avoir un chien, cela pourrait aussi très bien fonctionner avec un chat
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Un chien et un laser, le duo idéal pour un réveil efficace mais mouvementé

 

Entre les chiens et les lasers, c’est une longue histoire. S’il a été prouvé scientifiquement que le meilleur ami de l’homme ne pouvait pas s’empêcher d’essayer d’attraper — en vain — ce faisceau de lumière, on ne se lasse pas pour autant de le regarder à l’oeuvre.

Certains en profitent même pour utiliser cette obsession bon escient. Ou presque : comme vous pouvez le voir dans la vidéo en fin d’article, une jeune femme a eu l’idée de réveiller son compagnon grâce à ce petit jeu qui rend fou son husky.

Une méthode peu couteuse qui garantit au chien de s’amuser, au maître de bien rire et à la victime de se réveiller, un peu brutalement, mais de ne pas se rendormir. Pratique le weekend quand sortir du lit semble insurmontable.

 

http://www.huffingtonpost.fr/

Le Saviez-vous ► 17 publicités des années 1950 horriblement sexistes


Des publicités qui font dresser les cheveux. Comment nos mères et grands-mères ont pu passer au travers de ces années ou la publicité montrait la femme comme un être étourdie et très dépendante de l’homme et n’était qu’un objet. Il existe encore aujourd’hui des publicités qui rabaissent la femme, mais heureusement pas autant que les années 50.  Je pense que les pires sont de 13 jusqu’à la fin .. Nous ne devons pas à accepter d’être utilisé de la sorte
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17 publicités des années 1950 horriblement sexistes

 

Apparemment, à cette époque la misogynie était la meilleure technique de vente. C’est en tout cas ce que laissent penser ces publicités américaines.

Brian Galindo

 

1. « Je ne sais pas qui ils sifflent… moi ou ma nouvelle Chevrolet ! »

« Je ne sais pas qui ils sifflent... moi ou ma nouvelle Chevrolet ! »

Via sarahmbraun.com

2. « Aucun masque d’Halloween n’effraie autant un homme que l’haleine matinale. »

« Aucun masque d'Halloween n'effraie autant un homme que l'haleine matinale. »

Via historybyzim.com

3. « Sabrina montre le meilleur équipement de projection au monde. »

« Sabrina montre le meilleur équipement de projection au monde. »

Via zdnet.com

4. « Y a-t-il un homme dans votre vie ? »

« Y a-t-il un homme dans votre vie ? »

Flickr: retroarama

« S’il y en a un, vous voulez qu’il continue à penser que vous êtes incroyable. Ca ne sera pas difficile de le convaincre si vous avez une touche de génie en cuisine. »

5. « Pour la future mariée, un cadeau qui fera plaisir à son époux ! »

« Pour la future mariée, un cadeau qui fera plaisir à son époux ! »

Via pzrservices.typepad.com

6. « Les mariages réussis commencent dans la cuisine ! »

« Les mariages réussis commencent dans la cuisine ! »

Via downtheaislenotes.blogspot.com

7. « Ne t’en fais pas chérie, tu n’as pas brûlé la bière. »

« Ne t'en fais pas chérie, tu n'as pas brûlé la bière. »

Via pinterest.com

Parce qu’encore une fois, un mariage réussi commence dans la cuisine.

8. « Maintenant, elle peut à nouveau préparer le petit-déjeuner. »

« Maintenant, elle peut à nouveau préparer le petit-déjeuner. »

Via unfinishedman.com

Grâce à Mornidine, qui s’occupe des nausées matinales.

9. « Elle s’en fout ! »

« Elle s'en fout ! »

Via vintage-ads.livejournal.com

Parce que, grâce à un nouveau tissu, l’eau ne froisse plus sa robe.

10. « Secrétaires, regardez ! La nouvelle Underwood 150 est la machine à écrire conçue pour que vos mains restent jolies à regarder. »

« Secrétaires, regardez ! La nouvelle Underwood 150 est la machine à écrire conçue pour que vos mains restent jolies à regarder. »

Via bitrebels.com

11. « Toutes les céréales vous aident à garder la ligne… du moment que ce sont des Post Grape-Nuts. »

« Toutes les céréales vous aident à garder la ligne... du moment que ce sont des Post Grape-Nuts. »

Via vintage-ads.livejournal.com

Rien de tel pour exprimer votre amour que d’humilier physiquement votre fille adolescente.

