Le saviez-vous ► La petite histoire de la bicyclette


Depuis la bicyclette qui consistait a courir elle a fait du chemin depuis ce temps elle a évoluer pour devenir plus accessible a tout le monde et pour tout les gouts. Que l’on soit randonneur, cycliste de route, ou simplement pour faire de l’exercice ou prendre l’air, tout le monde y trouve son compte ..
Nuage

 

La petite histoire de la bicyclette

La bicyclette est un moyen de transport écologique, peu coûteux et excellent pour la santé. Depuis son invention en 1817, elle ne cesse d’évoluer et de gagner en popularité.

La première bicyclette était appelée la « draisienne » en l’honneur de son inventeur, le baron allemand Karl Von Drais de Sauerbrun. Lui-même la surnommait laufmaschine ou « machine à courir », car même si cette bicyclette était munie de deux roues, elle ne possédait pas de pédalier. On devait utiliser nos pieds pour la propulser vers l’avant, un peu comme une trottinette.

La première bicyclette à pédales

Le pédalier rotatif, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a été inventé en 1861 par l’artisan serrurier français Pierre Michaux. Ce nouveau modèle de bicyclette était appelé « vélocipède ». Certains le surnommèrent boneshaker (ou « secoueuse d’os »), à cause de ses roues en bois encerclées de fer. Le caoutchouc autour des roues n’apparut qu’en 1869; il amena avec lui un peu de confort…

Le Grand-bi

Dans les années 1870, l’Anglais James Starley améliora le vélocipède en le rendant plus léger, en grossissant sa roue avant et en rapetissant celle arrière. Le premier Grand-bi, appelé Ordinary bicycle, apparut en 1872. En Angleterre, cette invention était aussi appelée Penny Farthing, d’après la taille respective de deux pièces de monnaie : le penny et le farthing. Ce type de bicyclette obtint un succès foudroyant.

Le Rover

En 1884, John Kemp Starley, le neveu de James Starley, mit sur le marché le Rover Safety Bicycle ou « bicyclette de sureté ». On le désigna ainsi, car il était beaucoup plus sécuritaire que le Grand-bi. Doté de roues à rayons de taille raisonnable, d’un cadre en tubes d’acier et d’une transmission par chaîne, cette bicyclette ressemblait beaucoup au vélo moderne. Le cycliste était installé à l’arrière, ce qui rendait presque impossible la chute de type « soleil », fréquente avec le Grand-bi, où le cycliste était catapulté vers l’avant!

2012

http://www.radio-canada.ca

Agonie de mes rêves


Quelques semaines sont passés après mon retour au Maroc,je crois que cela a influencer ma façon d’écrire,  je devais commencer a amadouer ma solitude, a en faire une amie plutôt qu’une ennemie .. Rassurez-vous, ma solitude, sans être une ermite, est devenue une très bonne alliée, ce qui m’a même permis de prendre la vie d’une façon positive, mais j’ai toujours aimer mieux les poèmes tristes, voir dramatique .. Ah c’est beau la contradiction non ??? !
Nuage

Agonie de mes rêves

Petite je rêvassais à un monde lointain de l’autre côté de l’océan
A des êtres différents sortis tout droit des contes d’antan
A des images des milles et une nuit, tapis volant à la lampe magique
A un décor d’Orient, à toute cette fascination de mes rêves féériques

Mais.. les jours, les années ont éteint ces songes
Laissant place aux déceptions remplies de mensonges
La douleur, le rejet ne cessent de me harceler sans regret
Moi, qui n’est qu’un grain de sable dans cette immensité aux cent reflets

Tous mes rêves reviens à un moment de la vie
Taquiner un épisode difficile de solitude et d’envie
Me laissant sur ma faim sans l’assouvir ni la réaliser pleinement
Blessée dans mon intérieur pour mourir dans l’oubli de mon effondrement

Cette autre étape s’achève immolant tous ces songes à jamais
Pour continuer errante dans un monde sans relais
Cherchant malgré moi, un bonheur caché au fond des mers
Aveuglé par la noirceur des ténèbres pour quémander une vie sans revers

Il me reste que des souvenirs vaguant dans mon esprit agité
Ma solitude devrait devenir mon amie, la prière mon alliée
La vie, mon expérience doivent remonter les marches effaçant mes désirs
Ainsi attendre en silence la fin de la dernière escale, du dernier soupir

Rachel Hubert (Nuage)
18 mai 2002

Faites-vous du «vaguebooking» ?


