Les vestiges oubliés des Jeux olympiques de Sarajevo


Les Jeux olympiques qu’ils soient d’hiver ou d’été ne m’intéresse plus, tous ces bâtiments qui ont couté des fortunes pour quelques jours de gloire .. ont apporter certes une bonne économie aux hôtes mais des gens ont été chassé de leur terre, on veut nettoyer les alentours des mendiants qui auraient pu profiter de la manne … Et quand vient la guerre, une catastrophe naturelle, il reste quoi ??? Des millions qui sont devenus des ruines
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Les vestiges oubliés des Jeux olympiques de Sarajevo

EN IMAGES – Il y a 30 ans, Sarajevo accueillait les Jeux Olympiques d’hiver 1984, ses milliers de sportifs de haut niveau et ses millions de spectateurs.

Depuis, le village olympique et la majorité des structures sportives édifiées pour l’occasion ont été abandonnés. Pendant la guerre de Yougoslavie, les pistes de luge ou encore de saut à ski ont été transformées en base de lancement de roquettes. D’autres installations ont fait office de bunker. Aujourd’hui, ce sont la nature et les tagueurs qui ont investis ces lieux historiques totalement désertés et laissés à l’abandon.

L’un des virages relevés de la piste olympique de bobsleigh fait office de support artistique pour les tagueurs de la capitale bosniaque. Crédits photo : DADO RUVIC/REUTERS

Les couleurs sont passées mais les anneaux olympiques trônent toujours en haut de la tour surplombant le Hall Zetra où avaient lieu les épreuves de patinage Crédits photo : DADO RUVIC/REUTERS

Sur le mont Igman, le site de saut à ski est totalement figé dans le temps, embourbé dans un brouillard épais. Le télésiège n’a pas fonctionné depuis trois décennies. Crédits photo : DADO RUVIC/REUTERS

Des murs de briques ont été érigés en bas des pistes de lancement pour éviter tout incident dû aux chutes de pierres ou encore aux folles idées des jeunes qui viennent s’amuser dans les ruines. Crédits photo : DADO RUVIC/REUTERS

Des poutres de maintien ont été installées en urgence dans la salle des juges dominant les pistes de saut à ski. Le lieu a été mitraillé de nombreuses fois pendant la guerre lorsque des soldats venaient s’y réfugier. Crédits photo : DADO RUVIC/REUTERS

On discerne encore sur les murs décrépits un dessin de la mascotte officielle des JO de Sarajevo, Vucko. Crédits photo : DADO RUVIC/REUTERS

Impraticable, la piste de lancement de l’épreuve de luge est presque totalement cachée par la végétation qui a repris ses droits au sommet du mont Trebevic. Crédits photo : DADO RUVIC/REUTER

 

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13 façons d’éviter le gaspillage dans la cuisine


Avec des petits trucs, nous pouvons limiter le gaspillage dans la cuisine. Cela évite dans un même temps un gaspillage d’argent
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17 façons d’éviter le gaspillage dans la cuisine

 

Les conseils d’experts qui suivent vous aideront à appliquer la règle des 3 « R » (réduire, réutiliser, recycler) dans votre cuisine.

Par Damon Beres

Replanter vos légumes

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Aussi étrange que cela puisse paraître, les oignons peuvent repousser à partir de leurs racines. Il suffit de les mettre dans l’eau et de leur fournir un peu de soleil. Vous pourrez ainsi vous en servir pour l’assaisonnement à longueur d’année!

Utilisez votre lait pour faire du fromage

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Il est parfois difficile de consommer tout le lait avant la date de péremption. Dans ce cas, avant qu’il ne se gâte, mettez-en une quantité de côté dont vous vous servirez pour faire du cottage.

Réutilisez le marc de café

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Le marc de café éloigne les fourmis. De plus, il est efficace pour éliminer les odeurs, stimuler la croissance de vos plantes en pot, entre autres. Il vaut donc la peine de s’en servir.

