A la recherche de la puissance


Un petit conte … qui malgré invraisemblable permet quand même de comprendre que quoi que l’on fasse comme métier, il est important
Nuage

 

A la recherche de la puissance

 

Il était une fois un tailleur de pierre, insatisfait de lui et de sa position dans la vie.

Un jour, il vit passer un riche marchand, et il l’envia : « Ce marchand doit être puissant ! ». Il se dit qu’il aurait aimé être un marchand. Et aussitôt, il se retrouva marchand, à profiter du luxe et de l’argent, envié par les uns et les autres.

Mais quelque temps après, il vit passer un prince, transporté sur un éléphant, avec une procession officielle, et tous devaient plier le genou devant lui, riches ou pauvres. Il se dit « Voilà le pouvoir ! J’aimerais être comme lui ! »

Aussitôt il se retrouva prince ! Il fit de longues processions, sur son éléphant, et tous devaient plier le genou devant lui.

Mais l’été devenait chaud, très chaud, le soleil le brûlait. Il songea au soleil, et se dit « Quelle puissance ! J’aimerais être le soleil ! »

Et aussitôt il devint le soleil, brillant férocement sur chacun, brûlant les champs, maudit par les fermiers et laboureurs.

 Mais un grand et sombre nuage cacha le monde, le soustrayant à ses rayons. Il se dit « Quelle puissance ! Il est capable de cacher le soleil ! J’aimerais être ce nuage ! »

Alors il devint un immense nuage sombre, cachant les villes et villages, noyant tout le monde sous des trombes d’eau.

 Mais il se rendit compte que le vent le poussait vers la mer… « Quelle puissance, ce vent ! J’aimerais être le vent ! »

Aussitôt il devint le vent, soufflant et arrachant les tuiles des toits, les branches des arbres. Mais au bout d’un certain temps, il trouva quelque chose qu’il ne pouvait bouger, aussi fort qu’il souffle.

Un immense rocher, une vraie tour, immuable. « Quelle puissance, se dit-il. J’aimerais être ce rocher! »

Aussitôt, il fut le rocher, puissant, solide, immuable. Mais alors qu’il se tenait là, plus puissant que n’importe quoi sur terre, il entendit un marteau frapper la roche, et se sentit un peu changé. Il se demanda « Qu’est-ce qui peut être plus puissant que moi ? »

Il regarda tout en bas et vit un simple tailleur de pierre.

Rotation des légumes au potager


On commence a préparer son potager pour le plaisir de jardiner mais aussi pour avoir des produits frais et s’il vous plait sans produit chimique .. Il faut aussi penser a la disposition du jardin pour qu’il soit le plus possible productif
Nuage

 

Rotation des légumes au potager

 

de Tatie Lyne

Le principe est simple, il s’agit de ne pas planter deux fois de suite (au moins) la même famille de plantes au même endroit.

Ca permet :

– de freiner le développement des mauvaises herbes
– d’éviter que les maladies et les nuisibles s’installent
– de ne pas épuiser les ressources du sol, et même de prévoir sa régénérescence

 

Les légumes gourmands aiment les sols riches , ce sont les  légumes feuilles et les légumes fruits : concombres, courges, courgettes, melons, et autres citrouilles ; tous les choux,  les épinards, les tomates, et les aubergines.

Les légumes moins gourmands, sont  les légumes racines : carottes, navets, betteraves, le céleri et également les légumes bulbes : oignons, échalotes, aulx, poireaux

Ceux qui se contentent d’un rien et même améliorent le sol, de sont les légumes grains : haricots, pois, fèves et les lentilles

Et enfin les légumes qui améliorent le sol, ce sont les engrais verts, dont un certain nombre de légumes grains et de brassicacées (choux, les radis, le navet, la moutarde, le raifort, la roquette)
 
Divisez votre potager en 3, 4 ou 5 parties, la taille de chaque partie dépendra évidemment de la surface de votre potager.

Voici la rotation :

(1)légumes gourmands, légumes feuilles et fruits,

(2)légumes pas trops gourmands

(3)légumes améliorant et engrais verts.


Vous plantez ensuite 1,2 ou 3 sur chaque partie de votre potager et vous alternez chaque année. Ce qui vous permet d’avoir des légumes variés et l’année suivante vous appliquez le même principe mais en décalant : là où vous aviez planté (1) vous plantez (2) et ainsi de suite.

