Quand des chats s’amusent à effrayer des chiens


On voit souvent des chiens et des chats se faire ami-ami et avoir une très grande complicité entre eux. Cependant, il y aussi de ses boules de poils qui font vraiment comme chien et chat et ce n’est pas nécessairement le gros chien qui a le dessus
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Quand des chats s’amusent à effrayer des chiens

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Youtube – happyledulla

 

Chiens et chats souffrent de légers problèmes relationnels, paraît-il… Et si certaines histoires de matous et toutous devenus les meilleurs amis du monde tendent à démentir cette idée reçue, force est de constater que parfois, chiens et chats s’entendent réellement comme chien et chat !

Voici une drôle vidéo de matous terrorisant littéralement de pauvres toutous.

Un seul regard leur suffit à imposer le respect, peu importe la taille et la force du chien qu’ils s’amusent à effrayer. « Non, tu ne passeras pas, ceci est mon espace vital«  semblent-ils dire à leurs pauvres colocataires, qui s’en retournent la queue entre les jambes et les yeux baissés…

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Le Saviez-vous ► Le portrait-robot est un jeu à l’origine


 

Quand la police recherche une personne inconnue, elle demande aux témoins à l’aide d’un agent ou dessinateur, un portrait-robot qui ensuite est présenté généralement au public. Mais l’origine des portraits-robots n’étaient pas destinée à la police
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Le portrait-robot est un jeu à l’origine

 

Roger Dambron, Étaplois, a inventé le portrait-robot il y a soixante ans. Auteur, antiquaire, ancien résistant et inventeur, le nonagénaire revient sur son invention. Lui et sa fille cherchent à remettre un nom sur les visages utilisés en 1953.

<br />Roger Dambron, 92 ans, a crée le portrait-robot en découpant les photographies de cent Étaplois. Au départ ce n’était qu’un jeu.<br />

« Quand vous restez allongé dans un lit pendant six mois, vous êtes obligé de faire quelque chose. »

 Pourquoi pas inventer le portrait-robot? C’est à peu près ce que s’est dit Roger Dambron, alité pour une pneumonie, en 1950. Pour s’occuper, il a photographié ses camarades de cure. C’est de là qu’est venue l’idée.

« Quand je suis rentré à Étaples, j’ai demandé aux gens de venir se faire photographier chez Gambier. C’était un grand photographe dans la ville. Et une centaine d’Étaplois sont venus. Avec leur visage, on peut créer des millions de combinaisons différentes! »

En découpant des bouts de ces photos comme le nez, les yeux, les sourcils, les cheveux, la bouche ou les joues, et en les assemblant à d’autres bouts d’une autre photo, on recrée un nouveau visage tout neuf.

Les habitants sont venus naturellement chez le photographe.

Le jeu résout un meurtre Roger Dambron dépose alors les brevets de son invention en 1953 et participe au concours récompensant les inventeurs: le concours Lépine. Il se hisse alors à la troisième place. Mais le jeu rencontre également un fort succès parmi les policiers du Nord. L’année 1955 voit l’affaire Janet Marshall éclater. La jeune Anglaise est retrouvée morte assassinée près de Belloy-sur-Somme. L’enquête piétine pendant six mois avant que celui en charge de l’affaire, le commissaire Chabot, n’utilise la technique du jeu photo-robot. Sans savoir que Roger Dambron en était l’inventeur.

Lorsqu’un journaliste de La Voix du Nord annonce cette paternité au commissaire, la rencontre avec l’inventeur est quelque peu houleuse.

« La police croyait être la première. Au début ils étaient un peu vaches car il croyait que j’avais triché. Mais quand j’ai montré les brevets, ils ont changé de couleurs. Ils ne s’attendaient pas à ce que mon travail soit si approfondi. »

Une mauvaise affaire commerciale Si le jeu devient un outil policier, utilisé par toutes les polices du monde, le succès commercial ne viendra jamais vraiment. Vendues 200 francs, les boîtes du jeu photo-robot n’ont jamais fait recette. Roger Dambron cède le brevet d’exploitation à une compagnie parisienne qui réalise des portraits de chanteurs comme base photographique. L’inventeur s’en amuse:

« Ils ont mis beaucoup d’argent mais ils n’en ont pas fait beaucoup. Aujourd’hui on parle énormément du portrait-robot mais à l’époque on n’en parlait pas du tout. »

Les photos originales ont été vendues il y a seulement quatre mois au conservateur de la photographie du centre d’art contemporain Pompidou à Paris. Mais ces visages n’ont plus de noms. Redonner une identité à ces visages Étaplois Les éléments d’identification sont aux abonnés absents. Une nouvelle quête, inverse, commence: redonner un nom à ces visages maintes fois interchangés.

