7 mythes sur la santé : Le vrai et le faux des prescriptions de nos grands-mères


Le bouillon de poulet pour soulager la grippe, le rhume, le lait pour dormir, du 7 up dégazéifier pour la gastro …  sont-ils vraiment des petites recettes miracles .. ou du moins ils aideraient a réconforté contre nos maux
Nuage

 

7 mythes sur la santé

Le vrai et le faux des prescriptions de nos grands-mères.

1. Boire du bouillon de poulet pour soigner un rhume


Il faut remonter à la Grèce antique, puis au Moyen Âge pour retrouver les premières « prescriptions » de bouillon de poulet pour soigner les rhumes. Et le truc est connu un peu partout sur la planète, même en médecine chinoise.

De nombreuses études ont été effectuées pour comprendre les effets de ce bouillon. Parfois contradictoires, elles n’ont pas permis de percer complètement le mystère. Tout au plus, quelques conclusions communes.

1- Le bouillon ne guérit pas le rhume ou la grippe, mais il peut en atténuer certains symptômes.
2- La chaleur qui se dégage du bouillon de poulet est plus efficace que l’eau chaude pour augmenter la fluidité des sécrétions nasales. En boire permet de dégager les voies respiratoires et d’éviter ou de réduire la congestion.
3- Le bouillon de poulet aurait des vertus anti-inflammatoires. Des chercheurs attribuent ces effets à la teneur élevée en cystéine de la chair de poulet. Cet acide aminé, libéré dans le bouillon pendant la cuisson, aurait des propriétés biochimiques semblables à celles de l’acétylcystéine, parfois prescrite pour les bronchites ou infections respiratoires.
4- Autre conclusion commune : le bouillon de poulet maison est nutritif et réconfortant. Deux propriétés essentielles pour dorloter un enrhumé!

Et les bouillons commerciaux? Les experts ne s’entendent pas sur leurs vertus, mais leur haute teneur en sodium et leur faible apport en protéines les classent derrière le bouillon maison.

2. Manger des carottes, c’est bon pour les yeux


Pour bien fonctionner, l’appareil oculaire a besoin d’une alimentation équilibrée et riche en vitamine A. Cette dernière est nécessaire à la régénération du pourpre rétinien. Celui-ci, secrété par la rétine, stimule les bâtonnets, une des composantes de l’œil nécessaires à la vision nocturne. Sans l’action du pourpre rétinien, notre œil ne pourrait s’habituer à l’obscurité.

Dans l’alimentation, les deux principales sources de vitamine A sont le rétinol contenu dans le foie, les abats ou les jaunes d’œufs et les caroténoïdes, principalement le bêta-carotène que contiennent les fruits et légumes au pigment jaune, orange ou vert vif (patate douce, poivron rouge, épinards, carotte, mangue, pêche, etc.). Une fois absorbé par l’organisme, le bêta-carotène se transforme et produit de la vitamine A. Bien que rare, une carence importante en vitamine A conduit à la perte de vision nocturne, et dans des cas très graves, à la cécité. Voilà pourquoi nos grands-mères disaient que « les carottes donnent de bons yeux ».

Boire de la liqueur dégazéifiée pour se réhydrater en cas de gastro


On ne sait pas d’où vient cette croyance populaire, mais elle a la vie tenace. Pourtant, boire un Seven Up dont on a retiré le gaz pour soulager les symptômes de la diarrhée ou de la gastro n’est pas recommandé. Au contraire, cette boisson, trop sucrée, risque d’entretenir la diarrhée plutôt que de l’arrêter. Pour éviter la déshydratation, il faut boire, et pour que le liquide absorbé ne soit pas rapidement éliminé sous forme d’urine, il doit contenir des électrolytes (ex. : potassium et sodium). Des solutions spéciales sont vendues en pharmacie, mais vous pouvez aussi en concocter une à la maison.

Mélangez 360 ml de jus d’orange non sucré avec 600 ml d’eau et une demi-cuillerée à thé rase de sel. Prenez en petites quantités toutes les 30 minutes

Boire un verre de lait chaud aide à s’endormir


Derrière cette croyance se cache au moins une demi-vérité : le lait contient du tryptophane, un acide aminé provenant des protéines qui, combiné aux glucides que contient également le lait, favoriserait la production de sérotonine et de mélatonine. Ces deux hormones facilitent le sommeil.

Deux chercheurs de l’Université de Toronto, Chapman et Greenwood, ont d’ailleurs démontré l’action sédative du tryptophane, qu’on retrouve aussi dans les graines de courge. Celui-ci est d’ailleurs vendu sous ordonnance pour les troubles du sommeil.

Théoriquement, le fameux verre de lait favoriserait donc le sommeil, mais en pratique, c’est une autre histoire.