Vous aurez donc des légumes variés sans  apauvrir la terre, au contraire, elle sera enrichie des apports de chacun. Je vous conseille de noter votre plan de rotation pour l’année suivante.

http://www.ecotruc.com

Hypersensibilité environnementale: un mal obscur


Cela doit être désespérant d’avoir des malaises sans mettre le doigt dessus, en de consultations en consultations on parle de dépression, stress alors que c’est tout autre chose .. Le pire quand cette maladie n’est pas reconnu dans la province alors qu’ailleurs oui,
Nuage

 

Hypersensibilité environnementale: un mal obscur

 

 

Rohini Peris fait partie des 170 000 Québécois qui, selon Statistique Canada, souffrent d’hypersensibilité environnementale. Elle a fondé une coalition pour bannir les pesticides à Dollard-des-Ormeaux et a reçu tant de témoignages de gens qui souffraient qu’elle a eu l’idée de fonder l’Association pour la santé environnementale du Québec (ASEQ).

PHOTO: ALAIN DÉCARIE, COLLABORATION SPÉCIALE

 

Jessica Nadeau, collaboration spéciale
La Presse

Un nombre croissant de Québécois souffrent parfois terriblement d’hypersensibilité environnementale, un mal qui n’est pas reconnu par les autorités de la santé. Le point sur cette affliction aux causes mal connues qui provoque des douleurs bien réelles.

«Un jour, quand j’étais dans le sauna, j’ai vu une tache noire sur ma serviette. J’ai d’abord pensé que je l’avais mal nettoyée. Puis je me suis rendu compte que ça sortait de mon corps. Des gouttes noires et malodorantes. Je me sentais comme un dépotoir toxique.»

Rohini Peris fait partie des 170 000 Québécois qui, selon Statistique Canada, souffrent d’hypersensibilité environnementale, une maladie mal connue et controversée. Pour eux, tout contact avec des parfums, des produits chimiques, des pesticides, de la fumée, des moisissures ou des ondes électromagnétiques déclenche une réaction qui s’apparente à une allergie. Comme leur mal n’est pas reconnu au Québec, ils errent dans un no man’s land médical.

«On voit de plus en plus de gens qui souffrent de maladies environnementales. Ils vont de médecin en médecin sans jamais obtenir de diagnostic. Et en médecine, quand on ne trouve pas le problème, on vient vite mettre une étiquette de maladie mentale: dépression ou troubles nerveux.»

Tel est le constat du docteur Barry Breger, l’un des seuls médecins de famille du Québec à diagnostiquer l’hypersensibilité environnementale, une maladie pourtant reconnue en Ontario.

«Un peu comme les canaris que l’on envoyait au fond des mines à l’époque pour tester la qualité de l’air, les hypersensibles sont les canaris des temps modernes. Nous les ignorons à nos risques et périls.»

À Ottawa, la Dre Jennifer Armstrong reçoit plusieurs patients québécois dans son cabinet qui applique une stricte politique sans odeur. Membre du Comité international de médecine environnementale, elle est reconnue au Canada comme experte. Étant donné qu’elle a une liste d’attente de trois ans, elle ne prend aucun nouveau client.

Elle raconte l’histoire de deux Montréalaises qui, désespérées, ont refusé de quitter son bureau avant qu’elle ne les soigne. Son doux visage s’assombrit en évoquant la triste histoire d’une patiente québécoise dont la maison était infestée de moisissures, ce qui a déclenché une réaction d’hypersensibilité.

«Il n’y avait aucune reconnaissance de sa maladie, aucune aide nulle part. Alors elle a mis fin à ses jours. Je ne peux pas faire de miracles.»

Brûler de l’intérieur

Marlene Higgins, résidante de Saint-Sauveur, est passée à deux doigts de se suicider. Elle a mis un sac de plastique sur sa tête. Mais elle n’a pas été capable d’aller jusqu’au bout. Pourtant, elle voulait mourir, car la souffrance était trop intense. Elle avait l’impression que son corps brûlait de l’intérieur. Elle a essayé mille cures et traitements alternatifs, mais ne voyait aucun espoir.

Elle ne pouvait plus sortir de chez elle, recevoir de visiteurs, voyager, aller au restaurant, avoir une vie normale. Et comme elle ne savait pas nommer le mal qui la rongeait, son entourage était incrédule.

