21.000 oiseaux morts : une hécatombe historique sur le littoral Atlantique


Avec les changements climatiques, les tempêtes de plus en plus fréquentes, de plus en plus violentes ne font pas juste des victimes humaines, des oiseaux y perdent leurs plumes et leur vie. Ceux qui réussirent à passer au travers, épuisés se retrouvent en terre inconnue loin de toute nourriture. Heureusement, que plusieurs survivants a plumes tombent dans les mains des bénévoles pour reprendre des forces
Nuage

 

21.000 oiseaux morts : une hécatombe historique sur le littoral Atlantique

Épuisés et dénutris après les tempêtes de début d’année, des dizaines de milliers d’oiseaux marins sont venus s’échouer sur les plages de l’Atlantique. Un appel aux bénévoles a été lancé pour recenser les cadavres et sauver les bêtes toujours en vie.

C’est une bilan historique. 21.000 cadavres d’oiseaux ont été recensés sur le littoral Atlantique depuis fin janvier. Un chiffre qui devrait s’alourdir puisque des milliers d’autres dépouilles ont été observées flottant au large. Ce phénomène rarissime est en lien direct avec les tempêtes qui se sont succédées sur la côte Atlantique depuis le mois de décembre.

«Jusqu’en 1900, on n’a aucune trace» d’un échouage aussi massif, explique Nicolas Gendre, ornithologue à la ligue de protection des oiseaux (LPO). «Après les tempêtes, on trouve toujours quelques cadavres d’oiseaux» mais jamais autant qu’aujourd’hui, précise-t-il. Aujourd’hui, des interrogations subsistent encore pour expliquer un phénomène d’une telle ampleur.

Parmi les espèces les plus touchées: le Macareux moine avec plus de 12.000 individus morts, le Guillemot de troïl et, dans une moindre mesure, le Pingouin torda. 2800 oiseaux marins ont quant à eux été secourus et placés dans des centres pour être soignés.

Selon Nicolas Gendre, les oiseaux marins ont «essentiellement souffert d’un manque de nourriture».

Les tempêtes auraient déplacé les oiseaux vers des zones moins riches en nourriture. L’ornithologue explique que la forte houle a demandé beaucoup d’énergie aux oiseaux qui doivent se maintenir à la surface pour survivre. Sans nourriture, ils se sont épuisés rapidement. L’association Hegalaldia expliquait récemment au Figaro que beaucoup oiseaux mouraient d’hypothermie après s’être échoués.

«L’eau de mer se glisse entre leurs plumes et ils ne parviennent plus à maintenir leur température corporelle assez haute».

Des traces de mazout ont également été observées sur certains individus échoués. Par temps de tempête, de nombreux bateaux sortent en mer pour dégazer. La LPO a lancé mercredi un appel d’urgence aux bénévoles afin de recenser les bêtes échouées. La ligue demande aux bénévoles de marquer d’une ficelle à la patte les cadavres d’oiseaux, le tout munis d’une paire de gants jetables. Les opérations devraient se dérouler les deux premiers week-end de mars.

 

http://www.lefigaro.fr/

2 réponses à “21.000 oiseaux morts : une hécatombe historique sur le littoral Atlantique

  1. On en parle beaucoup ici puisque nous sommes concerner en Bretagne avec toutes ces tempêtes qui nous avons eu, on en a trouver pas mal sur les plages et même à l’intérieur des terres.

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