Connaissez-vous le vaguebooking ? Si vous ne savez pas ce que ce que veux dire ce mots, vous l’avez sûrement vue sur Facebook et aussi sur d’autres réseaux sociaux .. une façon d’attirer l’attention qui peut irriter plus d’un .. Vous savez le genre si quelqu’un écrit par exemple : … ?
ou encore, des phrases comme dit a voix haute mais que personne ou presque ne sait ce que cela veux dire .. Moi en tout cas, je trouve ca énervant que je passe tout droit .. Si on ne veux pas dire sa pensée simplement aussi bien ne pas écrire ..
Nuage

 

 

Faites-vous du «vaguebooking» ?

 

Agence QMI
Roch Courcy

Le «vaguebooking» irrite de plus en plus de monde.

© Shutterstock

Le «vaguebooking», qui consiste à écrire le statut Facebook le plus vague possible pour susciter des commentaires, irrite de plus en plus de monde.

Plusieurs blogueurs, groupes et pages Facebook dénoncent en tout cas cette pratique.

Le «vaguebooking» est habituellement intentionnel. L’idée est d’attirer l’attention et d’inciter les gens à ajouter des commentaires en demandant plus de détails.

Il existe plusieurs formes de «vaguebooking», mais la forme la plus populaire est de poser une question du type « Pourquoi moi? ». Écrire seulement trois points d’interrogation est aussi une autre forme possible de «vaguebooking».

Les utilisateurs qui se plaignent de cette pratique en vogue disent qu’ils ne voient pas l’intérêt de faire ça sur les réseaux sociaux, d’autres ne veulent pas perdre leur temps à « jouer aux devinettes » pour savoir ce que leurs «amis» ont dans la tête. Il y en a aussi ceux qui pensent que les adeptes du «vaguebooking» ne se soucient pas des commentaires suscités, pourvu qu’ils aient réussi à attirer l’attention.

http://fr.canoe.ca/

«Vends laisse, chiot gratuit»


Il n’y a pas juste au Québec qu’il y a des usines a chiens … mais si nous pouvons en tirer quelque chose de la Pologne c’est de voir comment les gens pourraient faire pour contourner les lois. Mais il semble que les mesures pour enrayer les ventes illégales sont pris aux sérieux,mais si en plus l’amélioration des conditions de vie a ceux qui essaie de mettre de l’argent de côté pour leur vieux jours, ce serait un plus grand succès
Nuage

 

«Vends laisse, chiot gratuit»

«Vends laisse, chiot gratuit»

© AFP Photo/Janek Skarzynski

Entrée en vigueur le 1er janvier, la nouvelle loi interdit d’élever des chiens et des chats à des fins commerciales en dehors d’élevages parrainés par des organisations professionnelles nationales.

«Vends laisse à 400 zlotys (125 dollars), chiot berger allemand gratuit»:

 Depuis le début de l’année, les petites annonces insolites foisonnent sur l’internet en Pologne.

Non, il ne s’agit pas d’une braderie massive de chiens mais d’une «tentative de contourner une nouvelle loi qui bannit tout élevage et commerce d’animaux sans pedigree», explique à l’AFP Tomasz Justyniarski, porte-parole de la Garde des animaux (SdZ), une organisation non gouvernementale.

Entrée en vigueur le 1er janvier, la nouvelle loi interdit d’élever des chiens et des chats à des fins commerciales en dehors d’élevages parrainés par des organisations professionnelles nationales. Elle interdit aussi l’achat et vente d’animaux domestiques en dehors de leur lieu d’élevage.

Le téléphone sonne souvent au siège de SdZ qui réagit à toute nouvelle petite annonce suspecte sur internet.

«Depuis janvier, nous recevons en moyenne une alerte par jour sur un élevage clandestin pour la seule région de Varsovie», indique M. Justyniarski.

Les gardiens de SdZ vont jusqu’à saisir les animaux, pour ensuite leur trouver un foyer d’adoption.

«L’élevage et le commerce non déclarés d’animaux, c’est un phénomène très répandu en Pologne. Il n’est soumis à aucune réglementation fiscale», souligne Cezary Wyszynski, porte-parole de la fondation Viva qui lutte pour le respect des droits des animaux.

«Avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, des milliers d’animaux étaient proposés à la vente chaque jour sur internet, sans compter les petites annonces dans les journaux et les marchés en plein air. Bon nombre d’éleveurs non déclarés travaillaient pour des marchés allemand et autrichien», ajoute-t-il.

Un plus pour la retraite

La situation est en pleine évolution depuis, mais les éleveurs illégaux ne désarment pas.

«Je vends des chiens depuis 5 ans. Cela me fait un plus à ma retraite», explique à l’AFP l’un d’eux en cachant son visage et refusant de dévoiler son nom.

Grâce à deux chiennes, un berger allemand et un Saint-Bernard qu’il garde dans sa maison en banlieue de Varsovie, il ajouté environ 14 000 zlotys (4 360 $) à son budget familial chaque année.

«La nouvelle loi va certainement me compliquer la vie mais je n’arrêterai pas pour autant car j’ai besoin de cet argent. Beaucoup de gens font comme moi», affirme-t-il.

S’il avait un élevage légal, il estime qu’il pourrait vendre ses chiens 60% plus cher mais il aurait à accomplir de nombreuses formalités et à se soumettre à des conditions plus strictes d’élevage.

La disparition à terme des élevages non déclarés fait rêver les gérants de refuges pour animaux, qui ont du mal à caser tous les chiens errants qu’ils sont obligés d’accepter.

Conditions horribles

 

«Dans ces élevages illégaux, les animaux ont une vie horrible, pire que les chiens errants. Ils sont souvent serrés dans leurs cages, dans leurs propres excréments, affamés…. », déplore Izabela Dzialak, directrice d’un refuge à Celestynow, près de Varsovie.

«Même si pendant un temps nous risquons d’avoir la vie dure en recueillant les chiens de ces élevages liquidés, dans deux ans le problème sera réglé», se réjouit-elle.

En moins de deux mois, les nouvelles dispositions ont d’ores et déjà commencé à porter leurs fruits. Dans les marchés en plein air, les marchands d’animaux se font rares et de nombreux sites internet refusent les annonces qui pourraient concerner ce type de commerce.

Optimiste sur la bonne orientation donnée par les législateurs, Grzegorz Kurkowski, chef de l’inspection vétérinaire à Otwock près de Varsovie, souhaite toutefois deux mesures supplémentaires.

«Il faudrait encore mettre en place un système cohérent d’identification électronique d’animaux et un programme de stérilisation. Ceci réglerait le problème de façon définitive», assure-t-il.

http://fr.canoe.ca

Éloge de l’imperfection


Partout on nous montre la perfection, maquillage, cuisine, tenue vestimentaire, éducation, et tout le tralala … Certaines personnes prennent tout a lettre et se retrouve déboussolée, épuisées et vraiment déçue … En fait chercher la perfection est une chose mais vouloir être parfaite non c’est de s’entrainer a bien des maux de tête
Nuage

Éloge de l’imperfection

Éloge de l'imperfection

Photomontage: La Presse

Isabelle Ducas, collaboration spéciale
La Presse

La perfection n’est pas de ce monde. Pourtant, nous sommes bombardés de messages qui nous incitent à cuisiner des repas à la fois nutritifs et savoureux, avoir un intérieur digne de Martha Stewart, en faire plus pour stimuler nos enfants, réussir notre vie professionnelle, être mince et en forme… Ouf! Pas reposant! Heureusement, des voix s’élèvent pour nous inciter à accepter l’imperfection.

Sans surprise, les femmes semblent être plus sensibles aux messages de recherche de la perfection véhiculés dans la société, selon la sociologue Diane Pacom, de l’Université d’Ottawa.

«C’est troublant de voir la pression que se mettent certaines jeunes femmes pour tout réussir. Elles veulent être présentes pour leurs enfants, jolies, avoir des responsabilités professionnelles, bien nourrir leur famille, et faire du yoga en plus pour être calmes, lance-t-elle. C’est du perfectionnisme poussé à l’extrême!»

La sociologue croit que cette situation est une sorte d’effet secondaire du féminisme. Les premières femmes de carrières, de la génération du baby-boom, ont été accusées d’être responsables de l’augmentation des divorces, du décrochage scolaire, de la malbouffe et d’autres maux de la société.

«En réaction à ça, leurs filles disent: nous, on est capables de tout faire, dit Diane Pacom. Elles accumulent des responsabilités invraisemblables. Et vivent beaucoup de culpabilité, puisqu’elles ne peuvent évidemment pas tout faire à la perfection.»

