Etre optimiste


Voila une belle définition d’une personne optimiste, cela ne veut pas dire qu’il n’arrive pas des moments ou les choses ne tournent comme on veut, mais en générale, c’est l’attitude que nous avons envers les événements, les personnes .. la vie
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Etre optimiste

 

 

« Etre optimiste, c’est tout d’abord présenter un mode particulier de fonctionnement psychologique.

Les hommes et les femmes qui se définissent comme optimistes perçoivent le monde d’une certaine façon, insistant sur certains points (les plus positifs) et négligeant, voire « zappant » purement et simplement, tous les autres (en particulier les plus négatifs).

L’optimisme est donc un trait de caractère, un trait de personnalité, voire un état de conscience qui nous conduit à envisager l’avenir comme une réalité globalement désirable, quelles que soient par ailleurs les difficultés que nous serons conduits à rencontrer.

Mais l’optimiste n’est pas uniquement une façon de voir le monde. C’est aussi et surtout une façon d’agir sur le monde, d’interagir avec le monde ou, comme disent les philosophes, d’être-au-monde.

L’optimisme est de ce point de vue un authentique art de vivre, c’est-à-dire une attitude globale face à soi-même, aux autres et à la vie, attitude fondamentalement créatrice d’énergie positive et de mouvement vers le meilleur, pour ne pas dire vers le bonheur. L’optimisme est donc avant tout une attitude. »

Dans « Eloge de l’optimisme, quand les enthousiastes font bouger le monde »
Philippe Gabilliet
Ed Saint-Simon

Le saviez-vous ► 6 additifs alimentaires dégoûtants que vous mangez sans le savoir


Savons-nous vraiment ce que nous mangeons ? Même si c’est inscrit dans la  listes des ingrédients d’un produit, il n’est pas certains que nous ne savons même pas l’origine … quoiqu’il en soit, certains additifs sont vraiment inquiétant .. juste a penser a la glande de la région anale du castor Alors qu’on accuse certains pays de prendre des ailerons de requin ou défense d’animaux .. sommes nous guère mieux ?
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6 ADDITIFS ALIMENTAIRES DÉGOÛTANTS QUE VOUS MANGEZ SANS LE SAVOIR

 

La glu rose, un additif que l’on retrouve dans la viande hachée, n’est que la pointe de l’iceberg : voici 6 autres additifs qui pourraient bien se retrouver dans votre assiette.

Par Beth Dreher

 

1. Ammoniac

Crédit photo: IStockphoto/Elena Elisseeva

Vous avez entendu parler de la controversée pink slime ou « glu rose », un agent de remplissage du bœuf haché, traité à l’ammoniac. On l’a servi dans les cafétérias scolaires et en restauration rapide depuis. Le retour de bâton contre la « glu rose » (également connue sous le nom de lean finely textured beef(LFTB) et boneless lean beef trimmings (BLBT), plus tôt cette année, a conduit à des mises à pied chez Beef Products, un des plus importants fabricants de ce produit et à des annonces par de nombreuses commissions scolaires américaines qui ont banni le LFTB de leurs cafétérias.

Peu importe la supposée innocuité de l’ammoniac dans le bœuf, vous n’avez probablement pas envie d’ingérer un produit corrosif utilisé pour nettoyer les planchers. On retrouve de l’ammoniac en quantités infimes dans le beurre d’arachide, les croustilles et d’autres aliments.

À la vérité, plusieurs aliments transformés contiennent toutes sortes d’ingrédients incongrus, mais jugés sûrs par la Food and Drug Administration (FDA) et le United States Department of Agriculture (USDA.) En voici un aperçu.

2. Glandes de castor

Crédit photo: IStockphoto/ Thinkstock

Vous trouverez du castoréum, une sécrétion huileuse odorante obtenue par broyage d’une glande de la région anale du castor, utilisée comme arôme de fraise, de framboise ou de vanille dans certains bonbons, la gomme, la gélatine et le pouding.

