Sir Stuffington, le chaton miraculé


Les animaux domestiques différents n’ont pas a être euthanasié d’amblé. Ils ont leur façon d’être adorable et peuvent apporter beaucoup
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Sir Stuffington, le chaton miraculé

 

Crédits photo : Facebook – Sir Stuffington
Par Sophie Le Roux

Sir Stuffington, alias Captain, se fiche bien de sa différence, qui lui donne un petit air de pirate absolument irrésistible. Ce chaton coule des jours heureux auprès de ses frères et ses parents adoptifs, après avoir frôlé la mort.

Cette petite boule de poils sauvage a été attaquée par un raton laveur, alors qu’elle était avec sa mère et ses frères et soeurs. Hélas, la maman et l’un des chatons sont morts. Mais son ange gardien est entré dans sa vie, et l’a recueilli avec ses frères.

Un pirate à 4 pattes

Lorsqu’il a été conduit au refuge animalier de Mulnomah, dans l’Oregon aux Etats-Unis, les vétérinaires qui se sont occupés de lui ont découvert qu’il était infesté de puces, souffrait d’un souffle au coeur, et d’une fracture de la mâchoire aujourd’hui guérie.

De cette attaque, Sir Stuffington garde une bouille de pirate pour laquelle il est impossible de ne pas craquer.

Sa maman adoptive a crée une page Facebook, non pas pour faire de lui une star, mais afin de donner régulièrement des nouvelles de Captain, et sensibiliser les internautes au sort des animaux errants, abandonnés, et différents.

« Vous pouvez faire la différence«  affirme-t-elle.

Depuis sa création, il y a seulement 3 jours, cette page a déjà réuni près de 900 fans. Et quelque chose nous dit que Sir Stuffington ne fait que commencer sa conquête du web !

http://wamiz.com

5 idées reçues à bannir sur les poux !


Quand l’école commence, les parents ont souvent une note, pour être conscientisés sur la possibilité de la présence de poux sur la tête des enfants. Avant, c’est un vrai branle-combat pour se débarrasser de ces petites bêtes alors qu’aujourd’hui,  la connaissance de leur mode de vie et de transmissions est mieux comprises, mais il faut toujours traiter quand la présence de poux ne fait aucun doute
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5 idées reçues à bannir sur les poux !

 

Les dernières données scientifiques nous ont amené à réviser nos positions en matière de prévention et de traitement anti-poux.

Inutile de nettoyer les draps et les écouteurs aux sprays insecticides ou encore de bannir nos petits pouilleux de l’école.

Lavage, vêtements, transmission, école, coiffeur : 5 idées reçues sur les poux :

 

Au cours des dix dernières années, les données cliniques ont définitivement balayé les idées classiques concernant la lutte anti-poux:

  • Lavage
    Un simple lavage avec une lessive courante suffit à faire disparaître ces insectes des draps, des vêtements, des écouteurs, des casques, etc.
    Les sprays insecticides ne sont pas plus efficaces.
  • Literie, habits…
    Les poux que l’on trouve sur les oreillers, les fauteuils, les chapeaux, sont morts, malades ou vieux, et ne risquent donc pas d’infester qui que ce soit.
    En effet, dès qu’ils se détachent de leur hôte, ils meurent.
  • Transmission
    La transmission des poux ne se réalise que lors de contacts prolongés de tête à tête.
  • Ecole
    Bannir de l’école les enfants porteurs de poux n’est plus nécessaire. Des études démontrent que moins de 20% des écoliers porteurs présentent une infestation dans les 14 jours.
    De plus, la moitié des petits renvoyés chez eux n’ont pas de poux en réalité. Ainsi, le diagnostic ne peut être porté que si des poux vivants sont détectés.
  • Coiffeur
    Couper courts les
    cheveux ou les attacher n’est pas utile.
    Au contraire, cela facilite la transition des poux d’une tête à l’autre. Ainsi, les poux sont certes plus fréquents chez les filles, mais pas en raison de leurs longs cheveux. Elles ont simplement plus de jeux nécessitant des contacts rapprochés de leurs têtes.