C’est en accouchant de triplés, il y a huit ans, que Nancy Coulombe a définitivement dit non à la perfection.

«En lisant des livres sur la maternité, j’ai réalisé que les conseils des spécialistes étaient complètement déconnectés de la réalité. Y a-t-il vraiment des mères qui ont le temps de découper les légumes en formes amusantes pour que les enfants les mangent?», lance-t-elle.

Avec une copine, Nadine Descheneaux, mère de deux enfants, elle a lancé en 2008 le blogue des (Z) imparfaites.

On y propose de mettre fin à «l’obsession de la mère parfaite et ses diktats étouffants et culpabilisants! Place au joyeux désordre, à l’improvisation organisée et au véritable plaisir d’être soi-même», promettent les blogueuses.

Leurs chroniques rigolotes et impertinentes attirent 20 000 visiteurs par mois, et un livre publié en 2009 reprend leurs textes les plus marquants.

Les auteurs mettent de l’avant leurs «imperfections», sans crainte du qu’en-dira-t-on: elles donnent des beignes à leurs enfants, les installent devant la télé quand elles ont besoin de calme, détestent jouer à la poupée et faire des casse-tête, ne plient pas leurs serviettes de façon impeccable et n’inscrivent pas leur progéniture à toute une panoplie de cours. Et surtout, elles ont mis au recyclage les livres écrits par des spécialistes.

«À force d’être surinformées, on a l’impression que les femmes ont perdu leur instinct maternel et qu’elles n’ont plus de plaisir à être avec leurs enfants, dit Nancy Coulombe. Nous, on a rejeté le mythe de la superwoman et décidé de lâcher prise avant de se rendre au burn-out.»

Les blogueuses reçoivent régulièrement des commentaires de lectrices qui se déculpabilisent en les lisant: elles apprennent à accepter leurs imperfections.

Imparfaite, et alors? , un autre blogue, animé par Anik Routhier et Julie Beaupré, deux mères de trois enfants chacune, vise le même but.

«La liste des choses à faire pour être une meilleure mère est tellement longue, c’est impossible de tout faire. Il faut savoir se fixer des priorités et tourner les coins rond sans que ça paraisse, explique Anik Routhier. Mais ça prend du courage pour être imparfaite et ne pas se préoccuper de l’opinion des autres.»

Pour réduire la pression, la jeune femme ne regarde plus la télé, ne lit plus les journaux et fréquente les magasins le moins possible.

«J’ai coupé tout ce qui créait des besoins et de la pression. On est confrontés à tellement de choix que c’est épuisant», note-t-elle.

En effet, pour certaines personnes, le perfectionnisme peut devenir une maladie. Geneviève Goulet, psychologue au Centre d’études sur les troubles obsessifs compulsifs et les tics du Centre de recherche Fernand-Séguin, reçoit en thérapie des perfectionnistes qui n’en peuvent plus.

«Le perfectionnisme peut être bénéfique dans certaines situations, mais quand on n’est jamais satisfait de ce qu’on accomplit, quand on peaufine à l’extrême des tâches peu importantes, quand on se fixe des objectifs irréalistes, c’est exténuant et ça cause beaucoup d’anxiété», explique-t-elle.

Pour les perfectionnistes, les informations sur l’éducation des enfants, la cuisine, la décoration ou la forme physique sont reçues comme une incitation à «mettre la barre encore plus haut». «Ils se fixent des attentes trop élevées, et s’obligent à y répondre», souligne Geneviève Goulet. Certaines personnes, confrontées à des sentiments d’échec répétés, peuvent même en faire une dépression.»

Avant d’en venir là, dit Diane Pacom, «mieux vaut accepter l’imperfection, sans culpabilité!»

L’imperfection dans

… la mode

Selon le New York Times, la dernière tendance en matière de coiffure et de maquillage est l’imperfection: cheveux en bataille ou ramenés en chignon négligé, rouge à lèvres étalé avec les doigts, sourcils au naturel, absence de fond de teint, etc. Exit les peignes, les pinceaux et les looks léchés!

… la photographie

La même tendance gagne le monde de la photographie, révèle Le Monde: rejetant les appareils numériques hyper-performants, de jeunes photographes ne jurent que par les Lomo, des appareils argentiques bas de gamme nés en Union soviétique dans les années 60, qui donnent des clichés rétro, pleins de défauts techniques.