3. Poils de porc, poils humains et plumes de canard

Crédit photo: Hemera/Thinkstock

Quand vous lisez cystéine sur l’étiquette des ingrédients du pain ou des bagels, sachez que c’est un acide aminé obtenu à partir de poils ou de plumes.

4. Virus en vaporisation

Crédit photo: IStockphoto/Thinkstock

Pour lutter contre la listériose, la FDA permet aux producteurs d’aliments de pulvériser les charcuteries avec les mêmes bactériophages utilisés dans les hôpitaux pour tuer les germes pathogènes.

5. Parties d’insectes

Crédit photo: IStockphoto/Thinkstock

La femelle du dendroctone nous donne une laque (shellac, en anglais), aussi appelée « glaçage du confiseur ». Elle est utilisée pour rendre les bonbons et les fruits (et les meubles) brillants. Le pigment rouge carmin, couramment utilisé comme colorant alimentaire dans les jus de fruits et les bonbons, est fabriqué à partir de carapaces de cochenilles.

6. Pâte de bois

Crédit photo: IStockphoto/Thinkstock

De minuscules fragments de fibres végétales et de bois, la cellulose en poudre, sont utilisés pour faire en sorte que certains types de crème glacée, faibles en gras, semblent plus crémeux. La cellulose est également utilisée pour éviter que le fromage râpé ne s’agglutine.

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Poésie du ciel


La nuit a toujours fait rêver les poètes, les rêveurs et les chasseurs d’étoiles
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Poésie du ciel

 

par Masahiro Miyasaka

 

masahiro miyasaka, entre ciel et terre

Le photographe japonais Masahiro Miyasaka s’amuse à placer sur la même photo des plantes ou animaux en gros plan et un ciel étoilé, et le résultat est particulièrement spectaculaire ! Ici, une feuille d’érable pleine de givre brille du même éclat que la constellation d’Orion, les Pléiades ou Sirius. © Masahiro Miyasaka

Une galaxie en fleurs

© Masahiro Miyasaka

La Voie Lactée au-dessus du Japon

© Masahiro Miyasaka

Chute d’étoiles

© Masahiro Miyasaka

Cosmos sur fond de cosmos

© Masahiro Miyasaka

Lucioles et étoiles

© Masahiro Miyasaka

Train de nuit dans la Voie Lactée 

© Masahiro Miyasaka

La rainette et la galaxie

© Masahiro Miyasaka

Le bernard-l’hermite et la Voie Lactée

© Masahiro Miyasaka

Les trois mondes

© Masahiro Miyasaka

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Dites adieu aux pellicules


Ah les pellicules ! Ces petits flocons qui se déposent sur les vêtements gênent ceux qui en souffre .. Le saviez-vous qu’il existe deux sortes de pellicules .. un est facilement traitable avec un shampoing mais l’autre demande un peu plus d’attention
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Dites adieu aux pellicules

 

pellicules

© Istockphoto.com

Par Katia Mayrand, journaliste , Montréal, Canada

 

Les pellicules affectent jusqu’à 40 % des adultes. Indésirables, n’ayant d’autre utilité que nous causer des tracas, ces «flocons blancs» qui tombent en neige sur nos épaules peuvent heureusement être traités.

Bien qu’elles soient sans danger, les pellicules dérangent.

«Les pellicules apparaissent lorsqu’il y a une desquamation excessive de la peau du cuir chevelu», note Dr Jean-François Tremblay, dermatologue.

Il se forme alors de petits morceaux de peau morte -aussi appelés squames-, qui parsèment les cheveux et tombent lors du brossage ou lorsqu’on bouge la tête. C’est ce qu’on appelle les pellicules.

«Près d’une personne sur deux en sera atteinte à un moment de sa vie. C’est encore plus répandu chez les hommes de 18 à 40 ans», ajoute Dr Jean-Marc Bouzeran, co-auteur du site Medicalorama.com.

Deux types

Il existe deux types de pellicules: les pellicules sèches et les pellicules grasses.

