Alzheimer : onze nouveaux gènes identifiés


L’Alzheimer, une maladie qui fait peur, une maladie que tout ce que l’ont à vu, connu, senti, entendu se perd peu a peu dans un brouillard sans fin. Cette maladie est toujours incurable, mais la science médicale avance peu a peu et chaque bout qu’ils découvrent est un grand pas …
Nuage

 

Alzheimer : onze nouveaux gènes identifiés

 

À gauche, le cerveau d'une personne de 70 ans atteinte de l'alzheimer. À droite, le cerveau d'une personne de 70 ans qui ne présente aucune trace de la maladie.

À gauche, le cerveau d’une personne de 70 ans atteinte de l’alzheimer. À droite, le cerveau d’une personne de 70 ans qui ne présente aucune trace de la maladie. Photo :  Université de Washington

Pas moins de 11 nouveaux gènes de prédisposition liés à la maladie d’Alzheimer ont été identifiés par une équipe internationale de généticiens à la suite de l’analyse la plus précise à ce jour de l’ADN de personnes atteintes.

Un texte d’Alain Labelle

Selon la Pre Julie Williams, de l’Université Cardiff, cette percée est significative, puisqu’elle permettra de donner une image plus claire de la maladie neurodégénérative la plus répandue au Canada et de mieux comprendre son émergence.

Ces nouvelles connaissances permettent de pratiquement doubler le nombre de gènes liés à la maladie, à 21.

L’émission Les Grands reportages présentera Claude et Claudette, une histoire d’amour et d’alzheimer. Ce documentaire est une allégorie sur la vie et la mort à travers l’histoire d’un couple dont le mari est atteint d’Alzheimer. Le mardi 29 octobre 20 h au RDI. La journaliste Marie-Claude Lavallée animera une émission sur le web à la suite de la diffusion.

Les résultats, publiés dans la revue Nature Genetics, semblent confirmer le rôle particulier joué par le système immunitaire dans son apparition.

Il n’en reste pas moins qu’un grand mystère entoure encore ce qui provoque la démence.

Les scientifiques découvrent au compte-gouttes certains indices dans l’ADN humain.

Ces travaux, réalisés par des généticiens spécialisés dans la démence provenant de 145 centres de recherche, ont permis d’analyser l’ADN de 17 000 personnes atteintes d’alzheimer et de 37 000 autres en bonne santé.

Ils ont ainsi pu déterminer que des versions de 21 gènes, ou d’ensembles d’instructions génétiques, rendent une personne plus à risque de développer la maladie. Cela ne signifie pas nécessairement que les personnes qui les possèdent développeront la maladie, mais simplement qu’elles sont plus à risque.

En outre, en connaissant mieux la fonction de ces gènes dans le corps, les chercheurs espèrent comprendre les processus qui mènent à l’apparition de la démence.

« Nous avons doublé le nombre de gènes associés, et une tendance très forte se dessine. » — Pre Julie Williams

Ces travaux laissent également à penser que le traitement du cholestérol dans le corps ainsi qu’un mécanisme de transport de molécules vers l’intérieur de la cellule sont impliqués.

Ces résultats permettront, selon les chercheurs, à d’autres équipes de mieux cibler les recherches et, à terme, de créer de nouveaux traitements incluant des médicaments ou des thérapies.

Aloïs AlzheimerAloïs Alzheimer

Alzheimer: l’histoire derrière le nom

Le neurologue et psychiatre allemand Aloïs Alzheimer décrivait il y a 107 ans ce qui constitue la base de nos connaissances sur la maladie qui porte aujourd’hui son nom.

Actuellement, la plupart des traitements qui ont fait l’objet d’essais cliniques visent à éliminer les plaques de bêta-amyloïdes. Et jusqu’à présent, seules deux cibles ont été découvertes, mais sans grand succès, puisque l’Alzheimer reste incurable.

Des chercheurs pensent que le processus de la maladie commence bien avant l’apparition des premiers symptômes.

Les dernières découvertes…

En octobre, des chercheurs britanniques ont découvert qu’un composé chimique bloque les dommages aux cellules du cerveau, ce qui pourrait éventuellement représenter une piste thérapeutique pour traiter les maladies neurodégénératives.

En septembre, des neurobiologistes américains ont découvert que des protéines qui contrôlent le développement de la vision après la naissance tiennent un rôle important dans l’apparition de la maladie.

En juin, une étude québécoise montrait que le fait de bloquer l’activité d’un certain récepteur du cerveau permet de rétablir la mémoire et la fonction vasculaire cérébrale de souris atteintes de la maladie.

En janvier, des chercheurs de l’Université Laval, du CHU de Québec et de la pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) annonçaient avoir découvert une façon de stimuler les mécanismes de défense naturelle du cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Depuis 2011, des chercheurs de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) testent un diagnostic biochimique, obtenu à la suite d’une analyse sanguine, qui permet d’identifier précocement les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

L’extrait vidéo qui suit explique en détail et en anglais la présente étude.

 

http://www.radio-canada.ca

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