Alors quand et comment utiliser un traitement anti-poux ?

Les traitements anti-poux ne doivent pas être mis en route tant que des poux vivants n’ont pas été dûment identifiés.
En effet, la présence de lentes n’est pas un signe d’infestation active.

En revanche, une fois la présence de pouxcertifiée, traitez vite !

Les traitements anti-poux :

  • Le malathion, la perméthrine, la dépalléthrine et la bioalléthrinesont des produits efficaces qui présentent peu d’inconvénients, mais ce sont des insecticides.
    Les plus efficaces sont ceux qui se présentent en lotion par rapport aux shampoings ou aux sprays.
    Leur efficacité se constate au 2e jour après le traitement, puis au 12e jour.
    En cas d’échec
    (les poux deviennent de plus en plus résistants à ces produits), mieux vaut consulter le médecin.
  • Le diméticone (Altopou®, Pouxit®…) agit très différemment.
    Ce n’est pas un insecticide, il agit mécaniquement en étouffant les poux et les lentes.

Attention, les solutions naturelles, dont les huiles essentielles n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Mieux vaut donc les éviter afin de ne pas perdre de temps dans l’éradication de ces petites bêtes…

A savoir
Aujourd’hui, l’usage seul du peigne fin pour ôter mécaniquement les poux et les lentes est déconseillé.
Et enfin, n’oublions pas que les adultes peuvent également être infestés.

Mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé
Créé initialement par  Isabelle Eustache, adapté par C. De Kock, journaliste santé

http://www.e-sante.be/

Le ventre de cet homme produit de l’alcool tout seul


Je plains cet homme d’être mal jugé quand il semble être ivre alors que c’est un cas très rare qui quand même heureusement, a été diagnostiqué
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Le ventre de cet homme produit de l’alcool tout seul

 

Contrairement à ce que vous pensez, être ivre sans avoir à ouvrir votre porte monnaie est bien moins drôle que cela peut en avoir l’air. En témoigne cette histoire vraie. Nous sommes en 2009 lorsqu’un Texan de 61 ans se présente aux Urgences locales à la suite d’une sévère intoxication alcoolique.

Alors que l’homme insiste sur le fait qu’il n’a pas bu une seule goutte d’alcool, les médecins diagnostiquent un taux d’alcoolémie de 0,35g/L de sang; soit près de cinq fois supérieur à la limite légale pour conduire dans l’État. Or, cela fait désormais six ans que l’homme ne peut plus boire plus de deux bières sans être excessivement saoul.

Son cas a été l’objet d’une étude scientifique publiée récemment. Il a en effet fallu des semaines d’examens médicaux pour découvrir que le patient était en réalité atteint par une affection insolite.

Une distillerie vivante

Ne parvenant à établir un diagnostic, l’équipe médicale qui l’a reçu décide alors de réaliser une expérience: l’homme est isolé dans une chambre vide, sa nourriture est contrôlée et toutes visites lui sont interdites.

Reste que son taux d’alcoolémie ne cesse de croître pendant la journée, pour finalement atteindre 0,12g/L. Le diagnostic est clair: cet homme peut synthétiser de l’alcool, la levure stockée dans son intestin transformant le sucre en éthanol.

Cette accumulation particulière de Saccharomyces cerevisiae (levure de bière) peut survenir après une prise importante d’antibiotiques. En tuant toutes les bactéries, les médicaments laissent le champ libre à la levure de bière.

Le pauvre sexagénaire, qui était d’ailleurs équipé d’une brasserie à domicile, n’aura donc plus besoin de se servir de l’appareil à des fins personnelles.