Pellicules sèches: elles sont petites et blanches et n’adhèrent pas au cuir chevelu.  Elles tombent habituellement lors du coiffage des cheveux.  Elles peuvent provoquer des démangeaisons lorsqu’elles sont composées de micro-parasites.

Pellicules grasses: elles sont beaucoup plus grosses que les pellicules sèches puisqu’elles s’agglomèrent entre elles par le sébum. Elles sont plus épaisses et adhèrent au cuir chevelu. Elles peuvent provoquer des rougeur set de vives démangeaisons et, à la longue, entraîner la perte de cheveux.

Causes

On ne connaît pas exactement les causes de la présence de pellicules chez une personne. L’hérédité pourrait être à l’origine d’un cuir chevelu squameux. On sait aussi que le temps froid ou une atmosphère sèche et chaude aggravent le problème.

«Une pathologie peut également être à l’origine des pellicules, par exemple des allergies, du psoriasis ou des champignons pathogènes (dermite séborrhéique, teigne, etc.).  En cas de rougeurs ou de démangeaisons du cuir chevelu accompagnées de grandes squames épaisses, mieux vaut se faire examiner par un médecin», conseille Dr Jean-Marc Bouzeran.

S’en débarrasser

Affection souvent chronique, les pellicules peuvent heureusement être traitées.

«Pour les pellicules sèches, je recommande l’utilisation d’un shampoing antipelliculaire, de deux à trois fois par semaine, en alternance avec un shampoing doux», explique Dr Bouzeran.

 Les  shampoings antipelliculaires les plus efficaces contiennent des ingrédients tels que le pyrithione de zinc, la piroctone, le climbazole, l’acide salicylique et le sulfide de sélénium, qui sont de puissants antifongiques.

Pour les pellicules grasses, le docteur Bouzeran recommande l’utilisation des mêmes shampoings, en plus d’un médicament antifongique local. Le médecin peut alors prescrire une lotion aux corticostéroïdes, qu’on applique sur le cuir chevelu.

Quel que soit le type de pellicules, un lavage fréquent des cheveux aide à limiter les pellicules en diminuant la production et la chute des cellules de peau morte du cuir chevelu. En plus, le lavage favorise l’élimination des squames.

Croûtes de lait

Bébé a des pellicules? Qu’on se rassure, cela est tout à fait normal. Les pellicules de bébés sont communément appelées «croûtes de lait», bien qu’elles n’aient rien à voir avec le lait. La peau des bébés produit  un excès de sébum à cause de son immaturité et de phénomènes hormonaux. Les cellules mortes de la peau restent collées dans le sébum, c’est ce qui forme des croûtes. C’est inesthétique, mais bénin, c’est-à-dire sans danger. Il est suggéré d’appliquer une petite dose de vaseline stérile sur la tête de bébé, ce qui favorisera la chute des croûtes.

«Le «chapeau de bébé» se traite aussi avec de l’huile pour bébé et un savon doux», ajoute Dr Tremblay. Dans la majorité des cas, la «croûte de lait» disparaît spontanément au cours des premiers mois de la vie de bébé.

Le saviez-vous?

 

Près d’une personne sur deux sera aux prises, à un moment de sa vie, avec des pellicules.

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Dur coup à la réputation du vampire des abysses


Dure coup, dure coup!! Faut le dire .. et puis après qu’il soit charognard n’enleve rien a son statut de créature étrange des fonds marins . C’est un animal intéressant
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Dur coup à la réputation du vampire des abysses

 

Le vampire des abysses (Vampyroteuthis infernalis) est si... (Image vidéo)

Le vampire des abysses (Vampyroteuthis infernalis) est si exceptionnel qu’on le qualifie de «fossile vivant».

IMAGE VIDÉO

Agence France-Presse
Paris, France

Des biologistes viennent de porter un rude coup à la réputation du vampire des abysses, un petit céphalopode à mi-chemin entre la pieuvre et le calmar: loin de se repaître de proies vivantes, l’animal n’est qu’un charognard des profondeurs réduit à grappiller des miettes de cadavres.

