Vidéo : pour éviter le bain, le chow-chow simule… la mort


Non, pas  »pentoute » il ne veut pas y aller prendre son bain. Pourtant, il essai de toute ses forces de montrer a son maitre que c’est une très mauvaise idée … mais non toutou ira se laver, quand même
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Vidéo : pour éviter le bain, le chow-chow simule… la mort

 

On savait les chats allergiques à l’eau, manifestement c’est aussi le cas de certains chiens comme le démontre une vidéo hilarante diffusée sur le net. On peut y observer un chow-chow prêt à tout pour éviter le bain fatidique.

La séquence a été mise en ligne en 2010 mais ce n’est que récemment que cette véritable pépite a été retrouvée dans les arcanes du web. Un chow-chow s’y démène pour éviter le moment du bain et fait preuve d’une imagination débordante.

L’animal n’a en effet rien trouvé de plus efficace que de simuler la mort pour contrecarrer ce projet. Tous les membres relâchés, inerte, il se laisse traîner sur le carrelage, épuisant sa maîtresse qui ne peut réprimer un fou-rire.

La jeune femme n’a pas eu le temps de s’inquiéter : si le chow-chow s’avère un comédien époustouflant, quelques mouvements furtifs de la queue indiquent néanmoins qu’il n’est fort heureusement pas passé de vie à trépas.

La malheureuse bête n’évitera donc pas la séance d’hygiène qui semble tant l’inquiéter.

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Le Saviez-vous ► Y a-t-il vraiment beaucoup de fer dans les épinards ?


 

Petite, quand nous mangions des épinards, on s’identifiait a Popoye croyait que ce légume nous rendrait très fort .. Mais la réalité est tout autre … Les épinards ne contiennent pas autant de fer mais cette légende urbaine a pris source a cause de l’absence d’une toute petite virgule … Et d’autres erreurs de ce genre ont pris naissance par une mauvaise interprétation
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Y a-t-il vraiment beaucoup de fer dans les épinards ?

 

La chronique de Jean-Luc Nothias

Le monde culinaire a beau obéir aux lois de la science, aussi bien pour les cuissons, les émulsions, les mousses, etc., il n’en est pas moins peuplé de créatures fantasmatiques qui ont la vie dure. La légende de l’épinard fait partie de ces mythes encore bien vivaces qui se sont renforcés au fil des années.

L’épinard serait très riche en fer et des générations de mamans ont cru bien faire en obligeant leurs enfants, malgré leurs cris de désespoir, à en avaler. Et ce n’est pas que de la faute à Popeye.

Donc, il faut le dire haut et fort, l’épinard, avec ses 2,7 mg de fer pour 100 g de feuilles fraîches, n’est pas du tout l’aliment le plus riche en fer. Il en possède moins, par exemple, que les lentilles ou les haricots. De plus, le corps humain absorbe moins bien le fer d’origine végétale que celui d’origine animale. Les palourdes ou les huîtres en sont fort bien pourvues, tout comme le foie, les rognons ou même la viande rouge.

Un homme a besoin d’un apport quotidien d’environ 10 mg de fer. Avec des variations en fonction de l’âge et du sexe (les femmes en ont en général plus besoin que les hommes), une femme enceinte ayant par exemple besoin de 27 mg de fer par jour. Le fer est un élément qui représente 5 % de la croûte terrestre. Il est donc plus abondant que le calcium, le magnésium ou le sodium. Il est principalement utilisé dans le corps humain pour le transport de l’oxygène dans le sang. C’est lui qui, au sein de la grosse molécule d’hémoglobine, va « sangler » les molécules d’oxygène pendant leur transport dans les artères et vaisseaux sanguins, puis les libérer dans les tissus. Il est stocké dans le foie, la rate et la moelle osseuse.

Le fer entre également dans quelques autres synthèses de molécules biologiques. Pourquoi est-on persuadé que l’épinard est le roi des légumes fournisseur de fer ? L’histoire, qui semble vraie, est savoureuse et remonte à 1870. Cette année-là, un biochimiste allemand, E. von Wolf, évalue la composition nutritionnelle des aliments. Et plutôt que d’écrire dans ses tablettes de résultats, les 2,7 mg de fer pour 100 gr de feuilles, il se trompe et inscrit 27 mg. Et voilà que pour une erreur de virgule, l’épinard devenait le Goliath du fer.