Servez-vous de pelures d’orange pour éloigner les insectes

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Les pelures d’oranges peuvent être très utiles, surtout l’été. Broyées, les pelures d’orange sont un excellent moyen de tenir les insectes à l’écart, comme les moustiques et les fourmis. Elles peuvent aussi débarrasser la maison des odeurs de moisi.

Récupérez les fruits meurtris

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Les bananes trop mûres (noircies) font des pains savoureux. Plutôt que de les jeter, faites-en un excellent dessert.

Redonnez du croquant à vos collations

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Il n’y a pas de raison de jeter vos croustilles ramollies. Vos collations peuvent redevenir croquantes au four micro-ondes. Il suffit de les mettre dans ce dernier et d’allumer à pleine puissance durant 10 secondes.

Prodiguez à nouveau une texture croustillante aux croûtes

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Vous pouvez redonner une texture croustillante aux restes de pizza N’utilisez pas pour cela le four micro-ondes. Réchauffez plutôt les pointes à feu moyen dans une poêle pendant 4 ou 5 minutes. Assurez-vous de couvrir le tout d’une feuille d’aluminium afin de réchauffer aussi la garniture.

Rafraichissez-vous avec un pop sicle maison

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Une boisson gazeuse qui a perdu son côté pétillant n’est pas agréable à boire, mais avec un peu de patience, elle peut se transformer en délicieux bâtonnets glacés. Il suffit d’en verser dans un bac à glaçon, de placer ensuite un cure-dents dans chaque trou, puis de laisser le tout geler.

Recyclez votre vieux pain sec

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Ne jetez pas votre vieux pain sec. À moins qu’il ne soit dur comme pierre, vous pouvez le couper en petits morceaux que vous faites sauter avec des épices. Voilà votre vieux pain transformé en croûtons pour salade ou pour soupe!

Donnez une deuxième vie à votre riz

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Regardez-y à deux fois avant de jeter par-dessus bord le riz non consommé depuis des mois. Vous pouvez vous en servir pour sécher les appareils électroniques qui ont pris l’eau. Il suffit de plonger l’appareil dans un bol de riz sec et de laisser agir 24 heures.

Débarrassez vos éponges des bactéries

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Votre vieille éponge est-elle bonne pour les ordures? Attendez! Laissez-la deux minutes dans le four micro-ondes et elle en ressortira débarrassée à 99 % des bactéries. Vous aurez une éponge comme neuve. Assurez-vous d’abord de la mouiller.

Prenez soin de votre céleri

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Le céleri est fait pour être croqué, s’il devient mou, on a qu’une envie : le jeter. Essayez ce truc: mettez les branches dans un bol d’eau froide contenant des tranches de pomme de terre crues. Laisser agir une heure. La solution d’amidon redonnera l’aspect croquant aux branches.

Le céleri, même croquant, peut changer de couleur. Vous pouvez empêcher le brunissement. Il suffit de plonger les céleris durant 30 minutes dans 1 litre d’eau froide contenant 1 cuillère à café de jus de citron avant de les mettre au frigo. C’est aussi un bon truc pour rendre les céleris encore plus croquants lorsqu’on s’apprête à les servir.

Tirez le maximum de vos citrons

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Si vous devez utiliser quelques gouttes de jus de citron pour une recette, évitez de le couper. Perforez plutôt la peau à l’aide d’un cure-dent et retirez doucement du citron le jus qu’il vous faut. Recouvrez ensuite le trou d’un ruban adhésif et mettez le citron au frigo pour usage ultérieur. Voilà une autre belle façon d’éviter le gaspillage.

Conservez vos œufs plus longtemps

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Vous pouvez prolonger la fraîcheur des œufs en les recouvrant d’une couche d’huile végétale. Il suffit d’imbiber un papier absorbant d’huile végétale et de masser la coquille de l’œuf. L’huile permet de prolonger leur fraîcheur de trois à quatre semaines.

Recyclez vos pommes de terre?

