Les abysses cachent encore des espèces


Des nouvelles découvertes dans les profondeurs de la mer combinées avec la génétique viennent chambouler tout ce que les chercheurs avaient cru savoir sur certaines espèces
Nuage

 

Les abysses cachent encore des espèces

 

Quelques spécimens des espèces qui ont été collectés dans un même endroit près de la péninsule Antarctique. Les différences de coloration sont fréquentes chez cette espèce et probablement liées au régime alimentaire et au stade de mue.

Quelques spécimens des espèces d’Eurythenes qui ont été collectés dans un même endroit près de la péninsule Antarctique. Les différences de coloration sont fréquentes chez cette espèce et probablement liées au régime alimentaire et au stade de mue. Photo :  Institut royal des Sciences naturelles de Belgique

Une faune plus diversifiée et plus particulière qu’estimé jusqu’à aujourd’hui peuple les grandes profondeurs océaniques, ont montré les observations d’une équipe européenne de scientifiques.

La chercheuse Charlotte Havermans et ses collègues de l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, en collaboration avec une équipe allemande, ont étudié en détail l’Eurythenes gryllus, un crustacé géant qui peut atteindre 14 cm, caractéristique des grandes profondeurs.

La science estimait que l’espèce était présente dans tous les océans et pouvait vivre à peu près à toutes les profondeurs allant de 500 à presque 8000 mètres.

C’était avant l’arrivée des analyses génétiques. Les chercheurs ont combiné des tests génétiques à des analyses morphologiques pour constater que ce crustacé n’est pas qu’une espèce, mais bien neuf espèces différentes.

De plus, l’équipe a découvert que ces espèces semblent être réparties selon des gradients de pression barométrique distincts entre 800 et 6000 mètres de profondeur.

Une autre observation : la plupart des nouvelles espèces identifiées semblent confinées à des régions océaniques limitées, et non homogènes comme il était convenu auparavant.

Une seule espèce, la plus proche du type morphologique ayant servi à la description originale d’E. gryllus, est présente aux pôles Nord et Sud.

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue PLOS ONE, ces derniers remettent en question la distribution de certaines espèces de l’océan profond, puisque les nouvelles identifications d’espèces montrent que la diversité de l’océan profond est encore largement sous-estimée et aura un impact pour leur protection.

En effet, le fait que ces espèces ont souvent une distribution bathymétrique et géographique plus restreinte les rend plus vulnérables aux activités humaines ayant un impact sur l’écosystème de l’océan profond, comme la pêche profonde par chalutage et l’extraction minière.

http://www.radio-canada.ca

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