Les biceps d’acier de Popeye

Une erreur qui a été suivie d’une deuxième, quelques années plus tard. Un chercheur suisse de l’université de Bâle, Gustav von Bunge, attribue le taux de fer dans des épinards séchés à des épinards frais. Évidemment, le taux de fer dans des épinards séchés est plus élevé que dans les frais. Enfin, cerise sur le gâteau pour les épinards, voici venir, au début du XXe siècle, l’irrésistible Popeye et ses biceps d’acier lorsqu’il avale une boîte d’épinards. Le marin à la pipe va définitivement consacrer le règne des épinards.

Pourtant, ils ont d’autres avantages, mais aussi des désavantages. Chapitre avantages, on peut noter qu’ils sont riches en fibres, en vitamines et en minéraux di­vers. Des recherches ont également montré qu’il était riche en lutéine et en zéaxanthine, deux antioxydants bénéfiques pour les yeux.

Au chapitre désavantage, il est aussi riche en substances appelées oxalates qui peuvent entraîner des récidives de calculs urinaires ou rénaux ainsi que des crises de goutte. L’épinard a aussi trop souvent des teneurs en nitrates élevées, car il a de grands besoins d’azote pour pousser.

Dans l’histoire des aliments, l’épinard n’est pas le seul à s’être retrouvé en position d’usurpateur. Prenons l’orange, cette source bienfaitrice de vitamine C. Les agrumes, en général, sont une bonne source de vitamine C. Mais ce ne sont pas, et de loin, les meilleurs pourvoyeurs en la matière. La goyave, le persil, le navet, l’oseille, le kiwi, le chou ou le piment, par exemple, font bien mieux.

Cette croyance vient, bien sûr, des expériences, au XVIIIe siècle, visant à supprimer le scorbut chez les marins au long cours. Et de tout ce qui fut essayé alors, le citron sortit vainqueur. Mais il ne faut oublier qu’au début du XXe siècle les premiers cachets de suppléments de vitamine C mis au point par l’industrie pharmaceutique, et qui n’avaient a priori rien à voir avec les agrumes, ont simplement été parfumés à… l’orange. Un parfum, il est vrai, sans doute plus vendeur que le goût… de navet.

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La folie chez le chat : oui, elle existe


Moi qui pensais que ma Fripouille est anti-sociale, mais à comparer aux symptômes de la folie chez un chat, elle est un minou sans malice Enfin, les mamans chattes font quelques fois une sélection de leurs bébés, car elles semblent savoir si un de ses rejetons n’est pas vraiment  »normal » voir dangereux pour les autres chats. Cette curieuse maladie est heureusement rare, mais cela expliquerait comme un chat pourrait devenir tellement fou qu’il attaque n’importe qui devant lui.
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La folie chez le chat : oui, elle existe

 

La folie peut-elle aussi toucher les chats ? Oui, répond Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat.

Elle nous en dit plus sur ces « chats fous », ou « déconnectés », qu’il n’est hélas pas possible de soigner…

Bien qu’elle fasse partie des nouvelles pathologies du chat, la folie avérée existe bel et bien chez les félins : elle frappe environ 2 chats sur 1000.

Des chats qui ne survivent pas dans la nature

Dans la nature, un tel chat ne survivrait pas. Il y a 50 ans, quand les humains laissaient les chats se débrouiller avec leurs petits, la sélection se faisait naturellement : les chattes repoussaient les chatons « atypiques » de la portée. Parfois, elles les laissaient grandir pour sacrifier les chatons au moment du sevrage, afin de servir de leçon aux autres.

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Mais à présent, on fait « vivre » tous les chatons : une chatte ne veut pas allaiter un petit ? On se jette sur le biberon, le lait maternisé, et hop ! On se retrouve avec certains chats malades par la suite et parfois des cas plus sévères, voir dangereux pour les humains.

Des exemples concrets

Le 1er cas que j’ai rencontré avait lacéré une personne handicapée en fauteuil pendant que sa fille faisait les courses. En rentrant la maman avait un œil crevé la poitrine lacérée et le visage en lambeaux… La fille ne voulait pas euthanasier cette petite chatte de 3 ans si gentille et câline.

