Quand la fourmi joue le parasite, la plante la ramène à l’ordre


Admirable !!! Pas besoin de cerveau pour se défendre. Une plante qui accepte d’avoir des colocataires est capable de se défendre si les fourmis essaient de la dupé
Nuage

 

Quand la fourmi joue le parasite, la plante la ramène à l’ordre

 

Une fourmi découpant un bouton de fleur.

Une fourmi découpant un bouton de fleur. Photo :  Pierre-Jean Malé

Voici une observation qui aurait pu inspirer une fable de La Fontaine. La nature compte de nombreux exemples de cohabitation entre des animaux et des plantes. Dans ces interactions mutualistes, les deux partenaires bénéficient généralement de la présence l’un de l’autre. Jusqu’au moment ou l’un des partenaires tire un peu trop la couverte!

Des biologistes français l’ont constaté en observant les relations entre une fourmi de Guyane (Allomerus decemarticulatus) et une plante de sous-bois (Hirtella physophora) qui vivent en étroite collaboration.

Habituellement, leurs interactions sont bénéfiques pour les deux partenaires, mais elles peuvent devenir une source de conflits.

Le chercheur Pierre-Jean Malé et ses collègues de l’Université Toulouse III- Paul Sabatier ont découvert que la plante Hirtella physophora est capable de sanctionner ses fourmis locataires qui l’empêchent de fleurir.

Leurs travaux montrent pour la première fois que des mécanismes de sanction peuvent intervenir pour favoriser le maintien d’une association mutualiste entre une plante et un insecte, et empêcher celle-ci de dériver vers une exploitation unilatérale.

Explications

Les fourmis habitent dans des poches foliaires de la plante, tandis que cette dernière est protégée par les fourmis contre les insectes phytophages.

Il peut arriver que les fourmis trichent afin de manipuler à leur profit la croissance de la plante. Ainsi, en détruisant des boutons floraux produits par leur plante, elles l’empêchent de produire des fleurs, pourtant nécessaires à sa reproduction. Cette action des fourmis force la plante à produire des feuilles et donc plus de poches foliaires.

Mais attention, la plante n’est pas dupe et réagit à cette tentative d’exploitation. Si trop de boutons sont détruits, les plantes produisent de nouvelles poches foliaires très petites, inutilisables par les fourmis.

« Les plantes à fourmis sont donc capables de sanctionner leurs locataires quand elles deviennent trop virulentes. » — Auteurs

Selon les auteurs de cette recherche, dont les résultats sont publiés dans la revue Evolutionary Biology, ces observations montrent toute l’importance des mécanismes de sanction qui permettent d’empêcher un partenaire mutualiste de devenir parasite.

http://www.radio-canada.ca

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