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Si vous avez épluché plus de pommes de terre qu’il ne faut, ne les jetez pas. Mettez-les plutôt dans un bol d’eau froide auquel vous ajoutez quelques gouttes de vinaigre. Ce truc vous permettra de les conserver au frigo plus longtemps (trois ou quatre jours).

 

Coiffez votre laitue d’un sac brun

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La laitue se conserve plus longtemps si vous l’habillez d’un sac en papier brun que si vous la laissez dans son emballage d’origine. Il est donc préférable de lui donner un peu d’air, mais n’enlevez pas pour autant les feuilles extérieures qui ont perdu leur couleur naturelle, car elles permettent de garder les feuilles intérieures belles et croustillantes.

Compostez

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Si toutes les solutions précédentes ne fonctionnent pas, il y a toujours le compostage. Le compostage des fruits et légumes meurtris enrichit l’engrais de votre jardin. Au lieu de les jeter, faites-en bon usage.

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Tout ce que les réseaux sociaux ont changé dans notre rapport à la mort


Annoncer sa mort sur les réseaux sociaux suite a une maladie incurable aide t’il a passé au travers ? Parler la mort d’un poche en dédiant des billets, des souvenirs et photos, célébré à chaque année, la perte d’un être cher sur Facebook ou blog aide t’il à faire son deuil
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Tout ce que les réseaux sociaux ont changé dans notre rapport à la mort

Crédit Reuters

Nous sommes tous immortels… sur les réseaux sociaux. En effet, sur ces derniers les profils sont presque impossibles à faire disparaître une fois leur utilisateur décédé, et bien souvent ce sont les proches qui continuent à les alimenter en photos et statuts afin de faire vivre le défunt.

Atlantico : Alors que le nombre de pages Facebook d’utilisateurs décédés s’élèverait à 3 millions, un phénomène nouveau semble se développer : faire « vivre » ces gens en alimentant de photos ou de commentaires leurs profils sur les réseaux sociaux. Cela démontre-t-il un changement de notre rapport à la mort et à la fin de vie ? Cela peut-il empêcher le processus de deuil de se réaliser totalement  ?

Alain Sauteraud : Continuer à faire vivre un mort, par le biais de sites internet qui sont dédiés à un défunt ou par le biais d’une page Facebook, n’est en fait pas très  différent d’une « messe du souvenir » ou encore de se rendre régulièrement sur sa tombe, parfois plusieurs années après le décès. Il s’agit du même processus de deuil qui permet notamment de contourner un élément de la modernité face au deuil : l’éclatement géographique des familles. Ces plateformes permettent ainsi d’écluser la douleur et de la partager avec ceux qui sont loin.

Un album photo dans lequel vous exposez un « bon souvenir », une fête familiale par exemple, est une irruption du vivant au moment où ce dernier ne l’est plus au même titre que l’alimentation d’un profil Facebook. A chaque fois que des outils technologiques apparaissent, le débat est le même : la relation qui en ressort est elle viable, saine ? Lorsque le téléphone est apparu la question s’est posée de savoir s’il était possible d’entretenir une véritable relation entre humains par son biais. Des décennies plus tard, personne ne le conteste. Le rapport au deuil et à la mort ne m’en semble donc pas nécessairement modifié dans le fond, il ne le sont quand dans la forme, dans le support.

Il existe toutefois des déviances qui sont celles de certains sites qui commercialisent des services de messages préparés par la personne de son vivant et qui sont délivrés post-mortem. On se retrouve là avec une irruption d’un contenu inconnu, non contrôlé par les proches, envoyé par le vivant après sa mort mais pensé avant. Ce phénomène peut quant à lui réellement troubler le deuil mais nous ne savons pas encore quelle est son ampleur.

Un phénomène parallèle est celui de la publication sur les réseaux sociaux par les grands malades condamnés ou par leur famille de « posts » sur l’évolution de la maladie et la fin de vie. Comment analyser ce que certains voient comme une « théâtralisation » de la fin de vie ?