Une sorte de transe

Elle ne s’entend pas avec les 4 autres chats de la maison, elle est toujours isolée du groupe, les autres crachent et griffent quand elle approche, la pauvre petite fait peine… Mais parfois, elle perd la raison, saute sur tout ce qui bouge et rentre dans une sorte de transe. Ce jour là, le fauteuil de la maman a bougé, la chatte étant dans cette sorte de transe, s’est sentie attaquée et elle a sauté sur le fauteuil dévisageant la pauvre femme.

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Les 5 fois précédentes, c’était la fille de 40 ans qui avait subit les assauts de la minette. Aucun traitement, la seule issue est l’euthanasie : il serait irresponsable de placer un tel chat s’il tombait dans un foyer avec enfants ce serait une catastrophe. Elle a du finir par la faire endormir, les attaques occasionnelles dans un premier temps, devenaient quasi hebdomadaires.

Un vrai danger pour les autres

Le 2eme cas rencontré : encore une chatte de 3 ans. Elevée au biberon, elle a toujours griffé et mordu. Depuis 2 ans environ elle attaque la dame ; elle semble dans le vague et là au moindre bruit, elle attaque. Le mari arrive à calmer la minette avec la voix, sa femme a eu droit à 3 séances de points de sutures en 2 ans. Et 4 fois, elle a pu se soigner elle-même.

Mais là, un bébé arrive, et le refus d’euthanasie se trouve remis en cause. Les maîtres décident d’attendre pour lui laisser une chance. 3 semaines plus tard, appel téléphonique, madame enceinte de 4 mois vient de faire une chute suite à l’attaque de la chatte, les bras lacérés, en rentrant des urgences, monsieur a décidé, il a emporté la minette chez le vétérinaire, il a eu très peur pour sa femme et a imaginé le pire avec son bébé à naître.

Une maladie méconnue

On ne sait pas grand-chose sur le développement de cette folie, vraisemblablement pas héréditaire. Le chat reste des heures à fixer le vague, sursaute facilement et fait des crises d’agressivité qui durent plusieurs heures voire plusieurs jours, avec une attaque sur humain ou autre animal de la maison, souvent le même sujet à chaque attaque.

C’est un chat qui ne s’intègre pas avec les autres chats de la maison ou du quartier, toujours à l’écart, les autres le fuient ou le chassent. Si on a l’occasion de voir plusieurs chats face au chat atteint de cette pathologie, on notera qu’ils ne l’affrontent jamais seuls, mais au moins à 2, sinon, ils fuient : en effet, le chat fou n’a aucun code aucun repère, et ne sera pas loyal lors d’une bagarre les autres le sentent et ne supportant pas que des règles établies soient bafouées préfèreront partir que de raisonner l’irraisonnable !

Des chats déconnectés

Dans une étude faite il y a plus de 10 ans par des vétérinaires, ils parlent de chats « déconnectés », le mot est juste ces chats n’ont aucune valeur, aucun respect, ils vivent dans leur monde, leur bulle, et si la réalité revient à eux, ils attaquent…

Ils balancent la tête en marchant, tournant en rond comme un lion en cage, miaulant ou feulant. Ils ont aussi tendance à chasser leur queue, ou des proies imaginaires pendant des heures.

Ils se replient sur eux même devenant apathiques, le regard « ailleurs ».

Boulimiques ou anorexiques, buvant beaucoup ou pas assez ; on peut constater un déficit de comportement  physiologique, en fait ce chat ne peut stopper son activité, tout simplement. Il en va de même de la propreté, évitant la litière, faisant sous eux ou dormant dans leurs excréments, ils ne font pas l’association besoins = recouvrir. La toilette devient obsessionnelle ou presque absente.

Ils ne réagissent ni aux caresses, ni aux mauvais traitements. On peut leur faire mal sans qu’ils bougent ou tentent de fuir. Ils n’agissent en fait jamais avec mesure et modération…

Les crises surviennent vers 18 mois, et se rapprochent de plus en plus avec une violence exponentielle… vers 3 ans on arrive à une crise par mois et si le chat reste « en vie » il arriverait à des crises quotidiennes vers 5 ans.

Une maladie aggravée par l’ennui

Ils sont écartés de la reproduction par leurs congénères, qui les fuient le plus possible.

On trouvera des symptômes bien plus prononcés chez le chat qui reste seul toute la journée et s’ennuie,l’ennui aggraverait la maladie. Au retour les maîtres deviennent des proies vivantes : attaques des mollets par exemple est chose courante.