12. « Achetez le dentifrice Listerine et économisez 3$ par an ! … Achetez-vous une nouvelle gaine avec l’argent économisé. »

« Achetez le dentifrice Listerine et économisez 3$ par an ! ... Achetez-vous une nouvelle gaine avec l'argent économisé. »

Via kekasden.blogspot.com

13. « Montrez-lui que c’est un monde d’hommes. »

« Montrez-lui que c'est un monde d'hommes. »

Via amusingplanet.com

14. « C’est osé, c’est audacieux… »

« C'est osé, c'est audacieux... »

Via sarahmbraun.com

15. « Les hommes sont meilleurs que les femmes. »

« Les hommes sont meilleurs que les femmes. »

Via reddit.com

16. « Si votre mari découvre que vous n’essayez pas de trouver du café plus frais… »

« Si votre mari découvre que vous n'essayez pas de trouver du café plus frais... »

Via 2spare.com

17. Et enfin… la photo parle d’elle-même, je pense.

Et enfin... la photo parle d'elle-même, je pense.

Via vintagediggs.com

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Troubles alimentaires: déceler l’obsession


Reconnaitre les troubles alimentaires chez les gens de notre entourage est une chose, mais ce qui importe si on veut vraiment les aider, c’est d’abord de ne pas les juger, le dialogue est donc le premier pas
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Troubles alimentaires: déceler l’obsession

 

La base première du traitement d'un trouble alimentaire... (Photothèque Le Soleil)

La base première du traitement d’un trouble alimentaire est aussi simple que brutale : l’exposition alimentaire. Comme celui qui a une phobie des ascenseurs ne pourra vaincre sa peur qu’en s’y exposant peu à peu, celui qui a développé une «peur» de la nourriture devra réapprendre à manger normalement.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

 

CLAUDETTE SAMSON
Le Soleil

(Québec) La présence d’un trouble alimentaire ne se traduit pas uniquement à travers un corps émacié. C’est souvent derrière une foule de petites stratégies d’apparence anodine que se cachent les obsessions envers la nourriture et le poids.

Le psychologue François Bernier et l’ergothérapeute Nathalie Saint-Jacques de l’équipe du Programme d’intervention des troubles de conduite alimentaire (PITCA) du CHUL prononceront mercredi soir une conférence grand public intitulée Alimentation et minceur : lorsque préoccupation devient obsession.

Quand votre meilleure amie se met à refuser les invitations au restaurant, que certains sujets alimentaires deviennent obsessifs ou, au contraire, tabous, qu’elle semble avoir développé toutes sortes de petits rituels, manger très lentement, couper sa nourriture en bouchées minuscules, qu’elle refuse un nombre croissant d’aliments, qu’elle se découvre tout à coup une foule d’intolérances, au gluten, au lactose, qu’elle se met à faire de l’exercice de façon effrénée, ou, bien sûr, qu’elle perd du poids de façon importante, il y a lieu de se poser des questions.

Bien sûr, faire de l’exercice et chercher à avoir un poids santé sont des comportements louables, dit le psychologue François Bernier. Mais là où une lumière jaune doit s’allumer, c’est lorsqu’ils deviennent obsessifs que tout le quotidien tourne autour de ces objectifs. Quand la vie devient une foule d’interdits, que le plaisir cède toute la place au perfectionnisme et au contrôle…

«Si votre amie vient avec vous au restaurant, mais qu’elle cherche à tout prix à choisir ce qui sera le moins calorique et qu’elle fait ensuite de l’exercice pendant des heures pour compenser, il y a un problème. C’est légitime de vouloir perdre du poids. Mais pas quand ça déclenche une peur panique, irrationnelle…»

Perceptions faussées

Les perceptions peuvent être à ce point faussées que même les personnes en état d’anorexie, ayant atteint une extrême maigreur, peuvent se trouver grosses.

Au début, les raisons d’amorcer un changement peuvent être légitimes.

«On le voit en thérapie, les gens ne sont pas de mauvaise foi.»

Ils ont commencé à faire de l’exercice pour être en forme, sont devenus végétariens par réelle conviction. Mais quand leur nouvelle vie est devenue un «régime» de privation, ils ont dévié vers le déséquilibre.

La base première du traitement d’un trouble alimentaire est aussi simple que brutale : l’exposition alimentaire. Comme celui qui a une phobie des ascenseurs ne pourra vaincre sa peur qu’en s’y exposant peu à peu, celui qui a développé une «peur» de la nourriture devra réapprendre à manger normalement.