Le vampire des abysses (Vampyroteuthis infernalis) est si exceptionnel qu’on le qualifie de «fossile vivant». Il a depuis 1903 le privilège d’être l’unique représentant encore existant de son ordre, Vampyromorphida, dans l’arbre des espèces.

D’une longueur moyenne de seulement 13 cm, le céphalopode vit dans les océans tempérés et tropicaux, par 600 à 900 mètres de fond, où il repère le moindre mouvement avec ses gros yeux globuleux (2,5 centimètres).

Là où son homologue de légende est capable de disparaître dans un nuage de fumée, le vampire des abysses, lui, se camoufle en se nimbant d’une bio-luminescence bleu nuit.

Mais contrairement à Dracula, à Nosferatu et à leurs cousins, le vampire marin ne plante jamais ses crocs dans une proie vivante, assurent deux chercheurs californiens, qui ont épluché trente ans de données récoltées sur le petit monstre.

L’analyse de l’estomac et des excréments de l’animal est formelle : il se nourrit de cadavres et de fragments de larves, crustacés et zooplancton qui coulent lentement au fond des océans.

Hendrik Joving et Bruce Robison, de l’Institut de recherche de l’Aquarium de Monterey Bay (MBARI), ont également levé le mystère qui planait sur l’incroyable gueule de la bête: une sorte de parapluie noir dont la membrane relie les huit bras du vampire, hérissés sur leur face interne de rangées d’épines et garnies de ventouses.

Entre ces bras, deux poches renferment de longs filaments rétractiles qui rappellent ceux d’un calmar. Longtemps considérés comme des appendices sensoriels destinés à détecter proies et prédateurs, il s’agit en réalité des outils permettant au vampire de se saisir de fragments de cadavres pour les porter à sa gueule, indiquent les deux chercheurs dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B.

Grâce à un mucus collant sécrété par les appendices, le vampire agglomère ces miettes de nourriture pour former une petite boule, acheminée ensuite jusqu’à son bec par les épines recouvrant ses bras.

«Le comportement alimentaire du Vampyroteuthis ne ressemble à celui d’aucun autre céphalopode», résume l’étude.

Il indique «une adaptation unique, qui permet à ces animaux de passer la majeure partie de leur vie à des profondeurs où l’oxygène est très faible, mais où il y a très peu de prédateurs et de nourriture classique pour les céphalopodes», estiment les chercheurs.

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La science au secours des enfants maltraités


Il arrive que des parents perdent patience mais qu’il suffit d’un peu d’aide et des outils pour mieux gérer son impatience, sa colère, alors que d’autres parents, il est important d’agir pour sauver les enfants .. La science de la maltraitance demande beaucoup d’observations, d’expérience … pour distingué ce qui est de la maltraitance et ce qui ne l’est pas
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La science au secours des enfants maltraités

 

ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉ, LA PRESSE

DAPHNÉ CAMERON
La Presse

Au milieu de la chambre d’hôpital, Roxanne*, 9 mois, s’agrippe aux longs barreaux métalliques de son petit lit et les secoue vigoureusement.

Le Dr Alain Sirard pénètre dans la chambre et s’approche de la couchette. La petite le regarde. Une large ecchymose lui barre le crâne, de l’oreille gauche à l’arrière de la tête. Elle sourit, son oeil tuméfié se plisse.

La blondinette est agitée. Elle se lève, s’assoit, se relève, se rassoit sans arrêt.

Roxanne est une escaladeuse, «lance sa mère, assise en face, en pyjama.

Je vois qu’elle pratique le sport extrême de bassinette!», répond le pédiatre.

Il est 11 h. Il fait chaud. Dans un coin, un ventilateur rend l’humidité plus tolérable.

Kevin, le père de la petite, s’avance pour expliquer comment, la veille, elle a escaladé sa couchette pour tenter d’en sortir. Le jeune homme raconte d’abord que, attiré par des bruits, il s’est rendu à sa chambre et l’a vue se tenir en équilibre sur la barrière.