On a vu certains de ces chats se noyer en buvant par exemple… Il est à noter qu’entre les crises le chat semble avoir un comportement normal, demander des câlins par exemple.

Le chat est ingérable et n’entend pas ce qu’on lui dit, ne reconnait aucune odeur, rien ne l’arrête. La seule personne qui peut le stopper est la mère de substitution qui avec sa voix peut le ramener à la réalité, si ce n’est pas la personne attaquée…

Bref, aucune chance de pouvoir vivre tranquille avec un chat fou, et le placer serait irresponsable. Imaginez que vous vouliez donner une chance à un tel chat, que vous appreniez dans les mois qui suivent qu’il a tué un chat, un chien ou blessé gravement un enfant ? Vous vous sentiriez coupable à juste titre. Un vétérinaire ou un comportementaliste pourront confirmer le diagnostic et éventuellement tenter un traitement qui s’il s’avère efficace pourra donner une réelle chance au chat. Dans le cas contraire, je ne suis pas pour l’euthanasie pour un rien, mais là je la recommande vivement.

A noter : la liste des symptômes de la folie n’est pas exhaustive, de plus un seul symptôme voir 2, ne signifient pas pour autant que votre chat est fou, seul une accumulation de faits peut nous pousser à confirmer la folie.

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
http://www.comportement-chat.com

http://wamiz.com

Les rituels améliorent le goût


Bon on connait les rituels des biscuits whippet ou des biscuits aéro … Mais pour le reste, je pense que cela serait peut-être intéressant d’essayer des petits rituels pour habituer des enfants a certains aliments dont ils seraient réticent
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Les rituels améliorent le goût

 

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C’est ce que révèle une nouvelle étude menée par des sociologues et des anthropologues. Chaque petit rituel culinaire -qu’il s’agisse de tremper son biscuit au chocolat dans un verre de lait, placer les framboises sur le bout de ses doigts avant de les manger ou de porter un toast avant de boire du vin- améliorerait notre capacité à apprécier les aliments, comme les bonbons, le chocolat et même les légumes!

 

L’équipe de chercheurs de l’Université de Minnesota et de Harvard ont publié une série d’analyses dans la version en ligne du magazine Psychologial Science

En tout, 52 étudiants ont été divisés en deux groupes. Le premier devait casser une barre de chocolat en deux avec l’emballage, puis il devait manger une première moitié, puis déballer l’autre et la manger ensuite. Le second groupe n’avait pas à suivre ces étapes avant de manger la barre.

Ceux qui ont suivi le rituel (soit de casser la barre en deux et de manger une moitié après l’autre) ont trouvé la barre de chocolat plus goûteuse que le deuxième groupe. Ils ont affirmé être prêts à la déguster plus lentement pour en profiter, puis à payer 25 sous de plus, en moyenne, s’il le fallait.

Une deuxième expérience a été réalisée… avec des carottes! Un premier groupe devait suivre un rituel selon lequel il devait secouer deux fois un sac de mini-carottes, puis encore deux fois, prendre une grande respiration et manger une carotte. Le deuxième groupe ne faisait que la première étape et faire d’autres gestes, comme claquer des doigts ou se tourner les cheveux.

Certains étudiants devaient aussi attendre avant de manger une troisième carotte. Résultat? Ceux qui ont suivi le rituel ont été plus sujets à anticiper leur consommation. Le fait de suivre des étapes systématiques au lieu de gestes de toutes sortes rendrait le goût des aliments plus intéressants, selon la directrice de recherche, Kathleen Vohs. Des expériences semblables ont été faites avec du vin et de la limonade.

Mais pourquoi le fait de suivre de petits rituels améliore-t-il le goût des aliments et augmente-t-il notre plaisir d’en manger? Les experts croient qu’en appliquant des gestes précis, on concentre notre intérêt sur ce qu’on consomme, d’où la sensation d’un goût plus savoureux. C’est la théorie de «l’implication»…

À essayer si on n’aime pas le brocoli!

http://lafouinecuisine.ca

Le prix de la moralité


Tout le monde sait que plus de gens connaissent un secret, il sera dévoilé tôt ou tard. Plus de la moitié des Américains ont jugé acceptable les écoutes téléphoniques après les révélations de Snowden. Ce qui est pire dans tous cela, c’est que probablement tous les pays font de l’espionnage, mais personne en parlent vraiment. Ce qui pour moi serait acceptable, c’est ce qui concerne la protection d’un pays et sa stratégie en cas de guerre, d’alerte, de catastrophes … pour le reste ce n’est pas sûr que cela a sa raison d’être … Enfin du compte, les secrets finissent un jour ou l’autre par se retourner contre eux, surtout qu’on apprend que le gouvernement s’espionnait lui-même
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Ces lanceurs d’alerte, traîtres ou héros?

