L’instinct du tueur dans les gènes


Ce sont de magnifiques chats, de grands carnivores, des prédateurs hors pair mais qui ont eu des mauvaises rencontres avec l’homme et qui en a fait des trophées, des fourrures ou de l’animation dans des zoos
Nuage

 

L’instinct du tueur dans les gènes

 

Un tigre 

Photo :  iStockphoto

 

La force musculaire et le régime carnivore des grands félins sont littéralement inscrits dans leurs gènes, affirment des généticiens sud-coréens qui ont décrypté le génome d’un tigre de Sibérie.

Le Panthera tigris, de son nom latin, est le plus grand des félins. Il ne reste que 3000 à 4000 spécimens vivant encore à l’état sauvage.

Sur les neuf sous-espèces recensées, trois à quatre se sont déjà éteintes durant le XXe siècle, d’où l’urgence de mieux étudier les rares survivants, tous menacés de disparition.

Panthera uncia

Panthera uncia Photo :  iStockphoto

Le scientifique Jong Bhak et ses collègues ont comparé son génome à d’autres grands félins, comme le tigre du Bengale (Panthera tigris tigris), le léopard des neiges (Panthera uncia) et le lion (Panthera leo).

Les analyses montrent que le tigre de Sibérie est bel et bien un gros chat, puisqu’il existe une très grande ressemblance génétique entre les deux espèces qui ont divergé voici quelque 10,8 millions d’années.

Le saviez-vous? L’être humain et le gorille ont divergé deux millions d’années plus tard et leurs génomes sont identiques à 94,8 %.

Plus spécifiquement, le tigre partage avec le chat et les autres félins un grand nombre de gènes liés à l’odorat et aux perceptions sensorielles en général. Cependant, les chercheurs ont identifié plus de 3600 gènes propres aux grands félins, dont près de 1400 sont associés à l’assimilation des protéines et des acides gras, typiques des régimes strictement carnivores.

Son génome brosse le portrait-robot d’un fauve redoutable. Les gènes liés à la force musculaire, à l’utilisation de l’énergie et à la transmission sensorielle (perception, réflexes) y sont tous « surreprésentés », estiment les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Communications.

Ces travaux ont aussi permis d’identifier un gène qui jouerait un rôle crucial dans l’adaptation du léopard des neiges à la vie en haute altitude et lui permettrait de s’accommoder d’une teneur en oxygène réduite. Ils ont aussi mis en évidence un gène mutant responsable de la couleur blanche de certains lions africains.

En outre, ces nouvelles connaissances pourront être utilisées à des fins de préservation et de repeuplement de ces espèces. Elles permettront, selon l’équipe sud-coréenne, de mieux tenir compte des fondements génétiques de leur adaptation à leur milieu et d’améliorer d’éventuels croisements entre spécimens sauvages et individus maintenus en captivité.

http://www.radio-canada.ca/

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