Le saviez-vous ►Indiens Jivaros : Des réducteurs de têtes


Une pratique, des rituels, qui ont perduré depuis des lustres .. qui peut-être encore aujourd’hui la réduction des têtes est pratiquée .. Des croyances, mélée au prestiges, ces têtes ont marqué l’histoire de ces peuples de Jivaros
Nuage

 

Indiens Jivaros : Des réducteurs de têtes

 

Tete réduite Jivaros d'un singe

La réduction de tête a été aussi appliquée aux animaux comme ce singe. © dinosoria.com

 

Popularisés par la littérature d’exploration et les films d’aventure, en raison de leur technique de réduction des têtes, les Indiens Jivaros font encore partie aujourd’hui des peuplades les plus primitives d’Amérique du Sud.

C’est d’ailleurs certainement la peur qu’ils ont toujours inspirée à leurs ennemis qui leur a permis de survivre à l’invasion des Européens.

Si la sinistre réputation des Jivaros a été connue après l’annexion de l’Amérique du Sud par les Blancs, elle était déjà célèbre bien avant. Les Incas, eux-mêmes, les craignaient.

Vers 1450, les soldats de Tupac Yupanqui éprouvaient déjà une réelle répulsion vis-à-vis de ces Indiens. Ils étaient réputés pour être de féroces combattants, mais surtout, les Incas savaient qu’ils ne faisaient aucun prisonnier.

Ceux qui étaient pris étaient décapités. Leurs têtes étaient alors réduites pour devenir moins grosses qu’un poing.

Après de sanglants affrontements, les Incas finirent par remporter la victoire. Cependant, ils ne purent soumettre totalement les Jivaros. Les rescapés se réfugièrent dans la forêt immense et impraticable d’Amérique du Sud.

Les Jivaros font partie d’un petit groupe linguistique isolé. Ils vivent de la chasse, de la pêche et de la cueillette.

L’unité sociale des Jivaros est la famille. Cette notion est prise dans le sens large du terme c’est-à-dire que chaque famille composée de plusieurs générations vit regroupée dans une grande maison. Cette maison est divisée en deux parties, l’une pour les hommes et l’autre pour les femmes.

Chaque habitation fait partie d’un groupe de maisons dont la cohésion repose sur les liens familiaux.

Les Jivaros aujourd’hui. © P. Ramirez

Les Jivaros sont aussi des guerriers. Leur société est égalitaire et ils ne se dotent d’un chef qu’en cas de conflit. Mais, ces conflits sont nombreux. Les Jivaros ont pour ennemi héréditaire les Achuaras, une tribu voisine.

Quand les Achuaras ne suffisent plus à assouvir les instincts sanguinaires de la communauté, les Jivaros s’entre-tuent entre eux sous divers prétextes. La vraie raison est le prestige guerrier.

Les Tsantsas
Le plus grand guerrier est celui qui tue le plus d’ennemis
. De chacune de ses victoires, il conserve un petit souvenir : une tête décapitée puis réduite.

Cette tradition a surtout pour objectif que l’esprit du mort, le muisak, ne revienne pas se venger.

Pour éviter cette vengeance d’outre-tombe, le guerrier accomplit un rituel complexe destiné à emprisonner l’âme du mort dans sa propre tête, soigneusement réduite, et appelée tsantsa.

La réduction des têtes
La préparation de la tête dure plusieurs jours ; opérations pratiques alternent avec cérémonies magiques.


Pour éviter tout risque de décomposition, la réduction commence dès le retour vers le village. Les paupières sont cousues pour que le mort ne puisse voir ce qui l’entoure. La peau racornie est peinte en noir afin que l’esprit du défunt soit plongé dans l’obscurité pour l’éternité.

Tête réduite Jivaros exposée dans un Musée du Pérou. © dinosoria.com

Les os du crâne, préalablement enlevés, les yeux et les dents sont jetés en offrandes aux anacondas.

Une fois ce rituel achevé, un trou est percé au sommet de la tête réduite et un lien y est passé. Le tsantsa est alors enveloppé dans une toile puis déposé dans une jarre de terre conservée par le guerrier.

Il ne ressort les têtes de ses ennemis que pour les porter autour du cou lors des fêtes.

Les Jivaros aujourd’hui

À partir du 19e siècle, les Jivaros ont commencé à échanger les têtes réduites contre divers objets et armes. Les trafiquants ont revendu les têtes en Europe. Ce sont toujours des curiosités très recherchées par les collectionneurs et les musées.
Un trafic de faux tsantsas est d’ailleurs très florissant.

Aujourd’hui, les Jivaros, jamais réellement pacifiées par les Blancs, vivent toujours dans la forêt. Ce groupe amérindien est présent dans les forêts tropicales de la haute Amazone ; en Équateur et au Pérou. La population est estimée à environ 5000 individus.

Ils se font la guerre épisodiquement. Il arrive, dit-on, que certains muisaks soient encore réduits à l’obscurité éternelle.

Cette pratique semble toujours perdurer, bien que beaucoup plus rarement, malgré la sévérité des lois équatoriennes et péruviennes.

V.Battaglia (11.2005)

http://www.dinosoria.com

 

12 réponses à “Le saviez-vous ►Indiens Jivaros : Des réducteurs de têtes

      • Non,j’en conviens,ce n’est pas très joli ….En fait,je voulais « donner ma carcasse  » à la science….dans ce cas,les étudiants en chirurgie en ont l’utilité ;mais il semble qu’ils aient déjà beaucoup de « matériel » ….Finalement,je laisserais le choix à Emmanuel ….avec comme dernière consigne :Le moins couteux possible…..

            • Comment se faire incinérer ?

              Il faut obtenir le permis d’incinération (ou crémation) pour le défunt. Le maire délivre cette autorisation lorsque le défunt a exprimé sa volonté par écrit ou à la demande de toute personne qui a autorité pour s’occuper des funérailles. Cette autorisation s’obtient au moment de l’établissement de l’acte de décès.

              Il faut également produire un certificat médical attestant que le décès ne soulève aucune question médico-légale. A défaut, il faut obtenir l’autorisation du procureur de la République (qui peut la donner moyennant une autopsie au préalable).

              Toutes les villes ne possèdent pas de crématorium mais il est toujours possible de faire transporter le corps du défunt (délai maximum 6 jours après le décès) afin de le faire incinérer.

              Après la crémation, les cendres sont recueillies dans une urne. Le défunt peut avoir fait part de sa volonté concernant ses cendres. Sinon, la famille peut :

              conserver les cendres ;
              les répandre dans la nature (sauf sur les voies publiques), ou à l’intérieur du cimetière (pelouse appelée « jardin du souvenir ») ;
              les déposer dans un columbarium ou dans une sépulture de famille.

  1. Même si cette pratique parait terrorisante, elle n’est rien comparée à l’horreur pratiqué quotidiennement par le civilisé. Les Jivaros comme toutes les autres ethnies amérindiennes n’ont fait que décroitre jusqu’à la disparition totale de certaines d’entre elles pour céder la place à ceux qui encore aujourd’hui imposent leur soit disant supériorité.

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