Le prix de la moralité

 

Daniel Ellsberg, Bradley Manning, Julian Assange, Edward Snowden… Sauf le fait qu’ils aient tous dévoilé des secrets d’État, rien ne semble lier ces hommes aux profils et aux parcours si différents.

Un texte de Christine Bureau

Et pourtant, ces lanceurs d’alerte partagent bien plus que le seul fait de se retrouver sur la même liste noire à Washington. Ils ont chacun la particularité d’avoir un sens de la morale hors du commun, cette « science du bien et du mal » qui empêche une personne d’agir contre sa conscience.

Quelle que soit la raison qui a poussé ces quatre hommes à agir selon leurs principes, il reste que chacun a dû apprendre à vivre avec les conséquences de ses gestes. Ils espéraient changer le monde, mais voilà qu’ils doivent affronter un gouvernement en colère et une horde de médias avides de nouveaux secrets. Mais le citoyen ordinaire lui, que tire-t-il de ces révélations?

Retour sur le feuilleton Snowden et les enjeux qu’il a soulevés.

Bradley Manning (à gauche) et Edward Snowden

Bradley Manning (à gauche) et Edward Snowden

Traîtres ou héros?

« C’est un traître », a déclaré sans détour le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, faisant référence à Snowden.

La question a été posée à maintes reprises et elle continuera de l’être. Les lanceurs d’alerte sont-ils des héros ou des traîtres? Le président Barack Obama est lui aussi catégorique : « Edward Snowden n’est pas un patriote ».

Pour le professeur à l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en surveillance, Stéphane Leman-Langlois, l’enjeu est plus complexe. Edward Snowden, par exemple, est un peu des deux à la fois. Au sens de la loi américaine, c’est un traître, mais la réponse change si la question est abordée d’un point de vue éthique.

« Il y a une tendance depuis une quinzaine d’années au Canada, aux États-Unis et en Europe. Les gouvernements se referment énormément et cachent de plus en plus leurs activités aux citoyens. » La tentative de M. Snowden ou de Bradley Manning de renverser la vapeur devient donc, sous cet angle, un acte héroïque.

L’ancien lieutenant-colonel des Forces canadiennes, Rémy Landry, n’est pas d’accord.

« Il a trahi l’engagement qu’il avait signé avec l’agence de la sécurité nationale, il n’y a aucun doute dans mon esprit », explique-t-il, dénonçant au passage la fuite d’Edward Snowden en Russie.

« S’il est réellement convaincu, donc à ce moment-là, qu’il fasse face à la justice américaine, plutôt que de chercher à fuir. » Rémy Landry, ancien lieutenant-colonel des Forces canadiennes

Un partisan d'Edward Snowden participe à un rassemblement de soutien à Manhattan le 10 juin 2013.

Un partisan d’Edward Snowden participe à un rassemblement de soutien à Manhattan le 10 juin 2013. Photo :  AFP/Getty images/MARIO TAMA

La réaction de l’ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) Michel Juneau-Katsuya est plus nuancée.

« Il a énoncé quelque chose et engagé une discussion dans un processus démocratique […] peut-être que les manières de le faire sont questionnables, mais la question de fond est importante », estime-t-il.

Même son de cloche du côté du titulaire de la Chaire L.R. Wilson sur le droit des technologies de l’information et du commerce électronique, Pierre Trudel, qui croit qu’il existe en quelque sorte des « règles supérieures » qui permettent à une personne de parler lorsque ces dénonciations, « à court et à moyen terme, sont salutaires pour la démocratie ».

Ces lanceurs d'alerte, traîtres ou héros?

La cote « ultrasecrète »

En plus de soulever un débat important sur le droit à la vie privée, les secrets révélés par l’ancien employé de la NSA ont mis en lumière une pratique largement répandue aux États-Unis : celle de privatiser des centaines de milliers d’emplois liés de près ou de loin à la sécurité de l’État.