Le Dr Sirard lui demande de mimer la scène.

Le père s’approche de la couchette et montre comment il a saisi sa fille en plein vol, comme un joueur de football qui attrape un ballon. Malgré cela, il n’a pu amortir la chute. Elle s’est fracassé la tête sur le sol.

Le Dr Sirard demande au père de dessiner un croquis de la chambre. Kevin lui répète la même histoire en barbouillant sur une feuille.

Le pédiatre examine la petite. Il remarque un bleu important sur sa fesse gauche, une marque dans son cou et une autre sur son front. Il constate qu’il y a des bleus derrière le pavillon de chaque oreille.

Or, le père raconte qu’il n’y a eu qu’un seul impact, du côté gauche.

«Je suis spécialiste en maltraitance, dit le Dr Sirard. Selon moi, beaucoup d’éléments de votre histoire ne sont pas compatibles avec les lésions. J’ai de la difficulté à expliquer tous les bleus. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un accident. Je pense que c’est un geste de perte de contrôle.»

Le père tente d’interrompre le médecin.

La mère se retourne et fusille son conjoint du regard.

«J’ai été parent et je sais ce que c’est, un bébé casse-cou, reprend le médecin. Mais à son stade de développement, elle est incapable de se hisser hors de sa couchette, encore moins de se tenir en équilibre sur la barrière. C’est ce que je vais écrire dans mon rapport.»

Le médecin sort de la chambre en coup de vent.

Alors qu’il s’éloigne à toute vitesse dans le couloir, la mère crie. Mais, rapidement, sa voix se noie à travers le va-et-vient du personnel de l’unité d’hospitalisation pédiatrique.

***

Midi et demi. Une intervenante de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) entre dans le bureau des cinq médecins de la clinique sociojuridique de l’hôpital Sainte-Justine, dont fait partie le Dr Sirard.

Le local ressemble à n’importe quel bureau de médecin, mais jour après jour, ses murs sont témoins des pires histoires d’horreur.

C’est là que sont vus les enfants de moins de 12 ans que l’on croit avoir été victimes de mauvais traitements ou de sévices sexuels et leurs parents. L’équipe évalue en moyenne 450 cas par année, les plus graves de la province.

L’intervenante, une rousse au visage constellé de taches de rousseur, fait partie de l’équipe d’urgence de la DPJ déployée dans les 24 heures qui suivent un signalement. Elle dépose sur le bureau une pile de photos de la chambre de l’enfant et de son petit lit.

Ces photos viennent renforcer les soupçons du Dr Sirard.

«J’ai mesuré le bébé du talon au creux axillaire. À la hauteur des barreaux que je vois là, il me paraît impossible qu’il ait pu enjamber sa couchette», explique-t-il à l’intervenante.

Tous les enfants sont photographiés avec une règle à côté de leurs lésions et un témoin de couleur pour enregistrer avec précision la couleur de l’ecchymose.

«Regardez, dit le pédiatre en montant une photo de Roxanne. Il y a des lignes plus foncées qui traversent l’ecchymose sur sa tête. Ce sont des traces d’entre-doigts. Lorsqu’on frappe avec le poing, ça fait un bleu. Lorsqu’on gifle, avec la main ouverte, ça fait des lignes.»

***

La pédiatrie de la maltraitance est une véritable science. Chaque enfant vu à Sainte-Justine doit passer une série de tests révisés par un petit nombre de médecins spécialistes qui sont devenus, avec le temps, experts en maltraitance.

Une «série squelettique» – des rayons X du corps en entier – est réalisée pour déceler des fractures. Les radiologistes sont à l’affût de cals osseux, indices d’anciennes fractures qui révèlent des épisodes antérieurs de maltraitance. On fait aussi un examen de tomodensitométrie (scan) du cerveau pour déterminer s’il y a des hémorragies, puis un examen ophtalmologique pour dépister des hémorragies rétiniennes, l’un des symptômes du traumatisme crânien non accidentel, qui englobe le syndrome du bébé secoué.

