Endettement → Familles à bout de souffle


D’un côté, nous sommes bombarder de publicité en tout genre pour dépenser notre argent, de posséder toujours plus pour avoir toutes les nouveautés qu’importe le produit, qu’importe si nous en avons besoin ou non. De l’autre côté on nous parle d’endettement, de faillite et par la poste on recoit des abonnements de la carte de crédit sans se renseigner au préalable si nous sommes solvable ou non … A quand qu’on va se mettre d’accord pour d’abord penser a trouver un équilibre économique ??? Nous sommes en trains de sombrer sur les dettes et ce n’est pas juste pour les familles canadiennes plutot un peu partout dans le monde qui vivent ces mêmes difficultés
Nuage

 

Endettement → Familles à bout de souffle

 

Familles à bout de souffle

Crédit photo : archives TVA Nouvelles

Par Stéphan Dussault et Valérie Gonthier | Journal de Montréal

Dans un rapport spécial rendu public hier, la Banque du Canada sonne l’alarme : les familles sont prises à la gorge, criblées de dettes ou au bord de la faillite, au point où leur situation menace le système financier et même l’ensemble de l’économie canadienne.

Le rapport, intitulé Situation financière des ménages et stabilité financière, note que le niveau d’endettement des ménages canadiens représente 150% de leur revenu disponible. Un net recul par rapport à 1999, alors qu’on parlait de 110%.

«Chaque année depuis 2000, quelque 100 000 Canadiens engagent des procédures d’insolvabilité. C’est trois fois plus qu’en 1980. Dans la majorité des cas, ces procédures débouchent sur la faillite», peut-on lire dans le document.

Pas surprenant

Des chiffres qui n’étonnent pas Isabel Thibault, de l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) Sud- Ouest, à Montréal. La consultante budgétaire rencontre chaque jour des gens en détresse.

«Ils ne voient pas venir les problèmes jusqu’au moment où la situation devient dramatique», dit-elle.

«Tous les mois, s’il y a un manque à gagner, on comble avec du crédit, ajoute Pierre Fortin, syndic de faillite. Mais, ça s’accumule de mois en mois. Si on rajoute les intérêts, c’est ce qui fait que les gens doivent, à un moment, faire faillite. Les dettes se sont bâties tranquillement pas vite et les gens s’enfoncent.»

Cette vulnérabilité menace même «la stabilité financière au pays», ajoute le rapport de la Banque du Canada.

«Plus les gens vont se sentir égorgés, moins ils vont pouvoir garder le même train de vie. C’est ça qui ralentit l’économie», explique Pierre Fortin.

Aux États-Unis, c’est ce qui a mené à une crise immobilière qui se fait toujours sentir.

Si le marché du logement au Canada n’a pas connu les mêmes excès, «un endettement élevé des ménages pourrait avoir des retombées négatives substantielles», souligne le document.

Trop facile d’emprunter

«Il est beaucoup trop facile d’emprunter», déplore Isabel Thibault.

Encore là, les statistiques semblent lui donner raison.

En 1999, les 31 à 35 ans avaient une dette totale d’environ 75 000 $. En 2010, elle est passée à environ 120 000 $. Les jeunes en particulier semblent pressés d’acheter des biens.

Des chiffres qui donnent le vertige

«Justement, un grand nombre de consommateurs sont allergiques aux chiffres. C’est pourquoi ils ne voient pas venir les problèmes», conclut Isabel Thibault.

POURQUOI LES GENS SE RETROUVENT-ILS PRIS À LA GORGE?

  • Ils ont un train de vie exagéré par rapport aux revenus
  • Ils ne font pas de budget
  • L’accès au crédit est trop facile
  • Ils payent le montant minimum demandé pour le remboursement des cartes de crédit
  • Ils ont perdu leur emploi
  • Ils ont une maladie

http://tvanouvelles.ca

10 réponses à “Endettement → Familles à bout de souffle

  1. En fait, tout ce qui est dit dans ce rapport est vrai ,mais le problème est d’abord du ressort du consommateur qui a souvent les « yeux plus grand que le ventre » ,si le citoyen use de sa raison,il ne cumule pas les crédits …..Dire que j’ai connu une époque où mes parents n’avaient même pas les moyens (en travaillant tous deux) de « boucler les fins de mois….Mais il ne firent aucun emprunt ;par contre,l’épicier leurs consentait un crédit pour les produits alimentaires..(Ce que j’ai fait quand j’avais mon magasin )….

    • mais tu vois comme mon billet sur L’industrie alimentaire joue la carte de la nostalgie … qui manipule les émotions des consommateurs .. je dirais que c’est quasi tous les produits de consommations, de crédit, banque etc qui joue eux aussi sur les émotions des gens … en axant sur le plaisir, la sécurité, la fierté etc… il n’y a personne qui vont parler qu’on peut etre heureux avec peu de chose .,.

  2. Evidemment, ceux qui ,vendent ces produits n’ont pas intérêt à dire qu’on peut être heureux avec peu de chose au contraire.Pourtant…..on le peut !Les spécialistes du « marketting » jouent sur tous les plans :La publicité est un de leurs meilleurs moyens .Le meilleur exemple (chez nous en tous cas) est la rentrée des classes:Les pubs sur les nouveaux vêtements pour enfants,matériel scolaire etc..foisonnent => L’enfant de classe sociale moyenne est influencé ,voudrait être aussi bien habillé,fourni en cartables etc…que les enfants de milieu plus aisé. Si les parents ne sont pas « raisonnables » ,ils achètent …..Il y a bcp d’autres astuces comme les offres de crédits sans frais ,les 3 pour le prix de 2 (alors qu’on a besoin que d’un ! ) etc….Pour moi,le consommateur n’est pas assez conscient,responsable……Enfin ,je ne vais pas refaire le monde,je ne fais person ellement qu’appliquer certaines règles et çà depuis plusieurs années…..

    • c’est la meme chose ici et en plus les écoles vont demander certaines marques .. je t’avoue quand je vois la rentrée des classes je suis contente d’avoir fini cette étapes … je laisse ca aux autres ..

  3. Chez nous il y a le même problème avec le surendettement la Banque de France croule sous les demandes et sa ne va pas en s’arrangeant il y en a de plus en plus chaque année.

  4. Ce n’est pas toujours parce que les gens dépensent pour du surplus qu’ils sont endettés. Il y a que le coût de la vie ne cesse d’augmenter et que les revenus demeurent les mêmes.

    • bien sur … surtout qu’il y a des dépenses que t’as pas le choix de faire que ce soit pour se nourir, ou certains médicaments qui ne sont pas payés mais doit etre pris obligatoirement

  5. Entièrement DAC avec Loulou, le prix de beaucoup de choses monte en flèche mais le salaire reste souvent le même….on fini par se sentir égorgé avec tous les comptes à payer… — ((

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