Salons funéraires Gare à vos arrangements


Quoi de plus déconcertant de penser qu’une personne ayant des arrangements funéraires que lors de son décès il faut tout recommencer et pire tout repayer .. Personnellement, je trouve un peu aberrant de dépenser des fortunes pour des funérailles ..
Nuage

 

Salons funéraires

Gare à vos arrangements

 

Gare à vos arrangements

PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, PIERRE-PAUL POULIN

Patrick Fortin, dirigeant des salons de la bannière Complexe funéraire Fortin, a coupé les liens avec le salon de la rue Wellington mis à l’amende ce mois-ci, question de conserver son image de marque.

Stéphan Dussault

L’Office de la protection du consommateur a pris en défaut le tiers des entrepreneurs en pompes funèbres

 

Le tiers des directeurs de funérailles au Québec gèrent mal les comptes où est déposé l’argent récolté auprès de leurs clients, pour des préarrangements funéraires.

C’est la conclusion à laquelle est arrivé l’Office de la protection du consommateur après une enquête de deux ans, qui a aussi permis de décerner 250 000 $ d’amendes aux contrevenants.

Le quart des Québécois qui décèdent ont opté pour un préarrangement funéraire. Cercueil, service d’incinération, exposition, pierre tombale, la facture s’élève souvent à plus de 10 000 $. Un montant réglé à l’avance pour épargner cette corvée aux proches, mais un cadeau qui peut s’avérer empoisonné si l’argent versé au salon n’est plus là dans 30 ans, au moment du décès.

Une faillite et une enquête

C’est ce qui est arrivé en 2008 lors de la faillite du Centre funéraire Ville-Marie, rue Ontario. On a découvert un compte en banque vide, mais 48 préarrangements signés et payés. Pourtant, la loi impose aux salons de conserver ces montants dans un compte en fiducie. Par un coup de chance, le Salon funéraire Côte-des-Neiges a décidé de récupérer et d’honorer les contrats. Sinon, les clients auraient peut-être dû payer leur préarrangement une seconde fois.

C’est cette situation explosive qui a incité l’OPC à visiter les 277 directeurs de funérailles de la province en 2009 et 2010 pour vérifier si on respectait la loi. Ils ont découvert que près d’une centaine d’entre eux omettaient de déposer au moins 90 % de la somme perçue dans un compte dans les 45 jours suivant sa réception, comme l’impose la loi.

Récidivistes

Bon joueur, l’Office a donné le temps aux directeurs de funérailles de modifier leurs pratiques. Mais lorsque l’organisme est passé à nouveau quelques mois plus tard, 43 d’entre eux étaient toujours délinquants. C’est à eux que l’OPC a distribué généreusement les amendes : 113 000 $ à 14 salons funéraires en 2010; 35 000 $ à huit salons en 2011 et 102 700 $ à sept salons depuis le début de l’année. D’autres amendes sont à venir, promet l’OPC.

Le montant des amendes varie de 1 500 $ à plus de 30 000 $, selon la taille des entreprises.

« On ne veut pas les saigner, mais on veut qu’elles retiennent le message », explique Jean-Jacques Préaux, porte-parole à l’OPC.

Le dernier directeur de funérailles mis à l’amende, Alexandre Roy, du Complexe funéraire Fortin, division sud-ouest, situé sur la rue Wellington, à Montréal, a même été condamné pour avoir entravé le travail des enquêteurs de l’OPC.

« Il a nié avoir fait signer des contrats d’arrangement préalables alors qu’on avait reçu des plaintes contre lui », explique M. Préaux.

Nous avons contacté Patrick Fortin, qui dirige les salons de la bannière Complexe funéraire Fortin. Il nous a assuré avoir coupé les liens avec ce salon afin de conserver son image de marque. Selon le Registraire des entreprises, le salon porte le nom de Complexe funéraire Roy depuis le 30 mars 2011.