***

Vers le milieu de l’après-midi, les résultats des tests de Roxanne arrivent. Il n’y a ni fracture ni hémorragie cérébrale ou rétinienne.

Kevin entre seul dans le bureau de la clinique sociojuridique pour recevoir les résultats. Le jeune père a lui-même l’air d’un enfant. Il flotte dans son pantalon de sport. Il s’installe en face de l’intervenante de la DPJ et du Dr Sirard.

«Il n’y aura pas de conséquences physiques sur Roxanne. Les bleus vont guérir… Mais lorsqu’on perd patience et que des gestes sont commis, ça peut se répéter. La prochaine fois, il y aura peut-être des séquelles.»

Le père prend sa tête entre ses mains, les yeux cachés par sa casquette.

«Se peut-il que vous ayez perdu patience et que les claques soient parties? Et que là, vous ayez inventé une histoire pour tenter de vous en sortir?»

Un silence glacial traverse la pièce. Les pieds de Kevin se mettent à trembler.

«Ce que je dis est vrai, n’est-ce pas? renchérit le Dr Sirard.

– À peu près, laisse finalement tomber le jeune homme. J’ai paniqué.»

Le père essuie les larmes qui ruissellent sur ses joues.

«Quand je l’ai pognée, j’ai été vraiment trop fort. Je lui ai donné une tape aux fesses et je l’ai serrée… C’est ça qui est arrivé.

– Mais on sait que ce n’est pas ça qui a causé les traces d’entre-doigts sur sa tête. Lorsqu’on serre, ça donne un bleu.»

Kevin lève alors les yeux pour la première fois.

«Elle était dans sa bassinette. Ce qui m’écoeure, c’est que c’est sa deuxième bassinette parce qu’elle a brisé l’autre en fessant dessus. La nouvelle est plus cheap. Quand je suis entré dans la chambre, elle était encore en train de la péter. J’ai paniqué. Quand je l’ai pognée, elle a eu peur. Elle a hurlé. Je l’ai prise par la jambe. Elle était à l’envers. Je lui ai donné une petite claque derrière la tête. Pis là, sa tête a revolé sur le poteau.»

Kevin refoule des sanglots.

«Il va falloir que tu le dises à ta blonde, dit le médecin après une petite pause.

Anyways, je ne suis plus sûr de vouloir continuer. Je sais qu’avec ce qui est arrivé tantôt, moi pis ma blonde, c’est fini. On se sépare. Je vais sortir du portrait.

– Je comprends ta réaction, mais elle est impulsive. Le geste que tu as fait, tu l’as fait. Là, il va y avoir des mesures immédiates et à moyen terme. Mais il faut que tu regardes pourquoi tu as fait ça.

Il y a des gens qui peuvent t’aider, ajoute l’intervenante sociale. Je connais un bon groupe d’aide auquel tu pourrais te joindre.»

Avant de quitter l’hôpital, Kevin consent à faire une thérapie de groupe et à aller vivre chez des amis pendant quelques jours. Il devra se présenter au tribunal de la jeunesse dans les 48 heures. Un juge décidera de quelle façon il pourra voir sa fille dans les prochains mois. La police poursuit son enquête criminelle.

***

Le Dr Alain Sirard est un bel homme. Grand, 52 ans, toujours bien habillé, bronzé, lunettes à la mode, ce père de quatre enfants est spécialisé en maltraitance depuis 1995.

«On entre dans la pièce pour aider l’équipe sociale à prendre les bonnes décisions d’orientation et de protection, expliquera-t-il plus tard. Ce qu’on cherche, ce sont des éléments de l’histoire qui peuvent expliquer les lésions.Très souvent aussi, on arrête les impressions de maltraitance et les mesures sociales qui en découlent.»