 « Nous avons demandé à l’association Mémoire d’Opale, avec les éléments scannés par le conservateur parisien, de retrouver les Étaplois qui ont posé à l’époque », explique la fille de l’inventeur, Arlette Dambron.

Un long travail commence, plus long que l’invention du jeu et du portrait-robot. Roger Dambron, inventeur, auteur et … résistant. La vie de l’Étaplois n’est pas un long fleuve tranquille. Vendeur de journaux, inventeur, écrivains et poètes, aujourd’hui antiquaire en Alsace, il a exercé mille métiers.

« J’ai touché à tout mais j’ai pas touché grand-chose », s’amuse-t-il.

Parmi ses souvenirs, il évoque son passage dans les Forces françaises de l’intérieur, la résistance et le 9e régiment d’infanterie coloniale. Il a notamment combattu à Paris, autour de la gare Saint-Lazare pendant la libération de la capitale. Puis il a été démobilisé le 3 novembre 1945.

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Le Canada espionne à l’étranger pour le compte de la NSA


Si c’était un secret, maintenant cela ne l’est plus. Les États-Unis avaient des alliées pour l’espionnage dont le Canada. Maintenant, on peut qu’être certain que les gouvernements des autres pays s’espionnaient l’un et l’autre
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Le Canada espionne à l’étranger pour le compte de la NSA

 

Le Canada, via sa propre agence d’espionnage électronique – le Centre de sécurité des télécommunications Canada (CSTC) -, travaille main dans la main avec la NSA dans «environ 20 pays hautement prioritaires».

PHOTO: AFP

Agence France-Presse

Le Canada mène des activités d’espionnage à l’étranger pour le compte de l’agence de sécurité nationale américaine (NSA), rapporte mardi la chaîne publique CBC.

Ottawa a même ouvert des postes d’espionnage à l’étranger expressément à la demande de la NSA, a indiqué CBC en se fondant sur un document de cette dernière et fourni par Edward Snowden, l’ancien consultant de l’agence américaine actuellement recherché par Washington et réfugié en Russie.

Le Canada, via sa propre agence d’espionnage électronique – le Centre de sécurité des télécommunications Canada (CSTC) -, travaille main dans la main avec la NSA dans «environ 20 pays hautement prioritaires», dont certains sont des partenaires commerciaux d’Ottawa, précise le document daté du 3 avril 2013.

Le rapport de quatre pages contient des détails opérationnels sensibles que la chaîne publique a préféré ne pas rendre publics, afin de ne pas nuire à des représentants du Canada à l’étranger.

L’intérêt des Américains pour le travail des Canadiens y est précisé:

«Le CSTC partage avec la NSA son accès (…) à des régions inaccessibles aux États-Unis».

Le document décrit les «relations de coopération étroite» entre les deux agences, qui s’échangent aussi du personnel, et souligne que «chacune des parties voudrait les étendre et les renforcer davantage».

La NSA affirme que le CSTC est une agence de renseignement sophistiquée, disposant d’outils «de collecte, de traitement et d’analyse» de données «élaborés», et qui «a ouvert des sites secrets à la demande de la NSA».

Un ex-haut responsable de la NSA devenu l’un de ses détracteurs, Thomas Drake, s’est déclaré guère étonné par l’ampleur de la collaboration entre les agences des deux pays.

«C’est comme ça depuis des années», a-t-il dit à CBC.

Fin novembre, la CBC avait révélé, sur la foi d’autres documents récupérés par Edward Snowden, que le Canada avait autorisé les États-Unis à surveiller les échanges liés à des chefs d’État au cours des sommets du G8 et du G20 de Toronto en 2010.

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Maltraitances : les coulisses du cinéma hollywoodien


Malgré la technologie pour les effets spéciaux dans les films afin d’éviter de prendre des animaux, il reste quand même dans les oeuvres cinématographiques des animaux qui ont été blessé voir même sont mort. Est-ce que cela valait vraiment la peine ?
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Maltraitances : les coulisses du cinéma hollywoodien

 

Par Robin Antoine

Si tous les films utilisant des animaux mentionnent au générique « Aucun animal n’a été blessé durant ce tournage« , la réalité en est tout autre. C’est l’écoeurant constat révélé dans une longue enquête du magazine The Hollywood Reporter.