QUATRE CONSEILS À SUIVRE

PRÉVENIR LES PROBLÈMES

Après avoir signé un préarrangement funéraire, l’institution financière doit envoyer une lettre au client 30 jours après avoir avoir reçu l’argent. Elle doit indiquer le montant déposé et le numéro du compte bancaire. Ne pas recevoir cette missive devrait être le premier signal que quelque chose ne tourne pas rond.

COMPARER LES PRIX

Magasiner ses funérailles est pas mal moins excitant que regarder pour sa prochaine automobile. Pour faciliter le magasinage, la loi oblige les salons funéraires à fournir une liste détaillée des prix des produits et des services offerts.

REFUSER LA SOLLICITATION

Vendre un préarrangement funéraire est différent d’un lave-vaisselle. C’est pourquoi les salons funéraires se sont engagés à ne pas solliciter les clients par téléphone, dans les hôpitaux ou les centres d’accueil.

INFORMER SES PROCHES

À son décès, qui saura que le client avait signé un préarrangement avec tel salon funéraire? Car il n’existe pas d’endroit où tous les contrats sont consignés. C’est pourquoi la loi impose au salon de remettre le contrat à au moins un proche.

http://www.journaldemontreal.com

4 réponses à “Salons funéraires Gare à vos arrangements

  1. Ouais magaziner ses funérailles pas mal moins intéressant que aller magaziner pour une auto , je sais que c’est pas facile pour nos proches , je crois que faudrais faire cela le plus tard possible quand approche la fin où avoir de bonne assurances , il y a cent ans les morts étais exposée sur des planches chez eux ma parler déjà ma grand-mère qui avais perdu souvent des bébés , et puis souvent après il étais mis dans de petite tombe blanche sans satin envelopper dans une couverture blanche ma grand-mère ayant eu 17 enfant mais 11 ont rester vivant les autres sont mort jeune mais en ce temps là il y avait le croup , la grippe espagnol ,maladie infantile , si se serais aujourd’hui on serais dans la rue pour enterrer autant de gens dans une même famille au prix que cela coûte je crois que de toute facon ils font bien trop d’argent avec les mort et c,est la famille qui paye le prix fort c’est triste car les gens ne peuvent même plus vivre leurs deuil en paix , et même on paye encore à l’église pour un enterrement , j,ai déjà chanté gratuitement pour un homme sans famille il y avais personne à son enterrement sauf quelque curieux , c,est triste de voir cela , on na été l,enterrer au cimetière près de la croix de Jésus avec les prêtres enterrer là don de l’église je crois il avait été incinéré , pfffff on paye toute notre vie et même mort j,ai hâte de voir le jour où l’argent ne compteras plus , je pense que se jour là beaucoup et moi même serons mort … Bonne-Semaine Nuage bisous xxx

    • je trouve abérant qu’il faut payer pour un service religieux .. je ne connais pas les modalités dans les religions mais bon .. Pour ce qui est des funérailles en général encore la, même dans la mort il y a les riches et les pauvres .. mais c’est un commerce trop lucratif .. et qui joue beaucoup sur les émotions des gens surtout s’ils ont de bonnes assurances et ou un beau compte en banque …

      Qu’est ce que ca peut faire d’être enterré dans une tombe en épinette ou en carton Les pierres tombales c,est une autre affaire … c’est rendu des oeuvres d’art alors ce qui importe c’est le nom et l’année le reste ca changera rien au mort ..

      moi je ne prépare pas mes funérailles .. qu,ils me mettent sous terre c’est la seule chose que je demande et ce sans payer une fortune.. 4 planches de bois pis bonjour la visite

