L’Europe place les éruptions solaires sous haute surveillance


Un projet qui se concrétise et qui prendra quelques années avant d’être complètement fonctionnelle pour essayer de prévoir les éruptions solaires qui avec notre dépendances aux technologies, a la télécommunications …  pourraient faire de gros dégâts et causé une énorme facture
Nuage

 

L’Europe place les éruptions solaires sous haute surveillance

 

Centre névralgique - L'Europe place les éruptions solaires sous haute surveillance

Photo Solar Dynamics Observatory / NASA

BRUXELLES – L’Europe a inauguré mercredi à Bruxelles son premier centre de météorologie spatiale, un centre névralgique chargé de sonner l’alarme pour éviter aux satellites de griller en cas de tempêtes solaires, qui menacent également les astronautes, les avions de ligne et même les réseaux électriques terrestres.

Impossible à prévoir, une éruption solaire hors norme peut survenir n’importe quand, en particulier lors des pics cycliques d’activité du Soleil comme celui que nous connaissons depuis le printemps 2012. Dans le pire des scénarios, un tel phénomène pourrait frapper la Terre en moins d’une journée, nous privant d’internet, de téléphone, d’électricité et de transports aériens.

Les spécialistes prennent en compte ces risques dans la conception des équipements, mais plus tôt l’éruption est détectée, plus les mesures de protection sont efficaces, soulignent les experts de l’Agence spatiale européenne (ESA) qui ont conçu ce centre de veille.

«Un pilote peut toujours poser son avion car il dispose d’alternatives (aux satellites) pour la navigation, mais si la perturbation frappe sans prévenir, au mauvais moment, cela peut être très dangereux», a expliqué Juha-Pekka Luntama, responsable de la météo spatiale à l’ESA.

Une simple anomalie satellitaire peut en effet aboutir à un décalage d’une centaine de mètres dans le positionnement de l’appareil, largement de quoi manquer la piste d’atterrissage.

Si l’atmosphère et la magnétosphère de notre planète protègent les Terriens des particules projetées par le Soleil, il n’en va pas de même dans l’espace, en particulier pour les satellites de haute altitude, comme les satellites de télécommunications géostationnaires (36 000 km) ou de navigation (GPS, Galileo…) qui sont les plus vulnérables.

Le Canada est aussi de la partie

Administré par Ressources Naturelles du Canada et soutenu par l’Agence spatiale canadienne, le Centre canadien de météo spatiale (situé à Ottawa) sert d’antenne à relai des avertissements émis par l’International Space Environment Service. Ce dernier surveille l’activité de notre Soleil, en plus de l’environnement situé entre l’étoile et notre planète ainsi que les conditions sur Terre.

Télégraphistes électrocutés en 1859

Les éruptions de faible intensité n’ont pas d’effet notable, tout au plus de jolies aurores boréales et de légers problèmes de réception radio ou dans les systèmes de navigation des automobiles.

Mais un ouragan solaire, comme celui qui avait bombardé en 1859 le réseau de télégraphie mondiale, électrocutant au passage quelques opérateurs malchanceux et incendiant des bureaux de poste, pourrait avoir un impact désastreux sur nos sociétés de communication.

Une «éjection de masse coronale» projetant des particules (protons, électrons, noyaux d’hélium) à plus de 2000 km par seconde en direction de la Terre pourrait détruire 50 à 100 satellites, soit environ 10% des engins actuellement en orbite, estime l’ESA.

Mais la principale menace venue du Soleil viserait notre réseau électrique.

«Dans le pire des cas, les transformateurs pourraient être endommagés, et leur remplacement prendrait des semaines, voire des mois», selon M. Luntama.

Même si une éruption n’endommageait qu’une petite section du réseau électrique mondial, les secteurs voisins entreraient en surcharge, provoquant des coupures de courant en cascade. Ce fut le cas dans la nuit du 12 au 13 mars 1989, quand une tempête solaire avait entraîné une panne générale d’électricité pendant plus de neuf heures au Québec.

Les astronautes en orbite à bord de la Station spatiale internationale (ISS), et même les aéronefs survolant les régions polaires, moins bien protégées par le champ magnétique de la Terre, seraient également en danger.

En revanche, si l’éruption est détectée à temps, les satellites peuvent être mis en sommeil, la puissance des réseaux électriques abaissée, les avions déroutés ou maintenus au sol… Quant aux occupants de l’ISS, ils trouveraient refuge dans des modules blindés de la station spécialement conçus pour résister aux particules ionisées.

Afin de donner l’alerte le plus vite possible, le centre de coordination de météo spatiale européen s’appuiera sur les observations de dizaines d’universités, d’organismes de recherche et de sociétés privées.

Financé par 14 Etats membres de l’ESA et proposant pour l’instant ses services gratuitement, il sera complètement opérationnel d’ici 2020.

http://fr.canoe.ca

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