Ouragan Sandy : le New Jersey et le Delaware inondés


C’est difficile de partir et de tout laissé derrière nous sans savoir dans quel état seront les demeures … Plusieurs vont braver les éléments pour sauver ce qui leur appartient mais, il faut bien se rendre compte que devant les forces de la nature … nous n’y pouvons presque rien Alors est ce que cela vaut la peine de risquer peut-être sa vie pour des biens matériels

Chez nous, un transformateur a sauté, il n,y a plus d’électricité dans les rues, et une baisse de luminosité dans les maisons Mon portable est donc sur sa batterie .. ce qui fait que je quitterais plus tôt
Nuage

 

Ouragan Sandy : le New Jersey et le Delaware inondés

 

DAPHNÉ CAMERON
La Presse

(New Jersey) L’ouragan Sandy a beau être encore en mer, il commence déjà à faire des ravages sur la côte est américaine. Les habitants du New Jersey et du Delaware luttent contre des inondations qui s’aggravent d’heure en heure.

C’était le branle-bas de combat ce midi à la caserne de pompiers d’Egg Harbour, à environ 5 km à l’intérieur des terres du fameux boardwalk d’Atlantic City, où se dirige l’oeil de la supertempête. Autour d’une table, le maire de la ville, le chef des pompiers et le chef de police mettaient la dernière main au plan d’évacuation de la ville. Dehors, alors que la pluie ne cessait de tomber, environ 100 secouristes patrouillaient dans les rues de la ville, à pied ou en bateau, certains tronçons de rue étant couverts de près de 1 m d’eau.

De retour de sa ronde de porte-à-porte, Fred Spano, un grand policier costaud, entre dans la pièce, l’air découragé.

«Au moins 75% des gens ne veulent pas partir de chez eux, a-t-il laissé tombé dans un soupir. Ils sont tellement habitués à ce que les médias annoncent la tempête du siècle et à ce que ça se dégonfle par la suite qu’ils pensent qu’il va arriver la même chose avec Sandy

«C’est l’enfer!», lui répond Danz Williams, le chef des pompiers du West Atlantic City Fire, qui coordonne les opérations de sauvetage dans le secteur. «Ça fait deux jours qu’on fait du porte-à-porte pour demander aux gens de partir. On va les chercher en bateau jusqu’à leur porte et ils ne veulent pas partir.»

Après 16h, explique-t-il, walkie-talkie à la main, les citoyens qui refusent de partir seront laissés à eux-mêmes.

«Mes gars ont des femmes et des enfants qui les attendent à la maison. Je ne risquerai pas leur vie en les envoyant sur la route avec des vents de 110 km\h», tranche-t-il.

Pat et Patty, un couple dans la cinquantaine, ont reçu la visite des policiers d’Egg Harbour, mais ils ont décidé de braver les avis d’évacuation et de rester chez eux. Ce matin, l’eau dans les rues de leur quartier, qui donne sur une baie, allait de la cheville à la taille.

«On veut pouvoir sauver ce qu’on peut, a expliqué Pat en marchant dans son garage inondé. On préfère protéger notre maison plutôt que de partir sans savoir quand on pourra revenir.»

Mike Bertino et Linda Franscesco, dont la maison donne également sur la baie, avaient le même plan au départ. Mais la force des vents de la tempête qui s’avance vers eux était en train de les faire changer d’idée en milieu d’après-midi.

«Mon père a construit cette maison en 1951 et elle n’a jamais subi d’inondations, mais je pense que, cette fois, ça va arriver, a raconté Mme Franscesco. C’est fou, j’ai vécu toute ma vie ici et je n’ai jamais vu de tempête aussi violente. Et Sandy est encore à des centaines de kilomètres. On est pris de court, on ne pensait jamais que ça ressemblerait à ça.»

Les rues du New Jersey sont une succession de bâtiments placardés. Les écoles et pratiquement tous les commerces sont fermés. Peu de gens s’aventurent à l’extérieur,c e qui donne aux municipalités des allures de villes abandonnées. Les véhicules d’urgence sont plus nombreux sur les routes que les voitures. Plusieurs autoroutes sont fermées, dont celle qui mène à Atlantic City. Des camions de la voirie sont stationnés à toutes les sorties pour empêcher les gens de circuler.

Une dizaine d’États américains, du Connecticut à la Caroline du Sud, ont décrété l’état d’urgence dans en prévision de la tempête qui devrait frapper cette nuit. Les dernières prévisions météo indiquent que l’oeil de l’ouragan entrera par la côte, un peu au nord de Cape May, puis passera quelque part près de la frontière qui sépare le Delaware du New Jersey avant de remonter vers la Pennsylvanie. Partout sur la côte, le scénario d’Egg Harbour se répète. Des dizaines de milliers de personnes sont maintenant plongées dans le noir.

Hier, toutes les îles comprises entre Sandy Beach et Cape May, soit une zone de près de 200 km, ont fait l’objet d’évacuations obligatoires. Les autorités policières ne peuvent plus répondre aux appels des citoyens dans les zones sinistrées où les gens ont décidé de rester. Lorsque La Presse a quitté l’île de Long Beach, hier soir vers 17h, plusieurs rues étaient déjà inondées. Les autorités affirment maintenant que les îles sont complètement isolées du reste du monde, les ponts d’accès étant submergés.

http://www.lapresse.ca

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