Selon l’étude publiée dans l’International Journal of Clinical Medicine, le traitement proposé pour venir à bout de ce dysfonctionnement organique est une bonne dose d’anti-fongiques et d’un régime faible en glucides.

http://quebec.huffingtonpost.ca

UN SDF TROUVE 40.000 DOLLARS, LES REND ET GAGNE 60.000 DOLLARS EN RETOUR


Une situation vraiment inouïe. Alors que nombres de personnes ayant un certain revenu auraient peut-être garder l’argent, lui un SFD a décidé de jouer la carte de l’honnêteté. Ce qui est d’autant plus remarquable, c’est qu’on souligne ce geste honnête
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UN SDF TROUVE 40.000 DOLLARS, LES REND ET GAGNE 60.000 DOLLARS EN RETOUR

 

Image d’illustration

[© CC / Refracted Moments][[© CC / Refracted Moments]]

Un homme sans domicile fixe a fait une trouvaille des plus opportunes, il  a découvert un sac contenant 40.000 dollars dans la rue, aux Etats-Unis. Une trouvaille inespérée qu’il a décidé de restituer sans hésiter au commissariat. Cette bonne action lui a valu 60.000 euros de récompense.

Le premier réflexe de Glen James SDF depuis cinq ans, a été de ramasser le sac emplit de 2.400 dollars en liquide 39.400 dollars en chèques et d’un passeport, puis d’aller le rendre à la police, d’après la chaîne américaine CBS qui relate les faits.

L’homme a trouvé le sac par terre, en face du magasin TJ Maxx au Bay South Mall à Dorchester. Glen James s’est immédiatement  rendu au commissariat de South Bay Mall à Boston,  mais il et ne s’attendait sûrement pas à ce que cette action civique lui sourit.

En effet, la police de Boston lui a décerné un titre honorifique pour son extraordinaire geste empreint « d’honnêteté », mais rien de bien concret.

De plus, touché par la trajectoire de vie de l’homme et par ce geste noble, un homme nommé Ethan Whittington a décidé de lancer le 16 septembre un appel aux dons sur internet via le siteGoFundMe. Une plateforme d’autofinancement, permettant de récolter des fonds pour tout projet. Une initiative qui a permis de récolter 60.000 dollars de dons (au 18 septembre).

Le SDF souffrant de problèmes de élocution à expliquer son geste en écrivant une lettre, dont voici un extrait : 

« Même si j’avais désespérément besoin d’argent, je n’aurais pas gardé un sou de l’argent que j’ai trouvé. Je suis extrêmement religieux, Dieu a toujours très bien pris soin de moi », écrit Glen James.

Une opportunité inespérée qui permettra sûrement à Glen James de prendre un nouveau départ.

http://www.directmatin.fr

La Nasa publie la carte des 1 400 astéroïdes qui pourraient menacer la Terre


Dans ce grand ciel, il y a beaucoup d’activité spatiale. Parfois, des collisions arrivent et la Terre malgré son passé tumultueux peut être encore la cible des astéroïdes … ou des météorites
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La Nasa publie la carte des 1 400 astéroïdes qui pourraient menacer la Terre

 

Les scientifiques de la Nasa ont répertorié les PHA, « Potentially Hazardous Asteroids » (astéroïdes potentiellement dangereux).

Notre planète se situe au milieu de la course de plus de 1 400 astéroïdes capables de provoquer des dégâts considérables en cas de collision

La Nasa surveille les astéroïdes comme du lait sur le feu. La preuve : les ingénieurs de l’Agence spatiale américaine viennent de dévoiler une carte qui montre tous les objets célestes repérés en 2013 qui pourraient être une menace pour la Terre. Et ils sont nombreux : environ 1 400, rapporte le site io9. Les scientifiques les nomment PHA, comme « Potentially Hazardous Asteroids » (astéroïdes potentiellement dangereux).

Ces corps rocheux se caractérisent par un diamètre supérieur à 140 mètres et par leur proximité avec notre planète. Proximité somme toute relative : chacun de ces astéroïdes peut passer à moins de 7,5 millions de kilomètres de nous, soit 20 fois la distance Terre/Lune, précise de son côté le Nouvel Observateur. 