Les réseaux sociaux étant par définition la mise à la disposition de beaucoup d’« amis » des informations instantanées, il ne me semble pas vraiment choquant de tenir au courant les gens de l’évolution d’une maladie – sans pour autant que l’on puisse parler de théâtralisation. Reste à savoir si cela relève de l’impudeur ou pas, et la question se pose plus généralement à propos de Facebook et de nombreux autres réseaux sociaux sur tous les autres sujets. Sociologiquement, on répand donc dans un monde virtuel des informations privées – deuil ou pas deuil. Ainsi, si on juge non choquant l’usage de ces réseaux, il n’y a rien de choquant non plus à parler de sa maladie, ou de celle d’un proche, sur ces supports.

L’idée a même été évoquée par certains informaticiens de créer des avatars des morts en concentrant des données les concernant pour recréer leurs personnalités. Essayons-nous de faire ainsi disparaître la mort en recréant nos défunts ?

Je ne connais pas ces recherches mais il ne s’agit là que de l’écriture d’une sorte de biographie. Quand nous essayons de réécrire la vie du Général De Gaulle ou de Napoléon, c’est ce que nous faisons. Nous recréons une histoire, des souvenirs. Encore une fois, que nous utilisions l’outil technologique nouveau pour cela ne me semble pas tellement différent de ce qui se faisait précédemment puisqu’il est clair que cela n’ira pas beaucoup plus loin que cela. Personne ne recréera concrètement un de ses proches par le biais d’un programme informatique aussi sophistiqué soit-il.

Les hommages aux morts ont existé dans toutes les sociétés et à toutes les époques. N’est-ce qu’une version moderne, une version 2.0, de cette tradition qui marque pour beaucoup le début de la civilisation ?

Certainement. Notre époque rend beaucoup plus difficile qu’auparavant la matérialisation du deuil, notamment, comme je le disais, à cause de l’éclatement des familles, les difficultés à se déplacer sur la tombe du proche et la disparition des cortèges funéraires. On peut donc même faire preuve d’un certain optimisme sur la question, chacun peut ainsi vivre son deuil par ce biais là.

Cette utilisation des réseaux sociaux permet-elle de vivre sa fin de vie, ou celle des autres, plus facilement ?

Ceux qui le font doivent nécessairement penser que cela leur fait du bien, sans quoi ils ne le feraient pas. Se pose ensuite la question de savoir qui sont ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux. Exprimer sur Facebook sa souffrance ou ses peurs pour se sentir moins seul, devant un public sélectionné – c’est-à-dire ceux avec qui on a décidé d’être « ami » – me semble assez naturel si on ne peut être entouré physiquement par les siens. Pour les réseaux sociaux comme Twitter, où les followers sont des inconnus, la question est autre… Voulons-nous vraiment exprimer cela devant eux ? Tout est fonction du réseau, du public et de que recherche celui qui poste

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Propos recueillis par Jean-Baptiste Bonaventure

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Jeffrey Mogil, généticien et expert en douleur


Une légende urbaine semble-t-il prétend que les roux seraient plus sensible a la douleur. Une recherche sur la douleur viens de contredire ce fait
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Jeffrey Mogil, généticien et expert en douleur

 

Selon la croyance populaire, les roux seraient plus moumounes que les autres,... (Photo Martin Flamand (martinflamand.com)/URBANIA)

PHOTO MARTIN FLAMAND (MARTINFLAMAND.COM)/URBANIA

AURÉLIE LANCTÔT / URBANIA

Selon la croyance populaire, les roux seraient plus moumounes que les autres, parce qu’ils ressentent davantage la douleur. Or, en 2003, le Dr Jeffrey Mogil, directeur de la chaire de recherche sur la douleur de l’Université McGill, a fait une découverte très étonnante sur la question. Rousseur, douleur, ADN et génétique: les roux, nouvelle race de X-Men?

D’abord, peut-on dire qu’il existe un gène de la rousseur?

Oui, tout à fait, mais il n’est pas responsable de la rousseur de tous les roux, seulement de celle de 85 % d’entre eux – le 15 % restant, nous n’en sommes pas certains! Ce gène, on l’appelle MC1R. Cependant, il présente de nombreuses mutations, ou variantes, ce qui explique pourquoi les roux n’ont pas tous la même rousseur.