«Les gens disaient: mais elle est craquée dans la tête, celle-là! Et les médecins me disaient de faire le ménage dans ma tête, que j’allais guérir.»

Sa vie a changé du jour au lendemain lorsqu’elle est tombée sur un article du journal local qui parlait d’hypersensibilité environnementale.

«Finalement, je savais ce que j’avais. Et quand j’ai vu qu’il y avait d’autres gens qui souffraient comme moi, mon attitude a changé.»

Marlene Higgins, qui se fait désormais traiter par la Dre Armstrong à Ottawa, sait ce qu’elle doit éviter pour aller mieux. Elle passe parfois plusieurs jours consécutifs sans douleur. Mais elle a peur. Non pas de mourir, mais du jour où elle va se retrouver seule.

«Je ne peux pas aller à la banque, au magasin, à l’épicerie ni même à l’hôpital, car chaque fois que j’y suis allée, ça m’a amenée à l’article de la mort. Que vais-je faire quand mon mari ne sera plus là?»

Empoisonnée aux pesticides

Rohini aussi s’est longtemps sentie isolée, dépourvue, effrayée par des symptômes dont elle ne connaissait pas la provenance. Après des années de recherche et de tests, elle a finalement eu une réponse d’un laboratoire américain où elle avait envoyé des échantillons sanguins.

«J’étais empoisonnée aux pesticides. C’est étrange à dire, mais quand j’ai reçu les résultats, je me suis dit: Merci, mon Dieu, je suis empoisonnée! Enfin, j’avais la preuve que je n’étais pas folle.»

Pendant près de 10 ans, elle a passé à travers un cycle de détoxification. Elle raconte que la plante de ses pieds et la paume de ses mains craquaient lorsqu’elle sortait de la maison. Lorsqu’elle était mise en contact avec des produits chimiques, elle était désorientée, n’arrivait plus à terminer ses phrases ou à comprendre ce qui se passait autour d’elle.

Elle a fondé une coalition pour bannir les pesticides à Dollard-des-Ormeaux et a reçu tant de témoignages de gens qui souffraient qu’elle a eu l’idée de fonder l’Association pour la santé environnementale du Québec (ASEQ).

Combat dans le milieu de travail

Nathalie Cyr, 42 ans, fonctionnaire fédérale à Gatineau, semble en parfaite santé. C’est vrai qu’elle va beaucoup mieux depuis qu’elle suit des traitements aux États-Unis. Mais elle ne se souvient plus de ce que c’est d’être «normale».

Tout a débuté en 2004 lorsqu’elle a commencé à travailler dans des tours de bureaux mal aérées. Chaque fois qu’elle arrivait au bureau, elle était aux prises avec de violents maux de tête.

La situation s’est rapidement détériorée. Elle ne pouvait plus sortir de chez elle sans masque.

«L’enfer a duré de 2006 à décembre 2010, j’étais carrément renfermée dans la maison, mon seul refuge sécuritaire.»

Au travail, on a essayé de faire des accommodements, mais ça a mal tourné. Nathalie Cyr s’est retrouvée à la Commission des relations de travail dans la fonction publique. En mars 2011, le juge Renaud Paquet a reconnu que l’hypersensibilité environnementale était un handicap et qu’à ce titre, son employeur devait s’adapter à ses besoins.

Pour Nathalie Cyr, c’est une belle victoire.

«On gagne en reconnaissance petit à petit. Le jour où quelqu’un aura un jugement de la Cour suprême, ce sera encore mieux.»

***

CONTROVERSE SCIENTIFIQUE

L’hypersensibilité environnementale est une maladie très controversée. Dans la communauté médicale, plusieurs doutes subsistent sur l’origine de la maladie. Certaines études affirment qu’il s’agit d’une maladie dont les racines sont psychologiques, d’autres tendent plutôt à démontrer que l’origine est physique.

L’Organisation mondiale de la santé s’interroge encore sur cet aspect et n’a pas encore publié d’avis officiel sur la question. En Europe, plusieurs pays comme l’Allemagne, le Danemark et la Suède reconnaissent officiellement l’hypersensibilité comme un handicap causé par des contaminants de l’environnement et l’enseignent dans les écoles de médecine.

Au Canada, la Commission canadienne des droits de la personne conclut dans son rapport de 2007

que même si la controverse persiste, «l’hypersensibilité relève en général de causes physiques, tout en étant associée à de nombreux facteurs neurologiques et psychosociaux qui s’entrelacent».