… la dentition

Au Japon, la mode est au sourire imparfait. Les cliniques dentaires reçoivent des jeunes femmes qui veulent faire «désaligner» leurs dents trop parfaites. Il semble que les hommes japonais craquent pour les dents de «vampire», des canines pointues, qui peuvent être obtenues au moyen d’implants.

http://www.cyberpresse.ca

De l’eau d’érable en février


Une température qui n’est pas coutume dans plusieurs régions du Québec et au sud de la province, cela semble être idéal pour se sucrer le bec avec les érables qui sont au point pour offrir leur sève et ainsi transformé par les acériculteurs en sirop et tire d’érable …Mais si les érablières commencent a ouvrir, il y a les vergers qui eux aussi semblent se réveillée et probablement dans nos cours nous verrons aussi des changements mais est-ce mieux ? Car la floraison hâtive enlèvera la subsistances aux oiseaux migrateurs, par exemple,  qui viennent justement pour profiter de cette manne .. mais trop tard !
Nuage

 

De l’eau d’érable en février

 

De l'eau d'érable en février

Crédit photo : Journal de Montréal

Par Émilie Dubreuil | Journal de Montréal

Le temps clément a fait couler les érables deux semaines plus tôt qu’à l’habitude

Mélanie Charbonneau a grandi sur une ­érablière. Les érables, elle connaît ça. Devant la première entaille de l’année, elle s’étonne de la prodigalité du premier érable entaillé.

« Ça coule beaucoup », s’exclame-t-elle devant ses enfants ravis.

Pour eux, l’arrivée précoce de l’eau d’érable est le signe qu’on pourra bientôt se sucrer le bec.

« On va manger de la tire ? » demande Alice, 3 ans, toute excitée.

Les enfants de la copropriétaire de l’érablière Charbonneau, au mont Saint-Grégoire, ne sont pas les seuls à faire cette association d’idées.

Le temps exceptionnellement doux de cette fin de février est bon pour les affaires des ­érablières du sud du Québec.

« Depuis quelques jours, le téléphone n’arrête pas de sonner. J’imagine que c’est le redoux qui donne envie aux gens de venir manger chez nous. C’est une bonne chose parce que la saison des sucres va commencer plus tôt. »

Une bonne chose, mais beaucoup de travail. En plus de préparer la cabane pour recevoir ses clients sept jours sur sept dans les deux ­prochains mois, les Charbonneau doivent ­entailler 3 000 arbres cette semaine.

Pas exceptionnel

Selon La Fédération des producteurs acéricoles du Québec qui compte 7 400 membres dans la province, une première récolte à la fin février n’a rien de si étonnant.

« On a déjà vu des arbres couler au mois de janvier, explique sa présidente, Anne-Marie Granger Godbout. Une première dégelée permet aux producteurs de lancer leur opération et de tester l’équipement. On sent l’enthousiasme chez nos membres. »

Cette semaine, Environnement Canada annonce dans le sud du Québec une température idéale pour la venue de l’eau d’érable. Soit, environ -5 ° C la nuit et cinq degrés Celsius le jour. L’eau recueillie hier et aujourd’hui ne sera pas transformée.

« La première sève n’est souvent pas assez bonne pour être bouillie », explique Mélanie Charbonneau.

Les saisons changent

Dans la région du mont Saint-Grégoire, il n’y a pas que les érablières qui subissent les sautes d’humeur climatiques. Les vergers voient leurs saisons changer depuis quelques années.

« Le réchauffement de la planète nous ­inquiète, mais on s’en accommode, on s’adapte, explique Mme Charbonneau. Nous possédons aussi un verger et, parfois, les pommes apparaissent dès le mois d’août. Comme il fait chaud en septembre, les gens viennent en sandales au verger. »

Les cabanes à sucre ouvriront dès cette fin de semaine. Cependant, ce n’est que dans ­certaines régions du sud du Québec que la ­température est assez clémente pour observer les arbres couler.

Les acériculteurs espèrent, par ailleurs, que le thermomètre ne va trop monter. S’il fait trop chaud trop longtemps, la sève pourrait être ­gâchée. Mais pour l’instant, tout va bien, ­l’année 2012 s’annonce exceptionnelle

Voyez la vidéo du temps des sucres précoces sur le site du Journal de Montréal.

http://www.journaldemontreal.com