Le journaliste Gary Baum y énumère des preuves accablantes contre l’industrie cinématographique et contre l’American Humane Association, une ONG surveillant le traitement des animaux lors des tournages. Selon le Hollywood Reporter, la liste des films ayant bafoué des droits des animaux jusqu’à, parfois, en entraîner la mort est longue. Trop longue. Pirate des Caraïbes, Le Hobbit, Cheval de guerre, Narnia, L’odysée de PI et bien d’autres blockbusters sont mis en cause.

Pourquoi ces films ont-ils obtenu l’agrément de l’AHA?

Il faut tout d’abord savoir que l’ONG est en partie fiancée par les studios de production, chose qui limite son pouvoir. D’autant plus que certains studios choisissent eux-mêmes quel représentant de l’association sera présent pour surveiller le tournage. Barbara Casey, une ancienne employée de l’AHA a d’ailleurs porté plainte contre l’ONG lorsqu’à sa demande ils ont refusé de durcir les conditions d’attribution de l’agrément.

Contactés par le Hollywood Reporter, les employés de l’AHA ont déclaré :

« Les choses ne sont pas en train de changer. Elles empirent ».

Les films mis en cause :

Point positif, bien que les accidents puissent malheureusement arriver, il semblerait que le cinéma qui utilise de plus en plus d’effets spéciaux ait parallèlement de moins en moins besoin d’animaux vivants.

Par exemple, a l’apogée des westerns, les studios perdaient quotidiennement des chevaux, mais ces films ne mentionnaient pas que les animaux avaient été correctement traités. Tous les défenseurs de la cause animale seront soucieux de savoir quels ont été les incidents intervenus lors des tournages révélés par le journal américain. Retour sur les faits en images :

L’Odyssée de Pi

© DR

Epuisé, King, le tigre du Bengale ayant joué dans L’Odyssée de Pi a failli se noyer lors du tournage. Son dresseur l’a extrait de l’eau grâce à une corde. L’information est restée secrète jusqu’à ce qu’une employée de l’AHA divulgue un mail interne où elle était annotée comme secrète.

Hobbit

© DR

Sur le tournage du Hobbit : un voyage inattendu, de Peter Jackson, 27 moutons et chèvres sont morts de fatigue et de déshydratation.

Antartica

© Disney

En 2006, dans le film Antartica, prisonniers du froid, un Husky a été violement frappé par son dresseur.

Cheval de guerre

© DR

Il faut avouer que les choses vont mieux si l’on compare à ce qu’il pouvait se passer il y a 50 ans. Dans le film Ben-Hur (1959), près de 100 chevaux ont trouvés la mort. Dans Cheval de guerre, il semblerait que la négligence de Spielberg ait causée la mort du cheval vedette.

Pirates des Caraïbes

© Disney

Les multiples explosions maritimes de Pirates des Caraïbes ont entrainé la mort de milliers de poissons et d’animaux marins.

Narnia

© Disney

Lors du tournage des Chroniques de Narnia : le Prince Caspian, les chevaux étaient régulièrement gravement blessés pendant les scènes de combat.

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Cérémonie Mandela: l’interprète en langage des signes était un «imposteur»


Comment se fait-il qu’un semblant d’interprète en langage des signes a pu se faufiler en première ligne lors de la cérémonie en mémoire de Nelson Mandela. Je trouve que c’est un manque de respect pour l’homme que fut Mandela
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Cérémonie Mandela: l’interprète en langage des signes était un «imposteur»

 

«Il n’a rien traduit du tout, aucune de ces gesticulations n’avait de sens», selon un expert

JOHANNESBURG – L’interprète en langage des signes apparu mardi sur les écrans de la télévision publique sud-africaine pour traduire la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela ne maîtrisait absolument pas cette langue, ont affirmé mercredi des représentants des associations de sourds-muets en Afrique du Sud.

«C’est un imposteur», a déclaré la directrice de l’organisme du Cap «Education et développement du langage des signes», Cara Loening, interrogée par l’AFP. «La communauté des sourds en Afrique du Sud est complètement outragée.»

Selon un autre expert, un interprète officiel de la Fédération des sourds d’Afrique du Sud, Delphin Hlungwane: «Il gesticulait et bougeait juste ses mains dans tous les sens, il n’avait aucune grammaire, n’utilisait aucune structure, ne connaissait aucune règle de la langue.»

«Il n’a rien traduit du tout, aucune de ces gesticulations n’avait de sens.»

L’affaire a provoqué des remous mercredi en Afrique du Sud, et les services de communication du gouvernement ont promis une réponse, qui n’était toujours pas arrivée en début d’après-midi.

