Si recevoir un diagnostic cause un choc, en faire l’annonce à son enfant ébranle


Quand un parent a une maladie grave, voir mortelle, il est important d’en discuter avec les enfants. Bien sur dépendant de l’âge, certaines questions pourraient être dérangeantes, mais elles sont nécessaires pour l’enfant
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Si recevoir un diagnostic cause un choc, en faire l’annonce à son enfant ébranle

 

Plusieurs parents ont soutenu que les questions des... (Photos.com)

Plusieurs parents ont soutenu que les questions des enfants peuvent rapidement devenir confrontantes et délicates, notamment parce que les enfants vont directement au but et anticipent le cheminement de l’adulte dans sa maladie.

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Si recevoir un diagnostic cause un choc, en faire l’annonce à son enfant est une épreuve qui ébranle tout autant.

La Société canadienne du cancer a publié jeudi un guide d’accompagnement à l’intention de la famille et des intervenants afin de les aider à discuter de la maladie et de ses conséquences auprès des enfants de la personne atteinte.

La psychologue Lisa Corbeil, qui oeuvre au service de soutien psychosocial de Cancer j’écoute, considère que ce guide destiné aux adultes, apportera des pistes de dialogue, mais aussi de préparation avant de parler de la maladie aux enfants.

Elle insiste sur l’importance de mettre au courant plus tôt que tard soulignant que de toute manière, les enfants sont à même de déceler les changements de routine et de comportements de leurs parents. Ils commencent très tôt à comprendre que leur situation est sur le point de changer.

Le document collige les témoignages d’enfants et d’adolescents qui ont appris la maladie de leurs parents. Des approches, en fonction de l’âge, sont suggérées.

On y retrouve également des récits de parents qui ont vécu la maladie et qui expriment comment ils en ont discuté avec leurs proches. Plusieurs parents ont soutenu que les questions des enfants peuvent rapidement devenir confrontantes et délicates, notamment parce que les enfants vont directement au but et anticipent le cheminement de l’adulte dans sa maladie.

Au moment de recevoir son diagnostic, Marie-Claude Gagnon, aujourd’hui en rémission d’un cancer, avait trois jeunes enfants à la maison. Elle raconte que l’un d’eux lui avait demandé ce qu’il adviendrait de lui le jour où elle allait mourir. Elle se souvient avoir été déstabilisée par cette question de la mort et qu’elle n’était pas prête à l’envisager.

Le document de la Société canadienne du cancer est offert gratuitement, en ligne ou en format papier. Outre les manières d’annoncer la maladie, il comporte aussi un ensemble de réactions possibles chez les enfants et les adolescents.

La tristesse, le repli sur soi, la colère, l’insécurité et plusieurs formes de détresse peuvent survenir. Les jeunes enfants peuvent changer de comportement ou avoir des réactions plus émotives qu’à l’habitude parce qu’ils ont, en raison de leur jeune âge, de la difficulté à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent.

Le guide comprend aussi une liste des pièges à éviter. Ils tiennent parfois à des formules en apparence anodine, mais qui peuvent être décodées tout autrement par un enfant. L’importance des mots et de dire les choses telles qu’elles sont des éléments fondamentaux.

Par exemple, le mensonge et la distorsion seront toujours à éviter puisqu’ils affectent la relation de confiance entre le parent et l’enfant.

Affirmer que le parent est «est parti pour un monde meilleur» ou s’est endormi risque également de susciter une certaine fabulation chez l’enfant, comme développer la croyance que ce monde-ci est mauvais, vouloir rejoindre son parent ou encore avoir peur de s’endormir et ne plus se réveiller.

Il est aussi suggéré d’éviter de sombrer dans une trop grande indulgence ou permissivité à l’égard d’un enfant dont le parent est atteint du cancer. Jeune ou adolescent, cet enfant a besoin de limites et construira, toujours selon le guide, sa capacité à faire face à des situations difficiles.

http://www.lapresse.ca/

2 réponses à “Si recevoir un diagnostic cause un choc, en faire l’annonce à son enfant ébranle

  1. çà dépend aussi de l’âge de l’enfant non ?
    Manu (toujours lui !) sait que je suis épileptique depuis très longtemps ; (il devait avoir 8/9 ans quand je lui ai expliqué ce que c’est ). Il le fallait car en cas de crise seul avec lui , il aurait eu peur et je ne sais quelle réaction aurait été la sienne . Ensuite , il devinait très vite quand j’allais avoir un malaise => Il restait calme et me laissait  » tranquille  » , parfois , il me proposait même mon comprimé …..Un jour , j’ai perdu connaissance , quand je suis « revenu à moi  » , il était allongé contre moi …Plus tard , je lui ai appris les No de téléphone utiles dans ces cas ….

    • dès qu’un enfant prend conscience des changements ..
      a 4 ans je pense que tu peux discuter avec un enfant mais a son niveau et selon les questions qu’ils posent

      il y a quelque chose que j’ai vue ..non pas une maladie grave mais une séparation .. comme l’enfant était trop jeune, la mère a écrit dans un journal ce qui se passait .. je pense que c’est aussi une chose ^peut etre a penser

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