Cliquer sur la carte pour agrandir

Conclusion : même si cette carte est fortement anxiogène, pas de panique ! Selon la Nasa, ces gros cailloux ne représentent pas une menace pour notre Planète bleue dans les 100 ans à venir. L’Agence spatiale souligne toutefois qu’il est extrêmement difficile de calculer les trajectoires de ces astéroïdes sur le long terme : les forces d’attraction des planètes du Système solaire peuvent en effet modifier leurs itinéraires, explique Génération-nt.

Par ailleurs, cette carte s’intéresse uniquement aux gros astéroïdes. Or, les petits météores peuvent être très destructeurs. En février dernier, une pluie de météorites qui s’était abattue sur la région de l’Oural, dans le centre de la Russie, avait fait près de 1 000 blessés. La taille initiale de cet objet céleste avait été estimée à 17 mètres de diamètre : c’est environ 8 fois plus petit que les astéroïdes répertoriés sur la carte..

 

. Une version HD de la carte (25 Mo) est disponible au format .tif en cliquant ici.

http://www.atlantico.fr/


 

La sniffologie, ou l’art de ne plus manger pour sauver la planète


Je trouve épouvantable que certains essaient de changer la nature même de l’être humain en ce qui a attrait a l’alimentation. Il est clair que nous faisons de mauvais choix dans la nourriture, mais ce n’est pas en buvant ce genre de mixture qui nous rendra en santé ou que nous sauverons la planète
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La sniffologie, ou l’art de ne plus manger pour sauver la planète

 

La solution développée par Rob Rhinehard fait le tour du web anglo-saxon depuis mai 2013: pour cause, ce jeune ingénieur américain a inventé une poudre nutritive appelée Soylent Green (en référence aux pilules du film Soleil Vert) qui pourrait nous éviter de perdre du temps, de l’argent et polluer la planète à force de manger.

Explications.

Le « slim fast ® » nouvelle génération ?

A voir la photo ci-dessus, on a l’impression que Rob se prépare quelques rails pour se repoudrer le nez… mais il n’en est rien: il s’agit du processus de préparation d’un doux breuvage que certains comparent à « du vomi frais » (sic) et qui permettrait d’arrêter de manger.

Composée de vitamines, minéraux, macronutriments(acides aminés, hydrates de carbone et lipides), d’huile d’olive et d’huile de poisson (pour les lipides), d’oligosaccharides (sucre qui fournit plus d’énergie que les sucres simples comme le fructose) et d’antioxydants et pro-biotiques, il s’agirait là de la solution parfaite pour ne plus avoir à

  • 1) faire les courses,
  • 2) faire la cuisine,
  • 3) perdre son temps en polémiques infinies sur les vertus de tel ou tel régime,
  • 4) se soucier de son poids,
  • 5) se sentir obligé de prendre le temps de manger,
  • 6) soutenir l’agriculture et réchauffer la planète.

Le jeune homme s’est alimenté ainsi pendant un mois sous suivi médical et assure être resté en forme. S’il reconnaît être tombé malade au début à cause d’un mauvais dosage, il regrette aussi que la préparation doive être préparée quotidiennement (elle ne se conserve pas).

D’après lui, les fruits et légumes ne sont pas indispensables: « on a besoin de vitamines et de minéraux. On a besoin de glucides, pas de pain. D’acides aminés, pas de lait. C’est bien de pouvoir en manger, mais ils ne sont pas à la portée de tous, et tout le monde ne les aime pas forcément. La nourriture doit être optimisée et personnalisée« , déclare-t-il dans cet entretien et dans la vidéo suivante:

 

 

Biohacking

Sa démarche provoque de nombreux débats, notamment sur notre capacité à arrêter de manger, à ne plus profiter de ces moments de partage, etc. et pourrait presque être résumée à une forme de « sniffologie » (de « snif = triste », mais aussi de « sniffer = respirer ») proche, dans l’esprit, de ce qui anime les partisans du « respirianisme«  (ou « inédie« , pour un terme plus proche de la démarche spirituelle recherchée initialement par ses pratiquants).