«Au-delà du parent agresseur, nous sommes témoins de véritables drames humains», ajoute Patsy Villeneuve, travailleuse sociale à la clinique. «Lorsqu’un père qui a fracturé la jambe de son bébé dit finalement à la mère: Écoute, ce n’est pas accidentel, c’est la terre qui arrête de tourner.»

***

Le lendemain, en fin de journée, le Dr Sirard passe la porte de la même chambre d’hôpital.

Une jeune mère, Karine, berce Morgane, sa fille de 6 mois. Elle consulte pour des pleurs incessants et parce que les yeux de son enfant «virent à l’envers». Quelques jours plus tôt, elle s’est aussi rendue à l’hôpital pour une bosse à la tête.

Karine est déjà connue de la DPJ. Son intervenante l’accompagne à l’examen médical, car un signalement vient d’être ajouté à son dossier.

Avant d’entrer dans la pièce, le Dr Sirard savait déjà que la série squelettique, le test ophtalmologique et le «scan» cérébral étaient négatifs. Il demande comment Morgane s’est blessée à la tête.

«Je suis écoeurée de le dire! Ça fait 10 fois que je raconte mon histoire!», hurle-t-elle.

Après quelques protestations, elle poursuit, agressivement.

«Elle était assise sur le plancher pendant que je lavais les biberons. Elle s’est mise à chialer, pis j’ai entendu «bang!». Elle s’est cogné la tête sur le plancher de carreaux. Elle est tombée sur le côté. À ce moment-là, il n’y avait pas de bosse. C’est dans la nuit qu’elle a commencé à grossir. Le lendemain, elle a crié durant des heures.»

Karine pose Morgane dans la couchette. Un préposé entre et fait des prises de sang à la petite fille.

Quelques minutes plus tard, un autre préposé apporte le repas.

«Yark! Ça pue! On dirait de la bouffe à chat!

– Que s’est-il produit avant l’accident? demande le Dr Sirard.

Ça n’a pas rapport, ce qui s’est passé avant! lâche-t-elle, visiblement excédée.

– Pouvez-vous m’expliquer ce qu’il s’est passé ensuite?

– Le lendemain, elle était plus pâle et elle était chialeuse. Le deuxième soir, elle s’est levée une fois par heure et n’a pas fait sa sieste. Le lendemain, elle a pleuré toute la journée.

– A-t-elle fait de la fièvre? Est-ce que son nez a coulé?

– Non.

– Et vous? Comment vous sentez-vous?

C’est l’enfer! J’ai mal aux muscles des cuisses comme si j’avais des couteaux plantés dedans. Je ne suis pas capable de lever mes bras, c’est comme si je pesais 58 000 livres!

– Depuis quand?

– Depuis le soir où elle a pleuré toute la nuit.»

Le Dr Sirard fait une pause pour réfléchir.

«Tout cela a du sens, madame. Je pense que vous faites une myosite, un virus contagieux qui circule en ce moment et qui cause une inflammation des muscles. Vous avez dû l’attraper de votre bébé. C’est pour cela qu’elle a pleuré toute la nuit. Elle avait mal partout.

– Hey, j’ai-tu assez de marde dans ma vie pour avoir pogné de quoi en plus!»

Quelques minutes plus tard, une résidente en médecine revient avec les résultats des analyses sanguines de Morgane. Le taux de créatine-kinase, un enzyme du muscle, est trois fois plus élevé que la normale. Les symptômes s’expliquent. La chute survenue quelques jours plus tôt n’avait rien à voir. Pour en être certain, le médecin demande aussi des examens sanguins pour Karine.

Sur le plan médical, la piste de la maltraitance est exclue, comme dans 40% des cas hospitalisés vus par l’équipe sociojuridique.

La pédiatrie de la maltraitance est un métier difficile. Mais les médecins de la clinique sociojuridique acceptent de faire face à l’horreur pour protéger leurs patients.

Avant de rentrer chez lui, le Dr Sirard confie que sa motivation principale est de permettre à l’enfant de retourner dans son environnement, auprès des gens qui l’aiment.

