Les abeilles se réfugient en ville


Les abeilles ont peine a survivre dans plusieurs pays, .. les pesticides sont au banc des accusés. Mais ou fuir, non pas a toutes jambes mais a toutes ailes si n’est qu’en ville
Nuage

 

Les abeilles se réfugient en ville

 

Les abeilles se réfugient en ville

Photo: AFP/Jean-Pierre Clatot

Menacées de disparition à la campagne par les pesticides, les abeilles trouvent refuge dans certaines villes françaises qui installent des ruches sur les toits des opéras ou au pied des immeubles pour évaluer la pollution de l’air en milieu urbain.

 

Par Estelle EMONET

Dans un laboratoire de recherche de Grenoble, le CEA-Leti, est ainsi né Bee-Secured, un projet de réseau de milliers de ruches équipées de capteurs qui permettrait de recueillir des données environnementales.

Grâce à des capteurs surveillant le comportement des abeilles, les ruches de Bee-Secured pourront recueillir des informations sur la pollution, la biodiversité, les bactéries, voire la radioactivité, selon ses concepteurs.

Pour l’heure, Bee-Secured espère pouvoir rapidement installer ses 300 premières ruches.

Il s’agira de mesurer la qualité de l’air à partir des particules ramenées par les abeilles, qui offrent l’avantage de couvrir une zone bien plus étendue qu’un capteur fixe, de l’ordre d’une trentaine de km2 autour de l’essaim.

Des associations, comme «Hommes et abeilles» dans la banlieue de Grenoble, testent déjà des ruches en milieu urbain, à quelques centaines de mètres de l’autoroute, coincées entre un immeuble de huit étages et quelques pavillons aux jardins fleuris.

La ville, refuge idéal

 

Et, contrairement aux idées reçues, la ville se révèle un refuge «idéal» pour les abeilles, se réjouit Christophe Faucon, directeur général de l’association.

«La biodiversité est plus grande et les pesticides moins nombreux», explique l’apiculteur, dont l’association vise à créer de nouveaux cheptels d’abeilles en ville pour repeupler des zones d’apiculture rurale «sinistrées».

«L’abeille est la première victime des insecticides et pesticides utilisés en agriculture», explique Henri Clément, de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf).

Confrontés depuis le milieu des années 90 à l’effondrement des colonies d’abeilles, les apiculteurs trouvent également avec cette incursion dans les villes le moyen de donner une visibilité à leur cause.

Avec un conseiller municipal dédié à l’apiculture, la mairie de Lille, qui a installé en 2007 trois ruches sur le toit de son opéra, fait figure d’exemple.

«Les abeilles nous incitent à ne plus utiliser de produits phytosanitaires pour traiter les espaces verts», explique un responsable du programme alors que la ville compte désormais 54 ruches.

La récolte de miel reste anecdotique, nuance toutefois le syndicat professionnel, qui estime à environ 1 à 2% la production de «miel des villes», par rapport aux 20 000 tonnes produites chaque année en France.

«Des études ont montré que le miel des villes contenait des traces de plomb aussi infimes que dans les autres zones de récolte», affirme l’Unaf, alors qu’aucune analyse sanitaire n’est nécessaire pour commercialiser ce miel.

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