Quelle est la découverte que vous avez faite relativement à ce fameux MC1R?

Au départ, nous voulions déterminer quel gène était responsable de la différence de réponse à un analgésique en particulier. Nous avons découvert que le MC1R jouait un rôle certain dans la perception de la douleur. Mais ce gène serait également lié à plusieurs autres choses, comme les taches de rousseur, l’inflammation, les risques de cancer, la réponse à l’anesthésie ou à certains antidouleurs… 

Et puis, est-ce vrai que les roux sont plus douillets que les autres?

Justement, non! Nous avons découvert, d’une part, que les roux étaient moins sensibles à la douleur, et d’autre part, qu’ils étaient plus réceptifs à une certaine forme d’analgésique. Donc… deux bonnes choses, non?

Donc, c’est comme si les roux étaient des X-Men avec une génétique étanche à la douleur?

Non, vraiment pas.

Mais vous pulvérisez tout de même le mythe qui veut que les roux sont plus sensibles à la douleur…

Je ne sais pas trop d’où ce mythe provient, d’ailleurs. L’émission Mythbusters a consacré un segment à ce sujet, et en effet, ils ont présenté ça comme si les roux étaient prétendument plus sensibles à la douleur.

Comment ça se fait?

Il y a un groupe de recherche américain, le Sessler Group, qui a découvert que les roux répondaient moins bien à l’anesthésie. Les anesthésistes suspectaient d’ailleurs ce phénomène depuis longtemps, puisqu’en se parlant entre eux, ils avaient réalisé que les roux étaient généralement plus difficiles à «geler». Ces chercheurs sont donc arrivés à des conclusions contraires aux nôtres. On ne sait pas trop pourquoi; peut-être est-ce dû au fait que nous, on étudiait la sensibilité aux chocs électriques, et eux, à la chaleur, ce qui a créé des variations dans la définition même de la résistance à la douleur.

Mais dans leur vie concrète de tous les jours, les roux sentent-ils vraiment une différence? S’ils se blessent, le ressentent-ils «moins»?

Probablement pas. Dans notre étude, par exemple, sous conditions contrôlées, les roux semblaient tolérer 25% plus la douleur que les non-roux. Mais qu’est-ce qu’une différence de 25%, en réalité? C’est relatif. Je crois qu’à travers l’histoire, les roux ont davantage été perçus comme des toughs, avec un fort tempérament, chose qu’on pourrait attribuer à une plus grande tolérance à la douleur… But who knows!

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L’Homme de Néandertal utilisait des cure-dents à des fins médicales


On sait qu’Orient ils utilisaient le siwak (sorte de cure-dents végétal) de dans l’antiquité, mais encore plus loin dans le temps le Nenadertal utilisait le cure-dent pas juste pour l’hygiène mais comme traitement
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L’Homme de Néandertal utilisait des cure-dents à des fins médicales

L’Homme de Néandertal utilisait aussi des cure-dents à des fins hygiéniques. De nombreuses traces de passage du bâtonnet dans l’interstice des dents ont été découvertes. Toutefois, il semble que le Néandertalien se servait aussi du cure-dents pour soulager ses douleurs.


  

Les Néandertaliens ont vécu sur une période de 300.000 ans et ont fini par s’éteindre, peu de temps après avoir rencontré les Hommes modernes. Leur déclin avait cependant commencé avant cette rencontre. © Reconstruction John Gurche, photographe Tim Evanson, Wikipédia, cc by sa 2.0

 
L’Homme s’est curé les dents avant de se les brosser. Cela fait au moins 1,8 million d’années que le genre Homo utilise de petits bâtonnets pour nettoyer tout ce qui se coince entre ses dents. Il faut croire que la méthode a fait ses preuves, puisqu’aujourd’hui les brosses à dents ne font qu’imiter le rôle du cure-dents. Mais peut-être avait-on jusqu’alors sous-estimé la fonction de cet outil. Dans la revue Plos One, l’équipe espagnole de l’Institut Català de Paleoecologia Humana I Evolució Social suggère que l’Homme de Néandertal utilisait le cure-dents à des fins médicales.