 « Pris seul, le verre de lait ne contient pas assez de tryptophane pour faciliter le sommeil et contient d’autres nutriments qui nuisent à cet effet », soutient Louise Thibault, Ph. D. à l’Université McGill et auteure de Nourrir son cerveau. Manger intelligemment (Éditions de l’Homme, 2004).

Le site Le savoir laitier rapporte que selon certains, le lait doit être combiné à un aliment riche en glucides pour obtenir un effet sédatif.

Enfin, aucune donnée scientifique ne vient appuyer le fait que le lait doive être bu chaud. Tout au plus, le fait qu’il soit chaud lui ajoute une note réconfortante, et tant mieux si cela vous aide à dormir…

Regarder la télé de trop près abîme les yeux


Lorsque vous regardez de près, le cristallin de votre œil se bombe pour permettre une meilleure focalisation. En regardant la télévision à quelques pouces de l’écran seulement ou en tenant votre livre trop rapproché pour lire, vous demandez un effort constant à votre cristallin. Bien qu’aucune preuve n’ait été établie en ce sens, certains experts soutiennent que le cristallin pourrait, à long terme, éprouver des difficultés à reprendre sa forme aplatie lorsque l’œil doit regarder de loin.

La prudence étant mère de sagesse,

l’Association des optométristes du Québec (AOQ) recommande sur sonsite Web de « regarder la télévision dans une position assise à une distance d’au moins deux mètres du téléviseur ».

Pour l’écran de l’ordinateur, l’AOQ recommande la même distance minimale que pour la lecture, soit la longueur de l’avant-bras.

Boire du vin rouge, c’est bon pour le cœur


Voilà une idée plutôt alléchante! Et contrairement à la croyance, le vin blanc aurait aussi des vertus protectrices.

Selon les experts d’Extenso, deux substances sont souvent pointées du doigt par les chercheurs pour expliquer l’effet bénéfique du vin : l’alcool comme tel et les substances antioxydantes appelées polyphénols, dont les propriétés anti-inflammatoires diminueraient les risques de maladies cardio-vasculaires. Le polyphénol du vin rouge est le resvératrol, et dans le cas du vin blanc, il s’agit du tyrosol et de l’hydroxytyrosol.

Consommer du vin à raison de 2 verres par jour (maximum 10/semaine pour les femmes) pourrait donc avoir un certain effet protecteur. Mais au-delà de cette limite, l’alcool, même s’il s’agit de vin, peut être un facteur de risque de problèmes cardiaques; il est déconseillé aux personnes diabétiques, à celles qui ont un taux élevé de triglycérides dans le sang et à celles qui ont un surplus de poids.

Sans compter que l’alcool affecte la paroi des artères, qu’elle rend plus perméable au cholestérol.

Autre point important : les études qui ont démontré l’effet protecteur du vin ont été réalisées dans des régions où les gens mangent également plus de fruits, de légumes et de poisson. Bref, la santé du cœur ne tient pas dans une seule coupe de vin, si bon soit-il.

Prendre de la vitamine C pour prévenir ou casser la grippe


Voilà un mythe presque aussi résistant que les virus de la grippe ou du rhume eux-mêmes. Les experts d’Extenso, le Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal, rapportent qu’une récente analyse des résultats de 29 études effectuées sur plus de 11 000 participants a révélé qu’il n’y a pas moins d’épisodes de rhume chez les gens consommant des suppléments de vitamine C. L’analyse a également confirmé qu’on ne peut pas « casser » une grippe ou un rhume, déjà amorcé, avec de tels suppléments, et aucune étude n’a démontré que les symptômes peuvent être atténués avec de la vitamine C.

La même analyse démontre tout de même que le nombre de jours de symptômes serait inférieur de 8 % chez l’adulte et de 13,6 % chez l’enfant qui consomme des doses de 1 g par jour… l’année durant!

Une surconsommation inutile, si on considère que pour un adulte, on comptera 11 jours de symptômes plutôt que 12 par an!

Selon Santé Canada, l’apport quotidien recommandé (AQR) en vitamine C est de 60 mg, ce qu’une orange ou un pamplemousse par jour suffit à combler. Il faut aussi savoir que l’organisme n’emmagasine pas les surplus de vitamine. Au-delà d’un certain seuil, ils sont éliminés dans l’urine. Par contre, les mégadoses peuvent provoquer chez certaines personnes des diarrhées et des maux de ventre. Mettez plutôt des fruits à haute teneur en vitamine C à votre menu, et ce, à l’année

http://fr.chatelaine.com

4 réponses à “7 mythes sur la santé : Le vrai et le faux des prescriptions de nos grands-mères

  1. Très intéressant ! Je retrouve quelques trucs de ma grand mère …Il faut avouer que beaucoup de ces mythes ont la vie dure ….Il en arrive toujours de nouveaux ..Ainsi,on dit que le coca est bon en cas de troubles intestinaux ….5moi,j’en bois parfois quand j’ai trop fumé ,j’ai l’impression que çà « décape  » ma bouche « pâteuse » au réveil …..

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