Trisomique, il réalise son rêve NBA


Chaque fois que j’ai l’occasion de dit que je n’aime pas le sport professionnel. Mais ici, c’est différent ! Voilà, ce qu’est vraiment le sport, se surpasser peu importe qui on est avec un travail d’équipe
Nuage

 

Trisomique, il réalise son rêve NBA

 

À 18 ans, Kevin a déjà joué avec l’équipe NBA des Sixers de Philadelphie et s’apprête à rejoindre les Harlem Globetrotters. Tout ça malgré une trisomie 21.

Kevin a eu droit à sa propre présentation lors du match contre Cleveland, ici aux côtés de Carter-Williams, Hawes et Young.

Kevin a eu droit à sa propre présentation lors du match contre Cleveland, ici aux côtés de Carter-Williams, Hawes et Young.© Howard Smith / USA Today

Le 18 février, un maillot floqué à son nom attendait Kevin Grow dans le vestiaire des Sixers de Philadelphie, à quelques heures de la réception de Cleveland. La veille, il avait rejoint ses coéquipiers au centre d’entraînement, avant de parapher un contrat de deux jours sous une nuée de caméras et de photographes.

« Philly, c’est son équipe préférée, raconte Laura, sa soeur. N’être invité qu’ici, ça aurait déjà été incroyable. Mais cette histoire a pris une tournure que jamais nous n’aurions pu imaginer… »

« Les joueurs l’ont convaincu qu’il faisait partie de l’équipe, ajoute sa mère, Dorothy, les larmes aux yeux. C’est magnifique ! »

Quatre shoots à trois points en deux minutes

Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut revenir une semaine en arrière. Atteint de trisomie 21, Kevin étudie au lycée de Bensalem, en Pennsylvanie. Fan invétéré de basket-ball, il assiste depuis quatre ans l’entraîneur de l’équipe de l’établissement, qui s’apprête à jouer son dernier match de la saison face à Neshaminy. Alors qu’il ne reste que deux minutes à jouer, John Mullin décide de lancer son protégé. Impressionnant d’adresse, celui-ci inscrit la bagatelle de quatorze points, dont quatre shoots à trois points et le dernier de la partie, alors que la sirène retentit. Bensalem l’emporte finalement 64-40 dans une ambiance digne des plus bouillantes salles NBA et acclame son héros.

L’histoire aurait pu en rester là, ne jamais s’ébruiter. Mais ça, c’était compter sans le pouvoir viral d’Internet. Quelques heures après la rencontre, un policier de la ville poste la vidéo des exploits de Kevin sur YouTube. Le trafic s’emballe d’heure en heure (plus d’un million de vues aujourd’hui), jusqu’à susciter l’intérêt de Sam Hinkie, président et manager général de la franchise NBA locale, les Sixers de Philadelphie. L’homme au grand coeur saisit l’occasion et propose un contrat symbolique de deux jours au jeune Kevin, évidemment sur un nuage.

VIDÉO. La performance incroyable de Kevin lors du dernier match de la saison.

 

Et maintenant, les Harlem Globetrotters

Forcément saluée, l’initiative permet au jeune lycéen de côtoyer de très près ses idoles. Après avoir reçu un survêtement d’entraînement, il s’assoit avec elles pour un repas chaleureux, avant de participer à une séance complète à leurs côtés. L’occasion de tâter le ballon avec Evan Turner, son joueur préféré, juste avant qu’il ne soit transféré vers Indiana : « Je dois avouer que son adresse est impressionnante. Ce que fait Kevin est définitivement inspirant.

 » Le lendemain, il a droit à une entrée personnalisée sur le parquet du Wells Fargo Center, prend part à l’échauffement d’avant-match et a même la chance d’inviter ses coéquipiers lycéens sur le terrain durant quelques minutes. « Quand on a un enfant atteint d’un tel handicap, on est encore plus heureux qu’il vive ce genre de moments », se réjouit Earl, le père de Kevin.

L’histoire est déjà belle. Elle le devient encore plus lorsque, quelques jours plus tard, Kevin apprend qu’il est invité à jouer avec les célèbres Harlem Globetrotters. Actuellement en tournée en Europe – elle était d’ailleurs en France il y a quelques jours -, l’équipe aux 88 ans d’existence annonce la nouvelle via un communiqué sur son site. Handles Franklin, joueur vedette et boute-en-train des Globetrotters, donne quelques détails supplémentaires :

« Nous prévoyons de le faire entrer lors du quatrième quart-temps de notre match à Philadelphie [le 9 mars, NDLR], pour qu’il fasse admirer sa patte incroyable. Ce gamin mérite qu’on s’intéresse à lui, il prouve que, quelles que soient les circonstances, n’importe qui peut réaliser ses rêves. Il a sauté de joie quand il a su qu’il ferait partie de cette tradition, et nous sommes fiers de l’accueillir. »

http://www.lepoint.fr/

2 réponses à “Trisomique, il réalise son rêve NBA

  1. C’est à la fois incroyable et réjouissant : Il y a de quoi reprendre espoir en la société , l’humanité : On voit tant de choses horribles , négatives et là : J’imagine le bonheur de ce garçon et de ses parents !

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