Cette pratique peut s’avérer dangereuse pour qui veille à cultiver le secret. Selon le professeur Leman-Langlois, tant que le gouvernement continuera à distribuer des accès à des documents secrets – ce qu’il appelle des « cotes de sécurité » – à des Américains ordinaires, il continuera d’augmenter ses risques de voir éclore de nouveaux lanceurs d’alerte.

« C’est ridicule », affirme le chercheur, « mais on est dans un État de sécurité et on a besoin de tellement de monde pour faire ce travail qu’on leur donne des cotes de sécurité ».

D'après le Spiegel, l'agence de renseignement américaine, la NSA, surveillait les systèmes de communication de l'immeuble du Conseil européen à Bruxelles.

D’après le Spiegel, l’agence de renseignement américaine, la NSA, surveillait les systèmes de communication de l’immeuble du Conseil européen à Bruxelles. Photo :  AFP/JOHN THYS

Ils sont aujourd’hui près d’un million d’employés à détenir la cote de sécurité la plus élevée, la cote « ultrasecrète ». Près de 4 millions de personnes ont la cote « secrète » aux États-Unis.

Chez Booz Allen Hamilton, la firme privée qui a engagé Edward Snowden, 25 000 employés, dont 12 000 qui ont la cote « ultrasecrète ». L’analyste travaillait depuis quatre ans pour le compte de la NSA lorsqu’il a révélé le programme PRISM.

Bradley Manning, lui, faisait partie de l’armée américaine depuis deux ans quand il a été transféré en Irak pour être nommé analyste du renseignement militaire. Il avait 21 ans lorsqu’il a eu accès aux 700 000 documents envoyés aux dirigeants de WikiLeaks.

La NSA a déjà annoncé qu’elle supprimait 90 % de ses postes d’administrateurs de système. L’automatisation rendra ainsi ses systèmes « plus faciles à défendre et plus sûrs », affirme l’agence.

Le professeur Leman-Langlois n’y croit pas.

« Le lobby industriel de la sécurité est tellement puissant qu’il est pratiquement impossible de faire marche arrière maintenant. » Stéphane Leman-Langlois

Edward Snowden, dans l'oeil de « Big Brother »

Une caméra de surveillanceUne caméra de surveillance Photo :  Radio-Canada/Yvon Thériault

Un constat que ne conteste pas l’ancien analyste militaire de la guerre du Vietnam Daniel Ellsberg, qui affirme dans une entrevue donnée au média en ligne Salon que 70 % du budget de l’intelligence américaine – presque 60 milliards de dollars – va à des contractants privés.

M. Ellsberg craint les dérives qui pourraient découler de l’ampleur d’un tel programme sécuritaire.

« À l’évidence, les États-Unis ne sont pas aujourd’hui un État policier. Mais, au regard de l’ampleur de cette invasion de la sphère privée, nous avons là l’infrastructure électronique et législative d’un tel État », avance M. Ellsberg dans une lettre ouverte publiée le lendemain des révélations de Snowden.

Et maintenant?

La révélation de l’existence d’un programme de cybersurveillance a peut-être ralenti la course à l’opacité du gouvernement américain, mais elle ne l’a pas arrêtée, estime le professeur Leman-Langlois.

Même les récents engagements de transparence pris par Obama ne l’ont pas convaincu.

« On va trouver toutes sortes de moyens pour se soustraire à ce système-là », dit-il en parlant de la promesse d’Obama de faire entendre les deux parties aux séances de la FISA, la cour spéciale affectée à l’approbation des actions de la NSA.

Une seule requête à la FISA permet aux gouvernements de mettre sous écoute des dizaines de milliers d’Américains, ajoute M. Leman-Langlois.

Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA)
Loi américaine datant de 1978 et encadrant les procédures de surveillance physique et électronique. Elle est amendée en 2007 par le président George W. Bush, ce qui permet à la NSA de s’autoréguler plutôt que d’avoir à obtenir un mandat pour espionner ses cibles à l’extérieur des États-Unis.

L'ex-analyste militaire de la guerre du Vietnam Daniel Ellsberg lors d'un rassemblement en soutien à Bradley Manning, le 1er juin 2013, au Maryland.

L’ex-analyste militaire de la guerre du Vietnam Daniel Ellsberg lors d’un rassemblement en soutien à Bradley Manning, le 1er juin 2013, au Maryland. Photo :  AFP/LEXEY SWALL

Dans son entrevue au média en ligne Salon, Daniel Ellsberg confirme l’obsolescence de la FISA.