Rob Rhinehard peut également être affilié au mouvement des biohackers qui expérimentent sur leur propre corps des expériences grandeur nature. Dans le même genre, le « nano-économiste » Halim Madi fabrique aussi des médicaments dans son garage pour se « bidouiller une vie augmentée », comme il l’explique dans la vidéo TedxBordeaux suivante:

En attendant que la sniffologie ne nous envoie tous dans la stratosphère, il existe assurément d’autres solutions aux problèmes alimentaires d’aujourd’hui. Plutôt mouché, non?

Anne-Sophie Novel

http://alternatives.blog.lemonde.fr/

Cimetières cherchent dépouilles


Alors qu’on croyait que les cimetières auraient toujours des clients, aujourd’hui, c’est tout autre chose. Mais cependant, je ne comprend pas que des gens dont leur proches a été incinéré vont enterrer les cendres  des endroits inusités
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Cimetières cherchent dépouilles

 

Selon les plus récentes données, la moitié des... (Photo: André Pichette, La Presse)

Selon les plus récentes données, la moitié des morts sont incinérés au Québec. Et comme la loi n’encadre pas la disposition des cendres, beaucoup se retrouvent ailleurs que dans la terre.

PHOTO: ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

GABRIELLE DUCHAINE
La Presse

Les cimetières cherchent désespérément des morts. Même si la population vieillit, de moins en moins de dépouilles y sont enterrées chaque année. Résultat: des cimetières n’ont plus assez d’argent pour assurer l’entretien des lieux. Alors que certains se lancent dans toutes sortes de campagnes pour convaincre les gens de se faire enterrer chez eux, d’autres doivent désormais se résoudre à quêter pour survivre.

Il n’y a pas si longtemps encore, les terrains du cimetière de Saint-Eustache trouvaient preneur si rapidement qu’on craignait de manquer de place. Ce temps est révolu. Aujourd’hui, c’est de clients qu’on manque. La situation est devenue si grave que l’administration de l’endroit, vieux de 220 ans, n’a même pas les moyens de refaire l’asphalte dans les sentiers, faute de revenus.

«Si ça continue, le cimetière va devenir de plus en plus abandonné, prévient la responsable Francine Doucette. On n’a même pas les moyens d’avoir un employé à temps plein.»

Mme Doucette remarque une diminution marquée du nombre de mises en terre depuis quelques années, les familles préférant faire incinérer leur proche et laisser les cendres au salon funéraire, les apporter à la maison ou les disperser au gré du vent.

Une situation alarmante

Selon des chiffres avancés par la Fédération des coopératives funéraires du Québec, 61% des défunts se sont retrouvés au cimetière en 2012 contre 65% en 2010. Mais la vice-présidente de l’Association des cimetières catholiques du Québec, Monique Morin, évalue plutôt la diminution de la clientèle à plus de 30% dans les petits cimetières. Un chiffre corroboré par des vérifications à plusieurs endroits.

«C’est l’étape suivant la baisse de la pratique religieuse. L’Église catholique ne s’est pas adaptée à la nouvelle réalité. Elle rebute un peu la clientèle, croit le directeur général de la Fédération des coopératives funéraires, Alain Leclerc. On n’a qu’à se promener dans les campagnes du Québec pour voir qu’il y a des centaines de cimetières qui tombent à l’abandon. L’entreprise privée et la montée de la crémation leur font compétition.»

Dans certains endroits, la crise a atteint des proportions alarmantes.

«Les cimetières vivent avec les défunts, note Monique Morin. S’il n’y a pas de défunts, c’est sûr que ça décline.»

Certains affronteront des années très difficiles, prévient-elle.

