Boule de tortue


Une mine qui vaut une petite mine d’or en paléontologie et ce sans jeu de mots. Une belle trouvaille qui s’ajoute a d’autres surprenantes voir géantes découvertes au même endroit
Nuage

 

 

Boule de tortue

 

tortue2

Carlos Jaramillo devant l’un des fossiles découvert.

Coline Dangerfield

Plusieurs fossiles de tortues ont été retrouvés dans la mine colombienne de Cerrejón. Leur particularité ? Ils appartiennent à une espèce dont la carapace est presque parfaitement circulaire !

Une tortue avec une carapace toute ronde, on n’avait jamais vu ça ! En mai dernier pourtant, une équipe de paléontologues de l’Institutde Recherche Tropicale Smithsoniana (Panama) a découvert de tels fossiles, dans la mine de charbon à ciel ouvert de Cerrejon, au nord de la Colombie.

Ces tortues disparues, qui vivaient il y a 60 millions d’années,  sont les premières, appartenant au Paléocène, retrouvées en zone tropicale. L’équipe dirigée par le paléontologue Carlos Jaramillo a ainsi retrouvé une partie d’un crâne et plusieurs carapaces (trois quasi-complètes et six partielles), appartenant à la famille des Bothremys.

Cette nouvelle espèce éteinte de tortue d’eau douce a été baptisée Puentemys mushaisaensis – en référence à Puente Pit près de Mushaisa, lieu de la découverte.

D’après ces restes, cette tortue aurait eu une carapace proche d’un cercle parfait d’1,51m de diamètre. Un habitacle suffisamment large pour lui permettre de se protéger des prédateurs. Une fois exposée au soleil, l’importante surface de cette carapace devait rendre plus efficace le réchauffement du corps de l’animal. Jusqu’à lui faire atteindre une température optimale pour son activité.

dessin d'artiste de l'espèce Puentemys mushaisaensis 

Dessin d’artiste de Puentemys mushaisaensis

La mine de charbon de 69 000 hectares où a été faite cette découverte n’en est pas à son premier « trésor » exhumé. D’autres spécimens fossiles des plus intéressants y ont déjà été révélés.

Le serpent Titanoboacerrejonensis de 13 mètres de long par exemple. Avec de telles mensurations il est la plus grande espèce de serpent fossile au monde.

La mine avait révélé aussi Carbonemys cofrini, une tortue de la taille… d’une Smart. Ses 172 centimètres de long font qu’elle non plus, n’avait rien à craindre des prédateurs. D’après les spécialistes, elle aurait même eu les capacités pour dévorer un crocodile de temps en temps.

Au palmarès de cette drôle de mine s’ajoute donc cette nouvelle découverte qui nous permet de mieux cerner l’évolution de la biodiversité tropicale après la disparition des dinosaures.

http://www.nationalgeographic.fr

 

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