« Alors vous avez une cour. Et le président dit : »Bien, ayons notre requête approuvée par la cour. » Oui. Et cette cour, qui se rencontre en secret et entend seulement le point de vue du gouvernement, a rejeté au total six requêtes du gouvernement sur des dizaines de milliers. »— Daniel Ellsberg 

Daniel Ellsberg croit tout de même que l’« alerte » lancée par Edward Snowden en juin 2013 risque d’avoir de nombreux échos. Il qualifie même ses révélations des « plus importantes » depuis les Papiers du Pentagone (Pentagon Papers).

Selon lui, les Papiers du Pentagone n’étaient d’ailleurs que la pointe de l’iceberg. Dans les années 1970, le scandale du Watergate a suivi, puis celui de l’affaire Iran-Contra en 1986.

Le président Barack Obama lors de sa conférence de presse du 9 août 2013.

Le président Barack Obama lors de l’annonce des nouvelles mesures de transparence Photo :  AFP/SAUL LOEB

Mais si la surveillance du citoyen et la culture du secret n’étaient pas à redouter?

Il y a effectivement une logique de défense derrière les arguments visant à protéger les secrets d’État, estime le professeur Pierre Trudel.

Mais à trop vouloir étiqueter les programmes d’« ultrasecrets », l’État court un autre danger qui lui, n’a rien à voir avec la menace terroriste.

« C’est sûr que si les mécanismes mis en place pour surveiller se font cacher des choses, les citoyens n’auront pas confiance, et quand on n’a pas confiance dans un système, c’est extrêmement dangereux et néfaste pour la démocratie », soutient le professeur Trudel.

Il ajoute que le citoyen, s’il est en désaccord avec les pratiques du gouvernement, doit se montrer plus exigeant en matière de transparence.

Au lendemain de l’affaire Snowden, cependant, plus de la moitié de la population américaine appuyait l’argument sécuritaire évoqué par l’administration Obama. Comme l’a révélé un sondage du Washington Post et du Pew Reasearch Center, 56 % des Américains jugent « acceptable » que la NSA recueille des données téléphoniques pour mener des enquêtes sur le terrorisme.

Julian Assange, Bradley Manning et Edward Snowden ont lancé une alerte à la population parce qu’ils estimaient que les actions du gouvernement étaient illégitimes.

Le futur dira si elle a entendu leur message.

  • 5 millions : le nombre d’Américains qui ont l’une des deux cotes de sécurité les plus élevées aux États-Unis
  • 60 milliards : le coût approximatif des programmes de sécurité américains
  • 70 % : le pourcentage du budget de l’intelligence américaine qui va à des contractants privés
  • 56 % : le pourcentage des Américains qui jugent « acceptable » que la NSA recueille des données téléphoniques

http://www.radio-canada.ca

PSYCHOSOMA – Guérir des maladies mentales en soignant l’intestin, ce « deuxième cerveau » ?


Un billet sur la psychologie, mais en parlant des intestins. Curieux ? Peut-être pas. ! Le corps humain est très complexe qu’il serait possible qu’un mauvais fonctionnement de l’intestin puisse avoir des répercussions sur certain comportement traité en psychiatrie
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PSYCHOSOMA – Guérir des maladies mentales en soignant l’intestin, ce « deuxième cerveau » ?

 

 

Des enfants jouent dans une maquette géante d’intestin installée sur une place du centre-ville de Lyon, en 2010. (AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK)

Nul hôpital psychiatrique ni médicament ne parvenaient à guérir Mary de ses troubles obsessionnels compulsifs et de ses troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité – qui se manifestaient par des pensées effrayantes et des comportements répétitifs.

 Jusqu’au jour où, raconte The Verge, un psychiatre de Boston aborda sa maladie sous un angle différent.

Il lui demanda comment allait son intestin, si elle avait des problèmes de digestion, de constipation, de reflux acide… La réponse était oui. Le médecin lui prescrivit des probiotiques, ces« bactéries bénéfiques qui habitent notre intestin ».

L’effet fut probant, tous les symptômes ayant disparu au bout d’un an. Rien d’étonnant pour le psychiatre, le docteur Greenblatt, pour qui

« l’intestin est vraiment notre second cerveau ».