À Deux-Montagnes, par exemple, la paroisse qui gère trois cimetières n’a pu faire autrement que de quêter. Une première dans son histoire.

«On a écrit aux familles qui sont déjà propriétaires d’un terrain pour leur demander des dons», raconte la responsable du cimetière, Lise Maillé. En tout, une centaine de lettres ont été envoyées. «La réponse est bonne», affirme Mme Maillé. Malgré cela, les temps sont de plus en plus durs. «On arrive difficilement. On voudrait faire des embellissements, mais on manque d’argent.» Même son de cloche au cimetière d’Alma. «Si on n’est vraiment plus capable, on va demander de l’aide à l’archevêché et à la Ville», dit la responsable, Dorisse Tremblay.

La moitié des morts incinérés

Selon les plus récentes données, la moitié des morts sont incinérés au Québec. Et comme la loi n’encadre pas la disposition des cendres, beaucoup se retrouvent ailleurs que dans la terre.

«Les gens font tout et n’importe quoi avec les cendres. Ils les amènent chez eux, les laissent à la maison funéraire, les jettent dans les rivières», raconte Mme Morin.

«Plusieurs considèrent que c’est trop cher de payer 200$ pour faire creuser un trou, ajoute Francine Doucette. La culture est en train de changer.»

Ainsi, le cimetière Saint-Eustache fait régulièrement de la publicité dans les journaux locaux.

«Mais c’est difficile d’expliquer dans une pub les avantages de venir chez nous», précise la responsable.

D’autres endroits commencent à offrir des services semblables à ceux des maisons funéraires en construisant notamment des columbariums.

«Reste que c’est beaucoup moins payant de conserver une urne que d’enterrer un cercueil», note Alain Leclerc.

Les cimetières cherchent désespérément des... (Photo: André Pichette, La Presse) - image 2.0

PHOTO: ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Des cendres abandonnées

Plusieurs fois par année, des gens se présentent dans des cimetières afin de se débarrasser de cendres humaines trouvées dans les endroits les plus inusités. En jardinant dans leur cour, en rénovant leur sous-sol et parfois même en pêchant dans une rivière.

Il y a deux ans, des employés du cimetière de Saint-Eustache ont par exemple découvert au petit matin une urne déposée pendant la nuit sur un monument collectif.

«Il n’y avait pas de nom dessus. On l’a gardée au columbarium durant quelques mois, au cas où quelqu’un viendrait la réclamer. Puis, on l’a enterrée dans la fosse commune. On n’a jamais su qui c’était, raconte la responsable Francine Doucette. Au moins, ceux qui nous l’ont amenée ne l’ont pas jetée à la poubelle.»

Au cimetière Mont-Marie, à Lévis, des gens ont déjà apporté une urne déterrée en plantant des carottes dans le jardin de leur nouvelle maison. Et d’autres ont trouvé des cendres en rénovant leur sous-sol.

«On les prend et on les enterre sans savoir qui sont les morts, dit la directrice générale Monique Morin. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Ça va continuer comme ça tant qu’il n’y aura pas de loi pour encadrer la disposition des cendres.»

Toujours à Lévis, une femme apportait chaque hiver les cendres de son mari en Floride avec elle. Lorsque la dame est morte, sa nièce a voulu faire enterrer le couple ensemble. Il lui a fallu plusieurs jours avant de retrouver l’urne de son oncle. Sa tante l’avait laissée dans la boîte à gants de l’auto au retour de son dernier voyage.

En 2009, l’histoire de deux pêcheurs qui avaient trouvé un sac de plastique rempli de cendres humaines flottant sur la rivière des Outaouais avait fait la manchette. En ouvrant le sac en question, ils en ont découvert un deuxième contenant les restes, avec une étiquette où figurait le nom du défunt, la date du décès et le nom de la maison funéraire. Les pêcheurs ont tenté en vain d’entrer en contact avec la maison funéraire et la famille. C’est finalement la police qui a pris le paquet en charge.

http://www.lapresse.ca