Le petit bâtonnet aurait ainsi pu servir d’antidouleur aux Hommes de Néandertal affectés de maladies parodontales. Ces pathologies sont les premières causes de chute de dents, et ce, bien avant les caries. Le parodonte est l’organe qui soutient la dent, il comprend la gencive, le ligament alvéolodentaire, l’os alvéolaire et le cément. Une parodontite (ou gingivite) peut être très douloureuse, et conduire à un abcès.

La rainure interdentaire et la trace de l’utilisation d’un cure-dent à des fins médicales, visibles sous plusieurs angles.
La rainure interdentaire et la trace de l’utilisation d’un cure-dent à des fins médicales, visibles sous plusieurs angles. © Lozano et al., Plos One, 2013

Néandertal, le premier à utiliser le cure-dents à des fins médicales ?

L’équipe espagnole a analysé les dents d’un Homme de Néandertal dont le fossile n’a pas été daté avec exactitude. Ce que l’on sait, c’est que les restes du squelette ont été associés au Moustérien, et plus précisément à la période comprise entre 150.000 ans et 50.000 ans avant notre ère. Les chercheurs ont trouvé sur les dents de l’individu des traces du passage du cure-dents, et les ont associées à la maladie parodontale dont il était atteint. Les restes du maxillaire présentaient une porosité caractéristique d’une maladie parodontale. De plus, une partie de l’os alvéolaire, là où les dents sont insérées, avait réduit, la masse osseuse ayant perdu entre quatre et huit millimètres d’épaisseur.

En cas d’inflammation, il est possible que le cure-dents soulage la douleur. Les observations de marques déposées par l’utilisation des cure-dents sont nombreuses chez le Néandertalien, mais n’avaient jamais été associées à une maladie comme dans le cas de celui découvert à Cova Forada (Valence, Espagne). Ces observations seraient les plus vieilles jamais documentées de l’utilisation médicale de cet outil par le Néandertalien.

Or, l’usage du cure-dents est attesté bien avant pour le genre Homo. Au début du mois d’octobre 2013, une équipe publiait dans les Pnas une étude relançant le débat sur la pertinence du groupe Homo georgicus. Dans cette étude, les paléontologues prouvaient, d’après les marques dentaires, qu’Homo utilisait déjà des cure-dents il y a 1,8 million d’années de cela. Mais plus intéressant encore, la mandibule d’un jeune Homo georgicus présentait une inflammation. L’individu utilisait peut-être, lui aussi, son cure-dents comme soin médical ?

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Phobies : quand la peur paralyse


Avoir peur, c’est normal, voir nécessaire pour notre survie, mais quand la peur devient phobie, cela peut devenir un vrai handicape
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Phobies : quand la peur paralyse

Shutterstock

Irrationnelles, envahissantes et souvent paralysantes, les phobies peuvent empoisonner la vie des gens aux prises avec une peur extrême, qu’on peut heureusement traiter.

Peur du noir, des hauteurs, des serpents, des foules, des grands espaces, de l’altitude, nous avons tous peur de certains dangers, qu’ils soient réels ou imaginaires. La peur en soi n’a rien d’anormal. Au contraire. Tel un système d’alarme, l’anxiété – qui est en fait l’anticipation d’un danger – est un système naturel d’autodéfense. C’est la peur qui nous empêche de frôler de trop près un précipice ou de toucher le feu. De fait, la peur est un réflexe inné qui prend racine dans nos origines préhistoriques.

L’animal qu’est l’humain a appris à craindre les serpents venimeux, les animaux sauvages, les prédateurs et tout ce qui menaçait sa vie ou sa sécurité. Aujourd’hui encore, les peurs liées à la sécurité physique sont les plus répandues et souvent les plus tenaces.