Un réapprentissage qui se fait dans un cadre thérapeutique en traitant aussi bien la dimension émotive que les gestes du quotidien.

Ouvrir le dialogue

Mais François Bernier l’admet, l’équipe de soins du CHUL ne peut prétendre accueillir demain matin toutes les personnes qui le souhaiteraient. Il croit néanmoins que les personnes aux prises avec un tel trouble peuvent amorcer une démarche avec le soutien de leurs proches pour modifier des comportements. Il recommande surtout d’ouvrir le dialogue sur la base de l’ouverture, sans jugement.

À Québec, l’organisme communautaire L’Éclaircie apporte également un soutien (maisoneclaircie.qc.ca).

La conférence a lieu mercredi à 19h à l’amphithéâtre Fisher du CHUL, au 2705, boulevard Laurier à Québec.

http://www.lapresse.ca/

En revenant de l’Everest, les alpinistes devront prendre 8 kg de déchets


Je ne comprends pas que les autorités au Népal soient obligées de mettre des conditions pour escalader le mont Everest pour nettoyer les déchets que les alpinistes laissent lors de leur passage. Il me semble que conquérir cette montagne c’est un surpassement personnel et une humilité a la nature, alors comment se fait-il que ces personnes n’ont pas de remords de contaminer une beauté naturelle ..
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En revenant de l’Everest, les alpinistes devront prendre 8 kg de déchets

 

Selon Martin Edström, photographe et volontaire du projet environnemental Saving Mount Everest et interviewé par le Daily Mail en mai 2013, « 50 tonnes de déchets sont abandonnées chaque saison par les touristes ». © AFP Photo, Namgyal Sherpa, Files

Devant les quantités grandissantes de détritus qui s’accumulent sur la voie d’accès au plus haut sommet du monde, les autorités népalaises durcissent le ton. Les alpinistes devront non seulement redescendre leurs propres déchets mais, en plus, collecter ceux des autres. Ils laisseront donc la montagne plus propre qu’à leur arrivée…

Les alpinistes qui partent à l’assaut du mont Everest devront ramener huit kilogrammes de déchets à leur descente sous peine de poursuites judiciaires. Une décision qui a pour but de nettoyer le sommet le plus haut de la Terre, a indiqué lundi un responsable népalais.

Les pentes de l’Everest sont jonchées de déchets laissés par les expéditions qui se succèdent depuis des décennies, à un rythme de plus en plus soutenu : bouteilles d’oxygène, tentes, détritus divers et même les corps d’alpinistes ayant succombé et qui ne se décomposent pas à cause du froid extrême.

« Afin de nettoyer le mont Everest, le gouvernement a décidé que chaque membre d’une expédition doit ramener au moins huit kilogrammes de déchets, en plus de ses propres déchets », a indiqué un responsable du ministère népalais du Tourisme, Madhusudan Burlakoti.

Les bouteilles d’oxygène forment une grande part de la masse des déchets abandonnés par les visiteurs du mont Everest. On voit ici une récolte effectuée à 7.400 m lors d’une opération de nettoyage menée en 2011 par l’Everest Summiteers Association.

L’Everest, un site devenu touristique

Cette nouvelle règle s’appliquera aux alpinistes partant du camp de base, à partir du mois d’avril, a précisé le responsable auprès de l’AFP. Les expéditions devront soumettre leurs détritus à un bureau qui s’installera près du camp de base. Ce bureau est également destiné à fournir une assistance médicale et à résoudre les conflits qui éclatent parfois entre alpinistes et guides locaux.

Les expéditions doivent pour le moment déposer une caution de 4.000 dollars qui leur est rendue au retour si elles ont prouvé qu’elles ont ramené matériel et détritus. Mais ce règlement est difficile à appliquer.

« Nos efforts précédents n’ont pas été couronnés de succès. Cette fois-ci, si les alpinistes ne ramènent pas les déchets, nous les poursuivrons en justice et nous les punirons », a prévenu le responsable du ministère.