« Il y a plus de neurones dans l’appareil digestif que partout ailleurs, excepté le cerveau », explique-t-il.

Selon une émission de France Inter, il y a en effet 100 à 200 millions de neurones dans le système digestif, qui communique avec l’encéphale grâce au nerf vague.

D’après l’article de The Verge, ce type d’approche, inhabituelle en psychiatrie, est de plus en plus explorée par la science. Certes, on connaît depuis longtemps les liens entre certaines émotions et états mentaux – la peur, l’anxiété ou la dépression par exemple – et l’appétit ou la digestion. Mais les scientifiques n’y voyaient qu’une communication du cerveau vers le ventre.

« Maintenant, une nouvelle compréhension des billions de microbes vivant dans notre intestin révèle que cette communication ressemble plus à une super autoroute à plusieurs voies qu’à une route en sens unique », explique The Verge.

Des découvertes qui invitent à cesser de séparer totalement le cerveau du reste du corps, estime James Greenblatt.

Des études en laboratoire ont ainsi montré que des souris privées de bactéries avaient un comportement plus à risque, et montraient des signes d’une plus grande anxiété ; ou bien qu’en transplantant des bactéries d’un groupe de souris timides à un autre groupe de souris audacieuses, on modifiait significativement leur comportement. Il semblerait que, selon une autre étude sur des humains, même des probiotiques en compléments alimentaires puissent altérer le fonctionnement du cerveau – un résultat à prendre toutefois avec prudence.

Ces études touchent à un « vaste, complexe et mystérieux royaume du corps humain : environ 90 % de nos cellules sont en fait des bactéries, et les gènes des bactéries sont plus nombreux que les gènes humains, dans un rapport de 99 à 1 », affirme le site américain.

Les bactéries commencent à pulluler en nous à partir de l’accouchement et de nos premiers contacts avec le monde. Des recherches montrent que c’est le développement de ce microbiome (milieu où vit la microflore de notre organisme) dans les premières années de la vie qui peut être déterminant pour la santé mentale de l’adulte.

Ce lien étant reconnu, la question de l’action sur ces bactéries pour soigner des troubles mentaux reste ouverte.

« Les scientifiques ne sont pas encore exactement certains de quelles espèces de microbes font partie d’un microbiome sain, ni si certaines souches de bactéries sont absolument vitales pour les fonctions mentales, ou si la clé est un juste équilibre [de ces micro-organismes]« , conclut The Verge.

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UN AN DE PRISON Une femme se retrouve derrière les barreaux pour avoir fait entrer 18 000 reptiles au Canada


Juste un an pour avoir amener autant de reptile, c’est vite passé un an pour avoir profiter de ces animaux pour s’enrichir
Nuage

 

UN AN DE PRISON : Une femme se retrouve derrière les barreaux pour avoir fait entrer 18 000 reptiles au Canada

 

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PHOTO ARCHIVES / AGENCE QMI

SYRACUSE, N.Y. – Une femme de l’État de New York a été condamnée vendredi à une peine de prison d’une année et demie pour avoir fait entrer illégalement plus de 18 000 reptiles au Canada via la réserve indienne d’Akwesasne.

Un tribunal de Syracuse a imposé cette peine à Olivia J. Terrance, qui a 28 ans, à la suite de son plaidoyer de culpabilité enregistré au printemps dernier, rapporte le quotidien Watertown Daily Times.

Terrance faisait venir les reptiles de partout aux États-Unis et les faisait livrer à différentes adresses du côté américain de la réserve mohawk d’Akwesasne (qui se trouve à cheval sur les deux pays). Parmi les reptiles, on comptait des alligators, des iguanes verts, des caméléons et des varans de Timor.

Les animaux étaient acheminés au Canada par l’intermédiaire de bateaux traversant le fleuve Saint-Laurent. Ils étaient ensuite revendus à des collectionneurs et des détaillants. Les autorités estiment que plusieurs centaines de milliers de dollars en reptiles ont fait l’objet de contrebande entre 2009 et 2010.

Le manège a été mis au jour grâce à une opération conjointe des services de la faune et frontaliers canadiens et américains, ainsi que de la GRC et de la police mohawk.

Un homme ontarien, Dennis Day, de Cobden, agissait comme complice et il doit faire face à la justice canadienne qui n’a pas encore statué sur son cas.

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