Cela dit, nous n’avons pas tous peur des mêmes choses. Outre notre mémoire ancestrale, notre tempérament, notre éducation et nos expériences conditionnent également nos peurs. Voilà pourquoi certains ont peur des chiens, des araignées ou de l’altitude, et d’autres, des ascenseurs ou des chats.

Peur ou phobie?

Si vous craignez d’aller chez le dentiste, êtes nerveuse et tendue une fois assise sur la chaise, mais que cela ne vous a ni empêché de dormir ni d’aller à votre rendez-vous, vous avez tout simplement peur. Mais si votre peur est une cause d’insomnie, de malaises et de pensées un peu obsédantes jusqu’au moment du rendez-vous, au cours duquel vous restez très anxieuse, on parle plutôt de phobie.

Dans ce scénario, la peur extrême provoque une véritable souffrance morale et parfois physique, car la phobie peut entraîner des symptômes physiques (tremblements, vertiges, nausées, maux de tête, insomnie, etc.) Et si votre peur est telle que vous évitez carrément d’aller chez le dentiste, même si vous en avez besoin, vous souffrez alors d’une phobie fonctionnelle. Les personnes aux prises avec ce type de phobie évitent systématiquement les situations, les objets et les endroits dont elles ont peur. Elles abandonnent des activités, renoncent à d’autres pour éviter d’éprouver cette peur paralysante. Hélas, éviter une situation ne fait qu’accroître l’intensité de la phobie. Un cercle vicieux qui peut nuire aux activités professionnelles, sociales ou familiales.

Un trouble anxieux

La phobie est une peur d’une très grande intensité et souvent irrationnelle. Mais la différence entre la peur et la phobie ne réside pas uniquement dans l’intensité. Les phobies sont classées parmi les troubles anxieux cliniquement répertoriés. L’anxiété est la peur qu’un mal survienne. Une réaction normale aux dangers. Le trouble anxieux, lui, dans la plupart des cas, est lié à un « dérèglement » de l’anxiété, de son intensité et de ses manifestations.

« Voilà pourquoi il est important de consulter un thérapeute spécialisé dans le traitement des troubles anxieux pour traiter des phobies spécifiques, soutient le Dr Camillo Zacchia, psychologue, conseiller principal au Bureau d’éducation en santé mentale de l’Institut Douglas et vice-président de Phobies-Zéro, un groupe d’entraide et de ressources pour les personnes aux prises avec des phobies.

Les phobies spécifiques

Lorsqu’on parle de phobies des chiens, des aiguilles, des serpents, des orages, etc., on parle de phobies spécifiques, et leur liste, publiée notamment sur le site de Phobies-Zéro, est fort longue. Les spécialistes les distinguent de l’agoraphobie avec ou sans trouble panique (plutôt liée à l’éloignement d’une personne ou d’un lieu sécurisant).

Les phobies spécifiques peuvent provenir de trois types de menaces, réelles ou imaginaires.

Les menaces physiques : peur d’étouffer, de souffrir, de développer une maladie comme un cancer, de mourir, etc.

Les menaces psychiques : peur de perdre la raison, le contrôle de ses réactions ou de ses actions, d’être enfermé dans un institut ou de commettre un acte irrémédiable.

Les menaces liées à l’image : peur d’être jugé, du ridicule, d’être rejeté, etc. La phobie sociale liée aux nouvelles rencontres, aux situations de groupes, en est un bon exemple.

Une phobie spécifique peut être liée à l’une ou l’autre de ces menaces. Par exemple, la phobie de l’avion peut provenir de la peur de s’écraser ou d’étouffer, voire de faire une crise incontrôlable ou encore d’être malade et ridicule devant les autres passagers.

Cinq types de phobies

Les experts de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine classent les phobies spécifiques en 5 grandes catégories :

  • phobies liées à des animaux ou des insectes
  • phobies liées à l’environnement (orages, séismes, hauteurs, eau)
  • phobies liées au sang, aux injections ou aux accidents (procédures médicales en général)
  • phobies situationnelles (transports publics, tunnels, ponts, voyages aériens, ascenseurs, conduite automobile, endroits clos). Ce type de phobies spécifiques est souvent associé à l’agoraphobie.
  • phobies diverses : liées à d’autres catégories d’objets ou de situations.

