Triple meurtre à Saint-Romain Un drame difficile à concevoir


C’est difficile d’évaluer la dangerosité d’une personne schizophrène, il manque peut-être d’information pour la famille quand une personne malade décompense ..
La schizophrénie quand elle est contrôler peut vivre presque normalement, mais comme pour l’avoir déjà vue certains abandonnent leur médicaments car ils se sentent bien .. d’autres consomment de la drogue avec ou sans leur médicaments .. Et comme on voit ici, le résultat est désastreux ..
Nuage

 

Triple meurtre à Saint-Romain

Un drame difficile à concevoir

 

Un drame difficile à concevoir

Crédit photo : Agence QMI

Par Claude Roy et Nicolas Saillant | Agence QMI

Lisez la chronologie des évènements

C’est une scène d’horreur qui attendait les premiers répondants arrivés dans la résidence de Saint-Romain, où les jeunes Juliette et Laurence Fillion ainsi que leur grand-mère ont été assassinées vendredi soir.

«On voit ça dans les films d’horreur, a raconté une source bien informée. Il (l’accusé) s’est acharné sur sa famille, c’était catastrophique.»

Cette source a accepté de donner quelques détails de la scène afin que les gens sachent à quel point le crime a été violent.

«Avec une hache et une pelle, ça ne pouvait pas être beau», s’est contenté de dire l’individu qui n’a pas voulu être identifié.

Signe avant-coureur?

Le frère de Ginette Roy-Morin, Claude Roy, qui a passé une partie de la journée de vendredi chez sa sœur afin d’entretenir sa maison, a été l’une des dernières personnes à parler avec Mme Roy-Morin et les fillettes, avant le drame.

«J’ai travaillé là dans la journée jusqu’à midi. J’ai vu Pascal (l’accusé), Ginette Roy-Morin, Claude Roy,.»

Celui qui côtoyait Pascal Morin presque quotidiennement soutient qu’il avait quelque chose de changé dans son comportement vendredi.

«J’ai trouvé qu’il était bizarre, il avait les yeux vitreux, il était spécial un peu», a-t-il dit, précisant avoir déjà vu son neveu dans cet état lorsqu’il ne prenait pas ses médicaments en plus de consommer des stupéfiants.

Peur

«J’en avais peur un peu moi, je me «watchais» tout le temps »,

s’est rappelé son oncle, qui avait déjà eu quelques discussions avec Ginette Roy-Morin en raison de la violence verbale que l’accusé manifestait à l’endroit de sa mère, où il habitait.

«Elle me disait : c’est mon beau Pascal, il ne fera jamais de mal à sa mère, casse-toi pas la tête pour ça.»

«Ça me fait de la peine pour ma sœur, mais encore plus pour les filles» a poursuivi M. Roy.

D’ailleurs, l’homme jure qu’il assistera à tout le procès.

«Je ne veux plus jamais le revoir en liberté. Il faut qu’il soit puni sévèrement.»

Comparution

Par ailleurs, Pascal Morin a comparu brièvement hier, au palais de justice de Sherbrooke.

Le juge Paul Dunnigan, de la Cour du Québec, a ordonné qu’il subisse une évaluation psychiatrique. Pascal Morin n’a donc enregistré aucun plaidoyer.

Pénible rentrée en classe

L’atmosphère était lourde, hier matin, alors que les 48 élèves de l’école des Sommets, à Saint-Sébastien, que fréquentaient Laurence et Juliette Fillion, revenaient en classe.

«Les enfants sont calmes. C’est vraiment dur à décrire le sentiment des enfants», a dit une mère avant d’entrer dans l’école avec sa fille.

« Ça va être l’enfer aujourd’hui et pour le reste de la semaine», prévoyait Roxanne, une éducatrice spécialisée de l’école primaire.

La mairesse de Saint-Sébastien, Marie-Douce Morin, mère de quatre enfants âgés de sept, huit, neuf et onze ans, tous amis de Laurence et de Juliette, a été incapable de retenir ses émotions après la rentrée.

«Ils sont forts, les enfants. Ils nous donnent la force de passer à travers», a-t-elle mentionné, en pleurs.

Une équipe de trois psychologues, un pour chaque classe de la petite école des Sommets, était sur place hier pour écouter les enfants. Les enseignants ont profité de l’activité de causerie, qui a lieu tous les lundis matin, pour revenir sur les tristes événements de la fin de semaine.

Discussion

Pendant cette activité, les psychologues ont évalué l’état d’esprit des élèves afin d’intervenir directement auprès des plus ébranlés.

«Dans les circonstances, ça a bien été», a résumé le directeur de l’école, Marcel Boulanger, qui affirme que la période de discussion a été nécessaire particulièrement pour la classe mixte de 4e, 5e et 6e années fréquentée par la plus vieille des filles, Laurence.

«Les jeunes en ont parlé. Il y avait de l’émotion et des élèves qui pleuraient», a décrit M. Boulanger.

http://tvanouvelles.ca

3 réponses à “Triple meurtre à Saint-Romain Un drame difficile à concevoir

  1. Cette histoire est tellement triste. Cette mère, Ginette Roy, semblait aimer son fils et accepter sa maladie puisqu’elle vivait avec lui. Elle ne croyait pas qu’il pouvait lui faire du mal … Même le père des fillettes ne le croyait pas. Il disait que Pascal était le parrain de sa plus vieille et qu’il l’aimait beaucoup.

    Contrairement à plusieurs personnes, je ne vois pas un criminel quand je regarde cet homme. Je vois un être profondément malade. Oui, les gestes qu’il a commis sont horribles, mais delà à dire qu’il doit être puni … La prison, c’est pour les criminels. Laissons les malades mentaux dans des institutions psychiatriques pour les soigner et protéger la société.

    J’ai beaucoup de peine pour la famille endeuillée. Pour la mère surtout. Son père est décédé depuis quelques années et elle vient de perdre ses 2 filles, sa mère et son frère. Je souhaite aux parents de puiser force et courage dans l’amour pour leurs 2 filles qui restent et de retrouver un jour un peu de sérénité.

    • Il y a plusieurs degré de cette maladie et certains peuvent vivre en société tant qu’il acceopte de se faire soigné … il y a probablement un manque de soutien pour les familles qui sont pret a garder ces malades

      Vivre a l’hopital quand tu file bien (avec médicament) disosn que c’est long un peu pis en plus les hopitaux ont des pressions pour les sortir hors de leur murs

      Il y a des prisons qui ont des soins psychiatrique .. si je ne m’abuse la prison Pinel a MOntréaé

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s