Prescriptions des pharmaciens: les Québécois paieront-ils de leur poche?


En septembre prochain, les pharmaciens du Québec, pourront prescrire des médicaments pour des causes mineurs et ou un médicament que le patient aurait déjà été diagnostiqué Mais il y a un bémol pour ceux qui ont une assurance privé .. il se peut qu’ils soient dans l’obligation de payer pour une consultation a un pharmacien …
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Prescriptions des pharmaciens: les Québécois paieront-ils de leur poche?

 

Le projet de loi avait été élaboré en... (PHOTO JANICK MAROIS, ARCHIVES LA VOIX DE L'EST)

Le projet de loi avait été élaboré en collaboration avec le Collège des médecins, l’Ordre des pharmaciens et l’Ordre des professions.

PHOTO JANICK MAROIS, ARCHIVES LA VOIX DE L’EST

La Presse Canadienne
Québec

Les Québécois pourraient bientôt devoir payer de leur poche pour consulter un pharmacien.

C’est du moins la menace brandie par les pharmaciens propriétaires, qui craignent voir apparaître une brèche au principe de la gratuité des soins de santé, si Québec ne clarifie pas les règles du jeu d’ici le 3 septembre.

À compter de cette date, les pharmaciens seront autorisés à effectuer certains actes jusqu’ici réservés aux médecins, comme de prescrire des médicaments, ou prolonger et ajuster certaines ordonnances.

Or, la majorité des patients qui vont se rendre à la pharmacie plutôt qu’à la clinique médicale pour demander un conseil sur le médicament à prendre vont devoir payer pour obtenir ce service, à moins que Québec intervienne, selon l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).

Les pharmaciens vont exiger des honoraires allant de 12,50 $ à 30 $ pour chaque consultation effectuée en vertu des nouveaux pouvoirs qui leur ont été dévolus dans la loi 41.

Il reste à savoir qui payera la facture: l’État québécois? Les assureurs privés? Le patient lui-même? Impossible à dire pour l’instant.

«Le ministre (Réjean Hébert) demande de privatiser certains actes médicaux. C’est clairement ça», estime le président de l’AQPP, Jean Thiffault, à propos de la position du ministre de la Santé dans le dossier.

Chose certaine, «quelqu’un doit payer» pour ce service, résume-t-il en entrevue à La Presse Canadienne mardi, en disant s’attendre «à ce que la demande soit très forte» de la part d’une population qui n’en peut plus de passer des heures à patienter à l’urgence ou dans le cabinet d’un médecin.

Beaucoup d’argent est en cause. Si l’État décide que ce service de consultation est assuré par le réseau public, au même titre qu’une consultation médicale, la facture totale expédiée par les pharmaciens va certainement atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars annuellement. L’AQPP a fait des projections de coûts plus précises, mais refuse de les dévoiler.

Selon les pharmaciens, le gouvernement Marois a effectué un «recul» dans ce dossier, changeant de position au fil des mois. Car jusqu’à tout récemment, ils croyaient que Québec avait accepté le principe d’une couverture universelle.

Or, ils disent avoir eu la «surprise royale», fait valoir M. Thiffault, d’apprendre récemment que seulement 40 % des Québécois – ceux qui n’ont pas d’assurance-médicaments privée – auraient accès à des services gratuits en pharmacie.

«Le ministre (Hébert) s’est traîné les pattes dans ce dossier, selon lui. C’est lui qui va porter l’odieux, si cette mesure fonctionne ou pas.»

Le ministre Hébert dit refuser de négocier sur la place publique et ne veut pas commenter l’enjeu des discussions en cours. Il a refusé une demande d’entrevue mardi. Un marathon de négociations a été entrepris lundi et devrait se poursuivre jusqu’à jeudi.

Au cabinet du ministre Hébert, on confirme toutefois que Québec demande aux pharmaciens de négocier avec les assureurs privés pour se faire payer.

Mais à quelques semaines d’avis, l’AQPP estime irréaliste d’entreprendre des négociations avec des compagnies d’assurances, qui elles-mêmes devraient négocier avec les employeurs.

La majorité des Québécois – 60 % – souscrivent à une assurance-médicaments privée. Or, cette assurance vise le médicament comme tel et non la prestation de service du pharmacien.

L’objectif de la loi 41, adoptée à l’unanimité en 2011, consistait à désengorger les cliniques médicales et les salles d’urgence des hôpitaux, en permettant aux pharmaciens de régler des problèmes de santé mineurs (une prescription pour des feux sauvages, allergies saisonnières, infections urinaires, par exemple, ou le renouvellement de prescription d’anovulants), lorsque le patient a déjà obtenu un diagnostic dans le passé.

Les pharmaciens ne pourront en aucun cas poser un diagnostic.

Le projet de loi avait été élaboré en collaboration avec le Collège des médecins, l’Ordre des pharmaciens et l’Ordre des professions.

http://www.lapresse.ca

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