Les phobies les plus fréquentes?

« Celles liées aux animaux, aux araignées, aux serpents, aux injections, au dentiste, aux prises de sang, aux orages, à l’avion, aux tunnels, au train, aux autres insectes et à l’altitude », répond le Dr Zacchia.

Répandues, les phobies?

« Oui, affirme le Dr Zacchia, mais il est difficile d’établir des statistiques précises. On estime qu’environ 10 % de la population souffre de troubles anxieux. Pour les phobies spécifiques, des études parlent plutôt de 25 à 50 % de la population. »

Pourquoi si peu de précisions?

 Parce que peu de gens souffrant de phobies consultent et que nombre d’entre elles ne nécessitent pas de traitement. Par exemple, si vous habitez au Québec, n’aimez pas les voyages d’aventure et ne travaillez pas dans un zoo, il y a fort à parier que votre phobie des serpents ne vous empêchera pas de fonctionner et ne vous conduira pas chez le psy.

Traiter ou ne pas traiter la phobie?

La phobie se développe souvent pendant l’enfance et l’adolescence. Elle disparaît parfois à l’âge adulte, mais en général, elle perdure.

« Des recherches scientifiques ont démontré que sans traitement approprié, à peine 20 % des cas de phobie chez l’adulte se résorbent », rapporte le site Internet de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine.

Et pour les autres? Faut-il apprendre à composer avec cette peur envahissante ou bien vaut-il mieux consulter?

« Tout dépend de votre niveau de souffrance, répond le Dr Zacchia. Si vous devez régulièrement affronter votre phobie et éprouvez des symptômes pénibles chaque fois ou si elle vous empêche de fonctionner, nuit à votre épanouissement, à votre santé ou à votre vie de famille, cela vaut la peine de consulter. D’autant plus que les traitements fonctionnent bien dans la très grande majorité des cas. »

Les traitements les plus répandus et les plus efficaces pour les phobies spécifiques sont les thérapies cognitives/comportementales.

« Les techniques cognitives nous permettent de travailler sur le plan des croyances de la personne, de ses perceptions, etc. On complète avec l’approche comportementale, qui consiste en une désensibilisation graduelle. On peut commencer par regarder des images de l’objet, de la situation ou de l’animal, s’en approcher doucement et graduellement. En général, quelques séances suffisent. Dans certains cas, si la phobie est associée à d’autres problèmes ou très intense, il faut un peu plus de temps. »

Évidemment, certaines phobies sont plus compliquées à traiter en désensibilisation. C’est le cas notamment pour l’avion, étant donné le coût et l’accès plus limité. Il existe des programmes de désensibilisation, mais mieux vaut d’abord consulter un professionnel, qui vous référera, au besoin.

Phobies-Zéro : la force des groupes d’entraide

Après avoir souffert d’agoraphobie pendant 20 ans, Marie-Andrée Laplante a décidé de venir en aide à d’autres agoraphobes et personnes atteintes de phobies et de troubles anxieux. C’est ainsi qu’elle a fondé Phobies-Zéro, en 1991. Depuis 20 ans, 13 549 personnes se sont prévalues des services de cet organisme qui offre :

  • une ligne d’écoute (514 276-3105 ou 1 866 922-0002)
  • des groupes de soutien et d’entraide (grande région de Montréal et celle de Québec)
  • du parrainage et de l’information.

Efficace, l’aide des groupes de soutien?

« Oui. Pour certaines personnes, il est rassurant de savoir qu’elles ne sont pas seules à souffrir de phobies. L’information et le partage avec d’autres sont d’excellents outils qui peuvent s’ajouter au traitement. »

Pour en savoir plus
Phobies-Zéro
Article sur le site de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine
Article du ministère de la Santé et des Services sociaux
Blogue du Dr Camillo Zacchia

http://fr.chatelaine.com/