«Les sourds d’Afrique du Sud ne le connaissent pas, et les interprètes non plus», a ajouté M. Hlungwane, ajoutant que cet interprète n’avait jamais travaillé auparavant pour aucune chaîne de télévision.

«Nous ne savons rien de lui, ni son nom, il est apparu à l’occasion de cet événement, on ne sait pas comment.»

Interrogé sur la possibilité que cet interprété ait utilisé une autre langue des signes que celle pratiquée en Afrique du Sud, M. Hlungwane a assuré que les téléspectateurs sourds des autres pays du monde n’avaient pas non plus compris les gestes de cet «interprète».

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La santé du futur bébé influencée par ce que mange son père ?


La conception d’un bébé se fait à deux et bien plus que l’on pense. Car papa aussi a une influence sur la santé de bébé sur ce qu’il fume et ce qu’il mange par son empreinte laissée par le spermatozoïde qui viendra féconder l’ovule
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La santé du futur bébé influencée par ce que mange son père ?

 

Lorsqu’un couple décide d’avoir un enfant, c’est à la future maman que l’on adresse les conseils de santé et de diététique : mange ci ou ça, c’est plein d’iode/de fer/de calcium, réduis ton exposition aux toxines, cesse de fumer, de boire ou de prendre certains médicaments, fais une cure de vitamine B9 pour réduire les risques de spina bifida, etc.

Et le futur père ? Le père, rien. Comme si le fait de ne pas accueillir l’embryon en son giron, de n’être qu’un simple pourvoyeur de gamètes, l’exemptait de se préoccuper de ses habitudes de vie et du contenu de son assiette…

Cette conception des choses pourrait bien changer suite à une étude canadienne d’épigénétique publiée ce 10 décembre par Nature Communications. Avant d’aller plus loin, il faut expliquer ce qu’est l’épigénétique.

Il y a d’un côté le génome, qui détermine le plan de construction et de fonctionnement de l’organisme, et, à côté de cela, l’épigénome, qui est en quelque sorte le registre des informations régulant la manière dont lesdits gènes s’expriment. Pour l’expliquer autrement, voici la métaphore du biologiste allemand Thomas Jenuwein, que j’ai trouvée, une fois n’est pas coutume, sur Wikipédia :

« On peut sans doute comparer la distinction entre la génétique et l’épigénétique à la différence entre l’écriture d’un livre et sa lecture. Une fois que le livre est écrit, le texte (les gènes ou l’information stockée sous forme d’ADN) sera le même dans tous les exemplaires distribués au public. Cependant, chaque lecteur d’un livre donné aura une interprétation légèrement différente de l’histoire, qui suscitera en lui des émotions et des projections personnelles au fil des chapitres. D’une manière très comparable, l’épigénétique permettrait plusieurs lectures d’une matrice fixe (le livre ou le code génétique), donnant lieu à diverses interprétations, selon les conditions dans lesquelles on interroge cette matrice. »

Autant le génome est très stable, autant l’épigénome est dynamique, qui dépend de l’environnement, des événements de la vie, de l’exposition aux produits toxiques, de l’alimentation… Or, une partie de ces informations épigénétiques sont transmises du parent à l’enfant. Lors de la fabrication des spermatozoïdes, certains des gènes contenus dans les gamètes reçoivent en effet un marquage chimique, que l’on peut considérer comme une sorte d’empreinte paternelle sur le génome transmis. Les auteurs de l’article paru dansNature Communications ont émis l’hypothèse que si ce marquage était altéré, par exemple par une carence alimentaire, cela se traduirait, dans la génération suivante, par des malformations ou des maladies.

Pour tester cette idée, ils ont choisi une carence en acide folique. Aussi connu sous le nom de vitamine B9, l’acide folique joue en effet un rôle important dans un des principaux mécanismes épigénétiques, la méthylation de l’ADN. Celle-ci module le niveau auquel les gènes s’expriment et elle est même capable de les réduire au silence, de les inhiber complètement. Perturber la prise d’acide folique avait donc, selon les chercheurs, de bonnes chances de perturber le marquage des spermatozoïdes. Les chercheurs ont donc élevé deux lignées de souris mâles. Servant de groupe témoin, la première avait droit, dès le stade embryonnaire et pour toute son existence, à une dose normale d’acide folique tandis que la seconde recevait une dose très réduite (14 % des apports recommandés).

