Des imprimantes 3D pour la chirurgie réparatrice


L’imprimante 3D est une des technologies a des utilités qui vont au-delà des espérances. Juste en regardant toutes les possibilités en chirurgies que ce soit en pratique avant une opération réparatrice que les matériaux nécessaire pour remplacer un os, ou un cartilage, c’est vraiment phénoménale
Nuage

 

Des imprimantes 3D pour la chirurgie réparatrice

 

3DSYSTEMS

Ces répliques de la mâchoire d’un patient, réalisées à partir d’un simple scanner, permettent au chirurgien dentiste de s’entraîner avant d’opérer.

L’impression en 3D permet de fabriquer sur mesure toutes les pièces osseuses imaginables.

Une réplique en trois dimensions (3D) de la mâchoire d’un patient qui doit subir la pose de plusieurs implants dentaires, une autre d’un os du palais – le palatin – à la forme particulièrement complexe, et même un moulage grandeur nature de l’articulation d’un genou de gorille atteint d’arthrose… Ces exemples présentés le 28 août dans le département d’anatomie de l’université Paris-Descartes par la société américaine 3D Systems sont les signes d’une révolution médicale en marche.

Le modèle 3D d’os maxillaire ressemble à s’y méprendre à un os véritable. Mieux, il s’agit de la réplique exacte de l’anatomie d’un patient, réalisée à partir du simple scanner de sa mâchoire. Plusieurs copies sont réalisées pour permettre au chirurgien-dentiste qui doit réaliser des implants multiples de préparer son intervention et la répéter à volonté en testant différentes stratégies et angles de forage.

«Les sensations lorsque l’on s’entraîne sur les répliques sont très proches de celles éprouvées quand on opère sur un os réel», confirme le Dr Bernard Cannas, cofondateur de Sapo Implant, une société de formation en implantologie qui utilise ces maquettes 3D.

Avantage supplémentaire grâce aux imprimantes 3D couleur, la maquette personnalisée peut intégrer la position précise des artères du patient. Des variations sont en effet toujours possibles d’une personne à l’autre.

«Lors des essais sur maquette, si l’on fore jusqu’à l’artère, des copeaux colorés apparaissent aussitôt», raconte le Dr Cannas.

«L’imprimante 3D, c’est idéal pour le sur-mesure», explique Jean-Manuel Nothias, spécialiste de la technologie 3D chez Vizua, la société qui fournit la plate-forme de visualisation à 3D Systems.

Implants sur mesure

Il y a trois mois, l’Amérique découvrait l’histoire miraculeuse d’un bébé de quelques mois sauvé grâce à l’impression 3D. Atteint de trachéobronchomalacie, une faiblesse des cartilages bronchiques, le nouveau-né âgé de deux mois s’étouffait plusieurs fois par jour. C’est grâce à l’impression d’une «attelle bronchique» sur mesure à l’université du Michigan que le bébé, aujourd’hui âgé d’un an, a passé le cap le plus dangereux.

Des implants sur mesure ont aussi été fabriqués et posés avec succès pour remplacer des os du crâne fracturés.

«Les scanners postopératoires montrent la restauration d’une excellente symétrie des courbes et des contours dans tous les cas», écrivaient l’an dernier les neurochirurgiens de l’université de Séoul (Corée) qui ont utilisé la technologie pour seize patients ayant d’importantes pertes osseuses.

Il y a tout juste un mois, une équipe belgo-hongroise décrivait comment les chirurgiens avaient pu sculpter des greffons osseux en se servant du modèle 3D pour réparer des fentes palatines, c’est-à-dire des brèches osseuses entre le palais et le nez.

«Les brèches sont complexes et variables», explique auFigaro le Dr Peter Palhazi, qui a dirigé ce travail, «grâce à l’imprimante 3D nous pouvons désormais voir ce qui était difficile à imaginer».

Les appareils orthodontiques transparents réalisés sur mesure au fil de la correction sont aussi une application directe de cette technologie.

Mais le plus spectaculaire est peut-être à venir.

«La technologie bénéficie des progrès de l’ingénierie des matériaux, explique Jean-Manuel Nothias. On imprime déjà en métal, en porcelaine ou en matériel biodégradable et des os en Nylon sont même à l’étude.»

Il n’est même plus obligé d’acheter une imprimante professionnelle (20 000 à 300 000 $) puisque des abonnements sont possibles, par exemple 30 h d’impression pour 300 dollars par mois. Le modèle est alors imprimé et expédié par la poste quelques jours après la commande.

http://sante.lefigaro.fr

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