      • Moi aussi je suis pour une tombe ben ordinaire et puis tu sais le commerce religieux c,est vraie aussi un côté les riche et l’autre les pauvres c,est pourquoi beaucoup dans les salon funéraire au lieu d’aller à l’église où sa coûte cher il demande juste une célébration de la parole , et même si je pouvais choisir le droit où je serai enterrer se serais en dessous d’un arbre chez moi sur mon terrain tu vas rire mais au moins je serais avec mon fidèle ami Max mon chien c,est là qu’il est mais aujourd’hui on na pas le droit faut payer un terrain au cimetière et payer une pierre tombale et payer encore pour faire écrire dessus , moi mes beau-parent on un terrain si je meure avant mon mari il vas me faire enterrer là le terrain est en masse grand , mais ma préférence serais en dessous d’un arbre moi qui adore la nature , je crois que on peut mais faut être incinéré et ca aussi cela coûte cher , je connais un homme de mon village sa femme n’étais pas riche elle a pas fais exposée son mari elle la fais mettre dans une boite de carton mais c carré ca coûte $50.00 et après il l’on incinéré mais sa famille a demander à le voir là-dedant mais ils ont pas aimé voir leur père dans une boite de carton mais il y a cents ans il les mettais direct en terre , vraiment hélas c’est l’argent qui mène le monde moi je suis pas riche j,ai une vielle maison que on na rénové un peu j’ai planté beaucoup d’arbres car pour moi c’est cela l’essentiel vaux mieux une petite maison pleine d’amour qu’une grande maison riche et vide et pour les pierre tombale ici dans mon coin quand les pierre sont trop belle il y a des jaloux qui les jettes par terre la nuit pffff 😦

  2. REPENTIGNY – Le thanatologue Patrick Fortin risque de tout perdre aux mains de ses créanciers, un an après avoir été condamné à des amendes de 100 000 $ pour avoir pigé dans l’argent de ses clients et six mois après avoir dû vendre son complexe funéraire d’Anjou.

    Le directeur du Complexe funéraire Fortin de L’Épiphanie est aux prises avec des dettes totalisant 1,4 million $. Il pourrait voir son petit château de Terrebonne, son salon funéraire et une résidence de Repentigny saisis s’il ne paie pas ses impôts, ses taxes municipales, ses hypothèques et ses dettes envers un investisseur, un constructeur et son concessionnaire automobile.

    Le 13 février, la Caisse Desjardins Pierre-Le Gardeur a déposé trois «préavis d’exercice de droit hypothécaire» contre son client Patrick Fortin. En gros, sa caisse pop lui donne 60 jours pour rembourser 482 520 $ sur deux maisons et son salon funéraire, soit les retards de mensualités et les taxes municipales. Ça inclut aussi le remboursement complet de l’emprunt de deux des immeubles, sans quoi elle va saisir les immeubles.

    La loi permet aussi à l’institution financière de forcer son client à payer les hypothèques légales que d’autres créanciers ont déposées sur ses immeubles afin d’augmenter leurs chances d’être payés un jour.

    Impôts en retard

    C’est notamment le cas du gouvernement provincial, qui lui réclame un total de 404 328 $, entre autres pour des impôts impayés, du gouvernement fédéral, qui attend 230 791 $ d’impôts, une dette de 128 047 $ à un constructeur et une autre de 153 750 $ à l’entreprise d’investissement Magasins Marc G. Thériault, pour un total de 1 399 436 $ selon les documents que le Journal a consultés.

    «Tout a vraiment commencé quand les coûts de construction de son château de Terrebonne ont explosé», dit Marc Thériault, l’homme d’affaires de Laval qui a investi dans un des projets de son ami Patrick Fortin et qui tente maintenant de protéger son investissement.

    «Il a pigé dans le compte en fiducie de ses clients du salon funéraire [voir l’encadré] pour payer les surcoûts de construction, il s’est fait prendre, il a omis de payer des impôts pour renflouer le compte de ses clients et payer les amendes, puis, là, c’est au tour de son institution financière», explique M. Thériault.

    Restructuration

    «Le portrait n’est vraiment pas jojo. Il va devoir ramer fort pour s’en sortir», conclut Frédéric Allali, avocat spécialisé en droit immobilier au cabinet Allali Brault après avoir consulté les documents déposés contre le thanatologue de la Rive-Nord de Montréal.

    Une situation désespérante aux yeux de plusieurs, mais qui n’inquiète pas Patrick Fortin.