En février, le Népal a réduit la somme que doit verser chaque alpiniste pour grimper l’Everest et d’autres sommets, afin d’attirer plus de touristes. Mais cette décision a suscité les inquiétudes des défenseurs de la nature et de la montagne, qui redoutent un accroissement des volumes de détritus, alors que le massif et ses glaciers sont déjà affectés par le réchauffement du climat. L’Everest est une source importante de revenus pour le Népal, un pays pauvre. Des centaines d’alpinistes se pressent sur ses pentes chaque année au printemps, notamment en avril et en mai. La photo d’une file de montagnards à l’assaut de l’Everest prise en 2012 par Ralf Dujmovits est devenue célèbre

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http://www.futura-sciences.com/

Abandonnée dans un Burger King Une photo «virale» pour retrouver sa mère


En temps que mère, je ne peux comprendre comment peut-on abandonner un enfant. Cependant, on ne peut juger ces mères qui ont choisi cette option, surtout quand elles laissent leur bébé dans un endroit où il sera facilement récupérer. Je crois que si j’étais a la place de cette jeune femme, je ferais la même, c’est son histoire qui manque un élément important de sa vie
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Abandonnée dans un Burger King

Une photo «virale» pour retrouver sa mère

 

Une photo «virale» pour retrouver sa mère

Crédit photo : Gracieuseté Facebook

Katheryn Deprill n’avait que quelques heures de vie lorsqu’elle a été retrouvée sur le sol de la salle de bain d’un restaurant Burger King en Pennsylvanie en 1986.

La jeune femme de 27 ans est maintenant mère de famille et aimerait retrouver sa mère biologique.

Elle a «posté» sur Facebook une photo qui est rapidement virale où elle explique n’avoir aucune rancoeur envers sa mère, mais qu’elle voudrait savoir si elle a des frères ou des sœurs.

«Je recherché ma mère. Elle m’a donné la vie le 15 septembre 1986. Elle m’a abandonnée dans la salle de bain d’un Burger King quelques heures plus tard à Allentown en Pennsylvanie», peut-on lire sur une pancarte que Katheryn tient sur sa photo.

(Gracieuseté Facebook)

«S’il vous plait, aidez-moi à la retrouver en partageant mon « post ». Peut-être qu’elle verra cela. Merci.»

Katheryn, qui est maintenant mère de trois enfants, a été adoptée par une famille de la région et travaille actuellement comme ambulancière.

Elle a expliqué à la chaîne de télévision locale, WFMZ, qu’elle voulait retrouver sa mère pour l’interroger sur ce qui s’est passé ce jour-là.

«J’espère vraiment la rencontrer et simplement lui demander pourquoi et savoir si je n’ai pas de frères et sœurs ou quelqu’un qui me ressemble», a-t-elle dit.

Elle a ajouté qu’elle n’avait aucune rancune, comprenant, maintenant qu’elle est elle-même mère de famille, la difficulté d’élever un enfant.

«J’imagine qu’elle ne pouvait pas me donner la vie qu’elle voulait. C’est pourquoi elle m’a abandonnée dans un endroit public, au chaud.»

La mère adoptive de Katherine Deprill, Brenda Hollis, supporte à 100% la démarche de sa fille.

http://tvanouvelles.ca/

Le rapport sur la violence aux femmes autochtones ne préconise pas d’enquête


Je ne sais pas si une commission d’enquête changera quelque chose, mais cependant le gouvernement fédéral doit mettre des mesures plus efficaces pour ces femmes victimes d’abus, de violence et de mort. C’est décevant, comme si le gouvernement ne trouve pas important la cause de ses femmes qui ont autant le droit que les autres femmes a être protégé
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Le rapport sur la violence aux femmes autochtones ne préconise pas d’enquête

 

Le rapport a déjà été condamné par l'opposition,... (Photothèque La Presse)

Le rapport a déjà été condamné par l’opposition, qui laisse entendre que le gouvernement ferme les yeux sur le problème.

PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

LEE-ANNE GOODMAN
La Presse Canadienne
OTTAWA

Les critiques fusent tant de l’opposition fédérale que des associations autochtones et de défense des droits de la personne après le dépôt, vendredi, du rapport d’un comité parlementaire spécial sur les meurtres et disparitions de nombreuses femmes autochtones au Canada, qui ne recommande finalement pas la tenue d’une commission d’enquête publique.

Des députés du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral qui faisaient partie du comité ont à nouveau réclamé la tenue d’une enquête publique, et accusé les conservateurs d’avoir édulcoré le rapport final sur une situation qui a attiré jusqu’à l’attention de l’ONU.