Santé Canada et Statistique Canada ont inclus l’hypersensibilité dans leur sondage national sur l’état de santé des Canadiens en 2005. En Ontario, le ministère de la Santé a ouvert une clinique de santé environnementale dans les années 90.

«Nous avons évidemment eu des difficultés, mais maintenant, nous avons un comité de santé environnementale qui fait partie du Collège des médecins de famille et c’est inclus dans le système d’éducation, notamment à l’Université de Toronto», explique le docteur John Molot, qui dénonce le peu d’intérêt des médecins québécois.

Au ministère de la Santé du Québec, la porte-parole Nathalie Lévesque s’en tient à la ligne officielle.

«Ce sont des symptômes qui sont non spécifiques et cela n’a pas été officiellement reconnu comme étant en lien avec l’environnement.»

Même chose du côté de l’Institut de santé publique du Québec qui dispose d’une unité en santé environnementale, mais qui refuse de se prononcer puisque ses chercheurs n’ont pas étudié la question.

http://www.lapresse.ca

Sans contact humain Des entretiens d’embauche réalisés par des avatars


 Peut-être les jeunes travailleurs qui débutent aimerons cette façon de passer une entrevue, mais il est dommage que l’on veuille tout remplacer par la technologie, surtout que nous voyons comment les rapports humains sont hypothéquer a notre époque
Nuage

 

Sans contact humain

Des entretiens d’embauche réalisés par des avatars

 

Sans contact humain - Des entretiens d'embauche réalisés par des avatars

©AFP Photo / Hasloo Group Production Studio/shutterstock.com

CLERMONT-FERRAND – Passer un entretien d’embauche mené par des avatars, c’est ce que propose le Centre de réalité virtuelle de Clermont-Ferrand en France, mais cette méthode, bien moins coûteuse, suscite la critique des spécialistes car elle ignore le contact humain, crucial pour une embauche.

Le directeur du Centre de réalité virtuelle, Laurent Baleydier, montre fièrement la méthode: la mise en condition des candidats à l’embauche dans un «cube immersif», une pièce de trois mètres de côté dotée d’écrans géants où apparaissent quatre avatars qui posent les questions.

Ce jour-là, un candidat tente de répondre aux questions des avatars, muni de lunettes 3D. Les avatars sont pilotés par un opérateur à distance qui peut lancer une série de questions de son choix.

Cet entretien virtuel dure environ trente minutes. Il s’adresse pour l’heure à des sociétés voulant former des recruteurs et non pas encore à celles voulant l’utiliser comme moyen de recruter, explique M. Baleydier.

Pour Michel Debout, psychologue spécialisé dans le monde du travail au CHU de Saint-Étienne en France, cette méthode fait l’impasse sur l’aspect crucial de la relation humaine directe.

«Ce qui est déjà problématique aujourd’hui, c’est l’authenticité de la relation humaine. S’il n’y a plus cela, où va-t-on? On est dans l’excès alors que ce qui manque, c’est la qualité humaine», souligne-t-il.

Pour Julien Guegan, ingénieur en sciences cognitives au CNRS à Clermont-Ferrand, «il n’est pas judicieux de traiter une chose aussi sérieuse qu’un entretien d’embauche avec des avatars. Il vaut mieux un contact humain direct», indique-t-il.

Au total, 25 candidats sont pour le moment passés et «24 nous ont dit qu’ils avaient vraiment eu l’impression d’un entretien d’embauche», explique M. Baleydier.

Ce système, commandé par Athalia, une petite société de conseil en ressources humaines basée à Clermont-Ferrand, va être commercialisé. Mais ce n’est encore qu’un prototype.

Il n’y a en France qu’une poignée de telles entreprises spécialisées. Celle de Clermont-Ferrand n’a que deux ans d’existence.

Elle a d’autres thèmes de recherche, dont celui de développer des simulations d’entretiens commerciaux et de prise de parole en public. Pour ce sujet, les chercheurs remplaceront les quatre avatars par une foule de 300 personnes virtuelles sur les cinq écrans.