    «On est en restructuration. On va prendre des ententes avec des institutions financières et des investisseurs privés. Tout devrait être réglé d’ici 30 à 40 jours», assure M. Fortin, qui a répondu à la demande d’entrevue du ¬Journalpour s’expliquer.

    La mise en vente de son petit palais de Terrebonne devrait aider. Il demande la coquette somme de 3 M$ pour cette résidence de sept chambres et de six salles de bains dont il reste un peu plus de 1 M$ à payer.

    IL RETIRAIT ILLÉGALEMENT L’ARGENT DE SES CLIENTS

    En plus de devoir rembourser ses créanciers, Patrick Fortin doit aussi renflouer ses comptes en banque et payer ses amendes.

    Cet argent, c’est celui de centaines de préarrangements funéraires de ses clients. Puisqu’il s’écoule des années entre la signature du contrat et le décès, le dépôt obligatoire de l’argent ¬assure qu’on pourra livrer les services lors du décès.

    C’est la troisième fois en sept ans que des accusations de l’Office de la protection du consommateur (OPC) conduisent à des amendes.

    Il a été condamné à des sanctions de 8250 $, 21 500 $, puis 100 175 $ en 2006, 2008 et 2013.

    «Aujourd’hui, environ 85 % des comptes sont renfloués. De toute façon, la gestion des préarrangements va bientôt être confiée à une entreprise, question de sécuriser les clients», dit Patrick Fortin.

    Pas sorti du bois

    Mais l’homme d’affaires n’est pas sorti du bois même si sa situation s’est améliorée depuis un an.

    D’ailleurs, l’OPC a envoyé une quatrième salve d’accusations contre lui. Le procès devrait débuter le 27 mars au palais de justice de Joliette.

    Mais l’OPC marche sur des œufs. D’un côté, elle cherche à obtenir justice contre un récidiviste. De l’autre, elle sait très bien que ce n’est pas en poussant l’homme d’affaires à la faillite qu’elle donnera une chance à Patrick Fortin de renflouer les comptes des préarrangements funéraires de ses clients.

    «L’entreprise a grandi trop vite», explique M. Fortin. L’homme d’affaires était, jusqu’à il y a trois ans, associé à six salons funéraires de la région montréalaise, dont un immense complexe à Anjou. Mais des problèmes financiers et des mésententes avec ses partenaires d’affaires ont fait en sorte qu’il ne détient plus que son salon funéraire de L’Épiphanie.

    Mais même avec un seul salon funéraire, il détient toujours les contrats de «milliers» de préarrangements.

    Patrick Fortin n’est pas le seul à contourner les règles. Une enquête de deux ans de l’OPC lancée en 2010 a conclu que le tiers des ¬directeurs funéraires géraient mal l’argent de leurs clients.

    SES TROIS PROPRIÉTÉS FRAPPÉES PAR DES ORDONNANCES

    1) MAISON DE TERREBONNE

    Évaluation de la Ville: 1 096 100 $

    Mise en vente pour 3 M$

    Elle abrite sept chambres, six salles de bains, trois foyers au gaz

    Paiement exigé par la caisse: 30 651 $

    Hypothèque légale du constructeur: 128 047 $

    Hypothèques légales de Québec*: 240 831 $

    Hypothèque légale d’Ottawa: 90 171 $

    2) SALON FUNÉRAIRE DE L’ÉPIPHANIE

    Évaluation de la Ville: 172 400 $

    Paiement exigé par la caisse: 143 420 $

    Hypothèques légales de Québec: 66 022 $

    Hypothèque légale d’Ottawa: 140 620 $

    Hypothèque légale d’un investisseur: 128 047 $

    3) MAISON DE REPENTIGNY

    Évaluation de la Ville: 356 100 $

    Paiement exigé par la caisse: 308 419 $

    Hypothèques ¬légales de Québec*: 230 519 $

    Hypothèque légale d’un ¬concessionnaire auto: 3124 $

    * QUÉBEC A DÉPOSÉ LES MÊMES HYPOTHÈQUES LÉGALES SUR PLUSIEURS IMMEUBLES.

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