Comment les plantes restent-elles debout ?


Nous savons que les plantes sont attirés par la lumière du soleil, mais comment peuvent-elle pousser droit malgré leur poids ? Comment vont t’elle pour se redresser ? Est-ce juste la lumière, la gravité ou il y aura pas quelque chose d’autre ?
Nuage

 

Comment les plantes restent-elles debout ?

 

Redressement d'un plan d'<i>Arabidopsis</i> qui avait été mis à l'horizontale.
Redressement d’un plan d’Arabidopsis qui avait été mis à l’horizontale. Crédits photo : Inra /R. Bastien; S. Douady; B. Moulia

Une équipe de recherche française a découvert que les plantes avaient la capacité de sentir leur forme et leur courbure et de les rectifier.

Pourquoi nos sapins de Noël sont-ils droits? Et d’une façon plus générale, pourquoi les arbres des forêts sont-ils si élancés ou pourquoi les blés ne finissent-ils pas par s’affaisser sous le poids de leurs épis (sans intervention extérieure comme le vent ou la pluie)?

C’est qu’à chaque instant, les plantes effectuent des mouvements, lents et donc imperceptibles à nos yeux, qui leur permettent de se maintenir debout avec rectitude. Pour la première fois, des chercheurs de l’INRA et du CNRS ont montré que le port dressé ne résulte pas de la seule perception de la gravité et que les plantes doivent aussi pouvoir percevoir leur propre forme et ses courbures afin de pouvoir les rectifier (travaux publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences le 4 décembre).

«C’est la première fois que le contrôle postural des plantes est mis en équations et que ce modèle est validé sur 11 espèces de plantes à fleurs, allant de la germination du blé à des arbres comme les peupliers, explique Bruno Moulia, l’un des auteurs de l’étude. Et surtout, nous avons montré que les plantes ont un sens proprioceptif qui leur permet de sentir si elle sont droite ou courbées. Si nous pouvions voir les mouvements des plantes, nous les verrions en permanence maintenir leur équilibre et leur posture.»

On a longtemps considéré que les plantes, dans leur mouvement de redressement, d’orientation et de croissance n’étaient sensibles qu’à la gravité terrestre (le gravitropisme). C’est effectivement pour cela que les germinations sortent de terre et que les plantes poussent vers le haut. Mais pour qu’une tige dont la base a été inclinée puisse se redresser, il faut qu’elle ait d’autres «armes». Cette sensori-motricité des plantes est un peu comme notre oreille interne qui nous donne le sens de l’équilibre. Et tout comme chez les humains, ce sens peut être perturbé chez les plantes, par des mutations génétiques ou des drogues: elles «titubent» alors et finissent par tomber.

Le comportement des racines en apesanteur

Les perspectives ouvertes par ces travaux sont nombreuses. Tout d’abord en terme d’amélioration génétique des espèces entre elles et au sein d’une même espèce. Certaines lignées sont plus «fortes» que d’autres. Les perspectives d’amélioration des performances des plantes sont ainsi réelles, par exemple pour avoir des arbres aux troncs encore plus droit, un bois de meilleure qualité ou des champs de céréales plus résistants au conditions météorologiques ou aux changements climatiques qui s’annoncent. Mais ce n’est pas la seule perspective qui s’ouvre.

«L’originalité de notre laboratoire est d’associer des biologistes et des physiciens, note Bruno Moulia. Nous faisons donc de la biomécanique. On pourra ainsi peut-être intégrer ces résultats dans le domaine de la robotique et dans l’ingénierie bio-mimétique».

Mais ce qui tient avant tout à cœur à Bruno Moulia, c’est que nous découvrions l’«intelligence» des plantes et tout ce qu’elles peuvent avoir en commun avec les autres êtres vivants.

Une autre étude, qui vient d’être publiée dans BMC Plant Biology, devrait intéresser tous les chercheurs du domaine. Il s’agit d’observations menées à bord de la station spatiale internationale (ISS). Comment des plantes croissent-elles en l’absence de gravité? Et bien, elles poussent, pratiquement comme il faut… Il y a donc bien d’autres facteurs que la gravité pour expliquer et comprendre cette pousse. Les chercheurs américains auteurs de l’étude se sont surtout intéressés au développement du système racinaire des plantes embarquées en apesanteur. Et ont constaté entre autres, le rôle important de la lumière. Mais l’«intelligence» des plantes leur a permis de s’adapter à ce nouvel environnement spatial.