Première conséquence : la seconde lignée montrait davantage de problèmes d’infertilité que la première. Surtout, on constatait des anomalies anatomiques chez 27 % des souriceaux dont les pères avaient été carencés en acide folique (contre 3 % dans le groupe témoin) : malformations crânio-faciales, défauts au niveau des membres, de la colonne vertébrale et des omoplates, ossification réduite du crâne, retard dans le développement des doigts et orteils. Les chercheurs sont donc allés voir ce qui se passait dans les spermatozoïdes. Les gènes étaient dans un état normal. En revanche, on notait, pour le second groupe, des changements de la méthylation de l’ADN dans des dizaines de régions différentes. En résumé, la carence en acide folique avait modifié la manière dont le marquage paternel se faisait sur les gènes transportés par les spermatozoïdes. Pour filer la métaphore de Thomas Jenuwein, le texte était bon mais pas la manière de l’interpréter.

Cette découverte met en lumière le rôle de l’épigénome du spermatozoïde sur le développement fœtal. Pour les auteurs de l’étude, c’est la première fois que l’on montre que la prise d’acide folique par le futur père (et pas seulement par la future mère) est importante pour obtenir une progéniture en bonne santé. Ce point peut être important dans les cas de malnutrition ou chez les personnes en surpoids car l’obésité altère la manière dont l’acide folique est utilisé par l’organisme.

L’article de Nature Communications prend aussi l’exemple du nombre de diabétiques aux Etats-Unis qui a explosé en une génération, passant de 6 à 20 millions :

 « Le rôle de l’épigénome des spermatozoïdes dans ce phénomène et dans d’autres maladies chroniques mérite une enquête approfondie », souligne l’article.

 Ce résultat arrive quelques jours après une autre étude, spectaculaire, sur la transmission d’une peur paternelle via les spermatozoïdes et l’on peut dire que ces travaux remettent un peu d’acquis dansla transmission héréditaire.

Pierre Barthélémy

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Une guerre nucléaire provoquerait-elle la fin de la civilisation?


Le nucléaire a quelques côté positifs comme par exemple sur le plan médical, mais malheureusement, quand le nucléaire devient une arme, ce n’est pas juste à l’homme à qui cela fait du tort, mais a tout l’environnement …
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Une guerre nucléaire provoquerait-elle la fin de la civilisation?

 

PHOTO ARCHIVES AFP

SHAUN TANDON
Agence France-Presse
Washington, DC

Un affrontement nucléaire entre l’Inde et le Pakistan provoquerait une famine à l’échelle mondiale qui pourrait entraîner la mort de deux milliards de personnes et mettre fin à la civilisation, affirme un rapport scientifique publié mardi.

Un conflit même limité à coups d’armes nucléaires entre New Delhi et Islamabad provoquerait le chaos dans l’atmosphère et ravagerait les récoltes, les marchés alimentaires mondiaux accentuant la crise, selon cette étude.

L’organisation des Physiciens internationaux pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), lauréate du prix Nobel de la paix en 1985, et son affiliée aux Etats-Unis, les Physiciens pour une responsabilité sociale, avaient réalisé une première version de cette étude en avril 2012. Ses conclusions prédisaient la mort d’un milliard de personnes dans la famine qui suivrait une guerre nucléaire.

Dans cette seconde édition, les deux organisations disent avoir sous-estimé les conséquences d’une telle guerre sur la population chinoise, qui serait confrontée à une grave crise alimentaire.

«Un milliard de morts dans le monde en développement est manifestement une catastrophe sans équivalent dans l’histoire humaine. Mais si on ajoute la possibilité qu’1,3 milliard de personnes supplémentaires en Chine soient exposées, nous en arrivons à un point qui signifie clairement la fin de la civilisation», juge Ira Helfand, l’auteur de l’étude.

Le cas d’étude a porté sur l’Inde et le Pakistan en raison des tensions entre ces deux puissances nucléaires qui se sont livrés trois guerres depuis leurs indépendances en 1947, selon l’auteur. Mais tout affrontement nucléaire provoquerait des conséquences similaires, selon lui.

«Dans ce type de guerre, des gens survivront quelque part sur la planète mais le chaos qui en résulterait éclipserait tout ce que nous avons connu», affirme Ira Helfand.

En cas d’échanges nucléaires, les particules envoyées dans l’atmosphère provoqueraient une chute de la production de riz de 21% en quatre ans et de 10% supplémentaires les six années suivantes, a-t-il calculé.

La production chinoise de blé plongerait elle de moitié la première année. La production serait toujours de 30% inférieure à son niveau de départ une décennie plus tard.

La baisse des quantités de denrées alimentaires disponibles serait accentuée par l’augmentation des prix qui rendrait ces produits inaccessibles à des centaines de millions de personnes, pronostique-t-il encore.

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