Selon les documents déposés à la Chambre des communes, les femmes autochtones sont jusqu’à trois fois plus victimes de violences que les femmes non autochtones. On estime à plusieurs centaines le nombre de cas d’assassinats et de disparitions de femmes autochtones depuis les années 1960. Le bilan officiel est de 600 – mais on soupçonne que de nombreuses disparitions n’ont pas été signalées.

Parmi les 16 recommandations du rapport, le comité presse le gouvernement fédéral de travailler avec les provinces, les territoires et les municipalités afin de lancer une campagne de prévention et de sensibilisation à la violence faite aux filles et aux femmes autochtones canadiennes.

Le rapport recommande aussi que les autorités fédérales continuent à renforcer le système judiciaire de manière à s’assurer que les contrevenants et les récidivistes violents purgent des peines appropriées. Il demande aussi davantage de soutien aux familles des victimes et aux communautés autochtones, une meilleure recension des informations policières et des mesures pour réduire le trafic de personnes.

Les familles «abandonnées»

La porte-parole du NPD en matière d’affaires autochtones, Jean Crowder, qui faisait partie du comité spécial, a soutenu que les conservateurs ont produit «un rapport consternant qui tente de nous faire croire que tout va bien», et elle a réitéré ses demandes pour une commission d’enquête.

Pour les libéraux, les familles des victimes ont été abandonnées par le gouvernement Harper, qui n’a pas voulu corriger «un affront terrible et constant à la justice sociale».

La députée libérale Carolyn Bennett, une des vice-présidentes du comité, s’est moquée du gouvernement «cachotier» qui refuse de tenir une commission d’enquête publique, des mots honnis par les conservateurs, selon elle.

Mme Bennett, qui est également porte-parole en matière d’affaires autochtones, a ajouté que les recommandations du rapport ne reflétaient pas celles des familles des victimes et d’autres groupes rencontrés par le comité.

«Si vous regardez les mots utilisés dans les recommandations déposées aujourd’hui, vous trouverez des verbes tels que continuer, maintenir, continuer, continuer, a-t-elle fait valoir. Ce n’est pas ce que les familles veulent entendre (…) La première chose qu’ils voulaient, c’était une commission d’enquête.»

De leur côté, les conservateurs continuent de réfuter la nécessité de la tenue d’une telle enquête, arguant qu’ils ont mis en place des dizaines de mesures visant à réduire la violence faite aux femmes autochtones depuis leur arrivée au pouvoir en 2006. Ils ont renouvelé récemment le financement accordé pour combattre ce phénomène, rappelle-t-on.

«Je crois que ce rapport permettra de passer aux actes», a déclaré la députée Stella Ambler, présidente du comité, juste avant de déposer le document. Le ministre de la Justice, Peter MacKay, l’a appuyée.

«Ce dont nous n’avons pas besoin en ce moment, c’est de s’arrêter pour parler et étudier. Nous avons besoin d’actions», a-t-il dit.

Mme Bennett a demandé à Mme Ambler si elle croyait honnêtement que le rapport reflétait les récits des témoins, ou s’il avait été «influencé par six secrétaires parlementaires au sein du comité qui répondaient aux ordres du bureau du premier ministre».

Les libéraux ont affirmé que les recommandations du rapport, qui font souvent référence à des programmes gouvernementaux existants, ont visiblement été rédigées par des hauts fonctionnaires ou du personnel politique.

Déception généralisée

Claudette Dumont Smith, de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), a mis en garde contre les conséquences désastreuses de l’inaction.

«Si les choses ne changent pas, les femmes autochtones continueront de disparaître, d’être assassinées et d’être perçues comme des citoyennes de second ordre», a-t-elle déclaré.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo, a pour sa part annoncé que des représentants prévoyaient se rencontrer lundi pour discuter du plan d’action à adopter.

«Le rapport est décevant pour les femmes et les filles autochtones, et pour tous les Canadiens qui nous appuient», a-t-il affirmé dans un communiqué.

L’organisme Human Rights Watch s’est montré tout aussi déçu du rapport, dont les recommandations témoignent d’une «acceptation du statu quo choquant de la violence faite aux femmes et aux filles autochtones, même par ceux qui sont justement supposés les protéger», a exprimé Meghan Rhoad.

L’an dernier, lors d’une visite au Canada, le représentant de l’ONU pour les questions autochtones, James Anaya, avait lui aussi réclamé la tenue d’une commission d’enquête, affirmant que cela produirait une réponse coordonnée au problème et permettrait aux familles des victimes d’être entendues.

http://www.lapresse.ca/