«Mais ça, ça survient juste quand on sait qui a commis l’abus. Si on ne sait pas qui l’a fait ou si on n’est pas capables de conclure à une cause accidentelle, l’enfant quitte sa famille.»

***

La clinique sociojuridique de l’hôpital Sainte-Justine existe depuis 1990. Elle a été créée au moment où la littérature scientifique sur la maltraitance a véritablement pris son essor.

«Aujourd’hui, il y a toute une communauté scientifique qui s’occupe de la maltraitance. C’est devenu une surspécialité médicale», explique la Dre Claire Allard-Dansereau, responsable de la clinique.

Les médecins sont appuyés par une infirmière, un psychologue et deux travailleuses sociales.

Il faut bien connaître la pédiatrie en général pour pratiquer en maltraitance, explique la pédiatre de 62 ans.

«Les sévices, c’est complexe, car il faut toujours se demander si quelque chose d’autre aurait pu causer les symptômes ou les lésions. On ne veut pas dire que c’est un abus quand ce n’en est pas, ni l’inverse, parce qu’on veut que les enfants soient protégés.»

L’an dernier, 105 enfants soupçonnés d’avoir été victime de sévices ont été hospitalisés à Sainte-Justine. Environ 60 autres cas ont été évalués en consultation externe à la demande de la DPJ.

L’appareil judiciaire recourt souvent à l’expertise médicale. L’an dernier, les médecins se sont rendus au tribunal à 48 reprises pour témoigner.

Les policiers des quatre coins de la province font aussi appel à la clinique sociojuridique pour obtenir un avis médical.

Il n’est pas rare de les y voir. Lorsqu’un enfant est victime d’une agression physique ou sexuelle grave, une entente multisectorielle est déclenchée et permet le partage de certains renseignements confidentiels pertinents à l’enquête entre les corps policiers, les médecins, la DPJ et les écoles.

***

Un matin, lors de notre passage, le Dr Sirard avait rendez-vous avec un enquêteur pour discuter du cas d’un enfant gravement blessé, examiné récemment à la clinique sociojuridique. En questionnant l’enfant et ses proches, le Dr Sirard a commencé à soupçonner la gardienne.

Fait troublant: au fil de son enquête, le médecin a appris que, plusieurs années auparavant, un enfant était mort pendant qu’il était confié à la même gardienne. Sa mort n’a jamais été expliquée, et les policiers ont classé l’affaire. Le détective, grand homme mince dans la quarantaine, entre dans la pièce.

Le policier et le médecin examinent les photos du cadavre. Durant près d’une heure, ils scrutent le rapport d’autopsie réalisé à l’époque.On y lit que les ambulanciers, puis les médecins des urgences, ont remarqué que l’enfant était en rigidité cadavérique jusqu’aux extrémités de son corps. Or, la rigidité musculaire s’installe normalement dans la mâchoire au bout de 30 minutes puis s’étend graduellement, après plusieurs heures, au reste du corps.

«Ça veut dire que, lorsqu’elle a appelé le 911, l’enfant était déjà mort depuis plusieurs heures, affirme le Dr Sirard. Quel genre de gardienne ne jette pas un coup d’oeil sur un jeune enfant durant des heures?»

Il lit que la température du corps, à l’hôpital, était de 34°C.»Son corps était froid, l’enfant était mort depuis longtemps», ajoute le médecin.

Le Dr Sirard étudie avec attention les blessures des deux enfants. Les deux histoires se ressemblent. Trop.

«Il y a plein d’éléments ici pour faire capoter n’importe quel docteur en maltraitance. J’en ai la chair de poule, dit le médecin.

– Moi aussi, répond le policier.

– Je pense, monsieur l’enquêteur, que nous sommes peut-être devant un cas d’homicide et un de tentative de meurtre.»

Un silence de mort s’installe dans la pièce. L’enquêteur promet de donner des nouvelles au Dr Sirard. Abasourdis, les deux hommes quittent la pièce.

*Tous les noms des patients et de leurs parents ont été changés.

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