Le centre de recherches est animé par six personnes et financé par la communauté urbaine de Clermont-Ferrand, la Région Auvergne et l’Union européenne.

http://fr.canoe.ca/

Cancer épidémique Le diable de Tasmanie en voie d’extinction


Parce que les diables de Tasmanie peuvent être dangereux pour l’être humain, ils ont été confiné sur un île limitant ainsi la variété génétique. Le système immunitaire est donc affaiblit.
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Cancer épidémique

Le diable de Tasmanie en voie d’extinction

 

Cancer épidémique - Le diable de Tasmanie en voie d'extinction

Le diable est une espèce en danger de mort dont la population est estimée à quelques milliers.

©Greg Wood / Archives / AFP

 

TOMALLA STATION – Le diable de Tasmanie, petit marsupial nocturne et carnivore, est victime d’un cancer contagieux et incurable qui décime l’espèce. Avant son extinction, jugée inéluctable, des Australiens ont créé un refuge où se reproduisent des spécimens sains.

Sur le flanc des collines de Barrington Tops, au nord de Sydney, à «Devil Ark» (l’arche du diable), des scientifiques élèvent des individus mâles et femelles qui repeupleront un jour l’île du sud-est de l’Australie dont ils portent le nom.

Le cancer de la face qui les menace d’une disparition complète d’ici cinq ans entraîne la mort en trois à six mois. La contagion se fait par morsures, lorsque les diables se battent pour défendre leur pitance ou leur territoire.

«Ses chances de survie semblent aujourd’hui minces. La maladie a été découverte en 1996: 15 ans plus tard, la population a diminué de 91%», s’alarme l’écologiste Tim Faulkner, de l’Australian Reptile Park.

Pour l’heure, «il n’y a aucun espoir de traitement, aucun espoir de vaccin et aucun espoir d’un ralentissement de la contagion», dit-il.

Classé comme nuisible quand il proliférait, le diable est désormais une espèce en danger de mort dont la population est estimée à quelques milliers, jusqu’à 20 ou 30 000.

Le diable, baptisé ainsi par les colons britanniques qui s’effrayaient de ses cris impressionnants, n’a pas toujours été l’emblème de la seule Tasmanie. Il hantait jusqu’au 17ème siècle des régions entières d’Australie.

Son confinement sur l’île a érodé sa diversité génétique et donc son système immunitaire, le rendant vulnérable aux maladies: leurs anticorps sont incapables de reconnaître les cellules cancéreuses, observe la généticienne Kathy Belov.

Son équipe de l’université de Sydney étudie la tumeur dans l’espoir -infime- de trouver un vaccin ou un traitement. Les scientifiques parient davantage sur la constitution d’une banque génétique et l’élevage des diables.

«En l’espace de 30 ans et de quelques générations, nous espérons disposer de diables susceptibles d’être relâchés dans la nature et capables de chasser et de se débrouiller», explique-t-elle.

«Des diables heureux»

«Devil Ark» est une sorte de vaste ferme de 500 hectares bâtie sur la commune de Tomalla Station, au coeur d’un parc national, don de la famille Packer qui a fait fortune dans les casinos et les médias.

Le refuge, dont le nom fait référence à l’arche de Noé qui a permis selon l’Ancien Testament de sauver les espèces pendant le Déluge, accueille une centaine de diables et en espère 350 d’ici 2016, puis un millier dans les années suivantes.

Les petits animaux s’ébattent dans des enclos à végétation dense proche de leur habitat naturel. Nourris le soir de carcasses de kangourous et autres proies, on les laisse dormir la journée.

Ils sont répartis sur la base d’un «catalogue d’étalons» censé optimiser la reproduction – chaque enclos contient entre six et dix individus, des mâles pour moitié. Une méthode payante puisque 24 «diablotins» ont vu le jour en 2011.

«Ils se sentent bien ici, tout indique que ce sont des diables heureux et en bonne santé», se réjouit un soigneur, Adrian Good.

Loin des affres de leurs congénères condamnés à mort sur l’île de Tasmanie, les diables de Tomalla Station peuvent se mordre sans crainte, pour un bout d’enclos ou une femelle, ainsi que leur commande leur instinct.

«Ces comportements sauvages sont essentiels pour leur survie quand ils seront relâchés», souligne Adrian Good.

L’expérience de l’arche est unique en son genre, affirme Tim Faulkner, car la réintégration dans leur habitat naturel d’espèces sauvages élevées en captivité est une gageure pour la plupart d’entre elles. Elle pourrait toutefois être utilisée pour d’autres espèces endémiques australiennes, comme le koala.

http://fr.canoe.ca