http://www.lefigaro.fr

Des aliments jusqu’à 3,5% plus chers en 2013


Pour les petits budgets il faudra apprendre a faire plus avec moins …  Un peu décourageant pour ceux a faible revenu, ou qui ont plusieurs bouches a nourrir
Nuage

 

Des aliments jusqu’à 3,5% plus chers en 2013

 

C'est surtout le prix de la viande -... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

C’est surtout le prix de la viande – en croissance de 6,5% à 8,5% – qui fera grimacer aux caisses des supermarchés l’an prochain.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

MARIE ALLARD
La Presse

Après un répit cette année, les consommateurs vont payer leurs aliments jusqu’à 3,5% plus cher en 2013, selon les prévisions de l’Université de Guelph.

«Il s’agit d’une hausse significative», indique Sylvain Charlebois, coauteur de l’Index des prix alimentaires à la consommation 2013, obtenu par La Presse.

C’est surtout le prix de la viande – en croissance de 6,5% à 8,5% – qui fera grimacer aux caisses des supermarchés l’an prochain.

«Les hausses de prix les plus accentuées seront celles du boeuf et du porc, en raison des contrecoups de la sécheresse de l’été dernier», explique M. Charlebois.

Incapables de nourrir leurs bêtes, bien des éleveurs ont liquidé leur cheptel.

«Les stocks sont bas, si bien que les prix risquent d’augmenter à la veille de la saison des grillades», prédit l’économiste.

Grâce à notre dollar fort, les aliments importés – notamment des États-Unis – resteront abordables. Surtout si nos voisins du Sud n’arrivent pas à éviter le «précipice fiscal», nom donné à une série de hausses d’impôts et de réductions de dépenses qui seront appliquées en 2013, faute d’accord sur le budget: leur dollar faiblira davantage.

Le prix du pain, des pâtes et des pâtisseries montera de 2,5% à 4,5%, après des hausses substantielles ces dernières années.

«Les distributeurs vont y aller mollo, parce que les consommateurs ne peuvent pas payer encore beaucoup plus pour ces catégories d’aliments», note M. Charlebois.

Quant au café – la denrée la plus transigée au monde après le pétrole -, son prix est en baisse de 40% depuis l’an dernier.

«Il serait surprenant de voir les chaînes de restauration augmenter le prix d’une tasse de café», y précise-t-on.

Vers une guerre de prix

De façon générale, une guerre de prix est «fort probable» en alimentation au Canada dans les prochaines années.

«Le marché québécois n’a jamais été exposé à autant de pression que ce qu’il vivra en 2013, année charnière pour la distribution alimentaire», observe M. Charlebois.

Au cours de l’année, la chaîne américaine Target va ouvrir 25 magasins qui seront fournis en denrées par IGA/Sobeys. Walmart comptera quant à elle 64 succursales au Québec à la fin du mois de janvier, dont 15 Supercentres avec épicerie.

«Ça va faire mal, commente l’expert. Les autres distributeurs vont tenter de garder leurs parts de marché, dont Metro, la seule bannière québécoise qui reste.» Tant les porte-parole de Metro que de Provigo-Loblaw ont refusé de commenter la situation.

Réduire sa facture de 10% en gaspillant moins

Au pays, les prix des aliments n’ont grimpé que de 1,2% entre les mois d’octobre 2011 et 2012, selon Statistique Canada.

Dans le monde, ces prix ont chuté de 8% au cours des 10 premiers mois de l’année 2012, par rapport à la même période l’année dernière. Une meilleure coordination internationale et plus de transparence du marché (grâce au système d’information sur les marchés agricoles du G20) ont «permis d’éviter la panique et empêché la pire sécheresse depuis des décennies de se transformer en crise des prix alimentaires», a indiqué José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, dans un communiqué.

Pour contourner la hausse de prix prévue en 2013, M. Charlebois conseille de mieux gérer les achats alimentaires.

«Si les consommateurs limitaient le gaspillage, ils pourraient réduire leur facture d’épicerie de 10%», calcule-t-il.

Hausses prévues des prix des aliments en 2013

Fruits et légumes : + 1 % à 3 %

Restauration : + 1 % à 3 %

Pains, pâtisseries, pâtes : + 2,5 % à 4,5 %

Viande : + 6,5 % à 8,5 %

Toutes catégories confondues : + 1,5 % à 3,5 %

Source : Index des prix alimentaires à la consommation 2013, Université de Guelph.

http://www.lapresse.ca